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	<title>KeL</title>
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	<description>Kabbale en Ligne v.5</description>
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		<title>L&#8217;origine du Tserouf dans le Sepher Yetsirah</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Mar 2013 09:01:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Kabbale des Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Abraham Aboulafia]]></category>
		<category><![CDATA[Gabri-el]]></category>
		<category><![CDATA[Tserouf]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’origine du Tserouf, on trouve le verset 2 : 2 du Sepher Yetzirah : « Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé. » Ceci nous indique clairement que les 22 lettres contiennent en elles toutes les énergies de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/roue-des-lettres.jpg"><img class="size-full wp-image-327 alignleft" alt="roue-des-lettres" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/roue-des-lettres.jpg" width="360" height="360" /></a>À l’origine du Tserouf, on trouve le verset 2 : 2 du Sepher Yetzirah : « <i>Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé.</i> » Ceci nous indique clairement que les 22 lettres contiennent en elles toutes les énergies de la création, et que dans leurs permutations se trouve la clé des potentialités de l’univers créé. Par dix paroles, celui-ci a émergé du Néant. Virya nous dit que ce verset peut également être compris à l’impératif ; « grave-les, sculpte-les, permute-les, pèse-les, transforme-les », ouvrant ainsi les portes de son tsimtsoum personnel, et la création de son univers individuel.</p>
<p>Plus loin, en 2 : 4, nous trouvons : « Vingt-deux lettres de fondement : Il les établit comme un cercle ayant l’apparence d’un mur avec 231 portes. Le cercle oscille de l’avant vers l’arrière. » Le mot cercle, tel qu’il est utilisé ici, est la base du mot guilgoul, qui signifie rotation, et pour les kabbalistes, le processus de réhabilitation de l’âme.</p>
<p>En calculant le nombre de permutations possibles entre chacune des 22 lettres de l’alphabet avec chacune des 21 autres, on obtient 462. Ce nombre impliquant un « aller – retour » entre chacune des lettres, on peut le réduire à 231 connexions. Le tserouf est donc bien un processus de réhabilitation, à travers les 231 portes de la sagesse, qui s’ouvrent dans un sens et dans l’autre.</p>
<p>Ces permutations se pratiquent par le biais du souffle, de la voix, et de la parole. La façon de vocaliser nous est indiquée par le verset 2 : 3, qui classe les lettres en cinq catégories ; linguales (« o »), dentales (« a »), palatales (« é »), labiales (« ou ») et gutturales (« i »), que nous retrouvons exprimées de nos jours par les points massorétiques.</p>
<p>• H’olam ; notre « o », indiqué par un point en haut à gauche de la lettre.</p>
<p>• Qamats ; notre « a », indiqué par un point sous un trait.</p>
<p>• Tsere ; notre « é », indiqué par deux points sous la lettre.</p>
<p>• Qoubouts / Shourouq ; notre « ou », court ou long, utilisé indifféremment dans le tserouf, indiqué par trois points en diagonale sous la lettre.</p>
<p>• H’iriq ; notre « i », indiqué par un point sous la lettre.</p>
<p>La vocalisation de base se pratique donc en choisissant deux lettres, et en les permutant l’une avec l’autre avec chacune des voyelles. Par exemple, Mem et Shin ;</p>
<p>• MoSho, Mosha, Moshé, Moshi, Moshou.</p>
<p>• Shomo, Shoma, Shomé, Shomi, Shomou.</p>
<p>• Masho, Masha, Mashé, Mashi, Mashou.</p>
<p>• Shamo, Shama, Shamé, Shami, Shamou.</p>
<p>• Et ainsi de suite…</p>
<p>Chaque ligne se prononce en une seule expiration, en prolongeant légèrement la voyelle de la deuxième lettre. Pour employer un terme musical, la première voyelle est une noire, la seconde est une blanche.</p>
<p>L’inspiration doit se faire par le nez, en veillant à bien emplir la totalité des poumons. Une fois ceci fait, gardez l’air inspiré quelques secondes avant de vibrer. Veillez à expulser tout l’air des poumons, avec un rythme continu, par la bouche. Gardez vos poumons entièrement vides quelques secondes avant d’inspirer à nouveau et entamer la ligne suivante.</p>
<p>Pour pratiquer le Tserouf, Virya recommande de se tourner face à l’est, qui est la direction de « Sa Face », mais cela peut se faire également vers le nord, qui est l’axe divin de la Création. La vocalisation peut se faire à voix haute, en murmurant, ou mentalement.</p>
<p>Une fois habitué à la pratique de base, il est possible d’y ajouter des mouvements corporels. Dans ce cas, chaque inspiration &#8211; expiration ne couvrira plus qu’une seule voyelle à la fois. Les mouvements à imprimer à la tête sont les suivants ;</p>
<p>• H’olam ; lever verticalement la tête vers le ciel.</p>
<p>• Qamats ; mouvement horizontal de droite à gauche.</p>
<p>• Tsere ; mouvement horizontal de gauche à droite.</p>
<p>• Qoubouts ; lever la tête en diagonale vers la gauche, puis la rabaisser à hauteur de l’épaule gauche, puis mouvement vertical vers l’épaule droite, et de là, baisser la tête en diagonale vers la gauche jusqu’à la verticale.</p>
<p>• H’iriq ; baisser verticalement la tête vers le sol.</p>
<p>Veillez à ramener la tête dans sa position initiale après chaque voyelle.</p>
<p>Pour plus d’informations au sujet du Tserouf, consultez les travaux de Rabbi Aboulafia, ou l’ouvrage de Virya « Kabbale extatique et Tserouf » aux éditions Georges Lahy.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nouvelle interface de KeL</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/nouvelle-interface-de-kel/</link>
		<comments>http://www.kabbale.eu/nouvelle-interface-de-kel/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 Feb 2013 13:23:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons lancé une nouvelle interface à notre site &#8211; qui ne vise pas à remplacer l&#8217;actuel, mais à offrir un espace communautaire suite à la disparition de notre Forum. Le nouveau site de Kabbale en Ligne &#8211; Communauté est déjà complètement fonctionnel. Une quarantaine d&#8217;utilisateurs sont déjà inscrits. Vous pouvez vous connecter avec votre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous avons lancé une nouvelle interface à notre site &#8211; qui ne vise pas à remplacer l&rsquo;actuel, mais à offrir un espace communautaire suite à la disparition de notre Forum.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau site de Kabbale en Ligne &#8211; Communauté est déjà complètement fonctionnel. Une quarantaine d&rsquo;utilisateurs sont déjà inscrits.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez vous connecter avec votre profil Facebook, Yahoo, Google ou Twitter ou vous enregistrer et créer votre profil manuellement (une validation est nécessaire).</p>
<p style="text-align: justify;">Trois groupes ouvertes sont déjà actifs : <em>Kabbale traditionnelle</em> portant sur la Kabbale issue des maîtres reconnus, Cabale Chrétienne portant sur la Cabale hermétiste et telle qu&rsquo;interprétée dans le sens chrétien et Langue hébraïque discutant de la langue, de son apprentissage, de sa mystique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un forum, son but n&rsquo;est pas là, mais la Communauté se veut lieu de partages, de discussions, de travail, de rencontres, de découvertes. Les utilisateurs peuvent créer et partager des albums d&rsquo;images, des fichiers, des vidéos, des fichiers audios (dans le respect des droits d&rsquo;auteur). Un groupe est fermé et réservé aux membres actifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le site ne sera vivant que si vous le voulez ; il sera ce que vous en ferez.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann</strong>, février 2013.</p>
<div id="attachment_2098" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads//2013/02/KeL.jpg"><img class=" wp-image-2098  " alt="KeL" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads//2013/02/KeL.jpg" width="400" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Nouveau site communautaire de Kabbale en Ligne.</p></div>
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		<title>Les ouvrages de Rafael ben Avraham</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/les-ouvrages-de-rafael-ben-avraham/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Dec 2012 12:29:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Gilen]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Gikatila]]></category>
		<category><![CDATA[Le Sepher Yetsirah]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, Je tenais à vous informer de la publication de mon dernier ouvrage, la traduction du Sefer Raza deYetsira de Rabbi Ezra Sharim Shelita. Cet ouvrage reprend la totalité du Sefer Yetsira, verset par verset, et y ajoute un résumé de tous les commentaires reconnus de l’ouvrage: un résumé général permettant d’avoir un aperçu [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Chers amis,</p>
<p>Je tenais à vous informer de la publication de mon dernier ouvrage, la traduction du Sefer Raza deYetsira de Rabbi Ezra Sharim Shelita. Cet ouvrage reprend la totalité du Sefer Yetsira, verset par verset, et y ajoute un résumé de tous les commentaires reconnus de l’ouvrage: un résumé général permettant d’avoir un aperçu général de chaque verset; les explications données par les premiers Kabbalistes; un résumé du commentaire du GRA; et un résumé du commentaire du ARI.</p>
<p>Bien sûr l’ouvrage est présenté sous forme bilingue, comme d’accoutumée.</p>
<blockquote><p>Le Sefer Yetsira ou Livre de la Formation est l&rsquo;un des ouvrages fondateurs de la Kabbale juive dont la paternité est attribuée par la tradition au patriarche Moïse. Ce texte dont il existe plusieurs versions différentes, traite dans un langage obscur du fondement de la Kabbale qu&rsquo;est l&rsquo;existence des dix Sefiroth ou Emanations de la Divinité. L&rsquo;ouvrage présenté ici et intitulé Raza deYetsira ou &laquo;&nbsp;Secrets de la Formation&nbsp;&raquo;, écrit par Rabbi Ezra Sharim Shelita, regroupe et résume les différentes explications qui ont été faites du Sefer Yetsira par les différents commentateurs. Pour faciliter l&rsquo;étude, la traduction française est imprimée en regard du texte hébreu original.</p></blockquote>
<p>Vous pouvez vous procurer l’ouvrage chez Lulu: <a target="_blank" href="http://www.lulu.com/shop/rafael-ben-avraham/sefer-raza-deyetsira/paperback/product-20329472.html" target="_blank">Sefer Yetsirah sur la vitrine de Rafael</a>.</p>
<p>Et profitez-en pour visiter ma <a target="_blank" href="http://www.lulu.com/spotlight/Gilen_CH" target="_blank">vitrine</a> pour y découvrir mes autres publications.</p>
<p>- Le <a target="_blank" href="http://www.lulu.com/shop/rafael-ben-avraham/sefer-pardes-rimonim-livre-du-jardin-de-grenades-i/paperback/product-18732742.html" target="_blank">Sefer Pardes Rimonim</a> :</p>
<blockquote><p>Le Sefer Pardes Rimonim, ou Livre du Jardin de Grenades, est l&rsquo;un des ouvrages les plus importants de la Kabbale juive et reste la source nécessaire à tout étudiant. Ecrit par Rabbi Moïse Cordovero (1522 &#8211; 1570), cet ouvrage aborde tous les sujets essentiels à la compréhension de cette sagesse de façon systématique. L&rsquo;oeuvre présentée ici en 4 volumes contient la version originale du texte en hébreu en regard de sa traduction française pour en faciliter l&rsquo;étude.</p></blockquote>
<p>- <a target="_blank" href="http://www.lulu.com/shop/rafael-ben-avraham/sefer-sheqel-haqqodesh-livre-du-sicle-du-sanctuaire/paperback/product-18734399.html" target="_blank">Sefer Sheqel Haqqodesh &#8211; Livre du Sicle du Sanctuaire</a> :</p>
<blockquote><p>Le Sefer Sheqel Haqqodesh, ou Livre du Sicle du Sanctuaire, est un des textes fondateurs de la Kabbale juive. Ecrit par Rabbi Moshe ben Shem Tov de Léon Za&nbsp;&raquo;L (1250 &#8211; 1305), il traite de la Lumière divine et de sa propagation à travers les dix Sefiroth. Le présent ouvrage présente l&rsquo;oeuvre originale en hébreu en regard de sa traduction française pour faciliter l&rsquo;étude.</p></blockquote>
<p>- <a target="_blank" href="http://www.lulu.com/shop/rafael-ben-avraham/sefer-shaarei-ora-livre-des-portes-de-la-lumi%C3%A8re/paperback/product-18734407.html" target="_blank">Sefer Shaarei Ora &#8211; Livre des Portes de la Lumière</a> :</p>
<blockquote><p> Le Sefer Shaarei Ora, ou Livre des Portes de la Lumière, est un des textes fondateurs de la Kabbale juive. Ecrit par Rabbi Joseph ben Abraham Gikatilla (1248 &#8211; 1305), il traite des dix Sefiroth et des Noms de D.ieu qui leurs sont associés. Cet ouvrage présente l&rsquo;oeuvre originale en hébreu en regard de sa traduction française pour faciliter l&rsquo;étude.</p></blockquote>
<p><strong>Gilen.</strong></p>
<p><a href="http://www.kabbale.eu/les-ouvrages-de-rafael-ben-avraham/product_thumbnail/" rel="attachment wp-att-2083"><img class="aligncenter size-full wp-image-2083" title="product_thumbnail" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads//2012/12/product_thumbnail.jpeg" alt="" width="244" height="320" /></a></p>
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		<title>La méditation de l&#8217;Aleph</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/la-meditation-de-laleph/</link>
		<comments>http://www.kabbale.eu/la-meditation-de-laleph/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 02 Dec 2012 11:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Méditation et Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Rabbi Laibl Wolf]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[La valeur numérique de la lettre Aleph est un. Elle représente le Dieu Éternel. Son énergie est intemporelle et au-delà de toute mesure. Elle est infinie. L&#8217;Aleph possède trois éléments : le point supérieur, le point inférieur et le connecteur en diagonale. L&#8217;Aleph est la lettre de l&#8217;intégration personnelle. Elle nous enseigne que lorsque nous [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/frank-lalou-et-les-lettres-hebraiques/aleph1/" rel="attachment wp-att-1880"><img class="size-full wp-image-1880 alignleft" title="Aleph1" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads//2008/10/Aleph1.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>La valeur numérique de la lettre Aleph est un. Elle représente le Dieu Éternel. Son énergie est intemporelle et au-delà de toute mesure. Elle est infinie.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Aleph possède trois éléments : le point supérieur, le point inférieur et le connecteur en diagonale. L&rsquo;Aleph est la lettre de l&rsquo;intégration personnelle. Elle nous enseigne que lorsque nous somme véritablement entier, les deux dimensions existent en équilibre au sein de notre être. Le transformateur diagonal redirige l&rsquo;égocentricité dans une position d&rsquo;auto-reconnaissance positive de nos dons et notre caractère unique. L&rsquo;ordre supérieur redirige notre comportement afin que le don puisse être conféré aux autres, menant à des relations plus étroites, à la paix et à l&rsquo;harmonie.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons le point supérieur. Il se réfère à votre moi supérieur appelé Naphesh Elohit (la part divine de l&rsquo;âme). Sentez l&rsquo;inhalation du souffle de Dieu. Sentez votre connexion à la Présence Divine.</p>
<p style="text-align: justify;">À présent, regardons le point inférieur. Ce point se réfère au moi inférieur, la Nephesh Behemit (la tendance animale latente de l&rsquo;âme). À nouveau, inhalez le souffle de Dieu. Méditez pendant une minute sur la manière dont ces deux tendances coexistent en vous.</p>
<p style="text-align: justify;">À présent regardez la barre médiane qui équilibre les deux. Méditez sur la Nephesh Elokit et sur la Nephesh Behamit, les l&rsquo;ordre supérieur du moi qui représente l&rsquo;ego et l&rsquo;ordre inférieur du moi qui représente l&rsquo;humilité et l&rsquo;absence d&rsquo;ego.</p>
<p style="text-align: justify;">La première fois que vous entreprendrez cette méditation vous désirerez simplement accepter les questions qu&rsquo;elle soulève. Vous n&rsquo;êtes pas en compétition avec vous-même. Vous cherchez à comprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réponses viendront en leur temps : votre Nephesh Elohit et votre Nephesh Behamit sont-elles équilibrées ? Comment votre Nephesh Behamit se manifeste-t-elle ? Quels aspects restent en déséquilibres ? Si vous étiez en parfaite synchronicité avec l&rsquo;univers, comment vous comporteriez-vous ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tiré de « Practical Kabbalah » publié par Three River Press.</strong></p>
<div style="text-align: justify;"><strong> Traduction française par Spartakus FreeMann.</strong></div>
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		<item>
		<title>Sepher Yetsirah par Frank Lalou</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/sepher-yetsirah-par-frank-lalou/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 11:20:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Lalou]]></category>
		<category><![CDATA[Le Sepher Yetsirah]]></category>
		<category><![CDATA[Tenoua]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15 octobre dernier nous avons eu la chance de pouvoir rendre visite à Frank Lalou, que nous ne présentons plus ici. Nous devions faire une interview afin que Frank nous parle de son travail de calligraphie, mais également de la Tenoua, gestuelle des lettres hébraïques, qu&#8217;il a développé avec Tina Bossi. Malheureusement, pris d&#8217;un début [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 15 octobre dernier nous avons eu la chance de pouvoir rendre visite à Frank Lalou, que nous ne présentons plus ici. Nous devions faire une interview afin que Frank nous parle de son travail de calligraphie, mais également de la Tenoua, gestuelle des lettres hébraïques, qu&rsquo;il a développé avec Tina Bossi.</p>
<div id="attachment_2040" class="wp-caption aligncenter" style="width: 209px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Frank-Lalou-dans-son-atelier2011.jpg"><img class="size-medium wp-image-2040" title="Frank Lalou dans son atelier" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Frank-Lalou-dans-son-atelier2011-199x300.jpg" alt="Frank Lalou dans son atelier" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Frank Lalou dans son atelier</p></div>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, pris d&rsquo;un début de bronchite nous n&rsquo;avons pu mener à bien cette tâche. Heureusement, nous avons pu découvrir l&rsquo;artiste chez lui et dans son atelier ; autour d&rsquo;un café nous avons pu discuter calligraphie, art, Kabbale, et apprendre à mieux connaître le parcours de Frank Lalou.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nous avons eu la chance de pouvoir découvrir un exemplaire unique du Sepher Yetsirah, entièrement calligraphié par Frank et qui allait bientôt rejoindre le client qui en avait fait la commande.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous partageons avec vous une partie de l&rsquo;oeuvre que nous ne pouvions entièrement photographier pour des raisons évidentes.</p>
<div id="attachment_2036" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou.jpg"><img class="size-medium wp-image-2036" title="Sefer Yetsirah de Frank Lalou" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou-300x199.jpg" alt="Sefer Yetsirah de Frank Lalou" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Page du Sefer Yetsirah de Frank Lalou</p></div>
<div id="attachment_2037" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou2011.jpg"><img class="size-medium wp-image-2037" title="Sefer Yetsirah de Frank Lalou" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou2011-300x199.jpg" alt="Sefer Yetsirah de Frank Lalou" width="300" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Page du Sefer Yetsirah de Frank Lalou</p></div>
<div id="attachment_2038" class="wp-caption aligncenter" style="width: 209px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou-22011.jpg"><img class="size-medium wp-image-2038" title="Sefer Yetsirah de Frank Lalou 2" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/11/Sefer-Yetsirah-de-Frank-Lalou-22011-199x300.jpg" alt="Sefer Yetsirah de Frank Lalou" width="199" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Sefer Yetsirah de Frank Lalou</p></div>
<p>Nous espérons bientôt pouvoir publier ici un article plus complet sur la Tenoua des lettres, mais vous déjà visionner la vidéo sur la page Youtube de Frank ici:</p>
<p style="text-align: center;">
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=c5kW2Oxkkkw">http://www.youtube.com/watch?v=c5kW2Oxkkkw</a></p>
</p>
<p>Nous espérons aussi pouvoir partager avec vous une interview. En attendant encore un grand merci à Frank pour son invitation et pour le temps qu&rsquo;il nous a consacré.</p>
<blockquote><p><strong>Spartakus FreeMann</strong></p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Introduction de Mathers à la Kabbalah Denudata de Knorr von Rosenroth</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/introduction-de-mathers-a-la-kabbalah-denudata-de-knorr-von-rosenroth/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 15:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cabale chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Golden Dawn]]></category>
		<category><![CDATA[Knorr von Rosenroth]]></category>
		<category><![CDATA[MacGregor Mathers]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette traduction ainsi que certaines notes de bas de page et adaptations sont de Spartakus FreeMann &#38; Soror D.S.. La première version de 1999 a été entièrement revue en 2010 e.v. au nadir de Libertalia. Avant-propos Ce texte est l’introduction de S.L. MacGregor Mathers à sa traduction anglaise de la Kabbala Denudata de Knorr von [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/07/RX132_front.wf_.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2019" title="RX132_front.wf" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/07/RX132_front.wf_-252x300.jpg" alt="Blake" width="252" height="300" /></a>Cette traduction ainsi que certaines notes de bas de page et adaptations sont de Spartakus FreeMann &amp; Soror D.S.. La première version de 1999 a été entièrement revue en 2010 e.v. au nadir de Libertalia.<strong></strong></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><strong>Avant-propos</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce texte est l’introduction de S.L. MacGregor Mathers à sa traduction anglaise de la <em>Kabbala Denudata</em> de Knorr von Rosenroth[1], traduction latine, publiée en 1684[2], d’un ouvrage original hébreu, le <em>Sepher Ha Zohar</em>. L’ouvrage de Mathers est paru à Londres en 1887. Ce texte nous semble réellement utile aux personnes désireuses d’entrer en contact avec la Kabbale. L’exposé de la doctrine est complet, clair, parfois difficile certes, mais profond et juste, au contraire de nombre d’ouvrages aujourd’hui sur le marché.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant d’aller plus loin, il peut être utile de dire quelques mots sur l’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Samuel Liddel Mathers est né en janvier 1854 à Londres, en Angleterre. Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, son père, William M. Mathers, devait décéder.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme devint un individu excentrique, aux mœurs plutôt inhabituelles pour l’époque : Il était végétarien, un antivivisectionniste déclaré, et non-fumeur. Il était également un partisan des droits de la femme.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Très jeune homme, il était fortement intéressé par le mysticisme et le symbolisme en général. Il étudia à la Bedford Grammar School – école spécialisée dans les études classiques. À ses moments perdus, il collectait et étudiait la tradition et le symbolisme celtiques </em>» (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de <em>The Kabbalah Unveiled</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Il compléta plus tard son nom de famille avec le patronyme de MacGregor afin de revendiquer officiellement son héritage écossais. Ainsi que l’écrit sa femme : « <em>son ancêtre, Ian MacGregor de Glenstrae, un ardent jacobite, arriva en France après la révolte de 1745 et il combattit à Pondichéry sous les ordres de Lally Tolendal. Il fut fait Comte de Glenstrae par Louis XV. Ce titre français fut légué à mon mari et il l’a toujours utilisé alors qu’il vivait en France</em> » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de <em>The Kabbalah Unveiled</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Ses centres d’intérêt majeurs devaient rester toute sa vie la magie et l’ésotérisme. Mathers fut initié à la Franc-maçonnerie le 4 octobre 1877. Le 20 janvier 1878, il fut élevé Maître Maçon et, en 1882, il fut admis à la <em>Societas Rosicruciana in Anglia</em> pour y devenir membre du Haut Conseil pendant quatre ans.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Dans sa jeunesse, il entra en contact avec Kenneth Mackenzie avec qui il entretint un très fort lien occulte. Mackenzie, auteur de l’Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, fut un grand ami de Bulwer Lytton. Après quelques années d’isolement pendant lesquelles mon mari mena une vie d’étudiant en préparation de son futur travail, il rencontra Anna Kingsford qui l’introduisit  à Madame Blavatsky. Celle-ci l’invita à collaborer avec elle à la formation de sa Société théosophique. Après mûres réflexions, en dépit de sa profonde admiration pour cette femme admirable, il finit par refuser cette invitation. Leurs idéaux n’étaient pas tout à fait en adéquation. A cette époque, il avait plus de sympathie pour les idées d’Anna Kingsford concernant le christianisme ésotérique et l’émancipation de la femme. Trois ou quatre ans plus tard, ses chefs occultes lui demandèrent de transférer son centre à Paris, où mon mari et moi-même demeurâmes jusqu’à la fin de sa vie. </em>» (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de <em>The Kabbalah Unveiled</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">En 1887, il traduisit en anglais la <em>Kabbala denudata</em> de Knorr von Rosenroth, sous le titre : <em>The Kabbalah Unveiled</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1888, associé à William Robert Woodman et William Wynn Wescott, deux de ses frères franc-maçons de la S.R.I.A., il fonda The Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer (Ordre Hermétique de l’Aube Dorée), où il deviendra notamment le mentor d&rsquo;Aleister Crowley.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En 1888, peu après la publication de la Kabblah Unveiled, mon mari commença à œuvrer dans son école ésotérique (l’Aube Dorée). La constitution générale des enseignements, le squelette du travail, ainsi qu’une vaste quantité d’instructions orales, lui fut transmis par ses maîtres occultes… La littérature de cette école, à quelques rares exceptions, fut écrite par mon mari sous la direction de ces maîtres, à partir des anciens mystères égyptiens, chaldéens et grecs… Ce système est absolument adapté à l’occultisme occidental que tout un chacun peut suivre tout en continuant à vivre une vie d’homme ordinaire… Les docteurs Woodman et Wynn-Westcott l’aidèrent dans le travail administratif de cet école et dans les enseignements aussi</em> » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de <em>The Kabbalah Unveiled</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Sa femme fut Moina Bergson (Moina Mathers, Mina Mathers), la sœur du philosophe Henri Bergson qu’il épousa en 1890.</p>
<p style="text-align: justify;">Mathers savait lire et traduire nombre de langues, parmi lesquelles le français, le latin, le grec ancien, l&rsquo;hébreu, le gaélique et le copte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il mourut le 5 ou 20 novembre 1918. La cause de son décès est inconnue, cependant Violet Firth (Dion Fortune) avança que sa mort pourrait être due à l’épidémie de grippe espagnole de 1918.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour se procurer cet ouvrage en format Adobe PDF ou papier :</p>
<p style="text-align: justify;"><object width="440" height="330" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="flashvars" value="contentId=351514&amp;endpoint=http://www.lulu.com/author/previews/preview_endpoint.php" /><param name="src" value="http://www.lulu.com/viewer/embed/EmbeddablePreviewer.swf?version=20110719013446" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="440" height="330" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.lulu.com/viewer/embed/EmbeddablePreviewer.swf?version=20110719013446" wmode="transparent" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" flashvars="contentId=351514&amp;endpoint=http://www.lulu.com/author/previews/preview_endpoint.php" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<div>
<p><a target="_blank" href="http://www.lulu.com/product/couverture-souple/lintroduction-de-macgregor-mathers-%c3%a0-la-kabbalah-denudata-de-knorr-von-rosenroth/16323143?showPreview"> L&rsquo;Introduction de la Kabbalah Denudata sur Lulu.</a></p>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p>[1] Paru en anglais sous le titre : <em>The Kabbalah Unveiled</em>, Londres 1887.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">[2] Knorr von Rosenroth, <em>Kabbala Denudata, sive Doctrina Hebræorum Transcendentalis et Metaphysica Atque Theologia</em> (deux volumes publiés à Sulzbach en 1677-1678) seconde édition à Francfort-sur-le-Main en 1684.</p>
</div>
</div>
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		<title>Pessa’h, la traversée</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 14:03:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Roland GOETSCHEL]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Pessa’h (פֶּסַח)… Peskha en grec… Pascua en latin médiéval… Pâque… Le mot « pessa’h » renferme une notion de saut mystique. Passage, un passage de l’autre côté. Incapable de parler avantageusement de cette fête primordiale, je me contenterai de rapporter quelques idées pour ceux qui se questionnent sur la signification exacte de la Pâques juive. Nous compléterons [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/04/20-CHAGALL-1968-DATION-LES-PAQUES-NICE.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2011" title="Musée Chagall à Nice" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/04/20-CHAGALL-1968-DATION-LES-PAQUES-NICE-300x286.jpg" alt="Pâque par Chagall" width="300" height="286" /></a>Pessa’h (פֶּסַח)… Peskha en grec… Pascua en latin médiéval… Pâque… Le mot « pessa’h » renferme une notion de saut mystique. Passage, un passage de l’autre côté. Incapable de parler avantageusement de cette fête primordiale, je me contenterai de rapporter quelques idées pour ceux qui se questionnent sur la signification exacte de la Pâques juive. Nous compléterons par un texte lumineux du professeur Roland Goetschel.</p>
<p style="text-align: justify;">La Pâque commence le 14 nissan et dure huit jours. Elle inaugure en outre la période de l’Omer au terme de laquelle est célébrée la fête de Chavouot.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les célébrations de Pâques, saut, passage et libération sont synonymes.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Mais se sauver de quoi ? De l’illusion, donc de la mort. Car l’illusion des apparences mortelles renvoie à l’apparence illusoire de la mort. La mort n’existe pas puisque la vie est immortelle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais la plupart des animaux humains existent sans vivre. Ils ne sont que mortels c’est-à-dire vagues éphémères à la surface de l’océan du réel. Ils ne connaîtront rien de l’océan et ne se justifient que dans l’écume de leurs propres vagues.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Se libérer, c’est plonger : se sauver dans l’apnée définitive loin des illusoires postures qui « donnent l’air ». C’est quitter les « pots de viandes et d’oignons » pour aller affronter le désert.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Passer de la Terre de Mitzraïm et de l’esclavage, au Feu du Sinaï et de la révélation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De la Terre de l’esclavage au Feu de la révélation, en traversant l’Eau de la mer de joncs que l’Air du vent (Ex.: 14,21) fend en deux</em>. » (« Méditation sur Pessa’h », Marc Halévy &#8211; van Keymeulen)</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot hébreu Pessa’h (פסח) se compose de trois lettres: Pé (פ), Samekh (ס) et ‘Het (ח). Les kabbalistes lisent ce mot en l’éclatant afin de révéler ainsi un sens plus profond : Pé et Sakh, qui signifient « la bouche parle ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le passage de l’Eternel…</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Car l’Eternel passera pour frapper l’Egypte, et il verra le sang sur le linteau, et sur les deux poteaux, et l’Eternel passera par-dessus la porte, et ne permettra point que le destructeur entre dans vos maisons pour frapper </em>» (Exode 12, 23 – traduction bible Martin).</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Zohar</em>, au travers du rabbi Yosé, nous demande si Dieu passait sans s’arrêter devant les maisons, en voyant le sang, avait-il besoin d’un signe visible, Lui qui a connaissance de tout ? Pourquoi donc Dieu dût il demander aux Israélites un signe visible ? L’<em>Ohr Hachaïm</em>, section Shemot 3-7,  nous enseigne que les Israélites étaient alors tombés dans les 49 portes de l’impureté spirituelle, et donc n’étaient, à cette époque, pas différents des égyptiens. Dieu leur donna donc deux commandements : le sang de l’agneau pascal et le sang de la circoncision.</p>
<p style="text-align: justify;">La Haggadah de Pâques nous dit : « une personne est obligée de se voir comme s’il venait de quitter l&rsquo;Égypte » (<em>Pessachim </em>116b) et le Rambam, quant à lui, dit : « une personne est obligée de montrer qu’il vient de quitter l’Egypte » (<em>Yad Chametz u’Matzah</em> 7:6). Ainsi, il n’y a pas d’avis définitif quant au besoin que le sang soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison. L’important est le sang pascal comme signe du respect du commandement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, avril 2011 e.v.</strong></p>
<h2 style="text-align: center;">Quinze degrés d’après le Maharal de Prague.</h2>
<p style="text-align: center;"><strong>Kamah ma’aloth tovoth… par le Professeur Roland GOETSCHEL</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après qu’on ait décrit le récit des plaies que le Saint béni-soit-Il a amené sur l’Égypte jusqu’à ce qu’Israël  sorte, le Ba’al Haggadah revient sur toute les bontés que D. a manifesté pour Israël. On les appelé « ma’aloth tovoth » parce que chacun de ces bienfaits, est un bienfait de plus et est plus élevé que le précédent. Ces degrés mènent de plus en plus haut jusqu’au degré final et ultime qui est  la construction du Temple pour expier nos péchés. En tout, il y a quinze degrés. Ce nombre n’est évidemment pas un hasard. Il correspond au nombre de marches qui séparait dans le Temple le parvis des femmes et le parvis d’Israël ; elles correspondent eux-mêmes aux quinze cantiques des degrés du livre des Psaumes ainsi qu’aux quinze jours où la lune s’élève jusqu’à qu’elle soit entièrement pleine. Cela convient aussi avec le nom YaH qui vaut quinze en gematria. Car c’est par ce nom, que D. créa les deux mondes, ce monde-ci et le monde à venir ainsi qu’il est écrit : « <em>Car en YaH, formateur des mondes</em> » (Isaïe 26:4). Et du moment que par ce nom saint, D. a créé les deux mondes, on comprend que les degrés vont jusqu’à quinze mais pas au-delà.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ces quinze degrés se divisent en trois parties :</p>
<p style="text-align: justify;">- Les premiers cinq degrés traitent de ce qui s’est passé pour Israël  lors de la sortie, c’est-à-dire de la sortie de l’humiliation car ils étaient les esclaves de l’Égypte.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les cinq degrés intermédiaires représentent les degrés par lesquels Israël s’est élevé au-dessus de ce monde-ci, en tant que des miracles ont été fait pour eux.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les cinq derniers degrés sont le but final, le lien et l’adhésion à Dieu béni soit-Il.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi, dans les cinq premiers degrés, il est question de la sortie d’Égypte, des jugements qui ont été exercé, de ce qui a été fait contre leurs dieux, de la mort des premiers-nés, de l’argent emporté. Tout cela recouvre la sortie proprement dite.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cinq degrés intermédiaires concernent ce qui est arrivé à Israël après la sortie : leur début est la déchirure de la Mer des Joncs, puis la satisfaction de nos besoins dans le désert, la consommation de la manne et tous les miracles sans le moindre doute qui sont le degré d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant que les cinq derniers nous parlent tous des préceptes divins de manière à nous faire adhérer pleinement à Dieu béni soit-Il. En effet le don du Shabath est un précepte divin, de même l’ordre de nous rapprocher du Sinaï, ainsi que le don de la Torah, l’entrée au saint pays d’Israël, et la construction du Temple. Tous les cinq degrés nous parlent de préceptes par lesquels nous adhérons pleinement à Lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant la sortie d’Égypte, il n’y avait pas d’existence du tout pour la collectivité. Nous étions comme un embryon englouti dans le sein de sa mère. Ainsi, nous étions engloutis chez les  Égyptiens, en étant sous leur coupe, et lorsque nous sommes sortis d’Égypte, c’est comme si nous avions acquis l’existence. C’est pourquoi, on l’a  formulé « de l’obscurité à la lumière ». Et après qu’ils existèrent, ils s’élevèrent au-dessus de tous les êtres inférieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commencement de cette phase fut la déchirure de la Mer des Joncs. Car quand la mer fut asséchée devant eux, cela enseigne qu’ils dominaient les réalités naturelles, parce qu’ils s’étaient élevés au-dessus du monde de la nature. Cela enseigne aussi qu’il y a pour les Israélites un degré séparé et saint devant lesquels l’existence ordinaire est repoussée. Ensuite, il y a cinq degrés d’adhésion à Dieu, ce qui est un palier supplémentaire. Et l’on a déjà dit précédemment que toute réalité qui est au début du rapprochement et au milieu du rapprochement et à la fin, chacune est pour soi  car nulle chose n’est au début comme elle est au milieu, et la réalité n’est pas au milieu comme elle est à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi pour ces quinze degrés, le commencement de l’ascension est de l’ordre de l’infériorité, puis il y a le milieu de l’ascension, et la fin est une ascension supplémentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cinq premières étapes sont toutes le début de l’ascension, car elles sont relatives à la sortie d’Egypte, la sortie proprement dite, les jugements qui ont été exercé, la mort des premiers-nés, l’argent emporté. Alors fut achevé la sortie car ils sortirent de l’appartenance à l’Égypte et pas davantage.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre, dans les cinq étapes suivantes, qui eurent lieu après la sortie, se produisit l’ascension des Israélites au-dessus du monde. Les cinq dernières étapes correspondent à une adhésion complète à Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Le début des cinq dernières étapes  est le Shabath qui sans aucun doute est un symbole de l’alliance entre Dieu et les Israélites, qui est le commencement du lien et de l’adhésion à Dieu. Et le Temple est l’étape ultime qui indique que la Shekhinah est parmi eux, c’est le lien plénier.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les cinq premiers degrés eux-même, on trouve une progression : le premier  indique la sortie, le second porte sur les jugements. La sortie accompagnée de jugements représente un degré plus élevé que la sortie sans jugements et c’est un degré de plus dans l’humiliation de l’Égypte ; un stade de plus, ensuite, par la mort de leurs premiers-nés et finalement par la fortune acquise.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en va de même pour les cinq étapes intermédiaires par lesquels, ils s’élevèrent  au dessus de la nature. En effet, le passage de la Mer des Joncs était pour les Israélites davantage que toutes les plaies qui se sont déroulées en Égypte car la mer qui était une et compacte fut détruite et asséchée. Les miracles en Égypte concernaient des aspects particuliers de la réalité mais la mer qui est l’élément eau n’est pas une réalité particulière. En Égypte, il est dit qu’Il agi avec son « doigt » seulement, ce qui signifie sur des choses particulières tandis qu’à la mer, Il a frappé avec sa « main » c’est à dire au niveau du général et non du particulier. Qu’ils aient traversé la mer à sec est une étape par elle-même parce qu’il aurait pu rester un peu d’eau et ils n’auraient pas traversé à sec. Ensuite, Il a noyé nos persécuteurs au milieu de la mer, c’est un plus grand miracle encore, puisque en même temps qu’Il sauvait Israël, il anéantissait leurs ennemis. Voilà qui est surnaturel, puisque il a produit  les deux contraires en même temps .Et ensuite, on s’est encore élevé d’un degré quand ils ont été nourris dans le désert pendant quarante ans. Il va contre la nature des choses, que Dieu ait subvenu à leurs besoins quarante ans durant. Ils ont compris par là, que leur  direction n’était pas de l’ordre de la nature. Après, Il les a nourri par la manne, qui est une nourriture qui n’est pas naturelle, qui n’a rien de matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cinq dernières étapes sont des degrés de sainteté par lesquels ils adhèrent à Dieu. La première des cinq, le don du Shabbat est le précepte par lequel s’établit l’alliance entre le Saint béni soit-Il et Israël ; suit l’approche du Sinaï  qui est un adhésion plus forte par laquelle,  ils ont été débarrassé de la souillure du serpent qui a contaminé Ève (A.Z. 22b) Puis, l’entrée au pays d’Israël qui est la part de Dieu comme les Stages ont enseigné : « <em>Tout un chacun qui vit en dehors du pays (d’Israël), c’est comme s’il n’avait pas de Dieu </em>» (<em>Ketûbot</em> 110b), c’est un degré de plus dans l’adhésion Après quoi vient le suprême degré : Il leur a construit le Temple dans lequel Il réside avec eux dans la plénitude.</p>
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		<title>Da’ath</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 20:47:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Kabbale des Sephiroth]]></category>
		<category><![CDATA[Daath]]></category>
		<category><![CDATA[Sephiroth]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Spartakus FreeMann בְּחָכְמָה יִבָּנֶה בָּיִת וּבִתְבוּנָה יִתְכֹּונָן׃ « La maison sera bâtie par la sagesse, et sera affermie par l&#8217;intelligence » (Proverbes, 24, 3 – Bible de Martin). וּבְדַעַת חֲדָרִים יִמָּלְאוּ כָּל־הֹון יָקָר וְנָעִים׃ « Et par la science les cabinets seront remplis de tous les biens précieux et agréables » (Proverbes, 24, 4 [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/03/02newton.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2007" title="02newton" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/03/02newton-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" /></a>Par Spartakus FreeMann</strong></p>
<p style="text-align: right;">בְּ<span style="color: #800000;">חָכְמָה</span> יִבָּנֶה בָּיִת וּבִתְ<span style="color: #800000;">בוּנָה</span> יִתְכֹּונָן׃</p>
<p style="text-align: right;">« La maison sera bâtie par la sagesse, et sera affermie par l&rsquo;intelligence » (Proverbes, 24, 3 – Bible de Martin).</p>
<p style="text-align: right;">וּבְ<span style="color: #800000;">דַעַת</span> חֲדָרִים יִמָּלְאוּ כָּל־הֹון יָקָר וְנָעִים׃</p>
<p style="text-align: right;">« Et par la science les cabinets seront remplis de tous les biens précieux et agréables » (Proverbes, 24, 4 – Bible de Martin).</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">Da’ath au sein de la Kabbale.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sagesse (Hokhmah &#8211; <span style="color: #800000;">חָכְמָה</span>), Intelligence (Binah &#8211; <span style="color: #800000;">בוּנָה</span>) et Connaissance (Da’ath &#8211; <span style="color: #800000;">דַעַת</span>) sont les trois concepts majeurs de la pensée kabbalistique. Mais, tandis que Hokhmah et Binah sont clairement indiquées sur l’Arbre de Vie, et sont considérées comme des Sephiroth à part entière, il en va tout autrement de Da’ath qui, souvent, n’est même pas mentionnée comme faisant partie du système des Sephiroth. Le <em>Sepher Yetsirah</em> ne dit-il pas « <em>Dix Sephiroth issues du Néant ; dix et non neuf ; dix et non onze </em>» ? Da’ath étant la onzième Sephirah, elle « sort » ipso facto du processus des 10 Émanations. En outre, Da’ath est cette connaissance dont il est question dans l’épisode de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal (עץ ה<span style="color: #800000;">דעת</span> טוב ורע), ce qui a toujours pu causer un certain trouble à ceux qui cherchaient à trop s’en approcher.</p>
<p style="text-align: justify;">Si la majorité des kabbalistes ignorent, ou passent sous silence cette Sephirah, les mystiques de Safed on souvent violé cette « règle de dix » en posant le principe d’une onzième Sephirah, Da’ath s’interposant sur le sentier reliant Binah et Chesed. Cordovéro posait le principe que Da’ath jouait le rôle d’harmonisateur au sein de l’Arbre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mot Da’ath se traduit littéralement par « connaissance », mais il porte également le sens d’union et de relation, comme dans le verset « Adam connut sa femme Ève » ; וְהָאָדָם <span style="color: #800000;">יָדַע</span> אֶת־חַוָּה (<em>Genèse</em>, 4, 1). Ainsi, la Kabbale représente souvent Da’ath comme un principe de connaissance gnostique – une connaissance expérimentale et empirique plutôt qu’épistémologique – une union du sujet et de l’objet… Ne dit-on pas qu’expérimenter Dieu, c’est connaître Dieu ? Da’ath est le nœud entre l’intellect pur et les émotions.</p>
<p style="text-align: justify;">Des trois « cerveaux » de l’intellect, Da’ath constitue la partie subjective, la capacité de l’esprit à appliquer une compréhension abstraite aux événements matériels de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">La Kabbale explique ainsi que Da’ath est le point d’union entre la Sagesse (Hokhmah) et l’Intelligence (Binah), non émanée, comme les autres Sephiroth, elle agit comme un principe unifiant et liant pour l’Arbre en son ensemble. Là où les autres Sephiroth sont perçues comme des « récipients » de la Lumière, Da’ath est l’approximation la plus proche de ce que serait cette Lumière : « <em>Da’ath est la Lumière de Hokhmah</em> » (<em>Zohar</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les 32 Sentiers de la Sagesse, Da’ath se situe sur le Sekhel Shalem, ou « Conscience parfaite » qui représente la maîtrise parfaite du flux qui passe de la Sephirah Hokhmah à la Sephirah Binah, le « père » et la « mère » de Da’ath. Ceux qui atteignent à ce niveau d&rsquo;état de Conscience connaissent l&rsquo;Harmonie entre les 2 hémisphères du cerveau, et sont capables d’appréhender totalement la Logique et la Raison, l’Intuition et la Créativité.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains kabbalistes ne comptent Da’ath que lorsque Kether n’est pas comptée comme Sephiroth apparente au sein de l’Arbre. Pour eux, Da’ath représente la dimension intérieur, le reflet, de Kether dans le domaine du conscient. Dans ce cas, Da’ath apparaît dans l’Arbre, sur l’Axe du Milieu directement en dessous de l’espace habituellement attribué à Kether.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;">Symbolisme.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Spiritualité de la Kabbale</em>, Virya écrit à son sujet :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Da’ath est la science, le savoir ou plus exactement la Gnose de Dieu, elle est l&rsquo;équilibre entre la Sagesse et l&rsquo;Intelligence, entre l&rsquo;intuition et la cogitation.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Dans l&rsquo;homme Daath se place entre les deux hémisphères du cerveau, c’est pour cela que dans la Bible il est écrit : « Et c’est pourquoi je demande à ceux qui recherchent l’Éternel qu’ils contemplent et méditent, et qu&rsquo;ils l&rsquo;aient comme un souvenir entre leurs yeux ».</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Dans la conscience humaine Daath est l’acquisition définitive d&rsquo;une nouvelle richesse de l’être qui servira à mieux s’attacher et se diriger vers la vraie source de Sagesse, la Hockmah Ilaah (Sagesse suprême).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">L’ensemble des deux Sephiroth Hockmah, Binah, et la non-Sephira Daath, est réuni sous le nom de Habad, qui est l’acrostiche de ces trois mots. Habad est aussi le nom de l’école et du mouvement intellectuels fondés par Rabbi Schneour Zalman de Liadi.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Habad est en relation avec le principe fondamental de l&rsquo;existence, avec le corps subtil de l’univers. Le Divin est présent en ce lieu sous la forme de la lettre Yod (première lettre du tétragramme). »</p>
<p style="text-align: justify;">Da’ath est associé, au niveau de l’âme, aux propriétés de la mémoire et de la concentration qui reposent sur la reconnaissance  (<em>hakarak</em>) et la sensitivité (<em>hergesh</em>) de la signification potentielle des idées générées par la conscience par Hokhmah et Binah.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Kabbalistes nous disent que Da’ath est la porte menant à Dieu en se basant sur l’interprétation des lettres composant ce mot ; la première étant un Daleth (ד) qui symbolise une porte et qui est la quatrième de l’alphabet hébreu ayant pour valeur 4. Cette lettre résume ainsi ce que Da’ath est en réalité, tant dans la Kabbale traditionnelle que dans la Cabale occultiste : la porte vers les sphères supérieures, mais aussi l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal (Etz Da’ath Tov ve-Ra), une porte faisant communiquer deux mondes, deux versants, et les équilibrant harmonieusement.</p>
<p style="text-align: justify;">La Kabbale nous dit qu&rsquo;en Da’ath s&rsquo;unissent les Quatre Éléments : l&rsquo;Air de Kether, le Feu de Hokhmah et l&rsquo;Eau de Binah, et l&rsquo;Élément Terre qui implique la présence du nombre Quatre (Daleth), le Quaternaire, suite logique de la manifestation de « la Triade Supérieure ».</p>
<p style="text-align: justify;">Da’ath forme ainsi avec la Triade Supérieure le Premier Quaternaire, un Quaternaire essentiellement spirituel, car de celui-ci va émaner l&rsquo;ensemble des Forces se manifestant ensuite dans la Création (les trois autres Quaternaires).</p>
<p style="text-align: justify;">Da’ath constitue la porte – la fracture – par laquelle se réalise le phénomène de la réalisation, engendrant l&rsquo;Illusion de l&rsquo;Espace et du Temps.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde lettre du mot, en hébreu, est Ayin (ע), seizième lettre de l’alphabet hébreu qui symbolise l’œil, l’expérience, le savoir, la perception.</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième lettre est le Tav (ת), dernière lettre de l’alphabet hébreu qui symbolise un sceau.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le mot se lit : Daleth (ד), la porte ; Ayin (ע), la perception ; Tav (ת), la fin de l’œuvre. Au travers de la connaissance, on peut obtenir une vision, une perception du chemin, du monde, de toute la création.</p>
<p style="text-align: justify;">Da’ath opère sur deux niveaux : le niveau supérieur, appelé « da’ath elyon », sert à resserrer les liens entre Hokhmah et Binah ; le niveau inférieur, appelé « da’ath tachton », sert à connecter l’intellect avec le domaine des émotions. C’est de cela que parle le livre des <em>Proverbes</em> (24, 4), « <em>les chambres sont emplies par la science </em>». Les chambres sont celles du cœur, des émotions de l’âme. Ce niveau est défini, par le Zohar, comme étant la « clé qui inclut six ». Cette « clé », la magen david en réalité, ouvre les six chambres (ou attributs ou attitudes, dei’ah en hébreu) du cœur et les emplit de force de vie. Cela nous est confirmé par la guématria, puisque 474 qui est la numération de Da’ath correspond à 6 fois 79 qui est celle de dei’ah. Par conséquent, Da’ath inclut et génère les 6 dei’oth.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;">Da’ath et la Magie contemporaine.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que Da’ath signifie « connaissance », on ne saurait trouver de meilleur attribut pour les éléments associés à l’esprit, au langage et à la magie. Si pour certains kabbalistes modernes, cette Sephirah est négative – ce qui n’est pas le cas pour la Kabbale traditionnelle (on se référera au <em>Zohar</em> à ce sujet) – elle n’en est pas moins devenue un point central des pratiques et des systèmes magiques contemporains.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Ce point central entre les deux piliers symboliques des opposés, le lieu des énergies équilibrées à partir duquel le travail des opposés peut correctement se concevoir, est DAAS (Da’ath) qui est le nom de la Sephirah occultée… DAAS, qui se développe, au cours de notre évolution tandis que nous apprenons à dominer nos inclinations mentales et émotionnelles, est situé à la base de notre cou. Sa position est à un endroit de l’épine dorsale juste sous l’occiput, un ou deux pouces au-dessus du larynx, et son diamètre est de plus ou moins 4 pouces. On le perçoit comme un lien symbolique entre le Génie supérieur, d’un côté, et l’ego, de l’autre » (Israel Regardie).</p>
<p style="text-align: justify;">Dion Fortune ne nous dit pas autre chose, lorsqu’elle écrit :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Daath, la mystérieuse, l&rsquo;invisible Séphire, qui n&rsquo;est jamais marquée sur l&rsquo;Arbre, est associée, dans le système occidental, avec la base du cou, le point où l&rsquo;épine dorsale rencontre le crâne, celui où le développement du cerveau eut lieu chez nos premiers ancêtres. Daath est ordinairement considérée comme représentant la conscience d&rsquo;une autre dimension ou celle d&rsquo;un autre niveau ou plan ; elle évoque essentiellement l&rsquo;idée d&rsquo;un changement de clef » (<em>La Cabale Mystique</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Gareth Knight, quant à lui, nous dit que Da’ath est le lieu où « toute force pure prend forme » et qu’elle est « l’unité la plus élevée dans le monde des formes », « Da’ath est le point supérieur de la conscience de l’âme humaine ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les mages actuels dérivent presque tous leur système Sephirotique des travaux de la Golden Dawn qui considérait Da’ath comme une non-Sephirah remplissant le vide, géométrique, philosophique et énergétique, entre la Triade supérieure formée par Kether, Binah et Hokhmah et les 7 Sephiroth inférieures de l’Arbre. C’est du moins le cas dans la structure de l’Arbre telle que donnée par le Ari.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en va tout autrement dans la version du Gra dans laquelle aucun « vide » n’existe où placer Da’ath qui se pose naturellement comme un principe unificateur et équilibrant sur le Sentier reliant Binah et Hokhmah, d’une part, et Kether et Tiphereth, d’autre part.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux schémas qui suivent posent clairement ces différences. Dans celui du Ari, Da’ath est positionnée au centre précis des sentiers reliant Binah et Chesed d’une part, et Hokhmah et Guebourah d’autre part. Cet Arbre est celui de la Chute où Da’ath, même si elle n’y est pas clairement indiquée, joue le rôle de gardien des mondes supérieurs. On remarque la formation d’un Pentagramme inversé, pointant vers le bas, qui, sans tomber dans l’interprétation morale, signifie sans doute clairement le caractère d’Arbre après la Chute, la Brisure des Vases. Tiphereth a chuté et se place entre Guebourah et Netzach et Chesed et Hod.</p>
<p style="text-align: justify;">La version du Gra offre une vision de l’Arbre d’avant la Chute où Tiphereth se situe à la place de Da’ath, comme point d’équilibre harmonieux entre Binah et Hokhmah.</p>
<p style="text-align: center;"><a target="_blank" href="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5310" title="daath02" src="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath02.jpg" alt="" width="399" height="287" /></a><em>A gauche : la version du Ari. A droite la version du Gra. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Aleister Crowley, le fondateur du mouvement de Thelema basé sur la réception du <em>Livre de Loi</em>, parle de Da’ath et de l’Abysse dans son<em> Little Essays Toward Truth</em> comme nous allons le voir, sa description ne s’éloigne pas tant qu’on aurait pu le penser de la Tradition kabbalistique. Chaque Sephirah a, en effet, un versant obscur ; celui de Daath pourrait être l’illusion, l’imagination coupée du réel, les obsessions, la folie :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Cette doctrine est très difficile à expliquer ; mais elle correspond, plus ou moins, au gouffre existant entre le Réel, qui est l’idéal, et le Non Réel, qui est factuel. Dans les Abysses, toutes les choses existent, du moins potentiellement, mais elles n’ont pas de signifiant réel ; car elles manquent d’un substratum de réalité spirituelle. Elles ne sont qu’apparences sans Loi. Elles ne sont donc qu’Illusions Folles.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les Abysses sont ainsi un grand magasin de Phénomènes, la source de toutes les impressions ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le système kabbalistique de Crowley, les Abysses correspondent à la 11e Sephirah, Da’ath, qui sépare les Sephiroth supérieures et inférieures de l’Arbre de Vie. Cette vision dérive en droite ligne des enseignements occultes de l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée, à laquelle Crowley avait appartenu, et qui suivaient d’ailleurs la structure de l’Arbre de vie du Gra : dans l’épisode de la Genèse, Da’ath représente la chute de l’homme d’une conscience unifiée dans une dualité où règne l’ego et la nature divine. Les Abysses sont gardés par le démon Chorozon qui se manifeste durant la cérémonie du passage des abysses. Cette opération est jugée très dangereuse, mais impérative dans l’œuvre du magicien. Son succès garantit la progression future au degré de <em>Magister Templi</em> (Maître du Temple).</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Il est important d’expliquer la position de Da’ath ou Connaissance sur l’Arbre. Elle est nommée Enfant de Hokhmah &amp; de Binah, mais ne possède aucun lieu. En fait, c’est véritablement l’Apex d’une Pyramide dont les trois premiers nombres sont la Base.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">À présent, l’Arbre, ou Minutum Mundum, est une Figure dans un Plan de l’Univers solide. Da’ath, étant au-dessus de ce Plan, est par conséquent une Figure d’une Force dans les Quatre Dimensions, &amp; donc c’est l’Objet du Magnum Opus. Les Trois Voies qui sont connectées avec la Trinité Primordiale sont les trois lettres perdues ou Pères de l’alphabet hébreu.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">En Da’ath ont dit que se situe le Grand Serpent Na’hash ou Leviathan, appelé Mal afin de cacher sa Sainteté.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Il est semblable à la Kundalini de la philosophie hindoue, au Kwan-se-on des peuples mongols, &amp; signifie la Force dans l’Homme qui est la Force sexuelle appliquée au Cerveau, au Cœur &amp; aux autres organes &amp; qui le rédime » (« Dogme de la Kabbale », A. Crowley. Publié dans <em>Collected Works</em>, Volume I, 1905).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son fameux et fumeux <em>Livre des Mensonges</em>, qui porte le chiffre 333 (qui n’est autre que la Guematria du nom de « CHORONZON »), Crowley en fera le symbole idéal du mensonge humain personnifié par l’Abîme qui se situe justement entre la Triade Supérieure composée des Sephiroth Kether, Hokhmah et Binah, et la Seconde Triade, composée de Chesed, Guebuurah et Tiphereth. C’est l’Abîme où se tient la Sephirah Da’ath, la Connaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sont <em>Liber 418, Liber XXX Ærum vel Daath</em> &#8211; la Vision et la Voix, 10e Æthyr (<em>The Equinox</em> Volume I n°7) Crowley explique comment et pourquoi l’Adepte doit traverser l’Abîme et devenir un Magister Templi, comme il est précisé dans « Une étoile en vue » :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« L’Adeptus Exemptus parachève en perfection toutes ses matières. Il devient alors soit (a) un Frère du Sentier de la Main Gauche ou, (b) est dépouillé de toutes ses réalisations ainsi que de lui-même, même de son Saint Ange Gardien, et devient un enfant de l’Abîme, qui, ayant transcendé la Raison, ne fait rien hormis croître dans la matrice de sa mère.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">C’est alors un… Magister Templi (Maître du Temple), dont les fonctions sont entièrement décrites dans le Liber 418, de même que cette complète initiation d’Adeptus Exemptus. Voir également « AHA! ». Sa principale Œuvre est d’entretenir son « jardin » de disciples, et d’obtenir une parfaite compréhension de l’Univers. Il est un Maître de Samadhi. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Pour atteindre le Grade de Magister Templi, il doit réaliser deux tâches ; l’émancipation des pensées en confrontant chaque idée à son contraire, en refusant de préférer l&rsquo;une ou l’autre ; et la consécration de lui-même en tant que pur véhicule pour l’influence de l’Ordre auquel il aspire. Il doit alors trancher à propos de l’aventure de notre Ordre ; l’abandon absolu de lui-même et de ses réalisations. Il ne peut pas rester indéfiniment un Adeptus Exemptus ; il est poussé en avant par la force vive qu&rsquo;il a générée.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Faillira-t-il, volontairement ou par faiblesse, créer sa propre annihilation absolue, il est néanmoins poussé dans l’Abîme ; mais au lieu d’être reçu et reconstitué dans le Troisième Ordre, comme un Bébé dans la matrice de notre Dame BABALON, sous la Nuit de Pan, pour grandir complètement et vraiment jusqu’à Lui-même comme il ne l’était pas antérieurement, il demeure dans l’Abîme, sécrétant ses éléments autour de son Ego comme s’il était isolé de l’Univers, et devient ce que l&rsquo;on nomme un « Frère Noir ». Un tel être se désagrège graduellement par manque d’alimentation et par la lente mais certaine action de l&rsquo;attraction du reste de l’Univers, en dépit de ses efforts désormais désespérés pour s&rsquo;isoler et de se protéger, et de s’accroître par des pratiques prédatrices. Il peut en effet prospérer pour un temps, mais à la longue, il doit périr, surtout lorsqu’avec un nouvel Æon, un nouveau mot est proclamé, Mot qu’il ne peut et ne veut pas entendre, il est alors handicapé par l’utilisation d’une méthode obsolète de Magick, à l’image d’un homme utilisant un boomerang dans un combat ou les autres posséderaient un fusil. »</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà donc succinctement décrite la fonction de Da’ath dans le système de Crowley, repris et calqué sur celui de la Golden Dawn. Un test primordial dans l’œuvre du mage. Soit traverser et devenir un maître – de soi, de sa destinée, de son existence – ou échouer comme un « frère noir » et sombrer dans le monde infernal des illusions, se dissoudre dans le côté avers de l’Arbre.</p>
<p style="text-align: justify;">Frater Achad (Charles Stanfeld Jones) reprendra les travaux kabbalistiques de Crowley et fondera un nouveau système qu’il développera dans l’<em>Anatomie du Corps de Dieu</em>. Il y analyse la forme de l’Arbre de Vie et s’interroge dès le chapitre III sur la représentation usuelle qui suit :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« On peut être enclin à penser de prime abord qu’il devrait y avoir une autre Sephira au centre de l’hexagone supérieur, &amp; c’est, en fait, le lieu assigné à la Sphère de DAATH, ou Connaissance, en tant qu’enfant de Hokhmah &amp; Binah. Mais cela n’est pas indiqué dans le plan de l’Arbre car elle (DAATH) représente une Connaissance Dimensionnelle Supérieure, qui doit être tirée de l’ensemble de l’Arbre, comme il est écrit : « Tire la Connaissance de lui ». Si une telle Sphère devait être montrée sur le dessin, cela nécessiterait des Chemins supplémentaires qui y mèneraient, mais on nous dit clairement que les Chemins de la Sagesse sont Trente-deux en tout, c&rsquo;est-à-dire les Dix Émanations Numériques &amp; leurs liens constitués par les Vingt-deux lettres ».</p>
<p style="text-align: justify;"><a target="_blank" href="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath003.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5312" title="daath003" src="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath003.jpg" alt="" width="110" height="221" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il conclut qu’il manque, de toute évidence, des chemins reliant 2 à 5 &amp; 3 à 4 ou de 1 à 4 &amp; de 1 à 5 sur ce même Arbre. Il propose donc de le compléter de la manière suivante :</p>
<p style="text-align: justify;"><a target="_blank" href="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath004.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5313" title="daath004" src="http://www.kaosphorus.net/wp-content/uploads/2011/02/daath004.jpg" alt="" width="182" height="213" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi complété, l’Arbre de Frater Achad nous montre le symbole du Pentagramme droit &#8211; qui est l’Étoile de la Volonté Insoumise dans le Microcosme – uni avec le Signe de l’Hexagramme du Macrocosme. Et il conclut : « Par conséquent, nous trouvons un « Abysse » &amp; aucun lien direct entre Binah &amp; Hessed ». Cet Abysse est alors représenté par Da’ath.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concept de Da’ath sera ensuite profondément revu, adapté et intégré par Grant au sein de son système de magie typhonienne. Dans son livre <em>Nightside of Eden</em>, Grant redessine l’Arbre de Vie et redéfinit Da’ath, qu’il écrit Daäth, comme étant la porte abyssale vers l’avers, ou côté obscur, de l’Arbre :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Le nom donné par les kabbalistes à la Porte du Gouffre est Daäth, et dans la tradition occulte c’est le lieu où le dragon aux huit têtes des profondeurs a disparu dans l’arrière de l’Arbre lorsqu’il tenta, sans succès, de l’escalader afin d’atteindre le cœur même de la divinité (Kether). Le mot Daäth suggère immédiatement le nom d’une autre porte qui s’ouvre sur le vide de l’extinction personnelle, la Mort.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">… La Connaissance de Daäth , ou de la Mort [1], relève de la nature du secret de la Dualité représentée par l’ombre ou le double magique par lequel l’homme vainc la mort et pénètre par la Porte de Daäth afin d’explorer le Royaume de Choronzon, le Désert de Set » (<em>Nightside of Eden</em>, page 8). « Daäth… parfois appelée « fausse sephirah »… est la porte de sortie vers les espaces extérieurs au-delà, ou derrière, l’Arbre lui-même » (cité par Frater M.E.D., <em>Sword of Horus</em>, p. 166).</p>
<p style="text-align: justify;">Grant définit Choronzon comme une moitié ou aspect de la Grande Bête 666, la Gardien du Seuil de l’Univers inconnu, ou Univers B – un concept emprunté à Michael Bertiaux. <em>Nightside of Eden</em> dépeint l’autre côté de l’Arbre en se référant aux 32 sentiers comme étant les Tunnels de Set :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Daath est également la demeure de Choronzon, la Gardien de la Porte des Abysses. En rassemblant toutes ces significations, nous percevons que la Connaissance de Daath, ou Mort, ressort de la nature de la Dualité représentée par l’ombre ou le double magique par lequel un homme vainc la mort et pénètre par cette porte de Daath afin d’explorer la Demeure de Choronzon, « le désert de Set » » (<em>Nightside of Eden</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant les associations de Da’ath dans le système typhonien, Frater M.E.D, dans <em>Sword of Horus, </em>cite Grant : « La glande thyroïde, dans la région du larynx, correspond au Visudha Chakra (qui est attribuée à Daäth). Cette glande, lorsqu’elle s’active, augmente la sensitivité et rend l’individu hypersensible aux sensations physiques, astrales et mentales. Si cette glande est surstimulée, il y a danger de mégalomanie ». On retrouve là les propriétés occultes traditionnellement attribuées à Da’ath, avec un zeste de tantra pour rester dans la ligne de la magie crowleyenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Nightside of Eden</em>, citant un passage d’un texte de Lovecraft, il note : « Le pilier (parlant de la Cité des piliers, Irem) est l’emblème de Set, l’une des significations du nom de ce dieu étant « pilier ou pierre dressée », et le désert est la demeure de Set (c’est-à-dire de Daath). Irem, alors, fut la première Porte établie par les Grands Anciens et cette Porte était le lieu de Daath ou Eden » (Grant, <em>Nightside of Eden</em>, page 69).</p>
<p style="text-align: justify;">Par permutation, Grant transforme Daath en OthD, un mot hébreu qui signifie un « bouc » et qui équivaut numériquement au mot grec « duo », signifiant « deux ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la lignée de Crowley, Grant, partant du constat que Daath fut décrite par les cabalistes comme étant une fausse Sephirah car elle n’avait pas de place définie dans le schéma des nombres de 1 à 10, conclut qu’on peut considérer qu’elle est la onzième Sephiroth. Onze est le nombre de la magick, de « l’énergie tendant aux changements », qui est la formule précise de l’Opération de Daath et la raison de son association avec la mort en tant que changement suprême.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi que nous le faisions remarquer dans notre article « <a target="_blank" href="http://www.kaosphorus.net/3616/les-qliphoth-les-sequelles/" target="_blank">Les Qliphoth, les séquelles </a>», Grant, suivant et adaptant les enseignements de Crowley, développe une mythologie personnelle. Il associe Daath aux « Frères Noirs », « à ceux qui ne perçoivent l’univers que comme une réalité objective ». Issus d’étoiles mortes, ce sont les persécuteurs chrétiens ayant perverti et inversés la Gnose préchristique. Daath est la Porte des Abysses, contenant la « Tour jumelle » ou « Tour maléfique », le Pylône de Choronzon. Tiphereth devient le Phallus de Feu (serpent de feu). Netzach, ou Vénus, représente l’œil et sa lumière, la fantaisie de la chair. Et tout l’Arbre est réinterprété à la même eau…</p>
<p style="text-align: justify;">Au sujet de Da’ath, Gareth Knight écrit :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Les Abysses sont le vide entre la force et la forme ; et le lieu où la transmutation advient est la Sephirah occulte Da’ath – qui signifie Connaissance. Les Mystères de Da’ath sont profonds et ne furent qu’effleurés dans les premiers écrits de la Kabbale. La Sephirah n’a pas de nombre qui lui soit attribué et ce que l’on signifie par Connaissance va plus loin que ce que l’on perçoit, ainsi le mot dans son usage biblique signifie une relation sexuelle, et il décrit alors bien le genre d’union divine où différents plans d’existence se rencontrent et provoquent un changement d’état menant à la naissance – une transformation ou transmutation de pouvoir » (Gareth Knight, <em>A Practical Guide To Qabalistic Symbolism,</em> Weiser, 1980, pages 32-3).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;">Conclusion.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la continuité du courant de la magick contemporaine, peu s’amusent à se frotter à Da’ath, et encore moins sur le scène occulte francophone. Cependant, Frater kAzim s’y est essayé et nous a ainsi offert un excellent travail décrit dans son texte « <a target="_blank" href="http://www.kaosphorus.net/875/l-abysse-et-les-psychotropes/" target="_blank">L’Abysse et les Psychotropes </a>» qui est, je pense, à la base de son système personnel « <em>Aloha</em> » :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« Lorsque l’on entreprend de passer outre l’expérience de la noirceur et de l’éclatement de Daath il est capital de pouvoir rassembler en soi toute Sa Lumière afin de triompher du démon Chorozon. Pour cela un ensemble de gestes et de visualisations sont donc au préalable possibles en mettant en scène la géométrie sacrée et la prononciation d’une clé kabbalistique. La première partie de ce travail expliquera donc la construction d’un vaisseau énergétique, et la seconde le chargement de ce véhicule spatio-abyssale par le mot de pouvoir Aloha, tout ceci dans le but de franchir Daath grâce à l’invocation du Saint ange Gardien. »</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à nous, il se peut bien que nous ayons échoué à traverser nos propres illusions, la moindre n’étant pas la prétention de décrire l’étendue symbolique et kabbalistique de Da’ath en quelques pages.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, février 2011 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] Grant joue ici sur une homophonie entre Daath (prononcé daaS en ashkénaze) et death, cela ne peut être rendu en français.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration : <em>Isaac Newton</em>, William Blake, 1795.</p>
</blockquote>
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		<title>Terumah, le mystère des pains exposés devant l&#8217;Eternel.</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/terumah-le-mystere-des-pains-exposes-devant-leternel/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Jan 2011 11:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Parshah]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[La parsha de la semaine porte sur l’architecture et les ustensiles du Tabernacle, dont la table des pains exposés devant l’Eternel. Exode 25:23-30 (La Bible du Semeur) : 23 Tu fabriqueras une table en bois d&#8217;acacia de cent centimètres de long, de cinquante centimètres de large et de soixante-quinze centimètres de haut. 24 Tu la plaqueras [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/menorah1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-2002" title="menorah1" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/menorah1-300x191.jpg" alt="" width="300" height="191" /></a>La parsha de la semaine porte sur l’architecture et les ustensiles du Tabernacle, dont la table des pains exposés devant l’Eternel.</p>
<p>Exode 25:23-30 (La Bible du Semeur) :</p>
<p><em>23 Tu fabriqueras une table en bois d&rsquo;acacia de cent centimètres de long, de cinquante centimètres de large et de soixante-quinze centimètres de haut.</em></p>
<p><em>24 Tu la plaqueras d&rsquo;or pur et tu garniras son pourtour d&rsquo;une bordure d&rsquo;or.</em></p>
<p><em>25 Tu lui feras un cadre de huit centimètres que tu garniras d&rsquo;une bordure d&rsquo;or.</em></p>
<p><em>26 Tu feras quatre anneaux d&rsquo;or que tu fixeras aux quatre coins de la table correspondant à ses quatre pieds.</em></p>
<p><em>27 Dans ces anneaux placés tout près du cadre viendront s&rsquo;insérer les barres destinées à porter la table.</em></p>
<p><em>28 Tu feras ces barres en bois d&rsquo;acacia et tu les plaqueras d&rsquo;or. Elles serviront à transporter la table.</em></p>
<p><em>29 Tu fabriqueras aussi des plats et des coupes, des carafes et des bols qui serviront aux libations; tu les feras d&rsquo;or pur.</em></p>
<p><em>30 Tu placeras sur la table le pain exposé devant moi. Il sera en permanence devant moi.</em></p>
<p>Nous discuterons ici du mystère des 12 pains exposés et toujours chauds présenté sur la Table devant l’Eternel. Ces pains étaient cuits le vendredi et placés sur la table du Shabbat, et ensuite mangés par les prêtres le jour du Shabbat suivant. Ils restaient miraculeusement chauds et frais pendant toute la semaine.</p>
<p>La signification de la phrase « lehem panim » (pain devant moi), peut être comprise, selon Ibn Ezra, comme signifiant « pain de la présence », פָּנִים לֶחֶם.</p>
<p>Dans la Torah et la Kabbale, le verbe « manger » est souvent utilisé dans un sens mystique afin de décrire une relation sexuelle, comme dans le verset du Cantique des cantiques : « Mange, mon bien-aimé » (5 : 1) (voir également Genèse 39 : 6 et 39 : 9).</p>
<p>Nous allons voir en quoi les pains dont il est question dans cette parsha ont un lien avec cette métaphore de l’acte sexuel.</p>
<p>L’union d’Abba et d’Imma est induit par la <em>mazal</em> (מזל), la voie spirituelle par laquelle descend l’influx divin dans le monde, de la barbe d’Arikh Anpin.</p>
<p>La valeur numérique du mot « pain » (en hébreu, lechem, לחם, a une valeur de 78) est identique à celle du mot araméen pour <em>mazal</em>, <em>mazla</em>, מזלא.</p>
<p>Pour qu’un couple puisse s’unir dans une relation maritale, l’inspiration qui vient d’en haut doit régner entre les époux. Dans le cas d’Abba et d’Imma, cette inspiration est une étincelle de conscience divine qui descend sur eux du parzouf Arikh Anpin. Cette étincelle est conduite au travers de la barbe du Arikh Anpin qui se subdivise en 13 touffes qui correspondent aux 13 attributs de la Miséricorde (voir le <em>Palmier de Déborah</em> de Moïse Cordovero). Ces attributs sont appelés <em>mazalot</em> (pluriel de <em>mazal</em>), signifiant canal de l’influx, puisque la racine de <em>mazal</em> est <em>nazal</em>, נזל, qui signifie « s’écouler ». Les signes du zodiaques sont également appelés <em>mazalot</em> car ils canalisent les bénédictions divines dans le monde naturel.</p>
<p>Selon le Ari et le Zohar, ce mazal, la barbe, est le sixième représenté par la lettre « vav » (ו) qui a pour valeur numérique 6 et que l’on peut épeler vav vav (וו) de valeur 12 qui correspondent alors aux 12 pains disposés sur la Table des offrandes en deux groupes de 6. Ces pains représentent, en outre, les deux lettres He du Tétragramme dont la valeur numérique est également 12 lorsqu’on les épelle :</p>
<p>He = He Aleph (הא) donc 6. Redoublé, nous obtenons 12.</p>
<p>Ces douze pains dérivent également du triple Nom Tétragramme (יהוה) qui équivaut numériquement à pain, <em>lechem</em> (לחם) ou 78.</p>
<p>L’action fécondante d’Abba et de Imma étant continuelle, ces pains, ces mazalot qui les motivent à s’accoupler, sont dont toujours chauds ainsi qu’il est écrit : « <em>Tu placeras sur la table le pain exposé devant moi. Il sera en permanence devant moi.</em> » (Ex. 25 : 30).</p>
<p>Seuls les prêtres sont autorisés à manger ces pains car ils représentent la Hokhmah, le commencement, et Grand Prêtre, le Cohen ha Gadol, étant la première des dix Sephiroth.</p>
<blockquote><p><strong>Spartakus FreeMann</strong>, janvier 2011 e.v.</p>
<p>Essai basé sur le <em>Sefer ha Likutim</em> du Ari et sur le <em>Zohar</em>.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Exercice pratique de méditation</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/exercice-pratique-de-meditation/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 15:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kabbale Pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Occultisme]]></category>
		<category><![CDATA[Golden Dawn]]></category>
		<category><![CDATA[Méditation]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une formule qui a pour but d&#8217;équilibrer les centres d&#8217;énergie principaux au sein de soi-même afin les d&#8217;harmoniser. Elle est très similaire par la forme aux exercices du Pilier du Milieu de la Golden Dawn mais l&#8217;expérience a démontré que le présent exercice est bien plus efficace. Cet exercice se présente en quatre étapes [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/Chakras_by_Johann_Georg_Gichtel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1995" title="georg gichtel çakra" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/Chakras_by_Johann_Georg_Gichtel-166x300.jpg" alt="georg gichtel çakra" width="166" height="300" /></a>Voici une formule qui a pour but d&rsquo;équilibrer les centres d&rsquo;énergie principaux au sein de soi-même afin les d&rsquo;harmoniser. Elle est très similaire par la forme aux exercices du <strong>Pilier du Milieu de la Golden Dawn</strong> mais l&rsquo;expérience a démontré que le présent exercice est bien plus efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet exercice se présente en quatre étapes : parcourir les différentes étapes et se familiariser avec les gestes, distinguer les centres selon leurs couleurs spécifiques, charger les centres par la triple vibration des Noms Divins et méditer sur les principes même des centres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Première Étape<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1. Respirer rythmiquement selon le rythme avec lequel vous êtes le plus à l&rsquo;aise.</p>
<p style="text-align: justify;">2. Visualisez au-dessus de votre tête la Corona Flammae, le centre qui correspond à Kether, une sphère d&rsquo;un blanc brillant. Expirez et vibrez le Nom &laquo;&nbsp;&nbsp;&raquo;Eheieh&nbsp;&raquo; ou sa forme complète &laquo;&nbsp;Eheieh Asher Eheieh&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">3. Inspirez et visualisez une brillance blanche qui descend sur le front, juste au-dessus des sourcils, c&rsquo;est le centre appelé Uncia Coeli. Une sphère brillante blanche se forme à cet endroit. Expirez en vibrant le Nom Yahveh (Adonai) Elohim.</p>
<p style="text-align: justify;">4. Inspirez à nouveau et un trait de lumière s&rsquo;étend du centre du front jusqu&rsquo;à la gorge, ceci est le Flos Abysmi, formant à cet endroit une nouvelle sphère blanche et brillante. Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Elyon&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">5. Inspirez, un trait de lumière descend jusqu&rsquo;au centre du cœur, ceci est l&rsquo;Orbis Solis, une sphère blanche brillante se forme à cet endroit. Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Yahveh (Adonai) Eloah va-Da&rsquo;at&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">6. Inspirez en envoyant le trait vers les parties génitales, la Cornua Lunae, une sphère blanche brillante se forme à cet endroit. Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Shaddaï El Chaï&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">7. Inspirez, la trait de lumière atteint vos pieds, l&rsquo;Institia Splendens, se forme à cet endroit une sphère blanche brillante. Expirez et vibrez le Nom &laquo;&nbsp;Adonaï ha-Aretz&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Adonaï Malekh&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde partie, connue sous le nom de Caducée, s&rsquo;en suit alors :</p>
<p style="text-align: justify;">8. Inspirez et visualisez alors une bande de lumière blanche s&rsquo;élevant vers l&rsquo;Institia Splendens, spiralant autour du corps dans le sens contraire des aiguilles d&rsquo;une montre vers le Flos Abysmi, au sein duquel il pénètre et disparaît.</p>
<p style="text-align: justify;">9. Expirez et renforcez votre conscience des centres et du trait lumineux qui les relie.</p>
<p style="text-align: justify;">10. Inspirez et cette fois une bande de lumière rouge s&rsquo;élève des pieds, spiralant dans le sens des aiguilles d&rsquo;une montre, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il arrive à la gorge où il disparaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette première étape doit être pratiquée tous les jours pendant trois semaines avant d&rsquo;entreprendre la seconde étapes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deuxième Étape<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La seconde étape se déroule comme la première si ce n&rsquo;est qu&rsquo;au lieu de visualiser les sphères blanches et lumineuses, on les visualisera selon le code suivant :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Couronne: Brillance intense</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Front : Gris-blanc</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Gorge : Lavande</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Cœur : Jaune or</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Parties génitales : Mauve</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Pieds : Les Sept couleurs de l&rsquo;Arc-en-ciel</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">Le trait lumineux reliant les centres doit cependant rester de couleur blanche.</p>
<p style="text-align: justify;">Après trois autres semaines, l&rsquo;étudiant peut passer à la <strong>troisième étape</strong> où les vibrations des Noms divins sont triples :</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et formez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et créez un trait brillant au niveau du front.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Yahveh Elohim&nbsp;&raquo;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez le Front.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Yahveh Elohim&nbsp;&raquo;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez le Front.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Yahveh Elohim&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Cette étape doit être répétée jusqu&rsquo;à ce que tous les centres soient bien établis et la fermeture de l&rsquo;exercice se fait par le Caducée selon la méthode habituelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Après huit semaines d&rsquo;exercices réguliers, l&rsquo;étudiant peut entreprendre la formule sous sa <strong>forme finale</strong>.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et formez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Retenez votre souffle et reflétez les principes cosmiques de la Couronne (Kether)</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Inspirez et renforcez la Couronne.</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">•	Expirez et vibrez &laquo;&nbsp;Eheieh&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ainsi de suite jusqu&rsquo;à ce que l&rsquo;étudiant atteigne les pieds et clôture l&rsquo;exercice par le Caducée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette dernière phase doit être pratiquée au moins pendant trois semaines.</p>
<p style="text-align: center;">
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=Fhg4jvCUx6w">http://www.youtube.com/watch?v=Fhg4jvCUx6w</a></p></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les 50 Portes de l&#8217;Intelligence</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/les-50-portes-de-lintelligence/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 11:45:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Kabbale des Sephiroth]]></category>
		<category><![CDATA[Sephiroth]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Ou les 50 Portes de Binah. Inclus parfois dans certaines éditions du Sepher Yetzirah on trouve un tableau de classification kabbalistique de la connaissance émanant à partir de Seconde Sephirah Binah, Intelligence, &#38; descendant par étapes du royaume des anges, à celui des cieux, de l&#8217;humanité, des animaux &#38; de la végétation &#38; des minéraux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/chagall-jacob-ladder-1178869697c.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1992" title="chagall-jacob-ladder-1178869697c" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2011/01/chagall-jacob-ladder-1178869697c-300x243.jpg" alt="" width="300" height="243" /></a>Ou les 50 Portes de Binah</strong>. Inclus parfois dans certaines éditions du Sepher Yetzirah on trouve un tableau de classification kabbalistique de la connaissance émanant à partir de Seconde Sephirah Binah, Intelligence, &amp; descendant par étapes du royaume des anges, à celui des cieux, de l&rsquo;humanité, des animaux &amp; de la végétation &amp; des minéraux vers l&rsquo;Hylé et le Chaos. Les Kabbalistes disent que l&rsquo;on doit entrer et passer par ces Portes afin d&rsquo;atteindre aux 32 Sentiers de la Sagesse; et que même Moïse n&rsquo;a pu passer qu&rsquo;au travers de 49 Portes et n&rsquo;a jamais pu pénétrer la Cinquantième. L&rsquo;on se référera à l&rsquo;<em>Oedipus Aegyptiacus</em> d&rsquo;Athanasius Kircher, vol. ii. p. 319.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Premier Ordre : Élémentaire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">1. Le Chaos, l&rsquo;Hylé, la Prima Materia.</p>
<p style="text-align: justify;">2. Sans forme, Vide, Sans Vie.</p>
<p style="text-align: justify;">3. Les Abysses.</p>
<p style="text-align: justify;">4. L&rsquo;Origine des Éléments.</p>
<p style="text-align: justify;">5. La Terre (stérile).</p>
<p style="text-align: justify;">6. L&rsquo;Eau.</p>
<p style="text-align: justify;">7. L&rsquo;Air.</p>
<p style="text-align: justify;">8. Le Feu</p>
<p style="text-align: justify;">9. Le Différenciation des Qualités.</p>
<p style="text-align: justify;">10. Le Mélange et la Combinaison.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Second Ordre : La Décade de l&rsquo;Évolution</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">11. Les Minéraux sont différenciés.</p>
<p style="text-align: justify;">12. Le Principe végétal apparaît.</p>
<p style="text-align: justify;">13. Les Graines germent en Moisissures.</p>
<p style="text-align: justify;">14. L&rsquo;Herbe &amp; les Arbres.</p>
<p style="text-align: justify;">15. Fructification dans le Vie Végétale.</p>
<p style="text-align: justify;">16. Origine des Formes de Vie Animales Primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">17. Les Insectes et les Reptiles apparaissent.</p>
<p style="text-align: justify;">18. Les Poissons, les Vertébrés apparaissent dans les Eaux.</p>
<p style="text-align: justify;">19. Les Oiseaux et les Vertébrés apparaissent dans les Airs.</p>
<p style="text-align: justify;">20. Les Quadrupèdes et les Vertébrés apparaissent sur la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Troisième Ordre : La Décade de l&rsquo;Humanité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">21. Apparition de l&rsquo;Homme.</p>
<p style="text-align: justify;">22. Corps Humain Matériel.</p>
<p style="text-align: justify;">23. L&rsquo;Âme Humaine est conférée.</p>
<p style="text-align: justify;">24. Le Mystère d&rsquo;Adam et d&rsquo;Eve.</p>
<p style="text-align: justify;">25. Homme Complet en tant que Microcosme.</p>
<p style="text-align: justify;">26. Don des Cinq Faces Humaines agissant à l&rsquo;extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">27. Don des Cinq Puissances à l&rsquo;Âme.</p>
<p style="text-align: justify;">28. Adam Kadmon, l&rsquo;Homme Céleste.</p>
<p style="text-align: justify;">29. Les Êtres Angéliques.</p>
<p style="text-align: justify;">30. L&rsquo;Homme à l&rsquo;Image de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quatrième Ordre : Le Monde des Sphères</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">31. La Lune.</p>
<p style="text-align: justify;">32. Mercure.</p>
<p style="text-align: justify;">33. Venus.</p>
<p style="text-align: justify;">34. Sol.</p>
<p style="text-align: justify;">35. Mars.</p>
<p style="text-align: justify;">36. Jupiter.</p>
<p style="text-align: justify;">37. Saturne.</p>
<p style="text-align: justify;">38. Le Firmament.</p>
<p style="text-align: justify;">39. Le Primium Mobile.</p>
<p style="text-align: justify;">40. L&rsquo;Empyrée des Cieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cinquième Ordre : Le Monde Angélique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">41. Ishim &#8212; Fils du Feu.</p>
<p style="text-align: justify;">42. Auphanim&#8211;Cherubim.</p>
<p style="text-align: justify;">43. Aralim &#8212; Trônes.</p>
<p style="text-align: justify;">44. Chashmalim &#8212; Dominations.</p>
<p style="text-align: justify;">45. Seraphim &#8212; Vertus.</p>
<p style="text-align: justify;">46. Malakim &#8212; Puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">47. Elohim &#8212; Principautés.</p>
<p style="text-align: justify;">48. Beni Elohim &#8212; Anges.</p>
<p style="text-align: justify;">49. Cherubim &#8212; Archanges.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sixième Ordre : L&rsquo;Archétype</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">50. Dieu. Ain Soph. Celui que nul œil mortel n&rsquo;a vu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">NOTE: Les Anges du Cinquième Monde, Monde Angélique sont disposés de manière totalement différente selon les tel ou tel rabbi kabbaliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Robert Ambelain dans sa <em>Kabbale Pratique</em> :</p>
<p style="text-align: justify;">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Les Cinquante Portes de l&rsquo;Intelligence naissent des cinq Sephiroth médianes, encadrant Tiphereth et s&rsquo;adjoignant à celle-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Elles naissent donc de Netzah, de Hod, de Gebourah, de Chesed et de Tiphereth, pour aboutir à Binah.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Chacune d&rsquo;elle voit se refléter en elle l&rsquo;Arbre tout entier. Il y a donc cinquante combinaisons, formées de l&rsquo;une des cinq avec chacune des dix autres.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Une autre série séphirotique génère les Cinquante Porte. Ce sont les sept premières, en partant du bas de l&rsquo;Arbre. Elle est formée de la combinaison des sept sephiroth en question avec elles-mêmes. Cette seconde série part de Malkuth pour aboutir encore à Binah, à travers : Yesod-etzah, Hod-Tiphereth-Gebourah-chesed.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est ainsi que ces 7 x 7 sephiroth = 49 Portes, la 50e étant Binah.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Chacune de ces sept correspond à chacun des sept arts libéraux (voir l&rsquo;Echelle symbolique des Chevaliers Kadosh de la Franc-Maçonnerie).&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann</strong>, 2003 e.v.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration : Marc Chagall, l&rsquo;échelle de Jacob.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le Prêtre-Roi Melchisédech par Emile Besson</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/le-pretre-roi-melchisedech-par-emile-besson/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 13:04:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cabale chrétienne]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230; Derrière Moise se tient le prêtre sans parents, le roi de justice, Melchisédech, fils du Soleil rouge &#8230; Par Melchisédech et par Moïse parviennent aux créatures les bénédictions qui les guérissent. Sédir : le Sermon sur la Montagne. Depuis des temps immémoriaux, cette énigmatique figure, qui apparaît dans l&#8217;Ancien Testament pour disparaître aussitôt, a [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/12/766px-Abraham_meets_Melchisedech_San_Marco-300x234.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1988" title="766px-Abraham_meets_Melchisedech_San_Marco-300x234" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/12/766px-Abraham_meets_Melchisedech_San_Marco-300x234.jpg" alt="Abraham_meets_Melchisedech_San_Marco" width="300" height="234" /></a>&#8230; Derrière Moise se tient le prêtre sans parents, le roi de justice, Melchisédech, fils du Soleil rouge</p>
<p style="text-align: right;">&#8230; Par Melchisédech et par Moïse parviennent aux créatures les bénédictions qui les guérissent.</p>
<p style="text-align: right;">Sédir : le Sermon sur la Montagne.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Depuis  des temps immémoriaux, cette énigmatique figure, qui apparaît dans  l&rsquo;Ancien Testament pour disparaître aussitôt, a maintenu en éveil la  sagacité des exégètes et alimenté la méditation des esprits religieux.  Le but de cette notice est simplement d&rsquo;exposer les quelques  renseignements que l&rsquo;Ecriture et la Tradition fournissent à son sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Melchisédech est mentionné à trois reprises dans la Bible.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">1  Au chapitre XIV de la Genèse, il est dit que Melchisédech, roi de Salem  et sacrificateur de Dieu, bénit Abraham, victorieux de ses ennemis,</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">2  Au psaume CX, verset 4, il est écrit : Le Seigneur a juré et il ne s&rsquo;en  repentira pas: Tu es prêtre éternellement, à la manière de Melchisédech.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">3 Dans l&rsquo;épître aux Hébreux, il est déclaré que Melchisédech est la préfiguration du Christ Lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Extraordinaire  assurément était cet être devant la bénédiction de qui s&rsquo;inclina le  Père des croyants , Celui qui avait été si souvent béni de Dieu et en  qui toutes les nations de la terre devaient être bénies. Cornelius a  Lapide pense qu&rsquo;il est descendu du Ciel pour bénir Abraham et qu&rsquo;il y  est ensuite remonté puis, qu&rsquo;après cette bénédiction, l&rsquo;Écriture ne fait  plus mention de lui jusqu&rsquo;au temps du roi David. Le nom qu&rsquo;il portait  et qui signifie roi de justice, doit être pris dans son acception  plénière, absolue, car seul</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">un  être parfaitement saint pouvait être appelé directement par Dieu à la  vocation d&rsquo;un sacerdoce ne relevant d&rsquo;aucun pouvoir humain.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La  Genèse nous apprend en effet qu&rsquo;il était prêtre du Dieu souverain; mais  il est significatif de constater que le livre saint, où l&rsquo;on trouve  indiquée avec tant de précision la succession des prêtres de la famille  d&rsquo;Aaron, ne parle pas de successeurs de Melchisédech. Au reste la  déclaration du psaume: Tu es prêtre éternellement à la manière de  Melchisédech montre bien que le roi de Salem est nommé ici non comme le  chef mais comme le type d&rsquo;un sacerdoce sans analogie dans l&rsquo;Ancienne  Alliance.(Cf. S. Thomas d&rsquo;Aquin : Somme III quest. XXII. 6.)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Melchisédech  est donc la préfiguration du Christ Lui-même, qui sera, Lui aussi, Roi  et Sacrificateur. Et, pour ôter de notre esprit toute incertitude  touchant cette manifestation mémorable, l&rsquo;auteur du récit sacré prend  soin de préciser le lieu où le pontife-roi donna à Abraham sa  sur-éminente bénédiction. La rencontre eut lieu au nord de Jérusalem,  exactement entre la ville et le tombeau des juges, qui en est distant  d&rsquo;à peine 3 kilomètres, près de l&rsquo;endroit où passe actuellement la route  de Jérusalem à Naplouse. C&rsquo;est là que le prêtre de Salem, avant de  bénir Abraham, offrit à Dieu le pain et le vin, préfiguration de la Cène  que le Fils de Dieu devait célébrer plus tard dans cette même cité.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et  l&rsquo;on comprend que l&rsquo;apôtre, écrivant aux Hébreux, leur déclare qu&rsquo;il  aurait, touchant, ce Melchisédech, beaucoup à dire et des choses  difficiles à expliquer. Et voici les seules qu&rsquo;il consente à leur  dévoiler, à cause de leur lenteur à comprendre : Outre la royauté de la  justice et de la paix, Melchisédech est sans père ni mère , sans  généalogie, il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas de même race qu&rsquo;Abraham, ses jours  n&rsquo;ont pas de commencement ni sa vie de fin, il est semblable au Fils de  Dieu, et il demeure prêtre éternellement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Tel  est cet être, préfiguration du Christ et même semblable au Fils de Dieu  , né d&rsquo;une façon surnaturelle puisqu&rsquo; appartenant à une autre race  qu&rsquo;Abraham , engendré avant les temps comme le Christ, sans descendance  comme le Christ et, comme le Christ, vivant à jamais, prêtre d&rsquo;un  pontificat perdurable et parfait, puisqu&rsquo;il a plu au Christ d&rsquo;être  prêtre selon cet ordre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et  l&rsquo;on comprend que la méditation revienne inlassablement sur cet être  dont la grandeur nous domine et dont le mystère nous attire. Les uns ont  pensé que Melchisédech était le Christ Lui-même apparu à Abraham sous  forme humaine; les Hiéracites ont vu en lui l&rsquo;incarnation du  Saint-Esprit; Origène et Didyme ont cru qu&rsquo;il était un ange. Les  Samaritains, au dire d&rsquo;Épiphane, déclaraient que Melchisédech était Sem,  le fils de Noé. Il y eut de bonne heure une secte gnostique appelée  Melchisédéciens, sur l&rsquo;origine et la doctrine de laquelle nous ne savons  pour ainsi dire rien; ils se rattachaient à Théodote le changeur qui  niait la divinité de Jésus et enseignait qu&rsquo;au moment du baptême le  Christ était descendu en Jésus; et ces Melchisédéciens donnaient la  prééminence à Melchisédech sur le Christ.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour  Catherine Emmerich, Melchisédech était une sorte d&rsquo;ange sacerdotal  chargé de préparer le grand-oeuvre de la Rédemption. Saint Yves  d&rsquo;Alveydre le présente comme le survivant au temps d&rsquo;Abraham de  l&rsquo;ancienne Église universelle du Bélier, de Ram, détrônée par l&rsquo;Église  du Taureau, d&rsquo;Irschou. Les Rose-Croix du XVIIe siècle ont rangé  Melchisédech avec Enoch, Moïse, Élie et d&rsquo;autres parmi leurs ancêtres.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Une  autre tradition, plus strictement chrétienne, voit en l&rsquo;épisode de  Melchisédech une de ces manifestations soudaines de l&rsquo;être qui, sur la  terre, tient la lieutenance du Christ. D&rsquo;ordinaire il vit dans  l&rsquo;obscurité; mais il en sort quand il voit la nécessité d&rsquo;une  intervention publique. Avec Abraham commence en effet la sélection du  peuple dans lequel devait prendre corps le Verbe, peuple profondément  matériel et dur et strictement formaliste. Il fallait que, dès cette  époque, fût signifié le caractère unique de liberté, de spiritualité  pure, d&rsquo;indépendance formelle qui est celui de la mission du Sauveur.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Christ doit-il être appelé prêtre selon l&rsquo;ordre de Melchisédech ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Objections :</p>
<p style="text-align: justify;">1. Le  Christ, comme prêtre principal, est la source de tout sacerdoce. Or ce  qui est principal ne peut suivre l&rsquo;acte d&rsquo;autrui, c&rsquo;est aux autres de  suivre le sien. Donc le Christ ne doit pas être appelé prêtre selon  l&rsquo;ordre de Melchisédech.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">2.  Le sacerdoce de l&rsquo;ancienne loi est plus proche de celui du Christ que le  sacerdoce antérieur à la loi. Or les sacrements signifiaient d&rsquo;autant  plus expressément le Christ qu&rsquo;ils étaient plus proches de lui, ainsi  que nous l&rsquo;avons montré dans la deuxième Partie. Donc le sacerdoce du  Christ doit être nommé d&rsquo;après le sacerdoce de la loi plutôt que d&rsquo;après  le sacerdoce de Melchisédech, antérieur à la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">3. Il est écrit (He 7, 2) : Melchisédech &nbsp;&raquo; veut dire : &laquo;&nbsp;<em>roi de la paix</em>&laquo;&nbsp;.  Sans père, sans mère, sans généalogie, dont les jours n&rsquo;ont pas de  commencement et dont la vie n&rsquo;a pas de fin &laquo;&nbsp;. Tout cela convient  uniquement au Fils de Dieu. Le Christ ne doit donc pas être appelé  prêtre selon l&rsquo;ordre de Melchisédech, comme de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, mais  selon un ordre qui est propre à lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En sens contraire, il est écrit dans le Psaume (110, 4) : &laquo;&nbsp;<em> Tu es prêtre pour l&rsquo;éternité selon l&rsquo;ordre de Melchisédech. </em>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Réponse  : Comme nous l&rsquo;avons dit, le sacerdoce légal fut la préfiguration du  sacerdoce du Christ, non certes en égalant la vérité, mais d&rsquo;une manière  très inférieure : et parce que le sacerdoce légal ne purifiait pas les  péchés, et parce qu&rsquo;il n&rsquo;était pas éternel comme celui du Christ. Or,  cette supériorité du sacerdoce du Christ sur le sacerdoce Lévitique fut  préfigurée dans le sacerdoce de Melchisédech, lequel perçut la dîme sur  Abraham, et en celui-ci sur le sacerdoce Lévitique qui devait descendre  de lui. Aussi dit-on que le sacerdoce du Christ est &nbsp;&raquo; selon l&rsquo;ordre de  Melchisédech &laquo;&nbsp;, à cause de la supériorité du sacerdoce véritable sur le  sacerdoce légal, qui n&rsquo;était que préfiguratif.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Solutions  : 1. Cette façon de parler ne comprend pas Melchisédech comme étant le  prêtre principal, mais comme préfigurant la supériorité du sacerdoce du  Christ sur le sacerdoce Lévitique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">2.  Dans le sacerdoce du Christ on peut distinguer son oblation et sa  participation. Quant à l&rsquo;oblation elle-même, le sacerdoce du Christ  était préfiguré plus expressément par le sacerdoce légal, qui répandait  le sang, que par le sacerdoce de Melchisédech, où le sang n&rsquo;est pas  répandu. Mais quant à la participation à ce sacrifice et à son effet, à  quoi on mesure surtout la supériorité du sacerdoce du Christ sur le  sacerdoce légal, elle était plus expressément préfigurée par le  sacerdoce de Melchisédech qui offrait du pain et du vin lesquels, pour  S. Augustin symbolisent l&rsquo;unité de l&rsquo;Église, que constitue la  participation au sacrifice du Christ. Et c&rsquo;est pourquoi, dans la loi  nouvelle, le véritable sacrifice du Christ est communiqué aux fidèles  sous les espèces du pain et du vin.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">3. Si l&rsquo;on dit que Melchisédech est &laquo;&nbsp;<em> sans père, sans mère et sans génération </em>&laquo;&nbsp;, que &nbsp;&raquo; <em>ses jours n&rsquo;ont pas de commencement ni de fin </em>&laquo;&nbsp;,  ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il n&rsquo;en avait pas, mais parce que la Sainte  Écriture n&rsquo;en parle pas. Et par cela même, comme l&rsquo;Apôtre le dit au même  endroit, &nbsp;&raquo; il est assimilé au Fils de Dieu &nbsp;&raquo; qui sur terre est sans  père, et au ciel sans mère et sans généalogie, selon Isaïe (53,8) : &nbsp;&raquo; <em>Qui racontera sa génération ? </em>&nbsp;&raquo; Et selon sa divinité il n&rsquo;a ni commencement ni fin de ses jours.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><strong>Émile Besson</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Crédit image : Abraham rencontre Melchisedech (Mosaic in Basilica di San Marco), anonyme, 13e siècle.</p>
</blockquote>
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		<title>Les esprits supérieurs</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/les-esprits-superieurs/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 19:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Abbé E. van Drival]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde ancien avait primitivement de Dieu une notion magnifique. Il se le figurait, non point solitaire et comme perdu dans les déserts du ciel, mais bien comme un puissant et vigilant monarque au milieu d&#8217;une cour brillante d&#8217;innombrables esprits. Le Seigneur des Esprits, le Seigneur des deux mondes, le Vigilant, le Seigneur des armées, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/10/Danas09.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1984" title="Danas09" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/10/Danas09-300x300.jpg" alt="Calligraphie d'anastasio" width="300" height="300" /></a>Le monde ancien avait primitivement de Dieu une notion magnifique. Il se le figurait, non point solitaire et comme perdu dans les déserts du ciel, mais bien comme un puissant et vigilant monarque au milieu d&rsquo;une cour brillante d&rsquo;innombrables esprits. Le <em>Seigneur des</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Esprits</em>, le <em>Seigneur des deux mondes</em>, le <em>Vigilant</em>, le <em>Seigneur des armées</em>, ou plutôt des hiérarchies du ciel, tels sont, entre beaucoup d&rsquo;autres, les noms sous lesquels la haute antiquité nous présente l&rsquo;idée de l&rsquo;Éternel.</p>
<p style="text-align: justify;">Auprès de sa sublime majesté, nous disent les plus anciennes traditions, sont d&rsquo;abord rangés trois ordres d&rsquo;esprits supérieurs. Ils sont ses familiers, ses intimes, ceux qu&rsquo;il veut bien admettre dans ses conseils.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout remplis du feu divin qui rayonne sans cesse de celui qui est l&rsquo;Être des êtres, la source de toute vie, ces esprits de gloire nous sont représentés eux-mêmes comme des flammes vives, comme un feu toujours ardent. On leur a donné le nom de Séraphins, du mot סרף ou שרף, <em>combussit, incendit</em>. « Ce nom, dit l’écrivain qui a le plus savamment parlé des esprits célestes, et dont les siècles postérieurs n’ont souvent fait que commenter les livres (Saint Denis l’Aréopagite) : ce nom indique manifestement leur durable et perpétuel attrait pour les choses divines, l&rsquo;ardeur, l&rsquo;intensité, l&rsquo;impétuosité sainte de leur généreux et invincible élan, et cette force puissante par laquelle ils soulèvent, transfigurent et réforment à leur image les natures subalternes, en les vivifiant, les embrasant des feux dont ils sont eux-mêmes dévorés, et cette chaleur purifiante qui consume toute souillure, et enfin cette active, permanente et inépuisable propriété de recevoir et de communiquer la lumière, de dissiper et d&rsquo;abolir toute obscurité, toutes ténèbres » (Saint Denis l’Aréopagite).</p>
<p style="text-align: justify;">Au second rang des célestes esprits apparaissent ceux qui sont désignés sous le nom de Chérubins, c&rsquo;est-à-dire, selon l&rsquo;interprétation la plus vraisemblable, assistants, êtres privilégiés et rapprochés de Dieu, du mot כרוב, <em>propinquus, adstans</em> (Gesenius, édit. Drach).</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le nom des Chérubins montre qu&rsquo;ils sont appelés à connaître et admirer Dieu, à contempler la lumière dans son état originel et la beauté incréée dans ses plus splendides rayonnements; que, participant à la sagesse, ils se façonnent à sa ressemblance, et répandent sans envie sur les essences inférieures le flot des dons merveilleux qu&rsquo;ils ont reçus</em> (Saint Denis l’Aréopagite). »</p>
<p style="text-align: justify;">Quand au nom de Trônes que l&rsquo;on a donné au troisième rang des esprits supérieurs, il est particulièrement expressif, et il offre immédiatement à l&rsquo;esprit l&rsquo;idée d&rsquo;un ordre de créatures élevées, en rapport de grande proximité avec la Divinité, dont elles sont le siège d’honneur et comme le support immédiat. « <em>Le nom des nobles et augustes Trônes signifie qu&rsquo;ils sont complètement affranchis des humiliantes passions de la terre; qu&rsquo;ils aspirent, dans leur essor sublime et constant, à laisser loin au-dessous d&rsquo;eux tout ce qui est vil et bas; qu&rsquo;ils sont unis au Très-Haut de toutes leurs forces avec une admirable fixité; qu&rsquo;ils  reçoivent d&rsquo;un esprit pur et impassible les douces visites de la Divinité; qu&rsquo;ils portent Dieu en quelque manière, et s&rsquo;inclinent avec un frémissement respectueux devant ses saintes communications.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Une seconde classe d&rsquo;intelligences célestes se présente après celle que nous venons de contempler. Elle se tient plus loin de la Divinité, elle n&rsquo;est pas admise au même degré dans la participation à, ses faveurs; et cependant elle occupe une position bien élevée dans l&rsquo;échelle des êtres. Elle a été désignée par le nom général de Gouverneurs, comme les premiers par celui de Conseillers; elle se compose, comme la première classe, d&rsquo;un triple rang d&rsquo;esprits célestes, auxquels on donne les noms de Dominations, de Vertus et de Puissances.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ces noms révèlent les propriétés augustes par lesquelles ces êtres supérieurs se rapprochent de la Divinité. Ainsi, le nom des saintes Dominations désigne, je pense, leur spiritualité sublime et affranchie de toute entrave matérielle, et leur autorité à la fois libre et sévère, que ne souille jamais la tyrannie d&rsquo;aucune vile passion. Car, ne subissant ni la honte d&rsquo;aucun esclavage ni les conditions d&rsquo;une dégradante chute, ces nobles intelligences ne sont tourmentées que du besoin insatiable de posséder Celui qui est la Domination essentielle et l&rsquo;origine de toute domination; elles se façonnent elles-mêmes et façonnent les esprits subalternes à la divine ressemblance; méprisant toutes choses vaines, elles  tournent leur activité vers l’Être Véritable, et entrent en participation de son éternelle et sainte principauté</em>. »</p>
<p style="text-align: center;">
    http://documents.scribd.com.s3.amazonaws.com/docs/3lgodcsb7kp0zsw.pdf?t=1287171283
  </p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Les Noms de Dieu &#8211; chapitre I</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/les-noms-de-dieu-chapitre-i/</link>
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		<pubDate>Sun, 03 Oct 2010 19:59:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Abbé E. van Drival]]></category>

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		<description><![CDATA[On compte généralement, avec saint Jérôme, dix noms de Dieu dans la langue hébraïque, et ces dix noms donnent les idées les plus belles, les plus élevées. C&#8217;est d&#8217;abord le mot אל, El, très-usité surtout en poésie, où on le trouve seul, tandis qu&#8217;en prose il est toujours joint à un autre mot ou à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/10/Danas10.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1979" title="Danas10" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/10/Danas10-300x237.jpg" alt="d anastasio" width="300" height="237" /></a>On compte généralement, avec saint Jérôme, dix noms de Dieu dans la langue hébraïque, et ces dix noms donnent les idées les plus belles, les plus élevées.</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;abord le mot אל, El, très-usité surtout en poésie, où on le trouve seul, tandis qu&rsquo;en prose il est toujours joint à un autre mot ou à un des noms de Dieu que nous allons étudier.</p>
<p>C&rsquo;est de ce mot que vient le verbe אלה adorer Dieu, invoquer Dieu; c&rsquo;est aussi de la même racine ou source primitive que dérive le nom de Dieu אללה Allah.</p>
<p>On n&rsquo;est pas d&rsquo;accord sur l&rsquo;origine de ce nom. Il est fort vraisemblable que c&rsquo;est là un mot tout-à-fait primitif, indiquant le pronom démonstratif de la troisième personne et signifiant Lui. Rien de plus grand que cette manière de désigner Celui que toute créature doit connaître et adorer comme son Père.</p>
<p>Nous trouvons très souvent le nom de Dieu El, , dans les noms propres où il entre comme élément principal. C&rsquo;est d&rsquo;après ce système que sont formés les noms suivants et les autres analogues :</p>
<p>Lire la suite :<br />
<a target="_blank" style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Noms de dieu chapitre 1 on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/38647541/Noms-de-dieu-chapitre-1">Noms de dieu chapitre 1</a> <object id="doc_385065701488807" style="outline: none;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="600" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="name" value="doc_385065701488807" /><param name="data" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="FlashVars" value="document_id=38647541&amp;access_key=key-43itutmvxiecpu4nhyp&amp;page=1&amp;viewMode=list" /><param name="src" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="doc_385065701488807" style="outline: none;" type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="600" src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" flashvars="document_id=38647541&amp;access_key=key-43itutmvxiecpu4nhyp&amp;page=1&amp;viewMode=list" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" bgcolor="#ffffff" wmode="opaque" data="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" name="doc_385065701488807"></embed></object></p>
<p>Tiré de la<em> Grammaire comparée des langues bibliques</em> de l&rsquo;Abbé E. van Drival.</p>
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		<title>Une Discussion concernant la Nature du Tzaddik</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/une-discussion-concernant-la-nature-du-tzaddik/</link>
		<comments>http://www.kabbale.eu/une-discussion-concernant-la-nature-du-tzaddik/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 26 Sep 2010 14:39:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Donmeh West]]></category>

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		<description><![CDATA[[NOTE : un "tzaddik" est l’équivalent dans le mysticisme juif du shaman, du gourou et des autres saints des autres traditions. Ce qui suit est la transcription d’une conversation privée à propos du tzaddik qui s’est déroulée entre Rav Yakob Leib et un de ses élèves] Par Donmeh West Yakov_Leib: Il faut se souvenir que [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/Yhvh03.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1972" title="Yhvh03" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/Yhvh03-300x300.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>[<em>NOTE : un "tzaddik" est l’équivalent dans le mysticisme juif du shaman, du gourou et des autres saints des autres traditions. Ce qui suit est la transcription d’une conversation privée à propos du tzaddik qui s’est déroulée entre Rav Yakob Leib et un de ses élèves</em>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par Donmeh West</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Il faut se souvenir que l’on peut remplir une mitzvah (obligations) plus en la brisant avec la kavannah (intention) correcte qu’en la remplissant mécaniquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Aimer Dieu et la Torah suffisamment afin de prendre le risque terrible de violer l’un pour l’intérêt de l’Autre est ce que le tzaddik fait. La piété n’a rien à y voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oui, et seul le tzaddik a le jugement pour cela.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Et bien, tout le monde est potentiellement un tzaddik, et par conséquent, a le jugement pour « cela ». Si toutefois, ils ne le savant pas, on doit le leur faire savoir par l’éveil et par un tzaddik éveillé, mais ils ont le bon jugement néanmoins. Ce dont tu parles ici c’est la merde de la ligne de parti des juifs orthodoxes.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Vraiment ? Je devrais y faire attention alors.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Sûr. Dieu a-t-il créé l’ordure ?</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Bien sûr que non.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Même Caïn et Abel, bien que fils du Na’hash, ont aussi la semence d’Adam en eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Personne n’est entièrement en dehors de la sainteté de Dieu. Quelques-uns sont en dehors un plus que d’autres, mais c’est juste une matière de conscience que de piété.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Et bien c’est sûr. Je comprends cela, oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: La première chose à réaliser- et je veux vraiment dire réaliser – est simplement combien idiots nous sommes – combien nous sommes sans pouvoir et ignorants. Ensuite nous pouvons nous mettre au travail afin de devenir un tzaddik, si ce n’est dans cette vie alors peut-être dans la suivante.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Mais alors par rapport à ce que vous avez l’habitude de dire, que le tzaddik fait ces choses pour les autres, et que les autres ne devraient pas les faire eux-mêmes, comme de manger le chelev, le gras interdit, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Sûr. Tout cela est vrai. Il le fait pour les gens qui ne sont pas prêts à le faire eux-mêmes. Mais, il se peut qu’ils doivent le faire eux-mêmes – mais pas avant qu’ils réalisent quels trous du cul ils peuvent être, ce qui comme je l’ai dit, peut prendre plusieurs vies.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Ahhhhhhhhhhhhhhhh! Ok! Ok! Je comprends maintenant. Ah haaaaaaaaaaa!</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Il n’y a rien de pire que quelqu’un qui n’est pas prêt pour cela et qui pense l’être.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oui je suppose.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Seulement lorsque l’ego est totalement détruit par Dieu, la personne peut-elle être prête à vraiment le connaître et à l’aimer – et être connu et aimé de Lui en retour. Autrement, il y a toujours le risqué que l’on se dise « Je suis Dieu ». Ce n’est que lorsque l’on a été écrasé comme Job, « Je ne te connaissais que par ouï-dire mais maintenant que je t’ai vu de mes propres yeux, je retire tout ce que j’ai dit et je me repens dans la poussières et les cendres ».</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Et le tzaddik dit à la personne quand elle est prête ?</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Non, je ne pense pas que le tzaddik dise à  la personne quand elle est prête – Dieu le fait. Tout ce que fait le tzaddik est de le mener jusqu’à un point et lui confirme si cela est bien le cas. C’est comme mon propre samadhi. J’ai travaillé avec Swamiji pendant des années, j’ai expérimenté le samadhi de moi-même, je le lui ai décrit par après, et j’ai reçu la confirmation de sa part que c’était bon. Il ne me l’a pas « donné ». Il m’a mené vers lui et ensuite il a validé ce que j’avais expérimenté comme étant authentique car il l’a reconnu selon sa propre expérience. Le tzaddik fait de même.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Ohhhhhh. Je comprends.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Et même alors, il y a un element de Gueburah en cela. C’est pourquoi le tzaddik doit être familier avec Gueburah, que les autres confondent souvent avec de la colère.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Bien, êtes-vous sûr de cela ?</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Il y a toujours un élément de Gueburah, de jugement, impliqué. Le tzaddik apporte à l’étudiant le lieu, l’étudiant va en ce lieu (ou pas) et le tzaddik, en se basant sur sa propre expérience, juge ensuite si ce que l’étudiant rapporte est plausible ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Ah, je comprends.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Le tzaddik se demande à lui-même, &laquo;&nbsp;Est-ce ainsi que quelqu’un qui a eu la devekut pense et agit, en me basant sur ma propre expérience de cela et sur mon enseigneur ?&nbsp;&raquo;  Ainsi, il y a toujours un élément de jugement, de Gueburah, impliqué. Mais dans le tzaddik est la Gueburah qui est connue par expérience plutôt que par ouï-dire. Le tzaddik sait combien les autres sont incomplets car il sait et accepte combien incomplet il est lui-même. Il peut si bien le reconnaître dans les autres car il le reconnaît et l’accepte en lui, et il n’hésite pas à la rendre visible et connu aux autres. Il ne se pense pas comme quelqu’un qui est monté à l’Echelon le plus élevé et que les autres doivent le suivre. Mais plutôt, il se voit lui-même comme se débattant dans la même merde que les Hassidim, mais avec plus de conscience et, heureusement, plus de courage de compréhension et de volonté à le dire. Et sa force est qu’il dit aux autres qui viennent le voir « Regardez-moi, je suis couvert de la même merde que vous qui doit être nettoyée ». Et il le dit car il le sait. Tu devrais lire le merveilleux livre « Un Maître Tourmenté : Rabbi Nahman de Braslav » par Arthur Green. Tout y est.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oh, je me rappelle que vous en aviez parlé auparavant.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Nachman tait et est mon héro spirituel et modèle, plus que Sabbataï Zevi ou Jacob Franck – pas au sens où les Breslovers le voient, bien sûr, mais d’une manière différente. Il est venu et a élu sa résidence en moi et il m’a guidé sans cesse depuis, lui et la Shekhinah.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Wowwwwwwwwwww !</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: C’était aux alentours de 1981, sous la direction de mon mentor, James Kirsch. Cela ne doit pas être une surprise pour toi. Ne te rappelles-tu pas que je l’ai rapporté dans le chapitre sur la « Kabbale et l’interprétation des Rêves » dans l’anthologie sur Jung, Des juifs modernes à la recherche de l’âme? Les rêves où Nachman et la  Shekhinah sont entrés cérémonieusement dans la maison du rêveur afin d’y « élire résidence » ?</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oh oui, je me le rappelle très bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Bien, ces rêves furent réellement les miens et non pas ceux d’un étudiant, comme je l’ai dit pour des raisons professionnelles. Mais je n’étais pas seul à interpréter leur signification, mais James, James et moi en fait. Et les jungiens qui ont édité le livre connaissaient ma personnalité, savaient qu’ils étaient dans mes rêves, et sentirent que ce que j’avais dit à leur propos était suffisamment valide que pour être publié. En fait, tu te rappelleras que le principal éditeur de l’anthologie, J. Marvin Spiegelman, a écrit au sujet de mes interprétations de rêves, « Yakov Leib HaKohain fait un essai assez inhabituel afin de combiner les aspects de la psychologie jungienne avec la Kabbale, bien plus que cela fut tenté auparavant. Yakov Leib HaKohain est le premier à notre connaissance qui combine explicitement les informations archétypales et les conceptions jungiennes en une relation entre les rêves, l’histoire personnelle et l’imagerie kabbalistique » (p. 84). Il écrivait, bien sûr, au sujet des rêves portant sur Rebbe Nachman que j’avais rapporté et analysé dans mon chapitre, et qui, à l’époque de la tradition freudienne, furent attribués à un élève plutôt qu’à moi-même, qui en étais le rêveur véritable.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Yakov_Leib: Toujours, afin d’être légitime, il y a un besoin d’obtenir une confirmation extérieure de l’enseigneur. Nachman était un d’entre ces hommes qui n’en avaient pas besoin. Il était même plus grand que son arrière grand-père le Baal Shem Tov. Bien plus grand. Et ce qui est marrant c’est que je connais énormément sur l’âme de Nachman. Mais j’arrête ici. C’est juste quelque chose qui m’a pris et qui a besoin de parler de soi.</p>
<p style="text-align: justify;">Etudiant : C’est fascinant lorsque quelque chose vous prend comme cela, très excitant. J’étais tellement hypnotisé que je n’ai même pas entendu le téléphone sonner et c’est à présent trop tard. Merci.</p>
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		<title>La Cabale des Hébreux par le Chevalier Drach</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Sep 2010 15:17:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cabale chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[chevalier Drach]]></category>
		<category><![CDATA[Ouvrages]]></category>
		<category><![CDATA[Sepher Ha Zohar]]></category>
		<category><![CDATA[Sephiroth]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le mot ineffable de Jéhovah sont compris les trois temps du verbe être : « il a été, il est et il sera ». Sa signification précise est donc l&#8217;éternité, et joint à Élohim, c&#8217;est la force de l&#8217;Être éternel. (Harmonies, p. 342.) Nous proposons ici de faire (re) découvrir le chevalier Drach et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/manuscrits01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1964" title="manuscrits01" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/manuscrits01.jpg" alt="manuscrit" width="300" height="200" /></a>Dans le mot ineffable de Jéhovah sont compris les trois temps du verbe  être : « il a été, il est et il sera ». </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Sa signification précise est  donc l&rsquo;éternité, et joint à Élohim, c&rsquo;est la force de l&rsquo;Être éternel. </em></p>
<p style="text-align: right;"><em>(Harmonies, p. 342.)</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous proposons ici de faire (re) découvrir le chevalier Drach et son ouvrage : <em>La Cabale des Hébreux vengée de la fausse imputation de panthéisme par le simple exposé de sa doctrine d&rsquo;après les livres cabalistiques qui font autorité</em> (Imprimerie de la Propagande, Rome, 1864). Vous pouvez accéder à la lecture de l&rsquo;ouvrage directement à la fin de l&rsquo;article, après l&rsquo;extrait du chapitre II.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Biographie de Drach.</h3>
<p style="text-align: justify;">David Paul Drach, devenu Paul-Louis-Bernard Drach après son baptême, dit aussi le Chevalier Drach, est un ancien rabbin français d&rsquo;origine converti au catholicisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Fils de Moïse et de Feyelé Weiler, il naît le 6 mars 1791 dans une bourgade proche de Strasbourg. Il fut d&rsquo;abord instruit par son père, érudit en hébreu et dans l&rsquo;étude du Talmud. À l&rsquo;âge de douze ans, Drach entra à l&rsquo;école talmudique d&rsquo;Edendorf près de Strasbourg. Il obtint son diplôme et s&rsquo;enregistra à Westhofen pour être admis comme professeur de Talmud.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1809, il fut nommé rabbin et docteur de la Loi et s’installa à Colmar, où il se consacra à l&rsquo;étude des sciences. En 1811, il se rendit à Paris où il fut appelé à un poste important au sein du Consistoire central et assura simultanément les fonctions de tuteur dans une famille juive. Les résultats de sa méthode d&rsquo;enseignement incitèrent même des familles chrétiennes à lui confier leurs enfants.</p>
<p style="text-align: justify;">Il écrivit : « Électrisé par les exemples édifiants d&rsquo;une tendre piété, dont j&rsquo;avais ainsi le bonheur d&rsquo;être témoin journellement, pendant plusieurs années, le sentiment qui m&rsquo;animait autrefois à l&rsquo;égard du christianisme se réveilla en moi avec une force nouvelle. » Et, en 1821, il se lança dans le projet de restituer le texte hébreu de la Torah d&rsquo;après la « Septante » (première traduction de la Bible hébraïque en grec), convaincu que la traduction grecque est plus authentique que l&rsquo;original en hébreu. Pendant deux années, il travaille à cette étude, consultant toujours et encore plus les textes chrétiens. Informé de cette approche peu conforme à la tradition juive, le grand rabbin Cologna lui interdit de persévérer dans cette démarche et le menace d&rsquo;excommunication.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces études débouchèrent sur sa croyance inaliénable en la divinité et la qualité de messie de Jésus-Christ. Le Jeudi saint de 1823, il renonça au judaïsme, en présence de l&rsquo;archevêque Quélen, à Paris, fut baptisé. Voir le récit qu&rsquo;en fait Drach dans sa Lettre d&rsquo;un rabbin converti aux israélites ses frères sur les motifs de sa conversion, Paris, 1826. Ses deux filles et son fils furent aussi baptisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques années après, Drach se rendit à Rome, où il entra au service du Vatican en 1830 en tant que bibliothécaire de la « Congrégation pour la propagande de la foi », poste qu&rsquo;il occupa jusqu&rsquo;à sa mort. C&rsquo;est là qu&rsquo;il gagna son titre pontifical de chevalier.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son baptême, sans jamais renier son appartenance au peuple juif, David-Paul Drach manifesta une nette volonté de convertir les juifs au catholicisme : « Il ne peut entrer dans mon intention de flétrir une nation à laquelle j&rsquo;appartiens toujours selon ma chair » (David-Paul Drach, De l&rsquo;Harmonie entre l&rsquo;Eglise et la Synagogue&#8230;, tome 1, p. 29).</p>
<p style="text-align: justify;">Indigné de l&rsquo;alliance que Franck cherche à établir entre le panthéisme et la cabale dans sa La Kabbale ou la philosophie religieuse des Hébreux, s&rsquo;écrie dans une réfutation de ce livre : « Les incrédules cherchent à rendre la cabale complice de l&rsquo;impie système du panthéisme. M. Franck, le dernier venu, traite de la cabale comme un aveugle qui raisonnerait sur les couleurs par ouï-dire. » (La Cabale des Hébreux vengée de la fausse imputation de panthéisme, par le chevalier P. L. Drach, p. 7.)</p>
<p style="text-align: justify;">Son fils, le prêtre Paul-Augustin Drach (1817-1895), chanoine de Notre-Dame de Paris, fut un bibliste renommé.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, septembre 2010 e.v.</strong></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;">Bibliographie</h3>
<p style="text-align: justify;">* <em>Lettres d&rsquo;un rabbin converti aux Israélites</em>, ses frères (Paris, 1825)</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>Bible de Vence, avec annotations </em>(Paris, 1827- 1833) en 27 volumes in-octavo.</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>Du divorce dans la synagogue</em> (Rome, 1840);</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>De l&rsquo;harmonie entre l&rsquo;Église et la synagogue</em> (Paris, 1844)</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>Dictionnaire catholique hébreu-chaldaique de l&rsquo;Ancien Testament</em> (éd. Migne, Paris, 1848)</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>Le Pieux Hébraïsant</em> (Gaume, Paris, 1853)</p>
<p style="text-align: justify;">* <em>La Cabale des Hébreux</em> (Rome, 1864).</p>
<p style="text-align: justify;">* En outre, il retravailla le <em>Dictionnaire Hébreu-Latin</em> de Gesenius</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3 style="text-align: center;"><strong>IDÉE VRAIE DE LA CABALE.</strong></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong> </strong></h3>
<h3 style="text-align: center;"><strong>SON USAGE DANS LA SYNAGOGUE.</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Après avoir débusqué notre pseudo-cabaliste de la position qu’il a envahie, je vais exposer à mon tour ce qu’est réellement la cabale juive. Je soumets sans crainte mes preuves à l’appréciation de tout homme de bonne foi et de bonne judiciaire. On verra que d’après la doctrine fondamentale de la cabale l’univers est une création ex nihilo de la puissance infinie de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fait, toute science doit avoir un but pratique. Or, quel est celui de la cabale ? Le <em>Zohar</em>, principal code de la cabale, partie 2<sup>e</sup>, col. 362, et après lui tous les cabalistes, répondent que son but est d’enseigner comment on doit diriger ses intentions en priant Dieu ; à quelle splendeur et à quel attribut de Dieu on doit recourir principalement dans telle ou telle nécessité ; quels anges on peut invoquer pour obtenir leur intercession dans certaines circonstances ; par quels moyens on se prémunit contre la méchanceté des esprits malfaisants, dont l’air est rempli. C’est précisément pour indiquer avec exactitude ces intentions, ces prières et ces formules que le rabbin Isaïe Hurwitz, un des plus savants cabalistes du XVIIe siècle, a composé un volumineux commentaire cabalistique des prières usuelles de la synagogue, sous le titre <em>La porte du ciel</em>. La conséquence en découle naturellement. La cabale enseigne un Dieu personnel à qui nous devons adresser des prières, tandis que les panthéistes se font Dieu eux-mêmes. Ils disent avec un philosophe couronné d’Egypte : <em>Meus est fluvius meus, et ego feci memetipsum</em>. (Ezech.XXIX, 3).</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai vu des rabbins qui entendant pour la première fois qu’on prétendait que la cabale contenait les principes de l’athéisme, restèrent tout ébahis. Il arrive quelquefois qu’attaqués à l’improviste par une proposition étrange, saugrenue, nous en sommes interdits. Une foule de réponses se présentent en confusion, chacune en quelque sorte tellement pressée de se produire la première, qu’on ne sait par où commencer. Ces rabbins ne pouvaient que s’exclamer : Mais ce n’est pas possible ! C’est un non-sens, une folie. Comment ! Nos pieux cabalistes de tous les siècles niant l’existence de Dieu !</p>
<p style="text-align: justify;">Les docteurs de la synagogue moderne appréhendent de la diffusion de la science cabalistique un danger d’une nature tout opposée. Plusieurs d’entre eux disent anathème à ceux qui publient des livres de cabale. Rabbi Jéhuda Ariè, connu sous le nom de Léon de Modène, écrit dans un de ses ouvrages intitulé, <em>Le lion rugissant</em> : « <em>Et je doute que Dieu pardonne jamais à ceux qui ont fait imprimer de pareils livres. </em>» En effet, des Israélites, distingués autant par leur science que par leur position sociale, ont été amenés à embrasser la foi catholique par la seule lecture des livres de la cabale. J’en ai nommé plusieurs dans mon <em>Harmonie</em>, tome 2<sup>ème</sup>, pages XXXII-XXXV. Un disciple du même Rabbi Ariè, Samuel ben Nahhmias, d’une riche famille juive de Venise, reçut le baptême dans sa ville natale le 22 Novembre 1649, sous le nom de Jules Morosini. Ce Morosini est auteur d’un volumineux et savant ouvrage en italien, dont le titre est : <em>Chemin de la Foi montré aux Hébreux,</em> Rome, imprimerie de la Propagande 1683, 2 vol. in 4°. ﻿</p>
<p style="text-align: center;">
    http://documents.scribd.com.s3.amazonaws.com/docs/58hf6byb5snfijt.pdf?t=1283356724
  </p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Rosh Ha Shannah</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Sep 2010 18:17:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Roch Hachana (hébreu : ראש השנה לשנים לשמיטים וליובלות, ולנטיעה ולירקות, rosh hashana lashanim lashmittim velayovelot velanetiya oulayerakot, « commencement de l’année pour les années civiles, les années sabbatiques, les années jubilaires, la plantation et les légumes ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile tandis que l’humanité est jugée sur ses actes [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/press_shofar_300dpi.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1959" title="press_shofar_300dpi" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/09/press_shofar_300dpi-300x199.jpg" alt="Shofar ha shanah" width="300" height="199" /></a>&laquo;&nbsp;Roch Hachana (hébreu : ראש השנה לשנים לשמיטים וליובלות, ולנטיעה ולירקות, rosh hashana lashanim lashmittim velayovelot velanetiya oulayerakot, « commencement de l’année pour les années civiles, les années sabbatiques, les années jubilaires, la plantation et les légumes ») est une fête juive célébrant la nouvelle année civile tandis que l’humanité est jugée sur ses actes de l’année écoulée.</p>
<p>Elle est fêtée les deux premiers jours du mois de tishrei (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien), et dure deux jours, en terre d’Israël comme en diaspora. Elle inaugure la période des dix jours de pénitence qui se conclut à Yom Kippour.</p>
<p>Le rite principal de la fête est la sonnerie du chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection. D’autres coutumes s’y rattachent, dont la consommation de mets sucrés que certains ont ritualisée en un seder de Roch Hachana.&nbsp;&raquo; Wikipedia.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=ISI1Uw05aGM">http://www.youtube.com/watch?v=ISI1Uw05aGM</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=jaYfblz_uLE">http://www.youtube.com/watch?v=jaYfblz_uLE</a></p>
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		<title>Prolégomènes à la Kabbale</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 11:44:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour beaucoup, la Kabbale est une pseudo-science sans contact avec le réel, une élucubration mystique sortie du cerveau des abstracteurs de quintessence. C’est une erreur fondamentale, mais inévitable, car peu d’hommes disposent du temps nécessaire pour se faire une opinion circonstanciée et sonder les problèmes qu’elle aborde et résout. À première vue, en effet, la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/07/Tora_Kalisz.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1949" title="Tora_Kalisz" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/07/Tora_Kalisz-300x275.jpg" alt="Torah" width="300" height="275" /></a>Pour beaucoup, la Kabbale est une pseudo-science sans contact avec le réel, une élucubration mystique sortie du cerveau des abstracteurs de quintessence. C’est une erreur fondamentale, mais inévitable, car peu d’hommes disposent du temps nécessaire pour se faire une opinion circonstanciée et sonder les problèmes qu’elle aborde et résout.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">À première vue, en effet, la Kabbale offre un aspect rébarbatif et emploie un langage de forme sibylline propre à rebuter les autodidactes d’esprit superficiel. Cependant, sous son voile hermétique, elle cache une science profonde, celle des rapports qui lient le contingent à l’absolu. Elle a été et reste la métaphysique la plus concrète et par conséquent la plus positive dont l’intelligence humaine se soit nourrie. Voyons comment.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La science analytique s’occupe uniquement du relatif, elle ne peut « outrepasser » sans abandonner sa hase de départ. Elle s’arrête donc au seuil de l’absolu, de l’infini, du transcendant.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Bien plus, elle repousse volontairement et sans appel toutes les notions dont l’analyse quantitative ne peut tirer parti. Elle engendre inéluctablement le matérialisme, le positivisme, le pragmatisme, en un mot, la philosophie exclusive du contingent, sans s’occuper de son support.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Constituer une science et une philosophie du relatif, c’est parfait. Mais le relatif est conditionné, c’est une donnée expérimentale. Comment et pourquoi est-il conditionné ? La science répond « non ultra possumus », et l’esprit humain, chercheur infatigable, reste insatisfait. Alors s’élève la voix de la philosophie ésotérique, essence même Kabbale. Le relatif, dit-elle, est une apparence, la seule réalité réside dans l’Absolu. La science analytique est suffisante dans la poursuite d’un idéal situé dans son axe, au seuil spirituel elle est impuissante. Appuyé sur la seule expérience, l’esprit est un arbre transplanté en un sol infertile, il s’étiole et perd le sens de sa propre réalité. Le relatif change, s’écoule, s’efface, il faut une base immuable pour supporter le devenir.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais, comment passer du relatif à l’absolu, et comment l’Absolu, source incontestée du relatif, peut-il émaner celui-ci sans s’évanouir en fumée ? La Kabbale, par analogie, explique le procédé involutif de l’Absolu et restitue le monde du relatif au même titre que la Science, tout en jetant un pont entre l’être et le néant, en reliant le contingent à son support nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La philosophie Kantienne a figuré, de façon magistrale, l’antinomie irréductible de ces frères ennemis : phénomène (relatif) et noumène (absolu). Si nous allons de l’un à l’autre, par le mode inductif, au terme de l’analyse, le phénomène devient noumène et c’est absurde, l’absolu sombre dans le relatif et tout concept étranger à nos catégories se dissipe. Scientifiquement, on ne peut rien contre cette constatation, le transcendant échappe à notre intellect. Et pourtant, une notion indéracinable s’élève en nous : celle du noumène. Cette notion, Kant l’a considérée comme nécessaire à notre raison pour mettre un point final à l’indéfinité des séries phénoménales ; mais il a ajouté : couvre-t-elle une réalité ? Nous n’en saurons jamais rien, c’est un postulat.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Doute et négation sont inopérants, chacun de nous sent en lui un lambeau d’absolu irréductible au phénomène et Kant n’a converti personne à sa désespérance agnostique. Aucune philosophie proprement rationnelle, cependant, n’a donné la solution du problème, seule, la Kabbale, en concordance admirable avec les théologies modernes, a fourni la théorie capable de justifier le passage du relatif à l’absolu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« Je suis celui qui suis », a dit Javeh dans le buisson d’Horeb. Et de l’être en soi, on ne peut rien concevoir d’autre. Il est, et il est un, c’est tout. Comment cette unité inaccessible et inféconde aux yeux de la raison, peut-on extraire l’universalité des êtres contingents ? C’est que, dit la Kabbale, l’Unité ineffable et inintelligible – Aïn-Soph – est expansive, elle possède la vie féconde par elle-même. Et cette vie se manifeste par une triple personnalité, interne à l’Unité et greffée sur l’être essentiel. Ici, le mot personnalité est synonyme de rôle ou d’attitude, et non pas d’hypostase. Ces trois altitudes prises par une même substance : Paternité, Filiation (Spiration), Procession nous sont accessibles dans une certaine mesure, car il ne s’agit plus de l’essence de l’être, mais des propriétés de l’être. Or, prononcer le mot propriété, c’est évoquer la possibilité d’une relation, et par cette voie, la relativité peut découler de l’Unité transcendante.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En effet, la vivante unité, par son activité interne, équivaut au ternaire, en raison de la triplicité des fonctions de l’être. Mais ce ternaire possède un moyen terme géminé à double face : Filiation-Spiration. Le ternaire contient donc en germe effectif, le quaternaire, et celui-ci est la condition suffisante de la création relative. Car, si le ternaire peut s’accommode ; d’une manifestation interne sans rompre l’unité essentielle, le quaternaire est, au contraire l’origine de la multiplicité. La Filiation indique la communauté de substance, d’essence, d’être ; la Spiration comporte la distinction. Par la distinction, l’Être s’oppose au néant et conçoit le champ de son activité. C’est là une attitude efficace : si elle s’exerce à l’encontre de la somme des possibles, elle est interne et donne à l’Unité la conscience de sa plénitude, si elle agit vis-à-vis d’une série déterminée, elle devient l’origine d’une notion particulière, elle manifeste un attribut de la Substance. Alors, l’Être extériorise une partie de son activité, il ne dit plus « Je suis », il dit « Je ne suis pas Cela ». Et Cela devient un être dérivé et contingent, car s’il reçoit l’être dans son intégralité indivisible, il ne peut s’opposer au néant que dans le cadre d’une limite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Par la Spiration manifestée, la création s’écoule à travers le prisme filial. Ainsi, l’absolu et le relatif, de prime abord, incompatibles, se présentent comme les deux faces d’un seul problème : la vie universelle. Un prologue éternel : transcendance ; une action concrète : immanence ; un dénouement : réintégration harmonique qui conjugue les deux étapes. De transcendantal, l’absolu devient immanent, et, sur ses bases métaphysiques, la théologie chrétienne a établi ses dogmes fondamentaux :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Trinité = Relation d’origine entre les Personnes de l’essence divine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;">Transcendance.</p>
<p style="text-align: center;">Création Immanence.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Chute originelle, rupture d’équilibre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Incarnation = Descente effective de l’Absolu dans le Relatif (Restitution de l’équilibre par la confirmation de l’Immanence).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Rédemption = Réintégration du Relatif dans sa coparticipation de l’absolu-immanent (Le Salut).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Comment la Kabbale nous explique-t-elle cette compénétration de l’absolu et du relatif ? Elle emploie les noms divins révélés, leurs lettres constitutives sous leur valeur alphabétique et numérale, mais son argumentation primordiale réside dans l’arbre séphirotique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La décade des Séphiroth découle d’Aïn-Soph. Aïn-Soph, c’est l’Être inconcevable et inintelligible, c’est l’Infini-Absolu dans toute sa plénitude intangible ; il est supérieur à tout être, à toute pensée, à toute qualité, à toute manifestation. Mais c’est lui qui sert de support, remplit et enveloppe tout ce qui est. Les Séphiroth ne sont pas des créations divines, des hypostases manifestées, ce sont des idées Fondamentales, des « idées-forces », elles constituent la dégradation de la Pensée absolue dans sa descente vers la relativité, vers la création éventuelle. C’est par elles que nous arrivons à saisir le dynamisme de l’émanation (Atziluth), par elles que nous montons du monde apparent des réalisations (Asiah), jusqu’à la notion limite de l’Intelligible : <em>Ehieh</em>, l’être en soi et sans détermination. En elles, la substance même de la Pensée divine circule du faîte à la base, de Kéther et Malkut. Chaque Séphira est une étape par laquelle l’Absolu prépare et conditionne son incarnation dans le relatif, chacune est un creuset grâce auquel la transcendance, se transformant en immanence, nous devient de plus en plus intelligible, dans ce qu’il nous est donné d’en connaître.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En un mot, les Séphiroth, procédant en quelque sorte, de l’Unité inaccessible dans son essence, compliquent dans leur marche involutive, le concept primitif de la distinction, pour aboutir à l’indéfinie multiplicité de l’Univers. Et c’est par une marche inverse et ascendante que notre esprit, par la voie intuitive, arrivera à reconstituer la subtile métaphysique de la communion de l’Absolu et du relatif et la somme des rapports qui relient l’un à l’autre, le devenir à l’immuable, le temps à l’éternité.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cherchez dans l’arbre séphirotique ces idées et ces principes pour en développer les conséquences et vous aurez la clef de la Kabbale, le plan des sentiers et des voies et vous pourrez franchir les cinquante portes de l’intelligence. Nous n’insistons pas, car nous écrivons pour les hommes de bonne volonté et non pour les curieux. S’il y a des vides dans notre démonstration, ils sont voulus ; celui qui est appelé les comblera sans peine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<blockquote style="text-align: justify;"><p><strong>Constant CHEVILLON.</strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">In <em>Annales Initiatiques</em>, 1935, N° 62.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La révolte de Korach</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/la-revolte-de-korach/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 17:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Louria]]></category>
		<category><![CDATA[Partzufim]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« C’en est assez ! » (Nombres 16, 3) Commentaires du Ari sur la parshat Korach issus de Likutei Torah et de Shaar ha Pesukim et des commentaires de Rabbi Moshe Wisnefsky. 16 : 1 Koré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, fils d&#8217;Éliab, et On, fils [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">«<em> C’en est assez !</em> » (Nombres 16, 3)</p>
<p style="text-align: justify;">Commentaires du Ari sur la parshat Korach issus de <em>Likutei Torah</em> et de <em>Shaar ha Pesukim</em> et des commentaires de Rabbi Moshe Wisnefsky.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>16 : 1 Koré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, fils d&rsquo;Éliab, et On, fils de Péleth, tous trois fils de Ruben.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16 : 2 Ils se soulevèrent contre Moïse, avec deux cent cinquante hommes des enfants d&rsquo;Israël, des principaux de l&rsquo;assemblée, de ceux que l&rsquo;on convoquait à l&rsquo;assemblée, et qui étaient des gens de renom.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16 : 3 Ils s&rsquo;assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent: C&rsquo;en est assez! car toute l&rsquo;assemblée, tous sont saints, et l&rsquo;Éternel est au milieu d&rsquo;eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l&rsquo;assemblée de l&rsquo;Éternel?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16 : 7 Demain, mettez-y du feu, et posez-y du parfum devant l&rsquo;Éternel; celui que l&rsquo;Éternel choisira, c&rsquo;est celui-là qui sera saint. C&rsquo;en est assez, enfants de Lévi! </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Ari nous dit que les âmes des Juifs de cette génération descendaient du Nom de dieu dont la valeur numérique est 135, c’est-à-dire de la combinaison des deux Noms 72 et 63. En effet, le Nom Havayah (יהוה) peut être épelé de quatre manières différentes dont les valeurs sont 72, 63, 45 et 52. Ces Noms correspondent aux 4 partzufim Abba, Ima, Zeïr anpin et Nuvah et aux 4 Mondes :</p>
<table style="text-align: justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: center;" valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">I,   י</td>
<td valign="top">IH,   יה</td>
<td valign="top">IHV,   יהו</td>
<td valign="top">IHVH,   יהוה</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Atziluth</td>
<td valign="top">OB   Aub, עב</td>
<td valign="top">IVD,</td>
<td valign="top">IVD,   HI</td>
<td valign="top">IVD,   HI, VIV</td>
<td valign="top">IVD,   HI, VIV, HI</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">Yod</td>
<td valign="top">Yod,   He</td>
<td valign="top">Yod,   He, Viv</td>
<td valign="top">Yod,   He, Viv, He</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">I,   י</td>
<td valign="top">IH,   יה</td>
<td valign="top">IHV,   יהו</td>
<td valign="top">IHVH,   יהוה</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Briah</td>
<td valign="top">SG,   Seg, סג</td>
<td valign="top">IVD,</td>
<td valign="top">IVD,   HI</td>
<td valign="top">IVD,   HI, VAV</td>
<td valign="top">IVD,   HI, VAV, HI</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">Yod</td>
<td valign="top">Yod,   He</td>
<td valign="top">Yod,   He, Vau</td>
<td valign="top">Yod,   He, Vau, He</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">I,   י</td>
<td valign="top">IH,   יה</td>
<td valign="top">IHV,   יהו</td>
<td valign="top">IHVH,   יהוה</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Yetzirah</td>
<td valign="top">MH,   Mah, מה</td>
<td valign="top">IVD,</td>
<td valign="top">IVD,   HA</td>
<td valign="top">IVD,   HA, VAV</td>
<td valign="top">IVD,   HA, VAV, HA</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">Yod</td>
<td valign="top">Yod,   Hah</td>
<td valign="top">Yod,   Hah, Vau</td>
<td valign="top">Yod,   Hah, Vau, Hah</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">I,   י</td>
<td valign="top">IH,   יה</td>
<td valign="top">IHV,   יהו</td>
<td valign="top">IHVH,   יהוה</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top">Asiah</td>
<td valign="top">BN,   Ben, בן,</td>
<td valign="top">IVD,</td>
<td valign="top">IVD,   HH</td>
<td valign="top">IVD,   HH, VV</td>
<td valign="top">IVD,   HH, VV, HH</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top"></td>
<td valign="top"></td>
<td valign="top">Yod</td>
<td valign="top">Yod,   Heh</td>
<td valign="top">Yod,   Heh, Vu</td>
<td valign="top">Yod,   Heh, Vau, Heh</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/07/dyn001_original_550_387_pjpeg_2625226_7ea60bd19b5405fd2ef74339e020d2e3.jpg"><img class="size-medium wp-image-1945 aligncenter" title="dyn001_original_550_387_pjpeg_2625226_7ea60bd19b5405fd2ef74339e020d2e3" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/07/dyn001_original_550_387_pjpeg_2625226_7ea60bd19b5405fd2ef74339e020d2e3-300x211.jpg" alt="Marc Chagall" width="300" height="211" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">- AV (עײב) : Yod (יוד) Hey (הי) Vyv (ויו) Hey (הי) dont la valeur numérique est de 72 ;</p>
<p style="text-align: justify;">- SaG (סײג) : Yod (יוד) Hey (הי) Vav (ואו) Hey (הי) dont la valeur numérique est de 63 ;</p>
<p style="text-align: justify;">- MaH (מײה) : Yod (יוד) Hea (הא) Vav (ואו) Hea (הא) dont la valeur numérique est de 45 ;</p>
<p style="text-align: justify;">- BeN (בײן) : Yod (יוד) Heh (הה) Vv (וו) Heh (הה) dont la valeur numérique est de 52.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit donc ici de l’union des Noms AV et SaG dont l’union, selon le Ari, exprime l’idée que les « femmes possèdent la daat légère » (selon Kidushin 80b). La valeur numérique de « légère » donnée dans cette expression (« kala », forme au féminin de l’adjectif) est 135. כלה, 100 + 30 + 5 = 135.</p>
<p style="text-align: justify;">Daath ou la conscience divine de cette génération (celle de Korach) était donc « féminine » par rapport à la daath « mâle » de la première génération de l’Exode. Comme nous le savons, cette succession est nécessaire afin d’équilibrer la balance et afin de permettre l’entrée dans la Terre Promise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Ari nous dit que cela explique pourquoi ils dirent à Moïse : « Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l&rsquo;assemblée de l&rsquo;Éternel ? » Le mot « assemblée », « kalah » כהל, est ici une permutation de « légère », kalah כלה, dont la valeur numérique est 135.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Nom de Moïse était, quant à lui, dérivé de la première forme du Nom de Havayah dont la valeur est 72 qui est obtenue également à partir du carré du Nom Havayah :</p>
<p style="text-align: justify;">Yod, yod-he, yod-he-vav, yod-he-vav-he = 10 + (10 + 5) + (10 + 5 + 6) + (10 + 5 + 6 + 5) = 72.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce carré du Nom épelé avec la lettre aleph forme les mots : « un nuage léger » (Isaïe 19, 1) dont la valeur numérique est 202, identique à celle des mots « C’en est assez » (רב, rav). C’est également le signe que Moïse relève du côté masculin, ce qui explique qu’il ne pouvait entrer sur la Terre Promise.</p>
<p style="text-align: justify;">Yod (יוד) : 10 + 6 + 4 = 20</p>
<p style="text-align: justify;">Yod-He (יודהא) : (10 + 6 + 4) + (5 + 1) = 26</p>
<p style="text-align: justify;">Yod-He-Vav (יודהאואו) : (10 + 6 + 4) + (5 + 1) + (6 + 1 + 6) = 39</p>
<p style="text-align: justify;">Yod-He-Vav-He (יודהאואהא) : (10 + 6 + 4) + (5 + 1) + (6 + 1 + 6) + (5 + 1) = 45</p>
<p style="text-align: justify;">Dont la somme donne 130 qui est la valeur numérique de la forme masculine de l’adjectif « léger », כל. « Nuage », עב, a pour valeur numérique 72.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici, selon le Ari, la signification mystique de la phrase « C’en est assez ». Korach dit à Moïse qu’il personnifie la conscience spirituelle indiquée par le nombre 202, tandis qu’Israël personnifie la conscience spirituelle indiquée par la valeur numérique 135 qui est celle de « assemblée de Dieu ». Voici la signification de l’avertissement de Korach : Moïse relève de Hokhmakh, le côté masculin, et non de Binah, le côté féminin. Moïse ne peut plus comprendre la nouvelle assemblée de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Moïse répondit qu’en réalité c’est l’inverse par cette phrase : « <em>C&rsquo;en est assez, enfants de Lévi !</em> », c’est-à-dire, « <em>vous personnifiez la conscience spirituelle exprimée par 202 et non moi </em>». En hébreu l’expression « <em>c’en est assez pour vous </em>» (rav lachem) peut se lire « 202 est vôtre ». 202 est la valeur numérique du Nom Havayah, qui épelé donne une valeur de 72, et de la valeur du mot « léger ». En d’autres mots, la Hokhmah masculine (manifestée par le Nom 72) possède une « légèreté » féminine intrinsèque. Voilà l’erreur de Korach : penser que la Hokhmah de Moïse était une pure Hokhmah sans lien avec la Binah. Mais Moïse avait que même si la nouvelle génération d’Israël est celle de Binah, Binah doit continuer à être reliée à la Hokhmah.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Ari nous explique ici que l’âme de Korach était animée par une étincelle de l’âme de Caïn. Le sachant, Korach se cru autorisé à dire à Moïse « je ne suis plus ton serviteur ». Le nom de Korach (קרח) associé à celui d’Abel (הבל) a pour valeur numérique 345 (308+37) qui est la valeur du nom de Moïse (משה). Ainsi, Korach est le côté maléfique d’Abel qui retourne à sa source en Caïn par sa rébellion contre Moïse.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le Ari, les âmes de la seconde génération de l’Exode étaient également des étincelles de l’âme de Moïse, la réincarnation d’Abel. Ainsi, Dieu, « Dieu des esprits de la chair » savait qu’ils étaient issus de l’âme d’Abel. C’est pourquoi seul Korach a péché en se rebellant. Les autres membres du peuple d’Israël savaient qu’ils n’étaient pas différents de la génération avant eux.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Et l&rsquo;Éternel parla à Moïse et à Aaron, et dit</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Séparez-vous du milieu de cette assemblée, et je les consumerai en un seul instant.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ils tombèrent sur leur visage, et dirent: O Dieu, Dieu des esprits de toute chair ! Un seul homme a péché, et tu t&rsquo;irriterais contre toute l&rsquo;assemblée? </em>» (Nombres, 16 20-22).</p>
<p style="text-align: justify;">La phrase « Dieu, des esprits de la chair » en hébreu est « ha-ruchot le-kol basar » ; l’initiale de chaque mot épelle le nom d’Abel : הבל.</p>
<p style="text-align: justify;">La révolte de Korach est donc un avatar de l’épisode d’Abel et Caïn.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Moïse dit : A ceci vous connaîtrez que l&rsquo;Éternel m&rsquo;a envoyé pour faire toutes ces choses, et que je n&rsquo;agis pas de moi-même </em>» (Nombre 16, 28).</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, juillet 2010 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Illustration de Marc Chagall, <span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;">Le Songe de  Jacob</span></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Abraham Aboulafia et l’ange Raziel</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/abraham-aboulafia-et-lange-raziel/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Jun 2010 09:06:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Méditation et Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Méditation]]></category>
		<category><![CDATA[Tserouf]]></category>

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		<description><![CDATA[« La langue de la Torah pure est un arc qui atteindra sa cible sans flèche, dans les cœurs des fous en les guérissant. » Sepher Sitre Torah Le kabbaliste Aboulafia, auteur de nombreux ouvrages de Kabbale prophétique, aimait à se désigner lui-même par des noms possédant une valeur numérique équivalente à son nom. Ainsi, il choisit [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/06/Abraham_abulafia.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1925" title="Abraham_abulafia" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/06/Abraham_abulafia-213x300.jpg" alt="Abraham Aboulafia" width="213" height="300" /></a>« <em>La langue de la Torah pure est un arc qui atteindra sa cible sans flèche, dans les cœurs des fous en les guérissant</em>. » Sepher Sitre Torah</p>
<p style="text-align: justify;">Le kabbaliste Aboulafia, auteur de nombreux ouvrages de Kabbale prophétique, aimait à se désigner lui-même par des noms possédant une valeur numérique équivalente à son nom. Ainsi, il choisit de revêtir le nom de Raziel dont la valeur guématrique était identique à celle d’Abraham. Raziel - רזיאל. De valeur 248. Abraham &#8211; אברהם – de valeur 248.</p>
<p style="text-align: justify;">Aboulafia donnait une grande importance à la nouveauté et à l’originalité de ses prophéties. « <em>Sache que la plupart des visions que vit Raziel étaient basées sur le Nom de Dieu et sur sa gnose, et aussi sur sa nouvelle révélation qui prit place sur la terre avec sa naissance et dont il n’y eut aucun équivalent depuis les temps d’Adam </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Aboulafia, les prophètes qui voient grâce à la connaissance du vrai Nom sont en même temps de véritables amants. L’identité de la prophétie et de l’amour de Dieu est prouvée par la mystique des nombres. Celui qui sert Dieu par un amour pur est dans le droit chemin de la prophétie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son Sepher ha Yashar, Aboulafia raconte que lors de sa rencontre mystique avec l’ange Raziel, il reçut 10 paroles qu’il relie aux 10 Sephiroth. Ces paroles furent reçues « d’une seule voix et de sept langues différentes en elles ». Ces 10 paroles révélées par sept langues sont là une référence aux 70 langues divines dont la connaissance offre le don de prophétie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’ange Raziel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Raziel dont le nom signifie « Secret de Dieu » est l&rsquo;ange du secret qui émane du côté droit de Métatron, il anime la Sephira Hokhmah en Briah.</p>
<p style="text-align: justify;">RAZIEL est le gardien des techniques et secrets de la nature, il existe un « Livre de Raziel » dont des extraits se trouvent ailleurs sur le site.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quand Adam était dans le jardin d&rsquo;Eden, le Saint, béni soit-Il, lui fit descendre un livre par l&rsquo;entremise de RAZIEL, l&rsquo;ange saint, qui a la charge des secrets suprêmes . En ce livre sont inscrits les signes suprêmes, la sainte sagesse et les soixante douze genres de sagesse y sont expliqués en six cent soixante dix signes secrets suprêmes</em>. » (<em>Zohar</em>, Bereshith III).</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tous les jours l’ange Raziel proclame, du haut du Mont Horeb, des cieux, les secrets des hommes à tous ceux qui résident sur la surface de la terre, et sa voix résonne dans le monde entier </em>» Targum sur l’Ecclésiaste, X, 20.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La vision de l&rsquo;Ange Raziel :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/06/circle.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1926" title="circle" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/06/circle-150x150.jpg" alt="Cercle de l'âme" width="150" height="150" /></a>« <em>Et la brillance de l&rsquo;âme, qui est le résultat combiné de la sphère et des étoiles et des luminaires, ensemble avec la brillance de l&rsquo;abondance qui s&rsquo;écoule de la sphère de l&rsquo;Arc-en-ciel jusqu&rsquo;aux organes du corps, en général et en particulier, qui est l&rsquo;apparence de la brillance qui est à la ressemblance de Dieu. Par conséquent, Raziel dit que lorsqu&rsquo;il eut atteint cette connaissance et l&rsquo;acquit en son intellect, il connut la question qui lui fut posée par la forme, qu&rsquo;il vit inscrite devant lui, comme gravée par ce Roc (Dieu). Et c&rsquo;est un témoignage clair qu&rsquo;il demandât la sagesse à son Créateur et que la sagesse lui fut enseignée par Lui, béni soit Son Nom. Et ensuite, il revint sur l&rsquo;ouverture de ses yeux afin de voir devant lui l&rsquo;arbre de la connaissance, dont le nom est Vie, c&rsquo;est à dire, celui qui est pour les autres un poison mortel, et qui, arbre de la connaissance, a donné à Raziel la potion de vie, et qu&rsquo;il ne s&rsquo;est point noyé en elle comme le firent d&rsquo;autres </em>» (<em>Sepher haMeliz</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au sujet de l&rsquo;Angel Raziel :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si vous désirez apprendre d&rsquo;un grand maître, qui est l&rsquo;Ange de la prophétie, dont le Nom est Raziel, et si vous comprenez tout ce que j&rsquo;ai divulgué de sa puissance et de son enseignement, alors vous connaîtrez le secret de son Nom. Et si vous désirez être un de ses disciples et apprendre en son livre, et si vous désirez être inscrit avec eux (les disciples) pour l&rsquo;éternité, alors prenez soin d&rsquo;étudier continuellement de l&rsquo;âge de treize ans jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de quarante ans dans le livre des intermédiaires qui sont devant le bon ange Gallizur, qui est le maître de l&rsquo;intellect; et à partir de l&rsquo;âge de quarante ans que votre principale étude se fasse devant l&rsquo;ange Raziel, et alors les secrets de la sagesse vous seront révélés, car vous serez déjà un grand homme parmi les géants </em>».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aboulafia et l&rsquo;Echelle :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Au Nom de mon Intellect j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;Échelle qui me permettra de m&rsquo;élever au sein des niveaux de la vision… L&rsquo;Échelle vue par Jacob, notre Père, était le Sinaï, et ce grand secret nous fut révélé au moyen de la Guematria… Sulam (échelle) – </em><em>סלם 130 = Sinai (</em><em>סיני et donc Adonaï (</em><em>אדני </em><em>אדני Adonaï = 65 + 65 = 5 * 26 = 130 … et il était connu de nous que le secret du Sinaï était double et qu&rsquo;il était simple et qu&rsquo;il provenait de ces deux Noms Saints, Adonaï Adonaï, et qu&rsquo;il émergeait des noms des Cinq Uniques, dont le secret de chacun était très important.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sachez que cette Échelle doit être dessinée comme un cercle, qui se tient devant les yeux d&rsquo;une personne comme une sphère complète, tournoyant devant lui alors que son visage est tourné vers l&rsquo;est et son dos vers l&rsquo;ouest…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un homme est entouré de 20 Sephiroth ? 5 doigts de pieds du côté droit et cinq du côté gauche, et cinq doigts à la main qui est au sud et cinq à la main qui est au nord, et qui tournent de droite à gauche, et il y a quatre têtes à sa tête, et quatre à ses pieds et quatre tournent du côté du sud et quatre du côté du nord, et chaque tête a au-dessus d&rsquo;elle un corps, qui est l&rsquo;image d&rsquo;un cube, et il y a quatre cubes, et leur nom est « féminin », et les quatre autres ont un nom « masculin » et ils tournent et changent. Et chacun de ces cubes a six coins. Et sur chacun il y a 120 points, 120 points pour ces quatre cubes et le cinquième qui est celui qui pondère les quatre autres. Et le nombre est 24 et les points ne sont pas fixes sur eux mais sont comme des tablettes prêtes à recevoir les points, et du fait du mouvement, ils sont renouvelés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et si l&rsquo;Échelle devait se tenir sans tourner, alors tous les coins des cubes seraient vides de tout point. Mais avec le tour ils sont renouvelés, par justice et rigueur, selon la loi divine par laquelle Il juge toutes les choses rationnelles vivantes selon leurs actes. Et ce secret est comme si elle était le témoin et le juge de la rétribution et de la punition. Et cette Échelle est appelée Échelle du Monde, et échelle pour les être vivants. Et ceci est le sujet dont m&rsquo;a informé Raziel </em>».</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann</strong>, juin 2010 e.v.</p>
</blockquote>
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		<title>Dossier sur l&#8217;âme dans la Kabbale</title>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 14:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Ame]]></category>
		<category><![CDATA[Guilgoul]]></category>
		<category><![CDATA[Hayyim Vital]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Louria]]></category>
		<category><![CDATA[Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’âme humaine vient du ciel, le corps vient de la terre » (Siphré Deutéronome, §306, 132a). « L’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Ecclésiaste, 12, 7). Tout d’abord, force est de constater que dans presque toutes les religions, nous rencontrons une tripartition corps, âme et esprit, tripartition qui semble le canon et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/mains02.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1908" title="mains02" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/mains02-300x300.jpg" alt="Mains de bénédiction" width="300" height="300" /></a></p>
<p>« <em>L’âme humaine vient du ciel, le corps vient de la terre</em> » (<em>Siphré Deutéronome</em>, §306, 132a).</p>
<p>« <em>L’esprit retourne à Dieu qui l’a donné</em> » (<em>Ecclésiaste</em>, 12, 7).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d’abord, force est de constater que dans presque toutes les religions, nous rencontrons une tripartition corps, âme et esprit, tripartition qui semble le canon et qui a d’ailleurs la qualité d’être claire pour tous. En effet, dans notre société occidentale – car bien sûr si nous abordions ces concepts dans le cadre du bouddhisme ou de l’hindouisme, nos conclusions devraient être différentes, nous ne pouvons douter de posséder un corps physique, nous ne pouvons que nous louer d’avoir un esprit qui nous permet de juger de la qualité de ce corps physique, et en tant que croyant – puisque nous nous plaçons dans l’optique religieuse – nous ne pouvons douter posséder une âme, même si nous sommes incapables de la définir clairement ou de la localiser physiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre spécifique de la mystique juive et de la Kabbale, si nous voulons définir ces termes et mieux les comprendre, il nous retourner aux sources, c’est-à-dire aux textes fondateurs hébreux : la <em>Torah</em>, le <em>Talmud</em>, les commentaires, la <em>Michna</em>, les auteurs kabbalistiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire la suite du dossier en format PDF :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
    http://documents.scribd.com.s3.amazonaws.com/docs/3bllpr2v40mhvh4.pdf?t=1280724415
  </p>
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		<title>Le rêve, halom</title>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 05:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>emmanuel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[rêve]]></category>
		<category><![CDATA[Shavouot]]></category>
		<category><![CDATA[Tikkun]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rêve, selon les rabbis, est aussi une mise en contact de notre esprit avec notre Neshamah , inconscient. « Quoique j’aie caché Ma Face à Israël, Je veux communiquer avec lui par des songes » (Khag. 5b). Selon Zohar I, 183b, « rien ne se matérialise dans le monde qui n’ait été d’abord révélé [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/Blake_jacobsladder.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1903" title="Blake_jacobsladder" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/Blake_jacobsladder-230x300.jpg" alt="Echelle de Jacob" width="230" height="300" /></a>Le rêve, selon les rabbis, est aussi une mise en contact de notre  esprit avec notre Neshamah , inconscient.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quoique j’aie caché Ma Face à Israël, Je veux communiquer avec lui par  des songes</em> » (Khag. 5b).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Selon <em>Zohar</em> I, 183b, « <em>rien ne se matérialise dans le monde qui  n’ait été d’abord révélé à une personne dans un rêve » et Zohar I 251b, «  les édits de la Cour Céleste sont d’abord montrés aux enfants de  l’homme dans les rêves, ensuite après un court laps de temps, les choses  arrivent</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le Créateur nous a modelé afin que la part divine de notre âme  puisse être d’une certaine manière détachée durant le sommeil de ses  liens physiques. Les aspects supérieurs de l’âme sont élevés et séparés  du corps. Un aspect de la part divine de l’âme reste avec la part  inférieure de l’âme. Les aspects détachés se meuvent dans certains  royaumes spirituels et sont impliqués là, soit avec des forces  spirituelles qui se trouvent dans la nature, soit avec des anges ou des  démons. Ils expérimentent ce qui leur est déterminés en ce royaume.  Parfois, alors qu’ils se trouvent dans les sphères supérieures, ils  peuvent transmettre des informations reçues à l’âme qui est restée en  bas. Cela réveille l’imagination et cause des images mentales. Parfois  l’information est vraie et parfois elle est fausse, selon la source de  ces informations. L’information elle-même entre dans l’imagination et se  mêle avec les autres pensées, désirs et phénomènes physiques qui en  perturbent la transmission. D’autres fois, les informations parviennent  clairement</em> » (Rabbi Moshé Chaïm Luzzatto, <em>La Voie de Dieu</em>, III1:6).</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Zohar</em> I 183a nous met en garde : « <em>on ne doit jamais raconter son  rêve à n’importe qui si ce n’est à un ami proche</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Zohar</em> (I, 150b) : « <em>certains rêves sont vrais et d’autres sont des  mensonges » qui fait suite à Berakhot 55a « il n’y a aucun rêve qui  n’ait une part de mensonge en lui</em> ».</p>
<h4 style="text-align: justify;">Traité Bérakhoth Chapitre 9 Page 57 b</h4>
<p style="text-align: justify;">Cinq éléments représentent un soixantième (d&rsquo;autres), ce sont : le  feu, le miel, le Shabbat, le sommeil  et le rêve. Le feu représente un  soixantième de la Géhenne ; le miel représente un soixantième de la  manne ; le Shabbath représente un soixantième du monde à venir ; le  sommeil représente un soixantième de la mort, le rêve représente un  soixantième de la prophétie.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Le rêve apparaît à l&rsquo;homme sans aucune intervention de la réflexion ou du raisonnement.</em>&nbsp;&raquo; Rabbi Bahyay, &laquo;&nbsp;Le Rêve&nbsp;&raquo; 12e s.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;endormir l&rsquo;esprit gai appelle de bons rêves (Chabbat 30).</p>
<p style="text-align: justify;">Rêver est l&rsquo;un des six moyens de guérison naturelle.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Un rêve non interprété est comme une  lettre non lue.</em>&nbsp;&raquo;<br />
(Berakhot 21O).<br />
&laquo;&nbsp;<em>On ne voit dans ses rêves que les réflexions de son cœur.</em>&nbsp;&raquo;<br />
Mar Shmouel, talmudiste.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<h4>LE TALMUD</h4>
<p style="text-align: justify;">Écrit entre 3OO avant et 5OO après J.C. à Jérusalem et Babylone, le  Talmud (en hébreu : étude) consacre au rêve des passages entiers,  parfois contradictoires. L&rsquo;un des premiers d&rsquo;entre eux s&rsquo;intitule  &laquo;&nbsp;Haroeh&nbsp;&raquo;, celui qui voit. Le rêve est rendu aux humains. Sa valeur  dépend de celle du rêveur, mais pas de façon simpliste : &laquo;&nbsp;<em>Au juste pas  de bons rêves, au méchant point de mauvais</em>&nbsp;&raquo; ! (Berakhot 55) Car le rêve  enseigne. &laquo;&nbsp;<em>Tout rêve a un sens, sauf celui qu&rsquo;on fait l&rsquo;estomac vide.</em>&nbsp;&raquo;  Le trouble où jette un mauvais rêve suffit à le dissiper, c&rsquo;est une plus  dure semonce que d&rsquo;être battu&nbsp;&raquo; (ibid 210). Pour combattre les funestes  présages d&rsquo;un mauvais rêve, il faut jeûner (Chabbat 13). C&rsquo;est même le  seul cas où le jeûne soit autorisé le jour du sabbat. On n&rsquo;acceptera pas  la conversion d&rsquo;un païen suscitée par un rêve (Yeb 24). Une  condamnation rêvée peut être absoute par dix personnes au réveil (Ned  8). S&rsquo;endormir l&rsquo;esprit gai appelle de bons rêves (Chabbat 30). &laquo;&nbsp;<em>Les  rêves qui se réaliseront sont : ceux du petit matin, ceux faits à votre  sujet par un ami, ceux qu&rsquo;on interprète au cours même de son rêve, ceux  qui se répètent</em>&nbsp;&raquo; (Berakhot 216).<br />
Au delà de la complexité de ses méthodes, l&rsquo;interprétation obéit à des  règles simples. Le rêveur ne peut pas interpréter son rêve. Il doit le  raconter, mais pas à n&rsquo;importe qui, car &laquo;&nbsp;<em>tous les rêves se réalisent  selon leur interprétation</em>&laquo;&nbsp;, dit Rabi Eliezer. Rêver est l&rsquo;un des six  moyens de guérison naturelle. L&rsquo;interprète est une sorte de catalyseur  qui met à jour les virtualités subjectives du rêveur et permet au rêve  de se réaliser. Immémorial humour juif ou prélude aux règles de la cure  psychanalytique, le Talmud se fait l&rsquo;écho de nombreux débats sur le rôle  joué par les honoraires dans une bonne interprétation !</p>
<p style="text-align: justify;">La pratique de l&rsquo;interprétation s&rsquo;inscrit dans la logique de la  langue hébraïque, qui utilise peu les voyelles écrites et permet à des  racines uniques de donner plusieurs mots. De HLM découlent Halom, rêver  mais aussi être sain, et Hechelime, faire rêver ou guérir.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;équivalence numérique entre le mot échelle et le mot Sinaï permit  aux talmudistes d&rsquo;interpréter le rêve de Jacob comme l&rsquo;annonce de la  révélation apportée à Moïse.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Le songe est le fruit abortif de la prophétie</em>&laquo;&nbsp;, dit le Talmud.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La véracité d&rsquo;un rêve prémonitoire reflète l&rsquo;évolution de l&rsquo;âme vers  l&rsquo;extase mystique</p>
<h4>LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÊVES</h4>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les traditions, la pensée judaïque s&rsquo;efforça de séparer les  rêves sans importance des &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo;. Au 12ème siècle, le rabbin Bahyay  distingua les rêves des enfants, qualifiés de &laquo;&nbsp;petite prophétie&nbsp;&raquo;, des  rêves adultes qu&rsquo;il classa en trois catégories.<br />
- Les rêves de digestion. Une &laquo;&nbsp;fumée&nbsp;&raquo;, montant de l&rsquo;estomac au cerveau,  déclenche des rêves sans signification.<br />
- Les rêves consécutifs à des pensées diurnes reproduisent les désirs ou  préoccupations du rêveur.<br />
- Les rêves &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; viennent du fond de l&rsquo;âme. Leur impact, leur  étrangeté, leur éventuelle répétition provoquent l&rsquo;émoi du rêveur et lui  signalent qu&rsquo;ils sont prémonitoires.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quoique j’aie caché Ma Face à Israël, Je veux communiquer avec lui  par des songes</em> » (Khag. 5b).</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Selon les sages rabbi, les sujets des rêves touchent l’âme humaine  et, dans Berakhot 57b, on en parle comme une part de prophétie. Au  travers des rêves, nous communiquons avec toutes les entités des autres  mondes, qu’ils soient anges, démons, ou Dieu lui-même. Le rêve, selon  les rabbis, est aussi une mise en contact de notre esprit avec notre  Néshamah, inconscient.</p>
<p style="text-align: justify;">Un rêve peut nous révéler nos pensées intimes les plus secrètes et  les plus refoulées, nos peurs, nos aspirations, nos désirs (voir  Berakhot 55b). En un mot, le rêve est une arme, un élément de pouvoir  que possède l’humain pour comprendre et appréhender la Création et son  Créateur. Toujours selon le traité Berakhot 55b, il y a trois sortes de  songes qui s’accomplissent : un songe matinal, un songe d’un ami qui  nous concerne, un songe interprété au milieu même d’un songe.</p>
<p style="text-align: justify;">La nuit qui précède la fête de Shavouot, il est de coutume de rester  éveillé toute la nuit, et en groupes d&rsquo;accomplir ce que l&rsquo;on désigne par  Tikun Shavouot, qui consiste à parcourir la Bible d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre,  en lisant le début et la fin de chaque Sidra, de chaque Rouleau, de  chaque Prophète, puis la Mishna du Talmud et enfin le <em>Zohar</em>. Voyage  interplanétaire à travers la Tradition et l&rsquo;histoire.<br />
Nadine Shenkar</p>
<p style="text-align: justify;">Bonne fête à tous</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Emmanuel</strong></p>
<blockquote><p>Illustration : William Blake, Jacob&rsquo;s Ladder, vers 1800.</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Guilgoul</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/le-guilgoul/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 May 2010 17:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Méditation et Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Louria]]></category>
		<category><![CDATA[Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Réincarnation]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« En ses mystérieux échos, ma mémoire m’a dit En d’autres temps, jadis, je fus pierre dure Et peut-être même pierre d’angle d’un temple arrogant » Alain Ilan Braun, Labyrinthe poétique, Guilgoul. Introduction. Le guilgoul ha-neshamot (hébreu גלגול הנשמות, littéralement « cycle des âmes ») est le concept kabbalistique de la réincarnation des âmes : [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">« <em>En ses mystérieux échos, ma mémoire m’a dit</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>En d’autres temps, jadis, je fus pierre dure</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Et peut-être même pierre d’angle d’un temple arrogant</em> »</p>
<p style="text-align: right;">Alain Ilan Braun, <em>Labyrinthe poétique</em>, Guilgoul.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Introduction.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le guilgoul ha-neshamot (hébreu גלגול הנשמות, littéralement « cycle des âmes ») est le concept kabbalistique de la réincarnation des âmes : celles-ci effectuent un « cycle » au travers de vies ou incarnations terrestres en s’attachant à différents corps. Le corps – le réceptacle – auquel elles s’associent dépend : de leur tâche particulière à accomplir ou à achever dans le monde physique et du niveau de spiritualité de la ou des précédentes incarnations. La réincarnation peut être un châtiment, mais aussi une opportunité offerte à une âme de se perfectionner ou de se réparer. Ainsi que l’écrit Virya : « <em>Ainsi, c’est par le travail spirituel au niveau de l’acte physique que se forment et s’ouvrent les mondes célestes, ce travail difficile et laborieux demande les efforts de plusieurs vies, et c’est pour cette raison que l’âme est soumise au cercle constant des réincarnations, que la Kabbale appelle GUIGOULÉ (rotation, sphère) parce qu’il s’agit bien d’un mouvement circulaire, celui de la ronde des morts et des naissances </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons brièvement que, selon le Judaïsme et la Kabbale, l’âme possède cinq niveaux : <em>nephesh</em> (esprit), <em>roua’h</em> (souffle), <em>neshama</em> (âme, ou « respiration »), <em>hayya</em> (vie) et <em>ye’hida</em> (union). La <em>nephesh</em> siège dans le sang et doit quitter le corps lorsque celui-ci n’en produit plus. C’est elle qui participe au processus de réincarnation.</p>
<p style="text-align: justify;">La transmigration des âmes est apparue pour la première fois dans le <em>Sepher ha-Bahir</em>, un ouvrage du milieu du 12e siècle et développée dans le <em>Zohar</em>.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Pourquoi à tel juste le bien et à tel juste le mal ?</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Parce que ce juste-ci était jadis un méchant et qu’à présent il est puni.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Ainsi, on le punit pour ce qu’il a fait aux jours de sa jeunesse ? Pourtant, Rabbi Simon dit qu’on n’est puni au Tribunal d’en haut qu’à partir de vingt ans et en haut.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Il leur dit : Je n’ai pas parlé pas quant à moi de cette vie. J’ai parlé quant à moi de ce qui fut jadis.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Ses compagnons lui dirent : Jusqu’à quand voileras-tu tes paroles ?</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Il leur dit: Sortez et regardez.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Parabole: Ceci se compare à un homme qui planta dans son jardin, des vignes en espérant qu’elles feraient des raisins, mais elles firent des lambruches.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Voyant qu’elles n’avaient pas réussi, il planta, clôtura, répara les brèches et débarrassa les ceps de leurs lambruches.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Et il planta encore une seconde fois, vit qu’elles n’avaient pas réussi, clôtura, planta, après avoir débarrassé et vit qu’elles n’avaient pas réussi et arracha.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Et il planta encore combien de fois ?</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Il leur dit : Jusqu’à mille générations, car il est écrit : « La parole qu’Il a promulguée pour mille générations » (Psaumes 105, 8).</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Tel est le sens de ce qu’on dit : neuf cent soixante-quatorze générations ont été dans l’indigence.</em></p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Et le Saint, béni soit-Il, se leva et les planta dans chaque génération</em>. »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;"><em>Bahir</em>, 195 (traduction de Gabaon)</p>
<p style="text-align: justify;">La doctrine du <em>guilgoul</em> commencera lentement à être admise par les milieux rabbiniques officiels, grâce à Nahmanide et à Ben Belima, mais de manière allusive et discrète, comme chez Rashi dans un commentaire sur le <em>Talmud</em> (traité Baba Metziah 114b). À cette époque, on préférait au terme <em>guilgoul</em> celui de « <em>sod ha ibour </em>» (secret de la fécondation) et la tradition enseignait que l’âme après la mort se rendait dans la Géhenne afin d’y attendre le Jour Dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le <em>Zohar</em>, parashat Mishpatim, il est écrit : <em>Rabbi Siméon commença par ces mots, « Et voici les jugements que tu porteras devant eux » (Nombres, 21, 1). Cela signifie qu’il y a des règles concernant la réincarnation, le jugements des âmes qui doivent être punies chacune selon ses actes </em>». Ramban, commentant le passage de <em>Job</em> 33, 29, nous dit que Job a souffert à cause des actes de sa précédente incarnation, comme il est écrit, « <em>Vois, Dieu fait tout cela, une, deux ou trois fois à l’homme </em>». A.D. Grad : « <em>Cela sous-entend que deux fois – trois fois il est donné une chance de trouver son âme, en s’affranchissant, en s’épurant, en aboutissant à quelque chose. On peut donc remonter à 2 ou 3 réincarnations. Cela fait en tout quatre vies. Et après l’âme s’éteint, disparaît</em> » [1].</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon la Kabbale, la réincarnation n’est pas gratuite, ni même un simple châtiment ; elle vise aussi à rectifier. Le kabbaliste Karo insiste sur ce fait dans le cadre de sa théorie de la réincarnation : «<em> le flux perpétuel du guilgoul n&rsquo;est pas un châtiment, mais au contraire un instrument de perfectionnement mis à la disposition des âmes qui n&rsquo;ont pu atteindre leur perfection au cours d&rsquo;une seule existence terrestre. Le malheur n&rsquo;est donc pas de renaître, mais de se trouver exclu de la succession des métensomatoses</em> » (Vajda Georges, « Recherches récentes sur l&rsquo;ésotérisme juif », II (1954-1962). In: <em>Revue de l&rsquo;histoire des religions</em>, tome 164 n°2, 1963. pp. 191-212.).</p>
<p style="text-align: justify;">Plus loin, dans le <em>Zohar</em> nous trouvons le passage suivant :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Les âmes doivent réintégrer la substance absolue d&rsquo;où elles sont sorties. Toutefois, pour cela, elles doivent développer toutes les perfections, dont le germe se trouve en elles. Si elles ne satisfont pas à cette condition durant une vie, elles doivent en commencer une deuxième, une troisième et d&rsquo;autres encore, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elles aient rempli les conditions qui leur permettront de s&rsquo;unir à nouveau avec Dieu.</em> »</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Aussi longtemps qu&rsquo;une personne ne parvient pas à atteindre ses objectifs dans ce monde, le Saint, Béni soit-il, la déracine et la replante autant de fois qu&rsquo;il faut. </em>» (Zohar I 186b).</p>
<p style="text-align: justify;">Les rabbins et les kabbalistes fournissent nombre d’exemples de <em>guilgoul</em> afin d’éclairer tel ou tel autre passage de la <em>Torah</em>. Ces exemples nous enseignent que le <em>guilgoul</em> peut s’opérer dans les quatre ordres terrestres : le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Selon les actes posés dans une vie, une âme sera transmigrée dans un niveau supérieur ou inférieur. Ainsi, la tradition populaire nous enseigne que ceux qui mangent de la viande interdite et les calomniateurs reviennent sous la forme d’un chien. Selon le Ari, les justes ayant fauté reviennent sous la forme de poissons et leur amendement consiste à être mangé en l’honneur du Shabbat. Enfin, user de la « <em>lachone hara</em> » (mauvaise langue ou mauvaise parole) fait revenir l’âme dans une incarnation de pierre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/1943Dali.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1893" title="1943Dali" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/05/1943Dali.jpg" alt="" width="466" height="403" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Enfant géopolitique observant la naissance de l&rsquo;homme nouveau</em>, Salvator Dali, 1943.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tikkun du monde, tikkun de l’âme.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le texte kabbalistique de référence sur le sujet est le <em>Shaar Haguilgoulim</em> (« Porte » ou « Chapitre des Réincarnations »), basé sur l’enseignement du Ari, et compilé par son disciple, Hayyim Vital. Ce dernier nous définit très clairement le principe du <em>guilgoul</em> : « <em>Sache que si une personne ayant mérité sa nephesh, sa ruach et sa neshamah, et qu’il les profane par le péché, il devra alors se réincarner afin de rectifier le dommage causé </em>» (<em>Shaar Haguilgoulim</em>, chapitre 1, section 10).</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le Ari, l’Adam ha-Rishon (Adam Primordial) n’avait qu’une seule <em>mitsvah</em> (commandement) à respecter ; ne jamais consommer de l’arbre de la connaissance. La <em>Genèse</em> relate comment il échoua et chuta. Son âme s’éclata alors en une myriade d’âmes – ou étincelles (<em>nitzutzot</em>) de sa <em>nephesh</em>, <em>ruach</em> et <em>neshamah</em> – qui s’incarneront au cours du temps dans chaque être vivant de la création. Dieu subdivisa alors ce commandement en 613 mitsvoth plus simples à réaliser.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">«<em> Nos Sages, de mémoire bénie, nous ont enseigné que ‘tout Israël est interconnecté les uns avec les autres’ (Shav 39a). Cela signifie que nous prenons tous notre origine dans la même source </em>» (<em>Sepher Ba’al Shem Tov, Tisa</em> 9).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, au commencement, il n’y avait qu’une âme unique (<em>Neshamah klalit</em>), mère de toutes les âmes à venir, et cette âme qui était celle d’Adam comportait 613 parties (appelées Sources Primaires et correspondant au 613 <em>mitzvoth</em>). Rappelons que le corps humain est constitué de 248 membres et de 365 nerfs, ce qui fait au total 613. Ces 613 <em>mitsvoth</em> sont les membres (ou étincelles) de l’âme primordiale de l’Adam ha-Rishon, qui donnent la vie aux membres de son corps. Cette âme fut ensuite transmise aux trois Patriarches (Abraham, Isaac et Jacob) ; « <em>Quant à lui (Adam), il se réincarna en nos anciens saints, Abraham, Isaac, Jacob</em> » (<em>Tikouné Zohar</em> 69, 1113a). Ensuite, elle fut transmise aux 12 fils de Jacob et aux 70 âmes qui descendirent au pays d’Égypte avec lui. Celles-ci se subdivisèrent alors en 600 000 étincelles (appelées Sources Secondaires) qui s’incarnent dans les êtres de la création et qui proviennent donc par subdivision des 613 Sources Primaires.</p>
<p style="text-align: justify;">L’œuvre de l’homme sur terre est dès lors de rassembler son âme éparse et prisonnière et de réaliser une réparation de celle-ci (un tikkun) afin de réintégrer son statut originel. À la fin des temps, toutes les parcelles de l’âme originelle retourneront à leur source et s’y uniront tout en conservant une part de leur individualité propre. Ce processus est connu des sages sous le terme de « <em>klal v’prat v’klal v’ei atah dan ela k’ein haprat</em> ». Il s’apparente fortement au shevirat ha-kelim et au tikkun du Ari : la brisure des vases est conjointe de l’éclatement de l’âme d’Adam, sa réintégration accomplit le <em>tikkun</em>, ou réparation, du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Raphaël Afilalo nous dit ceci quant à la relation entre le <em>guilgoul</em> et le <em>tikkun</em> : « <em>Le tikkun de l’âme est une rectification due à un inachèvement ou afin de la nettoyer de ses imperfections. Le tikkun de l’âme est réalisé au travers du guilgoul et de l’ibbur. En accomplissant ce qu’il n’a pas pu réaliser des 613 mitzvoth, en rectifiant un acte ou un dommage qu’il a causé par ses mauvais actes, l’homme rend nécessaire le tikkun de son âme, qui peut alors s’élever vers des royaumes lumineux et rejoindre sa source </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que le <em>tikkun</em> pour l’être humain revêt deux aspects : l’accomplissement des commandements et la méditation mystique. Une vie pure peut être définie par rapport aux 613 commandements de la <em>Torah</em>. Il est impossible d’accomplir tous les commandements en l’espace d’une vie. Donc, tous les êtres humains participent au guilgoul, la réincarnation, au sein duquel chaque âme progresse vers un tikkun interne, une restauration au travers d’une perfection graduelle, et les <em>guilgoulim</em> participent ensemble à la restauration du cosmos. Selon le Ari, «<em> le tikkun de la neshama est réalisé par le guilgoul et le ibour. De quelle manière ? Le service de la neshama se traduit par l’accomplissement des 613 mitsvot, lorsqu’elle les a accomplis, elle monte au repos, sinon, elle revient et se réincarne. Elle ne se réincarne pas complètement, mais seulement de ses parties qui nécessitent le tikkun</em> » [2].</p>
<p style="text-align: justify;">La première possibilité de réparation (<em>tikkun</em>) fut donnée ensuite à Caïn et Abel, mais au lieu de d’une réparation, il y eut nouvelle transgression dans le meurtre commis par Caïn. La <em>neshamah</em> (âme) d’Abel se réincarna dans Seth, troisième fils d’Adam, puis dans Moïse (<em>Tiqouné Zohar</em> 69, 99b) qui réalisa, selon le Ari, le <em>tikkun</em> d’Abel. L’âme de Caïn, quant à elle, se réincarna en Reuben, fils de Jacob puis dans Jétro qui réalisa son <em>tikkun</em> en rapportant Tsiphorah à Moïse, lui-même <em>guilgoul</em> d’Abel.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réintégration de l’âme éclatée d’Adam s’associe ainsi à des visions eschatologiques. Nahmanide nous explique que « <em>le Mashiah (Messie) ne viendra que lorsqu’il n’y aura plus d’âmes dans le Gouph (espace où se trouvent toutes les âmes des personnes non crées)</em> ». Ces âmes proviennent de la multiplicité des possibilités d’incarnation d’âmes, créées d’après les dix Sephiroth et des canaux qui interviennent entre elles. Une fois le processus achevé, la parousie advient puisque le <em>tikkun</em> est parachevé.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Le Messie sera tel qu’il contiendra en lui toutes les âmes d’Israël, toutes les 600 000, comme cela était avant le péché d’Adam ha-Richon (l’Adam Primordial)</em> » (<em>Sepher Ba’al Shem Tov</em>, Nitzavim 8).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ibbur et dybbuk.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une autre forme de réincarnation, mais différente, peut encore advenir. Il s’agit de l’<em>ibbur</em>, en hébreu עיבור, imprégnation, qui est une forme de transmigration de l’âme qui, bien que similaire au <em>guilgoul</em>, possède un but différent. L’<em>ibbur</em> est toujours bénéfique et positive et est la forme de possession la plus puissante qui soit. Elle survient lorsqu’un « juste » imprègne l’âme d’une personne vivante possédant déjà sa propre âme.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Ainsi les âmes des justes s’habillent-elles d’un vêtement dans ce monde-là ayant même essence que lui et elles peuvent alors supporter la vision de la lumière qui éclaire la terre des vivants. </em>» (<em>Zohar</em>, Noah 66a)</p>
<p style="text-align: justify;">L’<em>ibbur </em>est toujours temporaire et la personne ainsi habitée peut ne pas avoir connaissance de ce fait. La raison de l’<em>ibbur</em> est pour l’âme « imprégnante » de remplir une tâche incomplète lors de sa précédente incarnation ou de remplir une mitzva. Selon Hayyim Vital, « <em>il est possible qu’une personne reçoive la nephesh d’un juste, et qu’après il mérite encore une autre nephesh d’un juste, encore plus élevé que le premier. Dans une telle situation, il aura sa propre nephesh et la nephesh du premier juste comme ruach et la nephesh du second juste sera sa neshamah </em>» (<em>Shaar Haguilgoulim</em>, chapitre 2, section 4).</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un <em>dibbuk</em> est une possession maléfique par un esprit qui est l’âme d’une personne décédée. Les <em>dybbukim</em> sont censés s’être échappés de la Géhenne ou qui s’en sont détournés à cause de transgressions trop importantes pour que l’âme se voit permise une rédemption en ce lieu. Le mot <em>dibbuk</em> est dérivé de l’hébreu דיבוק, qui signifie « attachement » car le <em>dibbuk</em> s’attache au corps d’une personne vivante et l’habite. Nous renvoyons le lecteur à notre article sur ce sujet pour de plus amples renseignements : « <a href="http://www.kabbale.eu/le-dybouk-possession-par-une-ame-errante/" target="_blank">Dibbuk, possession par une âme errante</a> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les adeptes de la réincarnation aiment à rappeler le texte suivant tiré du livre de Job :</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">« <em>Voyez, tout cela, Dieu le fait deux ou trois fois en faveur de l’homme, pour ramener son âme des bords de l’abîme et l’éclairer de la lumière des vivants</em> ». (<em>Job</em>, 33, 29-30)</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit là d’une allusion assez claire offerte par la Torah quant à la présence du principe de la réincarnation dans le Judaïsme primordial. Cependant, les autorités rabbiniques furent souvent frileuses à accepter un concept aux relents païens.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Spartakus FreeMann, mai 2010 e.v.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] <a target="_blank" href="http://lenouvel-editions.com/interviews/interviews-a-d-grad/ " target="_blank">L&rsquo;Âme de Vie, A.D. Grad</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] Klalut Hailan, traduction et notes: Rav Raphael Afilalo dans <em>La Kabbalah du Ari Z’al selon le Ramhal</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- S. Rubin, <em>Gilgulei Neshamot</em> (1899) ;</p>
<p style="text-align: justify;">- G. Scholem, <em>Tarbiz</em>, 16 (1945), 135–50 ;</p>
<p style="text-align: justify;">- Menasseh Ben Israel, <em>Sefer Nishmath hayyim</em> (Sur l’immortalité de l’âme), Amsterdam, 1651 ;</p>
<p style="text-align: justify;">- « <a href="http://www.kabbale.eu/le-dybouk-possession-par-une-ame-errante/" target="_blank">Dibbuk, possession par une âme errante</a> ».</p>
<p style="text-align: justify;">- « <a target="_blank" href="http://www2.esoblogs.net/4566/la-reincarnation-des-ames/" target="_blank">Réincarnation des âmes</a> »</p>
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		<title>L’Urim et le Tumim, un peu d&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 15:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« Les Urim et les Tumim ? Des lumières, la complémentarisation de l’un par l’autre » (Yoma, 73b). Suite à notre article « Les Noms Secrets de l’Urim et du Tumim selon Zohar II, folio 234b et le Ari », il semble utile de donner quelques informations complémentaires sur l’origine et l’utilisation des « oracles [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/Tabernacle.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1856" title="Tabernacle" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/Tabernacle.jpg" alt="" width="241" height="181" /></a>« <em>Les Urim et les Tumim ? Des lumières, la complémentarisation de l’un par l’autre</em> » (<em>Yoma</em>, 73b).</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à notre article « Les Noms Secrets de l’Urim et du Tumim selon <em>Zohar</em> II, folio 234b et le Ari », il semble utile de donner quelques informations complémentaires sur l’origine et l’utilisation des « oracles », <em>Urim</em> (אוּרִים) ou <em>Urîm</em>, et <em>Tumim</em> (תּוּמִים) ou <em>Thummîm</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre de l’<em>Exode</em>, au chapitre 28, nous précise ce que le grand prêtre d’Israël portait sur la poitrine :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Tu joindras au Pectoral du Jugement Urim et le Tumim, et ils seront sur le cœur d’Aaron lorsqu’il se présentera devant l’Éternel. Ainsi, Aaron portera constamment sur son cœur le Jugement des enfants d’Israël lorsqu’il se présentera devant l’Éternel&#8230; » (Exode, XXVIII, 30) ; et « Tu mettras dans le pectoral du Jugement l’Urim et le Tumim, pour qu’ils soient, sur le cœur d’Aaron, lorsqu’il se présentera devant l’Éternel&#8230;</em> » (<em>Exode</em>, XXVIII, 30 et <em>Lévitique</em>, VIII, 8).</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, dans le <em>Lévitique</em>, nous retrouverons ces deux mystérieux objets que sont l’Urim et le Tumim :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Moïse fit approcher Aaron avec ses fils. Il les lava avec de l’eau. Il mit à Aaron la tunique, il le ceignit de la ceinture, il le revêtit de la robe, et il plaça sur lui l’éphod, qu’il serra avec la ceinture de l’éphod dont il le revêtit. Il lui mit le pectoral et il joignit au pectoral l’Urim et le Tumim. Il posa la tiare sur sa tête et il plaça devant la tiare la lame d’or, diadème sacré, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse&#8230; Il répandit de l’Huile d’onction sur la tête d’Aaron et l’oignit afin de la sanctifier&#8230;</em> » (<em>Lévitique</em>, VIII, 6-12).</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le <em>Deutéronome</em> soulignera le caractère éminemment sacré de ces deux objets en cette bénédiction prophétique de Moïse :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Et sur Lévi, il dit : Les tumim et les urim ont été confiés à l’Homme Saint que tu as tenté à Massa&#8230;</em> » (<em>Deutéronome</em>, XXXIII, 8).</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Ibn Ezra (dans son <em>Sepher Yessod Mora ve-Sod ha-Torah</em>, Secret de la Torah) : «<em> Le secret de l’éphod est très précieux, car six noms furent gravés sur chacune des deux pierres de saphir qui étaient sur l’éphod. Une pierre était à gauche, une autre à sa droite. Remarque : il n’y a aucune image sur les pierres. Ceci fait référence aux douze sections du ciel. Ces sections ne peuvent être perçues que par l’esprit. Elles correspondent au nombre de Tribus d’Israël.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le pectoral était comme l’œuvre de l’éphod (Exode, 28:15). C’était un carré, correspondant aux quatre points cardinaux. Chacune de ses pierres était différente des autres. Les cases et les anneaux qui étaient toujours mis sur le pectoral se réfèrent à l’équateur céleste</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">L’Urim serait, selon la tradition, deux pierres de sardoine, conservées dans une pochette carrée cousue sur le pectoral du grand prêtre. Le nom des douze tribus d’Israël était gravé sur ces deux pierres, 6 noms sur chaque pierre. Selon l’historien juif Flavius Josèphe, une des deux pierres se mettait à briller avec éclat lorsque Dieu était présent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Tumim</em>, composé de 12 pierres suspendues sur le pectoral du grand prêtre, nous est décrit par Flavius Josèphe dans ses<em> Antiquités juives</em>, livre III, chap. sept. Chaque pierre avait le nom d’une tribu gravé dessus. Elles étaient insérées dans le pectoral et brillaient avec splendeur lorsque Dieu leur indiquait qu’ils seraient vainqueurs au combat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que sont ces deux mystérieux objets ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans nos Bibles contemporaines, nous retrouvons bien sûr ces deux termes, mais rendus souvent par des termes français impropres. Donnons la parole à l’abbé H. Lesètre, qui en a donné, dans le <em>Dictionnaire de la Bible</em> de Vigouroux, une étude approfondie : <em>Urim</em> et <em>Tumim</em> viennent de l’expression hébraïque scripturaire<em> urim ve-tummîm</em>, que les <em>Septante</em> traduisent par <em>délosis</em> ou <em>délai kai aléteia</em> (δήλωσις καὶ ἀλήθεια), ou <em>osiotés</em>, et la <em>Vulgate</em> par <em>doctrina</em> et <em>veritas</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Si <em>urim</em> vient de or, אור « lumière » [1], pourquoi les traductions <em>délosis</em> ou délai, « indication », action de rendre invisible ? La version d’Aquila rend plus littéralement par « illumination ». À son tour, la <em>Vulgate</em> traduit par « doctrine », donnant ainsi à <em>urim</em> un sens intellectuel qu’il n’a pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à <em>tumim</em>, qui ne pourrait dériver que de <em>tamim</em>, תמים « plénitude » « totalité, perfection », on ne voit pas comment il pourrait aboutir au sens de <em>veritas</em>, « vérité » donné par la <em>Vulgate</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Gerber, dans <em>Die hebraisch, Verba denominativa</em>, (1896, page 195) estime que <em>urim</em> dériverait plutôt de <em>ârar</em> : « exécrer ». Et Schwally, dans <em>Zeit-schrift fur die alttest Wissenschaft</em>, tome XI, page 172, prête à <em>tumim</em> le sens de <em>barâkâh</em> : « bénédiction ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, <em>tumim</em> désignerait ce qui est favorable, et <em>urim</em> ce qui est défavorable.</p>
<p style="text-align: justify;">D’après Dhorme, dans son ouvrage <em>Les Livres de Samuel </em>(Paris 1910, page 124), le sens des deux mots mystérieux serait emprunté à l’assyrien. <em>Urim</em> viendrait de urê, qui est de même racine que urtu : « précepte, loi », et <em>tumim</em>, qui est le pluriel de <em>tummu</em>, viendrait de <em>tamiï</em>, « prononcer une conjuration, une formule magique » [2].</p>
<p style="text-align: justify;">Selon la tradition juive, Moïse reçut cet ordre de Dieu : « <em>Tu mettras dans le pectoral du Jugement (&lsquo;Hoshen HaMishpath) l’Urim et le Tumim, pour qu’ils soient, sur le cœur d’Aaron, lorsqu’il se présentera devant l’Éternel&#8230; </em>» (<em>Exode</em> : XXVIII, 30 et <em>Lévitique</em> VIII, 8).</p>
<p style="text-align: justify;">L’expression employée en ce verset est nâtatta el ‘hoshen [3],  חשן אל ונתת, soit «<em> tu mettras dans le pectoral </em>» ou « <em>sur le pectoral </em>». Elle est identique à celle qui ordonne de mettre dans l’Arche d’Alliance les Tables de la Loi <em>nâtatta el hâ’âron</em>. (<em>Exode</em>, XXV,   16).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons déjà conclure ici que ces objets en question sont distincts du pectoral.</p>
<p style="text-align: justify;">L’oracle était consulté de la manière suivante : le grand prêtre revêtait ses habits et se tournait vers Dieu (vers la Shekhinah), la personne désirant consulter l’oracle se tenait devant lui. La question était alors posée à voix haute et la réponse était donnée par une répétition de la question avec « oui » ou « non » à la fin. Une seule et unique question à la fois pouvait être posée. Les réponses étaient données par les lettres des noms des tribus gravées sur le pectoral du grand prêtre (<em>Yoma</em> 73a, b ; <em>Yoma</em> 44c ; <em>Siphré</em> 141).</p>
<p style="text-align: justify;">Son utilisation fait donner au pectoral le nom de « Pectoral du Jugement », c’est-à-dire au moyen duquel Dieu fait connaître ses commandements.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le grand prêtre officiait avec huit habits, et le cohen simple avec quatre habits : une tunique, un pantalon, une tiare, une ceinture. A cela le grand prêtre ajoutait : le pectoral, le tablier, la robe (d’azur) et le diadème. Et c’est par cet appareil que l’on consultait les ourim et toumim. Et ces consultations ne valaient que pour le roi, le tribunal et lorsque la communauté en avait besoin</em> » (<em>Mishna</em>, traité <em>Yoma</em>, chapitre 7, <em>mishna</em> 5).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Rambam</em> (Maïmonide 1138-1204) : « <em>Nos sages ont dit « par eux ont faisait la demande », c’est-à-dire que ne consultait les urim et tumim que le grand prêtre habillé des huit habits. Et la manière de la demande est comme nous l’avons déjà dit : le grand prêtre tournait son visage vers l’arche d’Alliance, et le demandeur tournait sa face derrière le prêtre, et il demandait « dois-je faire ceci ou non », et le prêtre répondait « fais » ou « ne fais pas », selon ce qu’il voyait sur le pectoral. Car l’ensemble de l’alphabet y était inscrit, puisque y étaient marqués les noms des patriarches ainsi que les noms des douze tribus (ce qui donne tout l’alphabet), et en dessous il était mentionné « tribus de Dieu ». Et le cohen devait être prophète. Et c’est une tradition pour nous que tout cohen, qui parle par esprit de sainteté et sur qui réside la Présence divine, peut être consulté ; non dans le cas contraire </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Après Aaron, Éléazar se servira de l’objet pour faire connaître à Josué les volontés de Dieu : « <em>Il se présentera devant le prêtre Éléazar, qui consultera pour lui le Jugement de l’Urim devant YHVH. C’est sur son ordre que Josué sortira, sur son ordre qu’il entrera, lui et tous les enfants d’Israël et toute l’Assemblée&#8230;</em> » (<em>Nombres</em> : XXVII, 21).</p>
<p style="text-align: justify;">On peut donc conclure que l’Urim et le Tumim sont l’Oracle de YHVH, l’organe de son pouvoir théocratique. Il est aux mains du grand prêtre qui seul peut le consulter devant Dieu, c’est-à-dire avec l’intention d’obtenir de Dieu une réponse à une question précise posée, le plus souvent, par le roi ou le chef de la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Après le roi David, l’histoire d’Israël n’enregistre plus de consultations de Dieu par l’<em>Urim </em>et le <em>Tumim</em>, d’où il faut probablement conclure qu’elles cessèrent à partir de la construction du Temple par Salomon. « <em>Quand sont morts les premiers prophètes, les Urim et les Tumim ont disparu</em> » (<em>Sota</em>, 48).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, on verra les prophètes intervenir directement, et même, dès les derniers temps de David, pour faire connaître les volontés de Dieu sur ce qui est à faire ou à éviter. Le prophétisme remplacera alors l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em>. C’est là une date importante de l’histoire sacerdotale d’Israël, car, après la Captivité de Babylone, on exclura du Sacerdoce les prêtres qui ne pourront justifier de leur généalogie, «<em> jusqu’à ce qu’il s’élevât un prêtre pour consulter l’Urîm et le Tumim</em> », c’est-à-dire capable de consulter Dieu efficacement par l’ancien oracle, sur la réalité de leur origine sacerdotale, ou, plus certainement encore, qui ne pourront faire remonter cette généalogie jusqu’à l’époque où l’on consultait encore l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em>, c’est-à-dire jusqu’à l’époque de David (<em>I Esdras</em>, II, 63 et <em>II Esdras</em>, VII, 65). Sans doute y avait-il là une transmission initiatique, de bouche à oreille, que ne possédaient pas les nouveaux prêtres que l’Exil n’avait pas permis d’initier complètement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les versions d’<em>Esdras I</em> et <em>II</em> traduisent « kohên le ûrim ùletummîm » par « <em>prêtre pour les choses lumineuses et parfaites</em> » (et l’on sait que « <em>lumière</em> » et « <em>perfection</em> » sont les traductions courantes d’<em>urim</em> et <em>tumim</em>), ou encore par « <em>prêtre instruit et parfait</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les rabbins affirmaient que cinq choses manquaient dans le second Temple, bâti par Zorobabel après la Captivité : l’Arche d’Alliance, le Feu Céleste, l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em>, la Shekhinah, et l’Huile d’Onction. (<em>Yoma</em>, XXI, 2). La disparition des instruments de l’Oracle remontait donc très haut, peut-être même à la fondation du premier Temple. On sait que l’Arche d’Alliance, le Tabernacle, l’Autel des Parfums furent enterrés dans une caverne du mont Nébo, par le prophète Jérémie (<em>II Macchabées</em>, II, 4-8). Peut-être l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em>, le Pectoral, l’Éphod, le furent-ils avec…</p>
<p style="text-align: justify;">À l’époque où furent rédigés les <em>Livres saints</em>, peut-être était-ce un fait connu de tous, et il était inutile de détailler le fonctionnement de l’Oracle. Peut-être également, devait-il demeurer caché au vulgaire, autre argument ? Mais si les <em>Livres saints</em> étaient réservés à la caste sacerdotale, il n’y avait pas inconvénient majeur à rappeler ce fonctionnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit, ce secret n’a pas été transmis. Aussi s’est-on livré aux conjectures les plus diverses pour expliquer de quelle façon l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em> rendaient des oracles divins.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la suite, Abarbanel et d’autres docteurs et historiens judaïques ont adopté la théorie de Flavius Josèphe. Selon eux, le pontife d’Israël obtenait la réponse en déchiffrant les lettres qui brillaient successivement à ses yeux, parmi celles gravées sur les pierres du Pectoral et composant les douze noms des douze tribus : « <em>Les mots Urim et Tumim désigneraient les lumières et les obscurités qui passaient sur la face du Pectoral lorsque, placé vis-à-vis du Chandelier à Sept Branches allumé, quelques-unes des lettres gravées sur les gemmes s’illuminaient alors que les autres demeuraient baignées d’obscurité. Peut-être alors, selon des règles qui demeuraient un des secrets du Sanctuaire, le grand prêtre groupait alors les caractères lumineux pour composer la réponse de l’Oracle&#8230; </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres compliquaient encore la lecture en faisant intervenir les quatre lettres du Nom Tétragramme [4].</p>
<p style="text-align: justify;">D’après d’autres auteurs, l’<em>Urim</em> et le <em>Tumim</em> seraient deux petits <em>téraphim</em>, c’est-à-dire des effigies divinatoires et oraculaires. On aura des détails sur ces <em>téraphim</em> en se reportant aux chapitres XVII et XVIII du <em>Livre des Juges</em> et au chapitre XXXI, versets 19, 32, 34.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, dans le <em>Livre d’Osée</em>, au chapitre III, les <em>téraphim</em> sont mentionnés comme faisant partie des objets sacrés d’Israël : « <em>Car les enfants d’Israël demeureront longtemps sans roi, sans chef, sans sacrifice, sans statues, sans éphod, et sans téraphim&#8230; </em>» (<em>Osée</em>, III, 4).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une origine assyrienne ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, F. Martin semble avoir trouvé une explication (<em>Textes religieux assyriens et babyloniens</em>, Paris 1903, page XXVI) et nous donne ensuite plusieurs traductions de consultations :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Aux consultations précises adressées par le roi sur l’opportunité ou le succès de ses entreprises, les dieux Samash ou Adad devaient répondre par :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	oui ou non (annu ou ullu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par une réponse proprement dite (suppitu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par un oracle (tamit ou tertu, ou  piristu ou parsu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par un jugement (dîna, dînu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par une sentence (purussu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par une illumination mentale (napahu),</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>—	par une vision ou une parole,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le dieu dictait donc ou inspirait son oracle, (abîtu) à ses prêtres&#8230;</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">S’il s’était agi simplement d’un tirage au sort, par une sorte de « pile » ou « face », il n’y aurait jamais eu de silence ou de refus de répondre. Au contraire, le rituel de l’Interrogation permettait de déclencher chez le grand prêtre des phénomènes de l’ordre de la clairvoyance (vision) ou de la claire audience (parole).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>À suivre…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, avril 2010 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes :</strong></p>
<p>[1] Le lexique donne pour ce mot les définitions suivantes : 1) lumière ; 1d) lumière du jour, d’une lampe, de la vie ; 1e) lumière de la prospérité, de l’instruction, du visage.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] Dans les grandes circonstances, les prêtres de Babylone portaient, suspendue à leur cou, une étoffe rouge garnie de plusieurs sortes de pierres précieuses, semblable au Pectoral du pontife d’Israël, nous dit Lagrange en son Etude sur les Religions Sémitiques (Paris  1905, page 236).</p>
<p style="text-align: justify;">[3] La une valeur numérique du mot ‘<em>Hoshen</em> &#8211; חשן est de 358, donc égale à celle du mot <em>Machia’h</em> – משיח. Car, le <em>Machia’h</em> aura le pouvoir de juger et de résoudre les problèmes d’Israël simplement par l’inspiration Divine (<em>Talmud Sanhédrin</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">[4] Voir « Les Noms Secrets de l’Urim et du Tumim selon Zohar II, folio 234b et le Ari ».</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Illustration extraite du site <a target="_blank" href="http://www.biblelieux.com/" target="_blank">Biblélieux.com</a>.</p>
</blockquote>
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		<title>Je suis Caïn II par Carlo Suarès</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 20:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Caïn]]></category>
		<category><![CDATA[Carlo Suarès]]></category>
		<category><![CDATA[Cirdec]]></category>

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		<description><![CDATA[En Maitreya II, j&#8217;ai tenté récemment de donner en quelques pages une vue d&#8217;ensemble de la renaissance de la Kabbale. J’ai insisté en partie sur « Caïn et Abel » : un ancien, profond et désastreux complexe psychologique. Mon point de vue sur Caïn — et sur d&#8217;autres complexes comme Adam, Ève, Dieu, le Seigneur, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/blake_abel.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1847" title="blake_abel" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/blake_abel-300x232.jpg" alt="Caïn par William Blake" width="300" height="232" /></a>En <em>Maitreya II</em>, j&rsquo;ai tenté récemment de donner en quelques pages une vue d&rsquo;ensemble de la renaissance de la Kabbale. J’ai insisté en partie sur « Caïn et Abel » : un ancien, profond et désastreux complexe psychologique. Mon point de vue sur Caïn — et sur d&rsquo;autres complexes comme Adam, Ève, Dieu, le Seigneur, etc. — je ne peux le justifier que par le biais de la lecture de la Bible selon le code originel, dont le secret est caché dans les schèmes qui sont devenus l&rsquo;alphabet hébreu. J&rsquo;ai donné ce code dans un livre : <em>La Bible restituée</em> ; mais pas à mon entière satisfaction, parce que j’ai dû utiliser une transcription phonétique des caractères hébraïques, au bénéfice des lecteurs qui ne les connaissent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Tree 2</em> se trouvent des informations complémentaires, notamment sur l&rsquo;utilisation des lettres hébraïques et sur une explication abrégée du manuel fondamental de la Kabbale : le <em>Sepher Yetsira</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un important troisième texte kabbalistique — le plus important de tous — <em>Le Cantique des Cantiques</em>, intitulé bien à tort « Le Cantique de Salomon » dans sa version canonique, est maintenant publié par Shambala. Avec le texte intégral dans une version bilingue, en hébreu et en anglais, il apparaîtra à chaque lecteur comme le plus surprenant et, on l&rsquo;espère, comme une révélation. Ce texte est vérifié verset par verset, grâce à l’usage du code et à une étude de son rapport avec les racines de l&rsquo;idiome hébraïque. Voici un exemple de cette méthode.</p>
<p style="text-align: center;">[gview file="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/Je-suis-Cain-II.pdf"]</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Merci à Cirdec pour ce texte.</p>
<p style="text-align: justify;">Texte publié sur www.arsitra.org  dans Documents Kabbale et traduit par Jean-Paul Heber.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Had Gadia</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/had-gadia/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 11:50:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Chava Alberstein]]></category>
		<category><![CDATA[haggada]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon père l’avait acheté Pour le prix de deux sous L’agneau! L’agneau! Mon père l’avait acheté Pour le prix de deux sous Ainsi le raconte la Haggada Rusé, le chat se tenait aux aguets Il se jeta sur l’agneau et le dévora Le chien qui avait étranglé le chat Qui avait dévoré l’agneau Que mon [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/Illustration_by_El_Lissitzky_from_Jewish_book_1919_2.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-1838" title="Illustration_by_El_Lissitzky_from_Jewish_book_1919_2" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/04/Illustration_by_El_Lissitzky_from_Jewish_book_1919_2-246x300.png" alt="El Lissitzky" width="246" height="300" /></a>Mon père l’avait acheté</p>
<blockquote><p>Pour le prix de deux sous L’agneau!<br />
L’agneau! Mon père l’avait acheté<br />
Pour le prix de deux sous</p>
<p>Ainsi le raconte la Haggada<br />
Rusé, le chat se tenait aux aguets<br />
Il se jeta sur l’agneau et le dévora<br />
Le chien qui avait étranglé le chat<br />
Qui avait dévoré l’agneau<br />
Que mon père avait acheté<br />
Pour le prix de deux sous</p>
<p>L’agneau ! L’agneau !<br />
Alors le bâton s’avance<br />
Il s’abat et corrige le chien<br />
Qui avait mordu le chat<br />
Qui avait dévoré l’agneau<br />
Que mon père avait acheté<br />
Il l’avait acheté<br />
Pour le prix de deux sous<br />
L’agneau ! L’agneau !<br />
Sans hésiter, le feu consume le bâton<br />
Qui avait corrigé le chien<br />
Qui avait étranglé le chat<br />
Qui avait dévoré l’agneau<br />
Que mon père avait acheté<br />
Pour le prix de deux sous<br />
L’agneau ! L’agneau !</p>
<p>Puis l’eau vint éteindre le feu<br />
Qui avait consumé le bâton<br />
Qui avait corrigé le chien<br />
Qui avait étranglé le chat<br />
Qui avait dévoré l’agneau<br />
Que mon père avait acheté<br />
Pour le prix de deux sous<br />
L’agneau ! L’agneau !</p>
<p>Pourquoi chantes-tu donc, l’agneau ?<br />
Le printemps n’est pas encore là et la Pâque non plus<br />
Est-ce que tu as changé ?<br />
Moi, j’ai changé cette année<br />
Et tous les soirs, comme chaque soir<br />
Je n’ai posé que quatre questions<br />
Mais ce soir, il me vient une autre question<br />
Jusqu’à quand durera ce cycle infernal ?<br />
Ce soir, il me vient une question<br />
Jusqu’à quand durera ce cycle infernal<br />
De l’oppresseur et de l’opprimé,<br />
Du bourreau et de la victime<br />
Jusqu’à quand cette folie ?</p></blockquote>
<p><strong>« Had Gadia », Paroles, arrangements et interprétation Chava Alberstein.</strong></p>
<p><strong><a target="_blank" title="Illustration Had Gadia" href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Illustration_by_El_Lissitzky_from_Jewish_book_1919_2.png" target="_blank">Illustration</a> de la chanson &laquo;&nbsp;Had Gadia&nbsp;&raquo; qui appartient à la Haggadah de Pesach par El Lissitzky</strong><strong> (1919).</strong></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=2-dwR8s3i0c">http://www.youtube.com/watch?v=2-dwR8s3i0c</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=r8xXx14EqN4">http://www.youtube.com/watch?v=r8xXx14EqN4</a></p>
<p>Et la version d&rsquo;Angelo Branduardi :</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=tungkTs9gBE">http://www.youtube.com/watch?v=tungkTs9gBE</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Noms Secrets de l’Urim et du Tumim</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/les-noms-secrets-de-l-urim-et-du-tumim/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 12:34:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Louria]]></category>
		<category><![CDATA[Sepher Ha Zohar]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>
		<category><![CDATA[Urim et Tumim]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tu seras intègre avec Yahweh », Deutéronome 18, 13. Parmi les vêtements du Grand Prêtre, le pectoral (choshen) et l’Urim et le Tumim (« lumière et perfection ») en sont sans doute les éléments les plus énigmatiques. Le pectoral était un brocard tissé de fils d’or, et de laine bleue, rouge et cramoisie. Il était incrusté de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/200px-Kohenbreastplate.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1829" title="200px-Kohenbreastplate" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/200px-Kohenbreastplate-180x300.jpg" alt="Pectoral Grand Prêtre" width="180" height="300" /></a>« <em>Tu seras intègre avec Yahweh </em>», Deutéronome 18, 13.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Parmi les vêtements du Grand Prêtre, le pectoral (<em>choshen</em>) et l’Urim et le Tumim (« lumière et perfection ») en sont sans doute les éléments les plus énigmatiques. Le pectoral était un brocard tissé de fils d’or, et de laine bleue, rouge et cramoisie. Il était incrusté de 4 rangées de pierres précieuses, au nombre de 12 au total, montées sur une plaque d’or. Les noms des douze tribus (Les Douze Tribus sont associées aux douze lignes nécessaires pour construire un cube qui est la forme géométrique en trois dimensions symbolisant l’espace spirituel et l’espace physique) étaient gravés sur les pierres – une tribu pour chaque pierre – ainsi que les noms des Patriarches : Abraham, Isaac et Jacob. Selon le Zohar, l’Urim et le Tumim étaient les Noms de Dieu de 72 et 42 Lettres placés dans les plis du pectoral et qui illuminaient les lettres gravées sur les pierres selon un certain ordre afin d’épeler une réponse à une question posée par le Grand Prêtre.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">« <em>Tu joindras au pectoral du jugement l’Urim et le Thummin, et ils seront sur le cœur d’Aaron lorsqu’il se présentera devant Yahweh ; et ainsi Aaron portera constamment sur son cœur, devant Yahweh, le jugement des enfants d’Israël</em>. » Exode 28, 30. Rabbi Yehuda dit : « la signification du mot « urim » a été expliquée et dérive de « meïrim » (illuminant, car il illuminait les lettres gravées sur les pierres du pectoral). Voici quelle est la signification de la « lentille qui brille ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le terme araméen pour « lentille qui brille » est « aspaklarya meira ». Le terme « aspaklarya » a été traduit par « verre, miroir, objectif, speculum, télescope », etc. La signification première est celle d’un moyen par lequel l’Inspiration Divine se concentre et se manifeste. Le commentaire « Mikdash Melekh » aux arrangement des Sephiroth que l’on appelle Zeïr Anpin, constitué par les 6 Sephiroth qui sont illuminées par le Nom de Quarante-deux Lettres.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cette « lentille qui brille » est formée par les lettres du Nom sacré de Quarante-deux Lettres qui est placé dans les replis du pectoral et par lesquelles les mondes furent créés. Le Turim est le secret mystique des lettres incluses dans « la lentille qui ne brille pas » (« aspaklarya sh’eina meira », c’est-à-dire la Sephirah de Malkhuth) qui est illuminée par le Nom de Soixante-douze Lettres qui sont gravées sur lui.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Malkhuth est appelée « la lentille qui ne brille pas » car elle ne possède pas sa propre lumière. Elle reçoit son illumination du zeïr anpin. Ainsi, on les compare tous deux au soleil qui est la source de la lumière et à la lune qui n’a pas de lumière propre. Néanmoins, Malkhuth est illuminée par le Nom de Soixante-douze Lettres qui a sa source en Hokhmah selon le principe du « père (Hokhmah) établit la fille (Malkhuth) » (Ziv ha-Zohar).</p>
<p style="text-align: justify;">Ils constituent le secret mystique du Saint Nom. Ensemble on les appelle « Urim et Tumim ». Venez et voyez : lorsque ces lettres de ces deux noms furent placées dans les replis du pectoral, leurs pouvoirs illuminèrent les autres lettres qui étaient gravées sur les pierres du pectoral (voir Yoam 73b), en illuminant certaines et en laissant d’autres dans le noir. Par ce procédé, le Grand Prêtre pouvait obtenir les réponses à ses questions.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’Urim et le Tumim sont donc des manifestations des Noms de Quarante-deux et de Soixante-douze Lettres. Pour rappel, le Nom de Quarante-deux Lettre est formé à partir du Nom YVHV épelé en entier, comme suit.</p>
<table style="text-align: justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td rowspan="9"><em>yod</em></td>
<td rowspan="3"><em>yod</em></td>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>dalet</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>vav</em></td>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>dalet</em></td>
<td><em>dalet</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>lamed</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>tav</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5"><em>he</em></td>
<td rowspan="2"><em>he</em></td>
<td><em>he</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>yod</em></td>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>dalet</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="9"><em>vav</em></td>
<td rowspan="3"><em>vav</em></td>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>yod</em></td>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>dalet</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>vav</em></td>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>yod</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="5"><em>he</em></td>
<td rowspan="2"><em>he</em></td>
<td><em>he</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>yud</em></td>
</tr>
<tr>
<td rowspan="3"><em>yod</em></td>
<td>
<p style="text-align: center;"><em>yod</em></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td><em>vav</em></td>
</tr>
<tr>
<td><em>dalet</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le Nom de Soixante-douze Lettres est le Nom YHVH épelé en utilisant la lettre Yod. Ainsi, la valeur numérique de toutes ces lettres équivaut à 72. : Yod-vav-dalet he-yod vav-yod-vav he-yod: (10 + 6 + 4) + (5 + 10) + (6 + 10 + 6) + (5 + 10) = 72.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’Urim qui manifestait le Nom de Quarante-deux Lettres était disposé sur la tête, car ce Nom est associé à la tête, et le Tumim qui manifestait le Nom de Soixante-douze Lettres était placé sur le torse, car ce Nom est associé au torse.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Dans Deutéronome 18, 13, nous lisons « Tu seras intègre avec Yahweh » (תמים תהיה עם יהוה אלהיך), « tamim » (entier, intègre) se prononce « tumim » signifiant ainsi que ce verset doit être lu pour signifier : « tu consulteras le tumim quand tu seras avec ton Dieu », avec ton Dieu, donc dans son Sanctuaire. Ceci enseigne donc que l’on doit s’attacher au Roi, car le Tumim est le Nom de Soixante-douze Lettres associé au torse, au corps.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p><strong>Spartakus FreeMann, mars 2010.</strong></p></blockquote>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les Noms Secrets de l’Urim et du Tumim selon Zohar II, folio 234b et le  Ari.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Masterclasses de Calligraphie Hébraïque avec Frank Lalou</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/masterclasses-de-calligraphie-hebraique-avec-frank-lalou/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 22:12:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Lalou]]></category>
		<category><![CDATA[Méditation]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant son stage dans le désert du Neguev du 27 avril au 2 mai, qui aura lieu à Succah Bamidbar avec Tina Bossi, prévoyant l&#8217;étude de la symbolique et du yoga des lettres, avec des méditations hébraïques et de la calligraphie, l’auteur et calligraphe Frank LALOU, entame un nouveau cycle de trois masterclasses autour de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Etude_Torah.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1823" title="Etude_Torah" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Etude_Torah-300x204.jpg" alt="Etude Torah" width="300" height="204" /></a></p>
<p>Avant son stage dans le désert du Neguev du 27 avril au 2 mai, qui aura lieu à Succah Bamidbar avec Tina Bossi, prévoyant l&rsquo;étude de la symbolique et du yoga des lettres, avec des méditations hébraïques et de la calligraphie, l’auteur et calligraphe Frank LALOU, entame un nouveau cycle de trois masterclasses autour de la lettre hébraïque et présente sous forme de conférence, la symbolique et la portée philosophique de l’alphabet hébreu.</p>
<p>Comme l’an dernier, théorie et pratique sont au programme de ces rendez-vous d&rsquo;avril à juin 2010 à Paris.</p>
<p>[gview file="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/MASTERCLASSES-ATLANI.pdf"]</p>
<p>Les 18 AVRIL, 30 MAI, 20 JUIN de 11h à 17h, CONFÉRENCES ET MASTERCLASSES Organisés par Chantal Atlani et Philomuses</p>
<p>Pour en savoir plus :<br />
<a target="_blank" href="http://www.lalou.net/">www.lalou.net</a><br />
<a target="_blank" href="mailto:lalou.frank@gmail.com">lalou.frank@gmail.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quelques vidéos mystiques Ana B&#8217;Koah</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 09:40:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Méditation et Mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Méditation]]></category>
		<category><![CDATA[Mystique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ce dimanche, quelques vidéos mystiques. Interludes dans l&#8217;étude. Ce dimanche, je propose l&#8217;Ana B&#8217;Koah dont nous parlions dans un autre article. De grâce, par le pouvoir de Ta droite, délie les liens: Accepte les chants de prières de Ton peuple, élève-nous, purifie-nous, ô Tout Puissant : De grâce, héros, garde Tes adorateurs sans pareils [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Menorah002.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1810" title="Menorah002" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Menorah002-294x300.jpg" alt="Menorah" width="294" height="300" /></a>Pour ce dimanche, quelques vidéos mystiques. Interludes dans l&rsquo;étude.</p>
<p>Ce dimanche, je propose l&rsquo;Ana B&rsquo;Koah dont nous parlions dans un autre <a href="http://www.kabbale.eu/ana-bekoach/" target="_self">article</a>.</p>
<blockquote><p>De grâce, par le pouvoir de Ta droite,  délie les liens:</p>
<p>Accepte les chants de prières de Ton  peuple, élève-nous, purifie-nous, ô Tout Puissant :</p>
<p>De grâce, héros, garde Tes adorateurs sans  pareils avec amour :</p>
<p>Bénis-les, purifie-les de Tes justes  bontés, récompense toujours :</p>
<p>Immune, fier, gouverne Ton peuple avec  bonne volonté :</p>
<p>Unique, fier, adresse-Toi à Ton peuple  qui se souvient de Ta Sainteté :</p>
<p>Accepte notre plainte, et entends notre  cri, Toi qui connais les destins :</p>
<p>Béni soit l’honneur de Son Royaume à  jamais.</p>
<p>אָנָּא בְּכֹחַ גְּדֻלַּת יְמִינֶךָ תַּתִּיר צְרוּרָהקַבֵּל רִנַּת עַמֶּךָ שַׂגְּבֵנוּ טַהֲרֵנוּ נוֹרָא</p>
<p>נָא גִבּוֹר דּוֹרְשֵׁי יִחוּדֶךָ כְּבָבַת שָׁמְרֵם</p>
<p>בָּרְכֵם טַהֲרֵם רַחֲמֵי צִדְקָתֶךָ תָּמִיד גָּמְלֵם</p>
<p>חֲסִין קָדוֹשׁ בְּרוֹב טוּבְךָ נַהֵל עֲדָתֶךָ</p>
<p>יָחִיד גֵּאֶה לְעַמְּךָ פְּנֵה זוֹכְרֵי קְדֻשָּׁתֶךָ</p>
<p>שַׁוְעָתֵנוּ קַבֵּל וּשְׁמַע צַעֲקָתֵנוּ יוֹדֵעַ תַּעֲלוּמוֹת</p>
<p>בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד</p></blockquote>
<p>Cette prière comporte 42 lettres et est,  en fait, basée sur le Nom de 42 Lettres qui est censé être invoqué  lorsque l’on récite la Ana Berokha.</p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=1EdL_TLbHsg">http://www.youtube.com/watch?v=1EdL_TLbHsg</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.youtube.com/watch?v=UQq4mBhCBy0">http://www.youtube.com/watch?v=UQq4mBhCBy0</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Michel D’Anastasio</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/michel-d-anastasio/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 07:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Michel d’Anastasio]]></category>

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		<description><![CDATA[Âgé de 42 ans, Michel D’Anastasio exerce comme artiste et calligraphe à Paris depuis une dizaine d’années. Son travail porte sur l’harmonie des lettres hébraïques et latines ainsi que sur les signes abstraits. 2004 à aujourd’hui…. Approche de la création hébraïque Michel profite d’un séjour à Malte, au moment où le pays de ses ancêtres fête son [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Bonne_annee_2010.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1783" title="Bonne_annee_2010" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Bonne_annee_2010-300x300.jpg" alt="" width="216" height="216" /></a>Âgé de 42 ans, Michel D’Anastasio exerce comme artiste et calligraphe à Paris depuis une dizaine d’années. Son travail porte sur l’harmonie des lettres hébraïques et latines ainsi que sur les signes abstraits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2004 à aujourd’hui…. Approche de la création hébraïque</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Michel profite d’un séjour à Malte, au moment où le pays de ses ancêtres fête son entrée dans l’Union Européenne, pour effectuer des recherches généalogiques. Il prend alors conscience qu’une partie de sa famille est d’origine juive. Au cours d’un voyage en Israël, quelques mois plus tard, Michel ressent une attirance pour la culture hébraïque. Il est notamment fasciné par l’alphabet hébreu. Dès son retour à Paris, il commence à étudier seul et assidûment, à raison de plusieurs heures par semaine… Les lettres sont agréables à travailler et Michel ressent les émotions artistiques de ses débuts. Un nouveau monde s’ouvre à lui, avec une nouvelle palette de formes et de signes.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Michel découvre la lettre cursive, plus vivante, plus libre et plus moderne. L&rsquo;admiration initiale se meut en une évidente et farouche volonté : maîtriser les contours de l’alphabet hébraïque pour mieux le moderniser à sa guise, comme il l’avait fait auparavant avec l’alphabet latin.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Michel-d-Anastasio-5_new_size.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1785" title="Michel-d-Anastasio-5_new_size" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Michel-d-Anastasio-5_new_size.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, Michel prend des cours d’hébreu pour ressentir plus profondément la signification du signe qui nait sous ses doigts. Rapidement, le travail se diversifie, Michel utilise de nouveaux supports pour mettre en valeur ses oeuvres. Les photographies des lettres calligraphiques et les objets de décoration remportent un grand succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1989 à 2004… Calligraphie gestuelle moderne</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/exposition_calligraphie_besancon.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1790" title="exposition_calligraphie_besancon" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/exposition_calligraphie_besancon.jpg" alt="" width="188" height="477" /></a>Après avoir étudié la calligraphie pendant 16 ans auprès de professeurs de renom, tels que Claude Médiavilla ou Kitty Sabatier, Michel d’Anastasio a choisi de s’échapper de l’écriture conventionnelle pour créer son style… Le geste est libéré mais précis… Le signe est roi… Son style est né, unique, parce que Michel est gaucher et qu’il n’écrit pas avec des instruments traditionnels… A la plume, il préfère le Cola-Pen (récupération du métal de la fameuse boisson gazeuse, savamment découpé et plié en forme de couteau) ou le cure-dents en plume d’oie. Au travers des pigments de couleurs et de matières variées (gaze, sable, feuilles d’or, gomme arabique, aquarelles), Michel met en lumière de façon artisanale d’anciens textes maltais ; une façon pour lui de renouer sur la toile avec l’histoire de ses origines, dont ses parents lui ont tant parlé. Il faut regarder son travail de loin puis s’en approcher et l’observer de près pour percevoir encore plus la richesse et la beauté du trait.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel a alors l’impression profonde d’avoir découvert sa véritable voie et se sent en harmonie complète avec son signe calligraphique. En tant que directeur artistique en communication visuelle, il crée des logos et de signes distinctifs utilisant les créations calligraphiques pour construire des images graphiques, des stickers muraux et des objets décoratifs.</p>
<p style="text-align: justify;">La création calligraphique <em>Decomotions</em> a été choisi pour la publication de « designanddesign.com » le <em>Book Design</em> de l&rsquo;année 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa dernière exposition, intitulée <em>Israël-Palestine, La paix comme utopie</em> a eu lieu en janvier et février dernier dans la Ville de Besançon qui lui a passé commande d’une série de calligraphies hébraïques pour une exposition urbaine dans la principale artère du centre ville, accompagnée d’une projection sur écran d’eau :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Ecran_d_eau_danas.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1786" title="Ecran_d_eau_danas" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Ecran_d_eau_danas.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez visiter le <a target="_blank" href="http://www.script-sign.com" target="_blank">Site des calligraphies de Michel D’Anastasio</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Besançon09.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1793" title="Besançon09" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/03/Besançon09.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Le Dybouk : Possession par une âme errante</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/le-dybouk-possession-par-une-ame-errante/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 11:55:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« Qui es-tu ? J’ai oublié. Je ne peux me souvenir de moi-même qu’au travers de tes pensées. » Ansky, The Dybbuk, acte 4. La possession – l’infestation d’un corps par un esprit qui lui est étranger – est un phénomène que l’on rencontre dans presque toutes les cultures et religions. Dans le folklore juif, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/The_unborn01.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1764" title="The_unborn01" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/The_unborn01.jpg" alt="" width="227" height="227" /></a>« <em>Qui es-tu ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’ai oublié. Je ne peux me souvenir de moi-même qu’au travers de tes pensées.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Ansky, <em>The Dybbuk</em>, acte 4.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La possession – l’infestation d’un corps par un esprit qui lui est étranger – est un phénomène que l’on rencontre dans presque toutes les cultures et religions. Dans le folklore juif, on nomme l’esprit qui possède un corps un « <em>dybouk</em> », terme désignant une âme errante qui s’attache à une personne vivante et en contrôle les actes. Le mot dybouk (דיבוק) est dérivé du terme hébreu pour « attachement » ; car le dybouk se lie au corps d’une personne.</p>
<p style="text-align: justify;">La transmigration des âmes ne fait pas partie du Judaïsme originel. Dans la <em>Bible</em>, il y a très peu de passages traitant de la vie après la mort, mais des références aux esprits des morts existent. Ainsi, le <em>Livre de Samuel </em>nous raconte l’histoire du roi Saül s’en allant voir la sorcière d’Endor afin de communiquer avec l’esprit de son mentor, le prophète Samuel ; plus loin, on nous parle d’un mauvais esprit s’attaquant au même roi : « <em>et le mauvais esprit de Dieu s’abattit sur Saül </em>». Dans le <em>Livre des Rois</em>, le prophète Élie est possédé par l’esprit d’un homme mort qui le pousse à tromper le roi. Le <em>Talmud</em> fait également référence aux mauvais esprits et à leur exorcisme par les rabbis, mais de nouveau, l’idée qu’une âme puisse aller habiter un nouveau corps, par transmigration ou possession, n’est pas un concept majeur. Ainsi que le dit le rabbin Winkler : « <em>les juifs ne croient pas à la possession démoniaque. Ils croient qu’en de très rares occasions il peut advenir une possession d’une personne vivante par l’âme qui a quitté le corps, mais non le monde, et cherchant un corps à posséder afin de terminer ce qu’elle avait à terminer </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le concept de la transmigration se développa et gagna de nombreux partisans et vers le 12e siècle, il fut intégré dans la Kabbale. Le cercle de l’école de Safed d’Isaac Louria, au 16e siècle embrassa cette doctrine et l’inclut dans ses enseignements. On trouve ainsi toute une littérature kabbalistique dédiée au phénomène du dybouk : <em>Sefer ha-Hezyonot, Sha&rsquo;ar Ruach ha-Kodesh, Shalshelet ha-Kabbalah, Emek ha-Melekh, Maaseh Buch</em>. Le dybouk finira par se mêler au folklore et aux légendes des communautés juives de l’Europe de l’est.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme est une abréviation de « dybouk me-rouah’ ra’ah » (emprise d’un esprit malin) ou de « dybouk min ha-hizonim » (dybouk de l’extérieur). Moïse Cordovero appelait le dybouk une « <em>grossesse du mal</em> ». Selon le <em>Shalshelet HaKabbalah</em> (de R. Gedaliah b. Yosef Ibn Yachyah, 1515-1587) une âme peut devenir un dybouk à cause d’une mort prématurée, une mort survenue avant la fin normale de son existence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte kabbalistique de référence sur le sujet est le <em>Shaar Haguilgoulim</em> (« la Porte » ou « le Chapitre des Réincarnations »), basé sur l&rsquo;enseignement du Ari (Isaac Louria), et compilé par son disciple, le Rav Hayim Vital. La libération de l’âme passera par un Tikkun, c’est-à-dire une réparation. « <em>Le Tikkun de l&rsquo;âme est une rectification due à un inachèvement ou afin de la nettoyer de ses imperfections. Le Tikkun de l&rsquo;âme est réalisé au travers du Guilgoul et de l&rsquo;Ibbur. En accomplissant ce qu&rsquo;il n&rsquo;a pas pu réaliser des 613 Mitzvoth, en rectifiant un acte ou un dommage qu&rsquo;il a causé par ses mauvais actes, l&rsquo;homme rend nécessaire le Tikkun de son âme, qui peut alors s&rsquo;élever vers des royaumes lumineux et rejoindre sa source </em>» (R. Afilalo).</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Guilgoul ha-Neshamot</em> (הנשמות גלגלול, « cycle des âmes »), plus communément désigné par Guilgoul, est le concept de la réincarnation, émanant des thèses kabbalistiques dans le judaïsme. Selon ce concept, les âmes effectuent un « cycle » à travers les vies ou « incarnations », étant attachées à différents corps au cours du temps. Le corps auquel elles s&rsquo;associent dépend de leur tâche particulière dans le monde physique, du niveau de spiritualité de la ou des précédentes incarnations</p>
<p style="text-align: justify;">On attribue traditionnellement plusieurs origines à ces esprits errants. Les premières descriptions font état de démons non humains et désincarnés. Plus tard, on en fit les esprits de personnes décédées : âmes de pécheurs essayant d’échapper à leur châtiment ; âmes vengeresses ; âmes perdues tentant de s’incarner dans un corps afin d’entrer en contact avec un rabbi capable de les aider. «<em> L’esprit qui prit possession d’un jeune homme fut l’esprit de celui qui, dans sa vie, avait abondamment péché et qui ne put ensuite trouver la paix. Il avait pénétré le corps du jeune homme après avoir été forcé de quitter son précédent domicile, le corps d’une vache qui allait être abattue</em> » (<em>Maaseh Buch</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">La personne peut, ou non, être consciente qu’elle est possédée par un dybouk ; elle peut également être tourmentée par cet état de fait. L’entrée d’un dybouk dans le corps d’une personne était considérée comme le signe que la victime se trouvait dans une situation de péché. Car c’est le péché qui ouvre la porte au dybouk. Winkler nous dit que « <em>le dybouk est attiré par quelqu’un qui est dans un état où l’âme et le corps ne sont plus totalement connectés l’un à l’autre à cause de la mélancolie ou de troubles psychologiques. Il cherche une personne particulière qui traverse dans sa vie les mêmes choses qu’il a pu lui-même traverser, c’est une attirance par sympathie – une compatibilité entre l’esprit et la personne se débattant dans les mêmes affres</em> ». Malgré ces « affinités », les actes du dybouk sont parfois violents et dégradants, se rapprochant alors de ce qu’on lit dans les récits de possessions démoniaques : « <em>Le dybouk nommé Samuel a soulevé les jambes de sa victime puis les a abaissés l’une après l’autre, très rapidement, encore et encore. À cause de ces mouvements, qu’il provoquait avec une très grande force, la couverture qui était sur elle tomba et elle fut alors nue et humiliée devant tous </em>» <em>(The Great Event in Safed</em>, Sec. 21).</p>
<p style="text-align: justify;">Une véritable possession possède des signes précis : la victime du dybouk peut discourir sur des sujets dont elle est censée n’avoir aucune connaissance, parler des langues étrangères, faire de capacités intellectuelles ou manuelles dont elle n’était pas capable jusqu’alors, s’approprier les rêves d’une autre personne, des faits survenus dans un endroit lointain, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant dans la tradition juive, être possédé par un dybouk n’est pas toujours une mauvaise chose, le dybouk n’est pas nécessairement une âme « damnée » ou perdue ; il s’agit de l’âme d’une personne qui n’a simplement pas réussi à accomplir son destin ou une tâche particulière (remplir une promesse, accomplir une mitzvah…) lors de son incarnation et qui, après la mort, cherche un corps afin de l’habiter et pouvoir ainsi accomplir son but. Une fois cette « mission » accomplie, le dybouk quitte le corps ainsi colonisé.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, un esprit peut entrer dans une personne se trouvant dans un état de désespoir afin de l’aider. Bien que ce phénomène soit moins présent dans la littérature relative aux dyboukim, on en trouve la trace dans ce que l’on appelle « sod ha ibbur » ou « <em>mystère de l’imprégnation</em> ». Il s’agit là d’une « bonne » possession par un esprit-guide, l’esprit d’une personne qui a dû se battre et a pu vaincre les mauvais penchants contre lesquels le possédé doit se battre. L&rsquo;Ibbur, en hébreu עיבור, imprégnation, est une forme de transmigration de l&rsquo;âme qui est similaire au Guilgoul. L&rsquo;Ibbur, qui est la forme de possession la plus puissante et la plus compliquée qui soit, survient lorsqu&rsquo;un « juste » imprègne l&rsquo;âme d&rsquo;une personne vivante possédant déjà sa propre âme. La raison de l&rsquo;Ibbur est que l&rsquo;âme « imprégnante » puisse remplir une tâche incomplète lors de sa précédente incarnation ou de remplir une mitzva (un devoir religieux). On appelle encore ce type de possession bénéfique « maggid » qui signifie « <em>celui qui dit </em>» ; certains kabbalistes, comme Moïse Luzzatto, en font régulièrement mention dans leurs écrits.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque l’infestation par un dybouk est désagréable et nuit à la personne possédée, on a recourt à l’exorcisme dont on retrouve des traces et des « protocoles » dans les écrits des disciples d’Isaac Louria. Le pouvoir d’exorcisme fut transmis aux ba’alei shem (« Maîtres du Nom ») ou aux Hassidim. L’exorcisme se faisait par la voie d’un tikkun (restauration) de l’âme de l’entité, d’une transmigration dans un animal ou en envoyant le dibouk dans les limbes. Le rituel de l’exorcisme est toujours pratiqué par un rabbin et la cérémonie doit être accomplie avec l’aide de 10 personnes qui se rassemblent en cercle autour de la personne possédée. Le groupe récite le Psaume 91 trois fois et le rabbin souffle du shofar afin de produire certains sons et notes qui affectent le corps du possédé, produisant des vibrations qui aident à en chasser l’esprit malin. Le dybouk, ébranlé est alors réceptif et accepte de communiquer avec le rabbin qui peut alors prier pour son repos et clore la cérémonie. Le but est toujours de soigner à la fois le possédé et l’âme qui l’infeste. C’est là une différence profonde avec l’exorcisme catholique par lequel le « démon » est combattu, blessé ou détruit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le <em>Minh’at Yehudah</em> de Judah Moïse Fetya de Bagdad (1933) on peut lire les récits des exorcismes de dyboukim de Sabbataï Tsevi et de Nathan de Gaza, son disciple, qui avaient pris possession des corps d’hommes et de femmes à Bagdad en 1903. On trouve d’autres textes relatant des faits similaires à Koretz à la fin du 17e siècle, à Nikolsburg en 1696, à Detmold en 1743 et Stolowitz en 1848. Le dernier protocole d’exorcisme fut publié en 1904, il relate le cas d’un dybouk qui avait possédé le corps d’une femme et fut exorcisé par Ben Zion Hazzan.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1920, S. Ansky, s’inspirant des histoires populaires du folklore yiddish d’Europe centrale, mit en scène le dybouk dans l’une de ses pièces, The Dybbuk, dans laquelle l’âme d’un homme trahi revient afin de hanter le corps du traître.</p>
<p style="text-align: justify;">À notre époque, si l’on entend moins souvent parler de ce phénomène, cela ne signifie nullement qu’il a disparu. Ainsi, le 7 janvier 2010, des centaines de personnes se sont rassemblées afin d’observer une cérémonie d’exorcisme pratiquée dans la Yeshivat Shalom à Jérusalem par le Rav David Batzri Shlita tentant d’expulser un dybouk du corps d’un jeune brésilien étudiant d’une Yeshiva. Une précédente tentative avait déjà eu lieu par… <em>Skype</em> en décembre 2009 (voir ici : la video sur le site <a target="_blank" href="http://matzav.com/video-rav-batzri-attempts-dybbuk-removal-via-dybbukvision%C2%AE" target="_blank"><span style="color: #333399;">Matzav.com</span></a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le site de «<span style="color: #333399;"> </span><a target="_blank" href="http://theyeshivaworld.com/" target="_blank"><span style="color: #333399;">Yeshiva World News</span></a><span style="color: #333399;"> </span>», on peut en lire le déroulement : « Sors dybouk ! », « dis-nous ton nom » hurle le Rav tandis que retentissent les sons des shofars. Les personnes présentes jurent avoir entendu le dybouk dire, d’une voix ne pouvant être celle du possédé : « <em>j’ai vécu, j’ai tué un couple et j’ai pris leur fils</em> ». Le dybouk qui était prêt à quitter le corps du jeune homme en fut empêché par le Rav qui lui commanda de s’en aller par le petit orteil du pied gauche afin qu’aucun mal ne soit fait à la personne possédée. Malgré les prières de Tikkun récitées par l’assistance, le dybouk n’a pu être chassé, refusant tout tikkun nashamah (réparation de l’âme).</p>
<p style="text-align: justify;">Excès de crédulité ? Résurgence de la croyance et de la foi ? Nous ne poserons pas de conclusions, laissant le soin au lecteur de se faire son propre avis, peut-être en visionnant « <em>The</em> <em>Unborn</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, janvier 2010 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Sources :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Between Worlds: Dybbuks, Exorcists, and Early Modern Judaism</em>,  J. H. Chajes (University of Pennsylvania Press, 2003) ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dybbuk &#8211; Spiritual Possession and Jewish Folklore</em>, Jeff Belanger ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dybbuk, A glimpse of the supernatural in Jewish tradition</em>, Gershon Winkler ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sha&rsquo;ar ha-Gilgulim</em> (1875) ;</p>
<p style="text-align: justify;">Moïse Zacuto, <em>Iggerot ha-Remez </em> (1780), no. 2 ;</p>
<p style="text-align: justify;">Moïse Abraham ben Reuben H’ayyat, <em>Sepher Ru&rsquo;ah H’ayyim</em>, (1785) ;</p>
<p style="text-align: justify;">M. Sassoon, <em>Sippur Nora shel ha-Dibbuk</em> (1966) ;</p>
<p style="text-align: justify;">S.R. Mizrah’i, <em>Ma&rsquo;aseh Nora shel ha-Ru&rsquo;ah’</em> (1904) ;</p>
<p style="text-align: justify;">G. Scholem, <em>Leshonenu</em>, 6 (1934), 40–41.</p>
<p style="text-align: center;">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration extraite du film <em>The Unborn</em>, David S. Goyer, 2009.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>La Magie juive  &amp;  la Kabbale .pdf</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/la-magie-juive-la-kabbale-pdf/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 17:59:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Kabbale Pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Spartakus FreeMan Ce document est la version révisée et corrigée en février 2010 de « La Magie juive &#38; la Kabbale ». La question qui revient souvent lorsque l’on parle de Kabbale est : « D’accord, c’est bien, mais comment on fait de la magie avec elle, car la Kabbale c’est magique, non ? [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Leningrad_Codex032.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1736" title="Leningrad_Codex03" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Leningrad_Codex032-299x300.jpg" alt="" width="239" height="240" /></a>Par Spartakus FreeMan</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce document est la version révisée et corrigée en février 2010 de « La Magie juive &amp; la Kabbale ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">La question qui revient souvent lorsque l’on parle de Kabbale est : « D’accord, c’est bien, mais comment on fait de la magie avec elle, car la Kabbale c’est magique, non ? » La réponse à cette question – si on ne veut pas agresser celui qui la pose – est difficile. La troupe des occultistes du 19e siècle n’aide certes pas à clarifier les choses, les doctrines New Age &amp; autres bouillies conceptuelles de l’éso-marchandise contemporaine non plus. Pour les non-initiés (je veux seulement dire ceux qui n’ont pas encore pénétré l’univers de la Kabbale), la Kabbale se résume à des formules, des secrets magiques, des tours de passe-passe extraordinaires, et si l’on refuse d’admettre ce fait c’est que l’on cherche, bien sûr, à cacher aux « profanes » l’infinie puissance offerte par le corpus de grimoires kabbalistiques. Mon oeil ! Si l’on me permet ce jeu de mots. Et la contre-attaque passe immédiatement par une liste d’auteurs « fameux » : Lévi, de Guaïta, Ambelain, Haziel (misère)…</p>
<p style="text-align: justify;">Il est certain que la Kabbale est multiforme, elle n’est pas, comme on peut s’en rendre compte en lisant l’Introduction de Mathers à la Kabbalah Denudata, uniforme et identique à elle-même selon les différentes écoles de kabbalistes. Nous avons donc, une Kabbale pratique, Kabbalah Ma’asith, que l’on peut associer – mais pas exclusivement – à la Kabbale Magique.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous allons donc essayer de remettre tant que faire se peut la Kabbale au milieu du jardin et pour cela il nous faudra d’abord passer par la Magie juive qui ne peut qu’être une des sources de la Kabbale magique. Nous essayerons ensuite de décrire la présence de la magie dans la Bible et la vision que pouvait en avoir le peuple d’Israël. Cela nous conduira à examiner le <em>Midrash</em> (recueil de légendes) et le Talmud avant de terminer par une tentative de description de la Kabbale Pratique par rapport à la Magie.</p>
<p><strong>Sommaire du document</strong></p>
<p>Introduction</p>
<p>I. La magie juive</p>
<p>II. La Magie dans l’Ancien Testament et les pseudépigraphes</p>
<p>III. La Magie juive selon le Talmud et le Midrash</p>
<p>IV. La Kabbale Pratique</p>
<p>1. Abracadabra et Abrahadabra</p>
<p>2. L’alphabet de Ben Sira et Lilith</p>
<p>3. La cérémonie du Tahid ou cérémonie de l’acier</p>
<p>4. Une invocation kabbalistique contre le mauvais oeil</p>
<p>V. La magie des psaumes</p>
<p>VI. L’influence de la Kabbale sur la Magie « moderne »</p>
<p>1. L&rsquo;origine du Rituel du Pentagramme dans la prière juive</p>
<p>2. Le Livre du Serpent Noir</p>
<p>Annexes :</p>
<p>1. Le Le Sefer haRaziel</p>
<p>2. Le Sefer haReziem</p>
<p>3. Le Sefer haMelbosh</p>
<p>4- Les 72 Noms selon le Sefer Raziel</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Télécharger ce document :</strong></p>
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<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>L’Unité de la Création</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/l-unite-de-la-creation/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 07:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Dubuis]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean Dubuis La perception de l&#8217;Unité de la Création se fait plus ou moins vite et sous des aspects différents. En effet, chacun perçoit l&#8217;Unité, d&#8217;une part à travers le filtre qu&#8217;il est lui-même, d&#8217;autre part en fonction de la nature du sentier ésotérique suivi, que celui-ci soit qabalistique, martiniste, alchimique ou originaire d&#8217;autres [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/terre01-300x200.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1532" title="terre01-300x200" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/terre01-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Par Jean Dubuis</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La perception de l&rsquo;Unité de la Création se fait plus ou moins vite et sous des aspects différents. En effet, chacun perçoit l&rsquo;Unité, d&rsquo;une part à travers le filtre qu&rsquo;il est lui-même, d&rsquo;autre part en fonction de la nature du sentier ésotérique suivi, que celui-ci soit qabalistique, martiniste, alchimique ou originaire d&rsquo;autres philosophies.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans notre propre parcours, nous avons remarqué que la Qabal &#8211; ou les sentiers similaires &#8211; donne l&rsquo;aspect unitaire principalement dans les structures du créé, alors que l&rsquo;Alchimie, elle, le donne dans les fonctions du Créé. En effet, la Qabal montre la similitude des structures des énergies dans les trois règnes (minéral, végétal, animal) alors que l&rsquo;Alchimie montre à travers les trois règnes, la similitude des processus de génération des êtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le champ de la Création procédant du quaternaire, il est normal que la source de toute chose possède un quadruple aspect. Cette source de toute chose se reflète dans le Tétragramme, le Nom imprononçable, le Yod He Vav He, ou יהוה (qui se lit de droite à gauche).</p>
<p style="text-align: justify;">Chacune des lettres de ce nom représente un des principes présents dans la Semence Originelle de chaque être, et ce, toujours dans les trois règnes. C&rsquo;est pourquoi les quatre principes de la Semence constituent en chaque être sa seule réalité. La différence des règnes provient exclusivement du taux d&rsquo;éveil de chacun des quatre éléments du Tétragramme, représentés également par le feu, l&rsquo;Air, l&rsquo;Eau et la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces quatre éléments, redisons-le, sont tous présents dans les trois règnes, mais:</p>
<p style="text-align: justify;">•	dans le règne minéral, seul le second He (He final) est éveillé ;</p>
<p style="text-align: justify;">•	dans le règne végétal, Vav et He sont éveillés</p>
<p style="text-align: justify;">•	dans le règne animal, He Vav He sont éveillés</p>
<p style="text-align: justify;">•	dans l&rsquo;Homme, qui se distingue du règne animal, tous les éléments sont éveillés : Yod He Vav He, ce qui lui donne la soi-conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte de ce qui précède un point extrêmement important : il y a, entre toutes choses, possibilité d&rsquo;harmonie puisque la Semence Originelle est la même en toutes choses. La communication est donc praticable, mieux même, la communion.</p>
<p style="text-align: justify;">Renforçons ce qui vient d&rsquo;être dit par un peu de Guematria : Yod He Vav He a pour valeur: 10 + 5 + 6 + 5 = 26.</p>
<p style="text-align: justify;">26 donne 2 + 6 = 8, soit deux fois le quaternaire (2 x 4) qui se manifeste dans la dualité à l&rsquo;involution et à l&rsquo;évolution.</p>
<p style="text-align: justify;">26 donne également 2 x 13 qui se manifeste à son tour dans la dualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en hébreu, Unité se dit Achad et s’écrit Aleph (1), Chet (8), Daleth (4), ce qui donne un total de 13.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, Amour se dit Ahebah et s’écrit : Aleph (1) He (5) Beth (2) He (5) ce qui donne un total de 13.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Unité est Amour, ou l’Unité rayonne l’Amour et la dualité est nécessaire à sa réception.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout chemin ésotérique correct conduit peu à peu à la Connaissance unitaire et à travers elle, à l’Amour Universel.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous joignons à cette brève étude, comme exercice de réflexion et de méditation, le tracé de l’hexagramme qui symbolise l’intersection des mondes spirituel et matériel. Cette étoile, techniquement réalisable où que vous passiez vos vacances, et qui pourra être tracée sur le sable des plages ou des chemins, nous a été proposée par André Renoult, membre de l’association.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/hexagramme_dubuis01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1533" title="hexagramme_dubuis01" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/hexagramme_dubuis01.jpg" alt="" width="275" height="315" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Etoile Magique</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Toutes les lignes ont la même valeur numérique que le Tétragramme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bonnes méditations, et bonnes vacances !</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Jean Dubuis. Tiré du « Petit Philosophe de la Nature » n°57 de 1988.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La Paix comme Utopie, par Michel d’Anastasio &amp; Lin Delpierre</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/la-paix-comme-utopie-par-michel-d-anastasio-lin-delpierre/</link>
		<comments>http://www.kabbale.eu/la-paix-comme-utopie-par-michel-d-anastasio-lin-delpierre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 17:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Calligraphie]]></category>
		<category><![CDATA[Lin Delpierre]]></category>
		<category><![CDATA[Michel d’Anastasio]]></category>

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		<description><![CDATA[Exposition à Besançon du 28 janvier au 28 février 2010. Avec son école, ses maisons, ses échoppes où l’on trouve de tout à toute heure, Aqabat Jabr a l’air d’une banale petite ville du Proche-Orient. C’est pourtant l’un des 58 camps de réfugiés palestiniens officiellement recensés par l’UNRWA, l’Agence des Nations Unies chargée de leur [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Exposition à Besançon du 28 janvier au 28 février 2010.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec son école, ses maisons, ses échoppes où l’on trouve de tout à toute heure, Aqabat Jabr a l’air d’une banale petite ville du Proche-Orient. C’est pourtant l’un des 58 camps de réfugiés palestiniens officiellement recensés par l’UNRWA, l’Agence des Nations Unies chargée de leur gestion depuis 1948. Situé en Cisjordanie à proximité immédiate de Jéricho, et tout proche de la Mer Morte, Aqabat Jabr compte aujourd’hui 5600 habitants, administrés par une quinzaine de membres élus et bénévoles du Comité populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme sur tout le pourtour méditerranéen, le problème crucial est l’accès à l’eau. Les pluies sont rares, l’évaporation est forte et le déficit en eau est permanent. À ces contraintes géographiques s’ajoutent les conséquences du conflit israélo-arabe : coupures inopinées et restrictions imposées.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Michel-d-Anastasio-1_new_size.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1328" title="Michel-d-Anastasio-1_new_size" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Michel-d-Anastasio-1_new_size.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Calligraphie de Michel D&rsquo;anastasio</em></p>
<p style="text-align: justify;">À l’issue d’une première mission fin 2004, c’est sans hésiter que la Ville de Besançon a choisi d’orienter sa coopération sur la rénovation du réseau d’eau et d’assainissement du camp d’Aqabat Jabr, avec un véritable programme de développement. Car réparer l’infrastructure ne suffit pas. Il faut aussi savoir gérer la ressource et ne pas la gaspiller. En complément des travaux sur le réseau, un travail de formation et de sensibilisation est mené pour faire prendre conscience aux habitants que le suivi de la consommation, le repérage des fuites et quelques gestes simples peuvent permettre d’économiser beaucoup de cette eau si rare et objet de tant d’enjeux dans cette région du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Rénover un réseau d’eau et d’assainissement, ce sont des engins de chantier, des tranchées, des canalisations ; du concret, du quotidien, de l’immédiat. Aucun voisinage, aucune complicité avec les utopies.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, plus nous avançons dans le travail technique, plus nous essayons de comprendre les chemins compliqués que prend l’eau pour couler de sa source jusque dans les maisons, plus profondément nous sommes plongés au cœur de l’histoire des uns et des autres. Pour le Palestinien, c’est la Naqba, la grande catastrophe qui l’expulse de sa terre ; pour l’Israélien, c’est la Shoah et le retour à la Terre Promise. Une histoire en apparence irréconciliable et pourtant si étroitement mêlée que seul le droit de chacun à vivre en paix peut lui donner du sens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux artistes</strong> racontent cette histoire, en nous parlant de l’eau à leur manière. <strong>Michel d’Anastasio</strong> écrit l’eau : il calligraphie la lettre hébraïque, libère sa forme, questionne ses symboles et ses racines. <strong>Lin Delpierre</strong> photographie la vie sans eau : les maisons du camp palestinien, le ciment des murs, l’air saturé de chaleur et de poussière et la terre sèche, si sèche.</p>
<p style="text-align: justify;">De ces recherches naît une œuvre à quatre mains qui interroge l’histoire des uns et des autres avec l’espoir, qui sait, que la paix soit un jour autre chose qu’une utopie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La paix comme utopie :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- découverte d&rsquo;une exposition urbaine de Lin Delpierre et Michel d&rsquo;Anastasio / jeudi 28 janvier 2010, 16h45 &#8211; rendez-vous Place Pasteur</p>
<p style="text-align: justify;">- projection des œuvres sur écran d’eau : jeudi 28 janvier 2010 à 17h ; Pont Battant</p>
<p style="text-align: justify;">- exposition en extérieur : <strong>du 28 janvier au 28 février 2010</strong>, Grande Rue</p>
<p style="text-align: justify;">Contact : Direction des Relations Internationales 03 81 61 59 44 : annick.benezet@besancon.fr</p>
<p style="text-align: justify;"><a target="_blank" href="http://www.script-sign.com" target="_blank"><strong><span style="color: #333399;">Le site de Michel D&rsquo;Anastasio</span></strong></a><strong><span style="color: #333399;">.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a target="_blank" href="http://www.lindelpierre.net" target="_blank"><strong><span style="color: #333399;">Le site de Lin Delpierre</span></strong></a><strong><span style="color: #333399;">.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Michel-d-Anastasio-5_new_size.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1329" title="Michel-d-Anastasio-5_new_size" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/Michel-d-Anastasio-5_new_size.jpg" alt="" width="450" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Calligraphie de Michel D&rsquo;anastasio</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le nom de Jacob à partir des écrits de Rabbi Isaac Louria</title>
		<link>http://www.kabbale.eu/le-nom-de-jacob-a-partir-des-ecrits-de-rabbi-isaac-louria/</link>
		<comments>http://www.kabbale.eu/le-nom-de-jacob-a-partir-des-ecrits-de-rabbi-isaac-louria/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 11:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Isaac Louria]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[L’autre nom de Jacob est Israël qui est devenu le nom de la communauté du peuple juif. La phrase « enfants d’Israël » s’applique avant tout aux descendants directs de Jacob mais, au fil du temps, il devint synonyme d’israélites, c’est-à-dire le peuple d’Israël. Le Ari (Isaac Louria) analyse le nom de Jacob/Israël afin de démontrer de quelle façon il reflète parfaitement la conscience divine. Il y a trois aspects de Jacob. Le premier est indiqué par le nom « Jacob » (יעקב) écrit sans vav, ו. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2008/03/Jacob01.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-975" title="Jacob01" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2008/03/Jacob01-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" /></a>Par Spartakus FreeMann</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Et Jacob vécut dans le pays d’Égypte pendant dix-sept ans</em> » (<em>Genèse</em>, 47, 28).</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre nom de Jacob est Israël qui est devenu le nom de la communauté du peuple juif. La phrase « <em>enfants d’Israël </em>» s’applique avant tout aux descendants directs de Jacob mais, au fil du temps, il devint synonyme d’israélites, c’est-à-dire le peuple d’Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Ari (Isaac Louria) analyse le nom de Jacob/Israël afin de démontrer de quelle façon il reflète parfaitement la conscience divine.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a trois aspects de Jacob. Le premier est indiqué par le nom « Jacob » (יעקב) écrit sans vav, ו. Le second est indiqué par le nom « Yakov » (יעקוב) écrit avec un vav, comme dans le verset « <em>Et je me rappellerai Mon Alliance avec Jacob</em> » (<em>Lévitique</em> 26, 42). Le troisième est indiqué par l’autre nom de Jacob, « Israël » (ישראל).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces trois noms font référence aux trois aspects de l’âme : Nephesh, Ruach et Neshamah. Nephesh, l’âme vitale, est indiquée par le nom « Yakov » écrit sans Vav. La Ruach, l’âme émotionnelle, est indiquée par le nom « Yakov » écrit avec Vav. La Neshamah, l’âme intellectuelle, est indiquée par le nom « Israël ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nous allons voir maintenant comment les trois aspects de l’âme sont connectés numériquement aux noms de Jacob. Nous verrons également que la valeur numérique de Nephesh est identique à celle des deux noms d’Abraham et de Jacob.</p>
<p style="text-align: justify;">-       Nephesh : Noun Pé Shin (נפש) = 50 + 80 + 300 = 430 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       Abraham : Aleph Beth Resh Hé Mem (אברהם) = 1 + 2 + 200 + 5 + 40 = 248 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       Jacob : Yod Ayin Qoph Beth (יעקב) = 10 + 70 + 100 + 2 = 182.</p>
<p style="text-align: justify;">La somme d’Abraham et de Jacob donne 248 + 182 = 430, la valeur numérique de « Nephesh ».</p>
<p style="text-align: justify;">La valeur numérique de « Ruach » est identique à celle des mots « <em>et Jacob vécut</em> » (<em>Genèse</em> 47, 28).</p>
<p style="text-align: justify;">-       Ruach : Resh Vav Heth (רוח) = 200 + 6 + 8 = 214 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       « Et Jacob vécut » (vayechi Yakov) : Vav Yod Heth Yod Yod Ayin Qoph Beth (ויחי יעקב) = 6 + 10 + 8 + 10 + 10 + 70 + 100 + 2 = 216 ;</p>
<p style="text-align: justify;">Note : les deux sommes diffèrent. Il y a une allusion au Beth (ב) dont la valeur numérique est 2. « B’ruach » qui signifie alors « au moyen de la Ruach ».</p>
<p style="text-align: justify;">La Neshamah est numériquement associée au nom « Israël », comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;">-       La Neshamah : He Noun Shin Mem Hé (הנשמה) = 5 + 50 + 300 + 40 + 5 = 400</p>
<p style="text-align: justify;">-       Israël : Yod Shin Resh Aleph Lamed (ישראל) = 10 + 300 + 200 + 1 + 30 = 541</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on retire 400 de 541 nous obtenons 141. Retirons 41 de ce produit et ajoutons-les aux 400 (de « la Neshamah ») et le résultat est la valeur numérique du mot « vérité », emeth (אמת). Voilà la signification du verset « donne la vérité à Jacob » (Michée 7, 20). Il reste 100 qui est la valeur numérique de la lettre Qoph. La valeur de la lettre Qoph épelée est identique à celle de Yakov avec 4 pour indiquer les 4 lettres de son nom.</p>
<p style="text-align: justify;">-       Qoph : Qoph Vav Pé (קוף) = 100 + 6 + 80 = 186 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       Yakov : Yod Ayin Qoph Beth (יעקב) = 10 + 70 + 100 + 2 = 182 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       182 + 4 = 186.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat de cet exercice arithmétique peut donc être résumé comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;">-       Israël = « la Neshamah » (400) + 41 + 100</p>
<p style="text-align: justify;">-       Israël = emeth (441) + 100</p>
<p style="text-align: justify;">-       Mais puisque l’on déduit la valeur 186 à partir de 100 : Israël = emeth (אמת) + Yakov (יעקב)</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque la valeur numérique de la lettre Qoph épelée est aussi égale à la valeur numérique du mot « lieu » (makom, מקום) : Mem Qoph Vav Mem = 40 + 100 + 6 +40 = 186. Qui est également la valeur du carré du Nom (יהוה) : 10*10 + 5*5 + 6*6 + 5*5 = 186.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà quelle est la signification mystique du verset : « <em>Fais en sorte qu’il y ait un lieu pour Moi</em> » (<em>Exode</em> 36, 21).</p>
<p style="text-align: justify;">Rabbi Akibah dit que la lettre Qoph fait allusion au Saint, béni soit-Il (Othioth d’Rabbi Akiva). Cela signifie que mystiquement la valeur des trois noms de Dieu – YHVH, EHYEH et Adonaï – est identique à celle de « Yabok » (יבק) qui est la rivière que traversa Jacob dans son voyage de retour vers le pays d’Israël après son séjour de 20 ans chez Laban. C’est là qu’il se battit contre l’Ange d’Esaü, symbolisant le combat entre le bien et le mal ou entre le pilier de la miséricorde et celui de la rigueur.</p>
<p style="text-align: justify;">-       Yabok : Yod Beth Qoph (יבק) = 10 + 2 + 100 = 112 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       EHYEH : Aleph Hé Yod Hé (אהיה) = 1 + 5 + 10 + 5 = 21 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       YHVH : Yod Hé Vav Hé (יהוה) = 10 + 5 + 6 + 5 = 26 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       Adonaï : Aleph Daleth Noun Yod (אדני) = 1 + 4 + 50 + 10 = 65 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       21 + 26 + 65 = 112.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette valeur est également identique à celle des Noms YHVH et Elohim combinés :</p>
<p style="text-align: justify;">-       Elohim : Aleph Lamed Hé Yod Mem (אלהים) = 1 + 30 + 5 + 10 + 40 = 86</p>
<p style="text-align: justify;">-       YHVH : Yod Hé Vav Hé (יהוה) = 10 + 5 + 6 + 5 = 26 ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       26 + 86 = 112.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous soustrayons la valeur numérique de « Yabok » (112) de la valeur numérique de Yakob (182), nous obtenons 70 qui se réfère aux Soixante-dix Noms de Dieu (<em>Bamidbar Rabba</em> 14, 11 ; <em>Pardès Rimonim</em> 23, 13).</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les trois Noms – YHVH, EHYEH et Adonaï – se réfèrent aux trois Sephiroth Kether, Tiphereth et Malkhuth, respectivement. Tiphereth est associée à Jacob.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pilier de gauche et celui de droite sur l’Arbre des Sephiroth ne s’étendent pas jusqu’à Malkhuth, il n’y a que l’axe central qui relie Kether à Malkhuth. On associe Abraham au pilier de droite, celui qui est centré sur Hessed ; Isaac est associé au pilier de gauche, centré sur Guebourah. Jacob, quant à lui, est associé au pilier du milieu reliant ainsi les essences de Kether et de Malkhuth. Ceci nous est induit par le mot « Esther » épelé à l’envers. Esther s’épelle Aleph Samekh Tav Resh (אסתר), Resh (ר) est l’initiale de « Rosh » (tête en hébreu), Tav (ת) de « Toch » (milieu en hébreu) et Samekh (ס) est l’initiale de « Soph » (fin en hébreu). Le nom d’Esther se réfère ainsi à la puissance qui relie l’en haut et l’en bas, Kether à Malkhuth.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nom « Israël » peut aussi être permuté afin d’épeler « une tête pour Moi » :</p>
<p style="text-align: justify;">-       Israël : Yod Shin Resh Aleph Lamed (ישראל) ;</p>
<p style="text-align: justify;">-       « Li rosh » (« une tête pour moi ») : Lamed Yod Resh Aleph Shin (ליראש).</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci indique qu’Israël contient la capacité d’atteindre les plus hauts niveaux, c’est-à-dire la tête, de la Sainteté comme cela nous l’est signifié par les Ecritures : « <em>Israël s’élève dans les pensées de Dieu</em> » (<em>Bereshith rabba</em>, 1, 4).</p>
<p style="text-align: justify;">Le siège de la Neshamah est dans la tête, dans le cerveau ; le siège de la Ruach est dans le cœur ; et le siège de la Nephesh est dans le foie. Nous trouvons ce fait en allusion dans le mot « Malakh » (roi, מלך) dont les lettres sont les initiales des mots pour cerveau (« moah »), cœur (« leb ») et foie (« kaved »). Cela indique également que la conscience de l’homme descend de son cerveau vers son cœur et ensuite vers son foie ; donc, que l’intellect gouverne les émotions qui déterminent la manière d’agir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’en suit donc que tous les mondes dépendent des noms « Jacob » et « Israël » comme les sages le disent : « <em>« Au commencement… » (Genèse Tanhumah, Vayikra rabba, 36, 4).  La lettre initiale Beth (ב) de « Bereshith » commencement, בראשית), outre qu’elle signifie « dans », peut également signifier « au moyen de ». Le verset peut ainsi se lire : « au moyen du commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». 1, 1) implique « pour l’amour d’Israël », mots qui sont renfermés dans « le commencement » </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots « <em>et il vécut</em> » sont ici interprétés comme s’ils étaient vocalisés pour dire « et il donne une force de vie ».</p>
<p style="text-align: justify;">La conscience divine personnifiée par Jacob incorpore celles personnifiées par Abraham et Isaac – mais les équilibre. De cette manière, la force de vie est sauvée de toute vampirisation par les forces du mal et la conscience-Jacob peut descendre sans danger vers les niveaux inférieurs de la réalité et la transformer en un lieu (makom) pour Dieu. Ainsi Jacob est « une tête pour Moi » c’est-à-dire un commencement (Bereshit) pour la pensée de Dieu et un produit final de l’action divine ainsi qu’il est écrit : « <em>ce qui fut est ce qui sera </em>» (<em>Ecclésiaste</em> 1, 9).</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Spartakus FreeMann, 12 Tevet 5770. Adapté en français d’un travail de Moshe-Yaakov Wisnefsky et du <em>Sepher HaLikutim</em>.</p>
</blockquote>
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		<title>Les Qliphoth au sein de la magie occidentale</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Qliphoth]]></category>
		<category><![CDATA[Spartakus FreeMann]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tout ce qui, dans la Vie, est corrompu, contraire aux éternels dessins de l’ABSOLU, éternellement rejeté par Lui, doit être expulsé et cette sorte d’exécration métaphysique a lieu dans l’Arbre Inversé, l’ARBRE DE MORT, hors de l’ÉPOUSE, dans la PROSTITUÉE » Robert Ambelain – La Kabbale Pratique, éd. Bussière. Les Qliphoth – en hébreu, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/10/Qliphotic.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-943" title="Qliphotic" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/10/Qliphotic-300x300.jpg" alt="" width="216" height="216" /></a>« <em>Tout ce qui, dans la Vie, est corrompu, contraire aux éternels dessins de l’ABSOLU, éternellement rejeté par Lui, doit être expulsé et cette sorte d’exécration métaphysique a lieu dans l’Arbre Inversé, l’ARBRE DE MORT, hors de l’ÉPOUSE, dans la PROSTITUÉE</em> »</p>
<p style="text-align: right;">Robert Ambelain – <em>La Kabbale Pratique</em>, éd. Bussière.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Qliphoth – en hébreu, קליפות, parfois orthographié Klipoth ou qelipoth – qui signifient « écorces » ou « coquilles », se réfèrent aux forces du mal ou aux impuretés de la matière dans le cadre de la Création. On les rencontre aujourd’hui un peu partout, de la magie cérémonielle à la Kabbale pratique, en passant par des détours étonnants comme la Wicca ou le runisme moderne. Ce concept étant majeur dans l’occultisme contemporain, il m’a semblé utile de fournir quelques repères à ceux qui désireraient se frotter aux jumeaux maléfiques de l’Arbre de Vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant que Grant ne délire sur les Qliphoth, lancées telles des métros fous dans des tunnels de cinq à Set, on les trouve dans les œuvres d’Aleister Crowley – qui en donne les correspondances dans son Liber 777 – et dans les écrits de la Golden Dawn où, faute de définitions claires, on les associe pratiquement à des entités démoniaques. L’occultiste aimant les termes hébreux abscons – ça donne l’air intelligent – et tout ce qui touche à la tourbe vicieuse d’une magie noire qu’il se voudrait combattre tout en couchant avec, les Qliphoth sont devenues au fil du temps un fourre-tout assez ténébreux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le terme Qliphoth s’origine dans la Kabbale juive où il représente les forces maléfiques attachées aux différentes Sephiroth. La source première semble se trouver dans le <em>Talmud</em>, traité Souca 52a &amp; traité Eroubin 19a.</p>
<p style="text-align: justify;">Ultérieurement, dans le <em>Zohar</em>, plus particulièrement les passages sur Ruth, ou Midrash ha-Neelam sur Ruth 79b, nous pouvons lire un passage où l’on nous parle du penchant du mal qui possède sept noms : Mauvais, Impur, Satan, Ennemi, Pierre d’achoppement, incirconcis, Tsafoni. La Géhenne a sept noms (voir Pirqé de Rabbi Eliézer chapitre 53) : Puits, Oubliette, Silence, Bourbier, Sheol, Ombre de Mort, Terre d’en dessous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Qliphoth dans le système de la Golden Dawn.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Eliphas Levi en parle dans ses ouvrages : selon lui, « les Qliphoth » représentent le monde des écorces, des épluchures ou coquilles vides, des résidus psychiques, qui se développent à côté des Sephiroth.</p>
<p style="text-align: justify;">Mac Gregor Mathers effectue un parallèle entre ces écorces et les Sept Rois d’Edom et il suggère qu’elles résultent, en fait, d’un déséquilibre du Pilier de la Miséricorde. La Golden Dawn n’est pas très prolixe sur les Qliphoth mais l’on retrouve cependant dix dénominations qui seraient les reflets des 10 Sephiroth : Aretz (Le Monde, Terre du dessous), Sheol (La Fosse), Abron (La Perdition), Tit Aïsoun (L’Ordure), Bershoat (Le Puits), Irasthoum (L’Ombre de la Mort), Ozlomoh (Les Portes de la Mort), Géhenne (La Vallée du Sommeil), Gehenoum (La Vallée de l’Oubli), Gehenomoth (La Vallée de la Mort).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous retrouverons cette classification, entre autres, chez Ambelain qui s’épanchera dans sa Kabbale Pratique sur les qualités méphitiques des Qliphoth, les associant avec des entités bien connues de la démonologie :</p>
<p style="text-align: justify;">Aretz (Le Monde) – Behemoth (la Bête) – Femme Écarlate parée d’or assise sur une hydre écarlate à sept têtes et dix cornes. Correspond à la Sephirah Malkhuth.</p>
<p style="text-align: justify;">Sheol (La Fosse) – Mammon (La Cupidité) – Femme cornue montée sur un taureau, vêtue de blanc et de vert, deux serpents s’enroulent à ses cornes et à chacun de ses pieds et de ses mains. Correspond à la Sephirah Yesod.</p>
<p style="text-align: justify;">Abron (La Perdition) – Astaroth (L’Espion) – Homme à cheval sur un paon, aux pieds d’aigle, une crête sur la tête tenant du feu dans sa main gauche. Correspond à la Sephirah Hod.</p>
<p style="text-align: justify;">Tit Aïsoun (L’Ordure) – Abbadon (L’Exterminateur) – Femme à tête d’oiseau et aux pieds d’aigle tenant une flèche dans sa senestre. Correspond à la Sephirah Netzach.</p>
<p style="text-align: justify;">Bershoat (Le Puits de l’Abîme) – Meririm (Le Démon de Midi) – Roi couronné vêtu de jaune assis sur un trône avec un corbeau en son sein et sous ses pieds un globe. Correspond à la Sephirah Tiphereth.</p>
<p style="text-align: justify;">Irasthoum (L’Ombre de la Mort) – Shatan (L’Adversaire) – Homme armé, monté sur un lion à la dextre une épée nue et à la senestre une tête d’homme. Correspond à la Sephirah Guebourah.</p>
<p style="text-align: justify;">Ozlomoh (Les Portes de la Mort) – Asmodée (L’Exécutant) – Homme à tête de bélier aux pieds d’aigle et vêtu de jaune. Correspond à la Sephirah Hessed.</p>
<p style="text-align: justify;">Géhenne (La Vallée du Sommeil) – Bélial (Le Rebel) – Homme à tête de cerf, assis sur une pierre d’aimant, elle-même sur un dragon. Pieds de chameau, tient une faux à sa main droite et une flèche à la gauche. Correspond à la Sephirah Binah.</p>
<p style="text-align: justify;">Gehenoum (La Vallée de l’Oubli) – Python (le Serpent) – Léopard ayant sept têtes et dix cornes aux pieds d’ours et aux gueules de lions. Correspond à la Sephirah Hokhmah.</p>
<p style="text-align: justify;">Gehenomoth (La Vallée de la Mort) – Belzébuth (La Vieux Dieu) – Dragon roux ayant sept têtes et dix cornes. Correspond à la Sephirah Kether.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le <em>Livre du Serpent Noir</em>, essai publié vers 1900 pour les initiés de la l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée au sein du Temple Isis-Urania, nous retrouvons clairement 10 Qliphoth et leurs serviteurs associés aux 9 planètes et au soleil :</p>
<p style="text-align: justify;">Neptune THAMIEL (תאומיאל) : THADEKIEL + ABRAXSIEL + MAHAZIEL + AZAZAEL +LUFUGIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Pluton CHAIGIDEL (עוגיאל) : CHEDEZIEL + ITQUEZIEL + GOLEBRIEL + DUBRIEL + ALHAZIEL + LUFEXIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Saturne SATERIEL (סאתאריאל) : SATURNIEL + ABNEXIEL + TAGARIEL + ASTERIEL + REQRAZIEL + ABHOLZIEL + LAREZIEL +</p>
<p style="text-align: justify;">Jupiter GAMEHIOTH : GABEDRIEL + AMDEBRIEL + MALEXIEL + CHEDEBRIEL + A’OTHIEL + THERIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Mars GALEB (GLEB) : GAMELIEL + LEBREXIEL + EBAIKIEL + BARASHIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Soleil TAGARIRIM (TGRRM) : TAUMESHRIEL + GOBRAZIEL + RAQUEZIEL + REBREQUEL + MEPHISOPHIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Vénus HARAB-SERAPEL (HRB-SRRAL) : HELEBRIEL + RETERIEL + BARUCHIEL + SATORIEL + REFREZIEL + REPTORIEL + ASTORIEL + LABREZIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Mercure SAMAEL (סמאל) : SHEOLIEL + MOLEBRIEL + AFLUXRIEL + LIBRIDIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Luna GAMALIEL (גמיאל) : GEDEBRIEL + MATERIEL + LAPREZIEL + IDEXRIEL + ALEPHRIEL + LABRAEZIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Terre NAHEMOTH (NHMATh) : NOBREXIEL + HETERIEL + MOLIDIEL + A’AINIEL + THAUHEDRIEL</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons également Sept habitations infernales :</p>
<p style="text-align: justify;">1. Sheol – les Profondeurs de la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">2. Abaddon – Perdition.</p>
<p style="text-align: justify;">3. Titahion – la Glaise de la Mort.</p>
<p style="text-align: justify;">4. Ber Shacheth – le Lieu de Destruction.</p>
<p style="text-align: justify;">5. Tzelmoth – les Ombres de la Mort.</p>
<p style="text-align: justify;">6. Shaari Moth – Les Portes de la Mort.</p>
<p style="text-align: justify;">7. Gehinnom – l’Enfer.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans d’autres écrits, nous retrouvons cette tendance à associer les Qliphoth, comme les Sephiroth, à de simples forces ou entités démoniaques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Crowley, Regardie et la Magick.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec Crowley et son système magick, les Qliphoth deviennent un élément de pure démonologie où nous retrouvons une fois de plus 10 ordres qliphotiques de démons (reflet des 10 ordres angéliques), 3 puissances et 22 démons qui reflètent les 22 lettres de l’alphabet hébreu…</p>
<p style="text-align: justify;">Crowley, dans son <em>Liber 777</em> (1) (une forme de lexique et de tables de correspondances magiques), donne sa propre version des 10 Qliphoth :</p>
<p style="text-align: justify;">1 Kether : תאומיאל Thaumiel / Satan et Moloch</p>
<p style="text-align: justify;">2 Hokhmah : עוגיאל Aghagiel / סמאל</p>
<p style="text-align: justify;">3 Binah : סאתאריאל Satariel / אשת זנונום</p>
<p style="text-align: justify;">4 Hessed : גצסכאה Gha’ashekah / Lucifuge</p>
<p style="text-align: justify;">5 Guebourah : גולחב Golachab / אשתרום</p>
<p style="text-align: justify;">6 Tiphereth : תגרירון Thagiriron / חיוא Belphegor</p>
<p style="text-align: justify;">7 Netzach : ערב זרק A’arab Zaraq / אשמדאי</p>
<p style="text-align: justify;">8 Hod : סמאל Samael ( »Deceivers ») / בליאל Adramalech</p>
<p style="text-align: justify;">9 Yesod : גמיאל Gamaliel / לילית</p>
<p style="text-align: justify;">10 Malkhuth : לילית Lilith נצמה</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la tradition thélémite, le nombre 11 est associé aux Qliphoth. Grant commet une confusion en pensant que ce nombre se réfère à la Sephirah Da’ath, onzième Sephirah cachée dans l’Arbre de Vie. S’il en donne une vision négative que celle-ci n’a pas dans la mystique kabbalistique, c’est sans doute par manque de connaissance. Car il est assez évident, si l’on regarde le tableau ci-dessus, que nous avons bien, dans l’Arbre Qliphotique, 11 énergies distinctes puisque Satan et Moloch se partagent l’empire de Thaumiel. Le 11 est interprété comme symbole du chaos et de la dualité (1+1=2).</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le disciple de Crowley, Israel Regardie, qui fera des Qliphoth un Arbre inversé à part entière, miroir de celui de l’Arbre de Vie des dix Sephiroth, le rapprochant ainsi de la Main Gauche de Dieu, de son antithèse, autrement dit Samaël.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a style="text-decoration: none;" href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/qliphoth021.gif"><img class="aligncenter size-full wp-image-925" title="qliphoth021" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/qliphoth021.gif" alt="" width="263" height="542" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Figure 1 – Crowley, Liber CCXXXI – Equinox, 1912</em></p>
<p style="text-align: justify;">Selon Israel Regardie, l’Arbre des Qliphoth est constitué de 10 sphères qui sont les opposés des 10 émanations ou Sephiroth de l’Arbre de Vie. Il s’y réfère d’ailleurs en les nommant les « arbres jumeaux ». À la suite de Waite, il préférera les vocables de « Sephiroth inversées » et de « Sentiers inversés » afin de définir les Qliphoth.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus tard, Grant, se basant sur le travail de Crowley, élaborera son système du Typhonian OTO sur l’idée des 22 tunnels de Seth, parallèle évident avec les 22 lettres ou 22 sentiers reliant les 10 Sephiroth. Grant voit ces tunnels comme une création de « vibrations vaginales » et des « fluides » qui en découlent (voir à ce propos les pages 131 à 153 de <em>Nighside of Eden</em>) ! Toujours dans le même ouvrage, Grant écrit : « <em>le présent ouvrage, basé sur un très sinistre grimoire connu comme le Liber 231, perpétue la transmission du Courant 93 tel qu’il fut ravivé par Crowley au 20e siècle » (Nightside of Eden, page xii) plus loin il ajoute : « Le Liber 231 traite des 22 lames du tarot de Thoth telles qu’appliquées aux 22 Sentiers de l’Arbre de Vie et aux 22 Cellules des Qliphoth. Crowley a abondamment traité des 22 Arcanes mais il n’a rien écrit au sujet des 22 Cellules des Qliphoth ou des Tunnels de Set sous les Sentiers.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">L’illustration ci-dessus est la table des sceaux des Qliphoth correspondant aux 22 lettres hébraïques, aux 22 Arcanes du Tarot et aux 22 Canaux de l’Arbre des Sephiroth. Elle fut publiée par Crowley dans son <em>Liber CCXXXI</em> dans l’édition de <em>The Equinox</em> (volume 1, numéro 7) en 1912.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Qliphoth ou Sephiroth inversées.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les occultistes et magiciens œuvrant avec les Qliphoth tentèrent de définir plus précisément la nature « mystique » de leurs énergies. Les quelques pages de Regardie et de Crowley sur le sujet seront développées par Bill Heidrick – grand trésorier de l’OTO – en un système qui n’est pas sans rappeler celui d’Ambelain au début de cet article.</p>
<p style="text-align: justify;">Thamiel représente la dualité là où Kether représente l’unité. C’est la sphère de la division ainsi que l’étymologie du nom le laisse supposer : Thaum en hébreu signifie « jumeau » ou « dualité ».</p>
<p style="text-align: justify;">Aghagiel représente la confusion.</p>
<p style="text-align: justify;">Satariel représente l’enfermement de la nature parfaite là où Binah en est le premier dévoilement.</p>
<p style="text-align: justify;">Gha’ashekah représente le gaspillage de la substance créatrice là où Hessed est la source de la concentration des idées et de la substance des formes créées.</p>
<p style="text-align: justify;">Golahab est la sphère de la destruction par le feu – Guebourah est le siège de la force.</p>
<p style="text-align: justify;">Thagiriron est le siège de la laideur et du désespoir à l’inverse de Tiphereth qui est le centre de la beauté et de la joie.</p>
<p style="text-align: justify;">A’arab Zaraq est la sphère de la haine, des autres et de soi-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Samaël représente le monde de la désolation et de la chute de création.</p>
<p style="text-align: justify;">Gamaliel regroupe tout ce qui est malformé et vicié, à l’inverse de Yesod qui est la source de toutes les formes parfaites de Malkhuth.</p>
<p style="text-align: justify;">Lilith est le monde effrayant de la nuit et des lieux abandonnés d’une création défaillante et imparfaite.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/qlippoth011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-926" title="qlippoth011" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/02/qlippoth011.jpg" alt="" width="357" height="580" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Ordres démoniaques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous donnons l’une des versions les plus courantes d’ordres démoniaques associés aux Qliphoth :</p>
<p style="text-align: justify;">1. Kether – ha-Shatan et Moloch</p>
<p style="text-align: justify;">2. Hokhmah – Belzébuth</p>
<p style="text-align: justify;">3. Binah – Lucifuge</p>
<p style="text-align: justify;">4. Hessed – Astaroth</p>
<p style="text-align: justify;">5. Guebourah – Asmoddaï</p>
<p style="text-align: justify;">6. Tiphereth – Belphégor</p>
<p style="text-align: justify;">7. Netzach – Baal</p>
<p style="text-align: justify;">8. Hod – Adramalech</p>
<p style="text-align: justify;">9. Yesod – Lilith</p>
<p style="text-align: justify;">10. Malkhuth – Nahémah.</p>
<p style="text-align: justify;">Les noms que nous retrouvons dans cette liste de démons sont soit des noms de dieux anciens (Astaroth, Baal…) soit des démons de l’<em>Ancien Testament </em>ou de la mythologie chrétienne (Moloch, Lilith, Satan, Belzébuth) soit, pour Adramalech, un personnage de l’<em>Ancien Testament</em> (2). On remarquera que deux démons sont associés à la Qlipah opposée à Kether afin de souligner l’état de division de cette sphère.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous voici arrivés au terme de ce court voyage dans les abysses sombres de la nuit sans fin des émois torturés de la Grande Prostituée… Oups, pardon, je m’emporte – l’abus de Qliphoth nuit à l’équilibre des forces mentales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le système des Qliphoth, s’il remonte à la mystique juive, est très récent dans ses développements magiques et ceux qui en ont étendu la portée ne l’ont fait que dans le but de fonder leur propre système (nous pensons à Grant). Détaché de sa base judaïque spécifique le symbole qliphothique n’est qu’un nouveau masque posé sur la face du satanisme ; au mieux c’est une justification de l’attirance pour le glauque et au pire un jeu pervers ou une arnaque mystique.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où l’occultisme nous donne 10 noms, la Kabbale nous en donne 7 ; en outre, les textes hébreux ne nous parlent pas d’un Arbre inversé constitué de 10 anti-Sephiroth, seulement de noms donnés au penchant du mal, le sitra ha-ra, que l’on nomme l’Autre Côté. C’est ce Sitra Ha-Ra que les occultistes ont transformé en Arbre inversé, pensant par la lecture de certains passages du Zohar, que le l’autre Côté devait être constitué sur le même modèle que celui des 10 Sephiroth. Le Sitra Ha-Ra est composé des Qlipoth du monde de la Qlipah, ces Qlipoth sont les coquilles matérielles, déchets de la création et en qui réside la chute de l’état de perfection. Leur formation est expliquée en détail par la Kabbale lourianique et sa théorie du Tsimtsoum. En réalité, les Qlipoth sont attachées à chaque Sephira en un même lieu et un même temps. Pas d’Arbre inversé donc, mais une coexistence de deux mondes. Les Qlipoth ne sont pas 10 sphères indépendantes, mais 10 résidus « maléfiques » (dans le sens d’aller à l’encontre de la création) qui s’attachent qu 10 Sephiroth.</p>
<p style="text-align: justify;">J’aimerais à présent conclure de manière envolée et lyrique en citant <a target="_blank" title="Sentier inversé, Morgane's World" href="http://ww2.morgane.org/231/premisses-pour-en-finir-avec-le-sentier-inverse/" target="_blank">Frater Na’hash</a> – ce Frère qui est comme une sœur pour moi – : « <em>S’en est donc fini des délires occultistes qui voudraient faire travailler sur un soi-disant Arbre inversé &amp; ses Sentiers infernaux. Le travail se fait ici, dès &amp; en Malkhut. Le Mal, pour lui donner un nom, co-existe à notre monde, &amp; pour s’en convaincre il suffit de regarder les informations du soir. Nul besoin de royaumes sombres cachés sous la sphère de notre monde.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Spartakus FreeMann, octobre 2009 e.v.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">(1) Colonnes du <em>Liber 777</em> relatives aux Qliphoth :</p>
<p style="text-align: justify;">- CVI, CVII— »The Ten Hells in Seven Palaces »</p>
<p style="text-align: justify;">- CXXV, CXXVI— »Seven Hells of the Arabs » and « Their Inhabitants »</p>
<p style="text-align: justify;">- VIII, CXXIII— »Orders of Qliphoth »</p>
<p style="text-align: justify;">- CVIII— »Some Princes of the Qliphoth »</p>
<p style="text-align: justify;">- LXVIII— »The Demon Kings »</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Fils du roi assyrien Sennacherib cité dans 2 <em>Rois</em> 19:37 et <em>Isaïe</em> 37:38.</p>
<blockquote style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Illustration : couverture du livre <em>Qabalah, Qliphoth and Goetic Magic</em>, de Thomas Karlsson, Editions Ajna Bound, 2008.</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Commentaire sur le Cantique des Cantiques</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 16:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autres Textes Traditionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Cantique des Cantiques]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Haven]]></category>
		<category><![CDATA[Rabbi Issachar Baer]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les livres sacrés de l’Ancien Testament, le SHIR HA-SHIRIM ou Cantique des Cantiques de Salomon, fils de David, est, entre tous, sacré. Les Juifs orthodoxes ont, avec juste raison du reste, une si grande vénération pour cette partie de la Bible, par eux nommée Qadosh ha qadoshim ou Saint des Saints, qu’ils en interdisent la lecture à toute personne âgée de moins de trente ans. Ce respect n’est pas inutile, ici nous le déclarons, car ce livre renferme, scellés sous un quadruple voile, les plus importants mystères qu’il y eût jamais.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Rabbi Issachar Baer</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Précédé d’une introduction et suivi d’un compte-rendu du Dr. Marc Haven.</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Introduction</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les livres sacrés de l’Ancien Testament, le SHIR HA-SHIRIM ou Cantique des Cantiques de Salomon, fils de David, est, entre tous, sacré. Les Juifs orthodoxes ont, avec juste raison du reste, une si grande vénération pour cette partie de la Bible, par eux nommée Qadosh ha qadoshim ou Saint des Saints, qu’ils en interdisent la lecture à toute personne âgée de moins de trente ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce respect n’est pas inutile, ici nous le déclarons, car ce livre renferme, scellés sous un quadruple voile, les plus importants mystères qu’il y eût jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est, par excellence, le livre des RAPPORTS ou de l’AMOUR, et « celui qui lit un verset du Cantique des cantiques et le considère comme un chant (érotique), amène le malheur sur le monde ». Tel est, en effet, le décret immuable que porte sur les imprudents le vieux livre du Talmud, dans le traité de Sanhédrin, page 101, et qui eût dû faire réfléchir les Renan et autres érudits superficiels et analystes de certaines écoles allemandes. Il était également interdit de porter sur le voile qui couvrait ces profonds mystères une main profanatrice, et ce n’est pas en vain que le Saints d’Israël profère l’anathème sur les audacieux qui en parlent plus ou moins ouvertement. Le savant qabbaliste Eliphas Lévi a même judicieusement constaté qu’une horrible maladie fit son apparition en Europe peu après la téméraire publication des Dialoghi d’Amore.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet ouvrage, dû à la plume du célèbre Juif converti Jehûdah Abrabanel plus connu sous le nom de Léon Hébreu, est, avec le fameux Banquet de Platon, ce que la tradition occidentale nous offre de plus pur et de plus orthodoxe, en dehors bien entendu du Cantique des Cantiques &#8211; sur la nature et l’essence de l’AMOUR.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne manque certes pas d’autres ouvrages sur ce sujet, et même on peut dire qu’il n’est point de livre qui n’y touche quelque peu, tant est universelle l’influence de l’amour ; mais ils en considèrent plutôt les manifestations ou les effets, ce qui, d’ailleurs, n’est pas moins dangereux à certains points de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici se place une question fort naturelle : Qu’est-ce donc l’AMOUR ? Nous allons tâcher de l’expliquer de notre mieux, toutefois en réservant ce qu’il n’est point permis de dévoiler.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici la réponse que fit à Socrate l’interrogeant, la belle étrangère de Mantinée, la très mystérieuse Diotime : « L’AMOUR naquit de la copulation de POROS (la plénitude) et de PENIA (la vacuité) ».</p>
<p style="text-align: justify;">Et nous ajoutons ; libre et spontané, l’amour est le lien subtil et mutuel qui unit toutes choses ; c’est le point de transition entre le possible elle virtuel, entre le virtuel et le réel, entre le latent et le patent. C’est ce qui porte les êtres vers l’objet de leur désir, les pousse à s’unir à lui et à le conquérir, pour en faire leur sujet. C’est ainsi qu’éternellement, par la force de l’amour, l’univers inférieur objectif, objet de notre convoitise, puis l’univers supérieur, but de notre désir, sont conquis par l’homme, et deviennent, pour lui, subjectifs. Mais toujours l’homme aura au-dessus de lui un plan objectif qu’il devra sans cesse s’assimiler, sous peine de voir s’arrêter le progrès éternel. Ici-bas, notre marche est suivant une spirale concentrique ; mais quand l’individu aura atteint, par le renoncement et l’épreuve, le centre de cette spirale, il s’élancera alors en ligne droite vers l’éternelle et infinie BEAUTÉ, qui resplendit au cœur de la sphère de l’ABSOLU.</p>
<p style="text-align: justify;">L’amour résout l’antinomie entre le MOI et le NON MOI.</p>
<p style="text-align: justify;">Au dernier jour, nous serons jugés au poids de notre amour, car « à l’exaltation du cœur se reconnaît toute nature prédestinée. » Les jets de force vitale qui, en vertu de la puissance d’être, s’échappent incessamment de l’ineffable source de tout ce qui est, se sublimant ou s’épaississant, constituent le cerveau ou le ventre, la terre ou les cieux, devront être ramenés à l’Unité primordiale qui les émana de son sein. Ce double mouvement s’effectue par l’amour. L’être doit dissoudre le fixe et coaguler le volatil, puis entrecroiser à angles droits les produits obtenus afin de réaliser en lui-même le MYSTERIUM MAGNUM. C’est là le Grand Œuvre, la chose indispensable que Jésus de Nazareth indique d’une parole : « l’unique nécessaire&#8230; »</p>
<p style="text-align: justify;">Les Hébreux, on le sait, et Fabre d’Olivet péremptoirement le démontra, construisaient leurs livres sacrés suivant une méthode spéciale, destinée à empêcher toute profanation des mystères qu’ils y celaient. Ce n’était que dans l’intérieur du sanctuaire que, progressivement, les Maîtres enseignaient aux disciples élus les quatre sens distincts que présentent les textes saints.</p>
<p style="text-align: justify;">Le sens le plus inférieur, le seul connu des profanes, se nommait Pashût. C’est le sens littéral, l’écorce la plus matérielle et la plus extérieure, que nous donnent certains théologiens assez ignorants.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième signification, nommée Remmez est une simple allégorie. C’est celle que donne la plupart du temps Fabre d’Olivet dans sa traduction des dix premiers chapitres de la Genèse ; c’est aussi celle qu’on enseigne aux initiables du premier degré.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troisième sens est le Derâsh ou symbolisme supérieur, qu’on communique seulement aux adeptes supérieurs, et sous le sceau d’un serment terrible.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin le Sôd ou secret suprême, l’anagogie, est indicible. Il ne peut se concevoir intégralement que par l’extase. Et les rabbins initiés à ce redoutable mystère n’en ont jamais soufflé mot. La tradition cite pourtant le nom de quelques téméraires qui, pour avoir seulement tenté de raconter ce qu’ils avaient vu, périrent sur le champ sans avoir pu divulguer la moindre chose, ou subirent un châtiment affreux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les initiales de ces quatre mots hébreux forment, réunies, le mot Pardès &#8211; qu’on traduit généralement par : Paradis. Avec le Notariqôn et la Guématria, les douze lettres de ces quatre mots produisent un grand nombre de combinaisons fort ingénieuses, calculs que nous nous contentons d’indiquer à la sagacité du lecteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins nous pouvons dire que ces quatre sens ou degrés correspondent aux quatre lettres du Tétragramme ineffable, aux quatre sphères du monde : Asiah, Yetzirah, Briah et Atzilûth, ainsi qu’aux quatre points cardinaux, comme l’indique Ezéchiel aux derniers chapitres de ses visions. Il y a encore une multitude d’analogies.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Cantique des Cantiques ne fait pas exception à cette règle, et présente quatre significations bien distinctes :</p>
<p style="text-align: justify;">Au premier degré, le seul apparent aux yeux d’argile, il s’agit de l’amour matériel de l’homme et de la femme, et le grand nombre n’y voit pas autre chose.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde signification, dont le Christianisme a laissé transpirer quelque chose, est l’union du quatrième principe et du cinquième dans l’homme, c’est-à-dire l’union de Jésus-Christ et de l’Église. On lira avec fruit à ce sujet l’Ornement des Noces Spirituelles de Ruysbroeck, si justement surnommé l’Admirable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le troisième sens énonce la relation directe des deux Sephiroth Binah et Hokhmah, l’Intelligence et la Sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin le Sôd, le quatrième degré, explique le mystère de la circumincession, c’est-à-dire, le rapport réciproque du Père et du Fils, leur baiser mutuel, leur ineffable et éternelle conversation, le Saint-Esprit, qui procède de l’un et de l’autre. Voici ce que dit à ce sujet sainte Jeanne de Matel :</p>
<p style="text-align: justify;">« Ce plaisir (le Saint-Esprit) est un amour réciproque que le Père et le Fils produisent par voie de spiration active, c’est un amour très ardent. Et cet amour spiré anime le Père et le Fils, les liant, les baisant, les unissant, les concentrant et étant concentré en eux sans oppression. »</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien retenir ceci : Toute chose est passive relativement à ce qui la produit, active par rapport à ce qu’elle produit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu seul est actif en soi et par rapport à tous les êtres, tant émanés, qu’engendrés ou créés, puisqu’il n’est ni émané, ni engendré, ni créé. La Shékhinah est passive relativement à Dieu, et active vis-à-vis de l’Humanité, laquelle est elle-même active par rapport à la Nature inférieure, qui est passive en soi, puisqu’il n’y a rien au-dessous d’elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez l’homme aussi, l’esprit est mâle, relativement à l’âme, et dans toutes les subdivisions des êtres, il y a toujours un principe actif vis-à-vis d’un principe féminin ; leur harmonie, c’est l’amour qui les réunit.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la Trinité chrétienne, où les trois personnes sont considérées comme toutes trois actives, parce qu’on ne peut rien concevoir de passif dans la divinité, le Fils est pourtant passif par rapport au Père, puisqu’il est écrit : « Je fais la volonté de mon Père » ; et l’Esprit-Saint, qui est leur don d’amour, leur baiser mutuel, est féminin vis-à-vis des deux autres termes, ainsi que le démontre la langue hébraïque qui le nomme du nom féminin רוח.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui précède est destiné à aider à la compréhension du sens alchimique du <em>Cantique des Cantiques</em>, qui décrit dans l’ordre suivant les opérations du GRAND ŒUVRE :</p>
<p style="text-align: justify;">Le subjectum, ch. l, v. 5.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lilium artis, ch. l, v. 6.</p>
<p style="text-align: justify;">La préparation et la purification, ch. II, v.4.</p>
<p style="text-align: justify;">Le feu, ch. II, v. 7, et ch. IV, v. 16.</p>
<p style="text-align: justify;">La putréfaction, ch. III, v. 1.</p>
<p style="text-align: justify;">La sublimation et la distillation, ch. III, v. 6.</p>
<p style="text-align: justify;">La coagulation et le changement de couleur, ch. V, v. 9 à v. 14.</p>
<p style="text-align: justify;">La fixation, ch. II, v. 12, et ch. VIII, v.4.</p>
<p style="text-align: justify;">La multiplication, ch. VI, v. 7.</p>
<p style="text-align: justify;">L’augmentation et la projection, ch. VIII, v. 8.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe une multitude de commentaires en toutes langues sur le <em>Cantique des Cantiques</em>, surtout en langue hébraïque, si bien qu’on a même fait, en hébreux, une bibliographie de ces commentaires. Les plus importants, sont, sans contredit, ceux de RASHl (Rabbénû Shlomoh) et du fameux Abarbanel.</p>
<p style="text-align: justify;">Celui dont nous offrons aujourd’hui la traduction française a été écrit par un disciple inconnu de deux rabbins de la plus parfaite orthodoxie, qui se nommaient Rabbi Issa’char Baer et Rabbi Mosheh Phetha’hiah, de la ville de Kremnitz.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est extrait d’un petit livre fort rare imprimé en caractères rabbiniques à Prague en 1610-1611, in quarto, et intitulé <em>Sepher MEQOR Hochmah</em>, c’est-à-dire : Livre de la Fontaine de Sapience, dont nous donnons ici-même, intégralement, la préface.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un commentaire du second degré, ou Remmez, sur le Pentateuque, le <em>Cantique des Cantiques</em>, le livre de <em>Ruth</em>, et l’<em>Ecclésiaste</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des exemplaires sont suivis d’un second ouvrage, complémentaire du premier, et intitulé SEPHER AIMREI BINAH, c’est-à-dire : Livre des Paroles de l’Intelligence, qui est un commentaire des plus remarquables sur le Pentateuque seul.</p>
<p style="text-align: justify;">L’un et l’autre livres sont construits suivant les règles de la plus savante qabbalah : chaque page présente un nombre déterminé de lignes, chaque ligne une certaine quantité de lettres. La recommandation formelle de saint Jean s’y applique en partie : « Quiconque ajoutera quoi que ce soit aux paroles de ce livre sera châtié par Dieu&#8230; et quiconque en retranchera quelque chose sera effacé du Livre de Vie&#8230; » (Apocalypse XXII, 18-19). En outre, quoique le Livre de la Fontaine de Sapience, ne soit qu’un commentaire du second degré, ainsi que nous l’avons déjà déclaré, on peut néanmoins l’interpréter suivant quatre sens distincts, allant du plus inférieur au plus élevé, le lecteur voudra bien y faire la plus grande attention.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci dit, passons à la préface de l’auteur.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Préface de l&rsquo;auteur</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune Issa’char Baer a dit, au nom du savant maître Moshé Phelha’hiah, que toutes les paroles du Zohar, sont construites sur deux faces : la première consiste dans la connaissance extérieure des versets, en paroles douces, plus suaves que les gouttes de miel, et qui forment une échelle pour monter dans la demeure de notre Père qui est dans les cieux ; la seconde est la science des choses supérieures par leur sens caché. Et c’est là la sagesse de la Qabbalah pétrie avec l’huile de l’onction sainte, supérieure à l’intelligence ordinaire. C’est pourquoi cette voie semble malaisée aux yeux des hommes de notre génération ; elle présente peu d’attraits ; aussi ne la fréquentent-ils guère, et la vérité demeure solitaire, parée de beauté et de justice. J’ai donc résolu en mon âme de composer ce livre avec des extraits du Zohar, chaque mot à sa place, et de l’écrire dans une langue douce et pure, afin que ce mélange soit agréable et même beau aux yeux du lecteur, et trouve grâce aux yeux de Dieu et des hommes. Et j’ai nommé cet arrangement Meqor Hochmah (Source de Sapience), parce que toutes les paroles du Zohar sont construites sur les colonnes de la Sagesse supérieure. J’ai aussi indiqué où se trouve l’explication de chaque verset dans le livre du Zohar, et ne suis venu ni pour ajouter, ni pour retrancher quoi que ce soit, mais pour établir la chose dans son intégrité. Car, en vérité, il est inutile d’émettre son opinion dans son langage propre, pour plusieurs motifs : le premier en est que toutes les paroles du Zohar sont voilées et scellées aux yeux des enfants du monde, ainsi que l’enchaînement de ces mêmes paroles, et il y a de nombreuses raisons pour s’exprimer de telle ou telle façon. C’est pourquoi, j’ai tâché d’édifier mon travail de telle sorte, qu’il soit une aide et un appui pour ceux qui s’engagent dans la milice des étudiants de notre sainte Torah.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons fait des additions, afin que toutes les paroles du Zohar, rapportées ici, deviennent compréhensibles et claires aux yeux des lecteurs qui s’appliquent à ces études, soit qu’ils considèrent l’enchainement de la Fontaine de Sapience, ou celui des paroles de l’Intelligence. Cela est tiré du résumé explicatif du Zohar, entièrement fait pour la compréhension de la Science. J’ai même ajouté tout ce qui, dans le Zohar, se rapporte aux grands de la terre. Et je me suis confié en Dieu, pour que ce double enchaînement soit une porte ouverte, menant à toutes les voies du Zohar. Par là, nous nous rendrons dignes de la venue du Sauveur, et la terre sera remplie de la connaissance de Dieu, comme les eaux qui emplissent les mers. Et l’Eternel Dieu de Vérité nous enseignera le vrai chemin, et Il illuminera nos yeux de la clarté de Sa Torah. Il mettra dans nos cœurs son respect pour le servir et l’adorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Amen ! Amen !</p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_25" class="wp-caption aligncenter" style="width: 501px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/Cantique05_chagall.jpg"><img class="size-full wp-image-25" title="Cantique05_chagall" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/Cantique05_chagall.jpg" alt="" width="491" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">Cantique des Cantiques V, Marc Chagall.</p></div>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;"><strong>Commentaire sur le Cantique des Cantiques</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cantique des Cantiques, etc. &#8211; Cantique de ceux qui ont été chantés En-haut.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce cantique renferme tous les mystères de la Loi et de la Sagesse. Les Anges le chantèrent En-haut de la sorte jusqu’à la naissance Et après la naissance de Lévi et loin, dès que Moïse vint au monde, qu’Aaron fut sacré, et les lévites consacrés, les chanteurs sortirent de la tribu de Lévi et descendirent. Et ils furent tous sanctifiés et demeurèrent auprès de ce qu’ils avaient à garder. Et les uns (ceux d’en bas) furent sanctifiés par rapport aux autres (ceux d’en haut). Et ceux d’en-haut et ceux d’en bas formèrent un chœur unique. Et le Roi unique reposait sur eux. Vint Salomon qui composa le livre de ces chanteurs, et il y joignit la Sagesse (Et tu trouveras cela dans l’Exode, VI, 1).</p>
<p style="text-align: justify;">CANTIQUE DES CANTIQUES. &#8211; Dans le même temps que Salomon révéla au monde le Cantique des Cantiques disparut du monde secret du Serpent originel qui tenta Héva (Ève) et l’univers entier entra dans l’ordre. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, III.)</p>
<p style="text-align: justify;">(1,2.) Qu’il me baise des baisers de sa bouche, etc. &#8211; Au lieu de dire qu’il me baise j’aurais dû dire qu’il m’aime, car le lien d’amour n’est parfait que par le baiser, car les souffles (Rûdhim) de ceux qui se baisent, se fondent en UN, et alors l’amour est parfait entre eux. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, XXV, 2.)</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque le Saint béni soit-II, révéla à Israël les dix paroles sur le mont Sinaï, chaque parole produisit une voix et chaque voix se divisa en soixante-dix voix : et toutes étaient lumineuses et fulgurante aux yeux de tout Israël, ainsi qu’il est dit : (Ex., X, I8) Et tout le peuple voyait les voix. Ils virent la substance. Et cette même voix retentissait en chacun d’eux particulièrement en disant : Me reçois-tu par tel ou tel précepte, par telle et telle transgression ? Et s’il répondait : Oui, alors cette voix le pénétrait et le baisait de sa bouche, ce qui est compris de ces mots : Qu’il me baise des baisers de sa bouche. (Et tu trouveras cela aussi dans l’Exode, XXV, 22.)</p>
<p style="text-align: justify;">(1, 6.) Ne me crains pas, etc. &#8211; À l’instant où la face du Miséricordieux se retire pour se faire sentir dans l’univers, la Shékhinah dit à Israël : Ne me crains pas, vous ne pouvez pas me voir, car les voiles intérieurs s’étendent sur l’univers comme des nuages, ainsi qu’il est dit : (Ex. XI, 38) Des tentes (étendues) comme un nuage, etc. Et c’est pourquoi je suis obscure, parce que je suis dissimulée par ces nuages. Pourquoi : doublement obscure ? Pourquoi : qui m’a doublement brunie ? J’aurais dû dire simplement : brunie. C’est que le sens est doublement obscur. La preuve en est qu’étant doublement brunie, il y a double obscurcissement. Le premier obscurcissement eut lieu quand des six extrémités supérieures, les nuées ont enlevé la lumière au monde. Donc six obscurcissements eurent lieu, selon qu’il est dit : Et le second obscurcissement signifie : Les fils de ma mère se sont élevés contre moi. Ce sont les maîtres des jugements sévères qui exercent sans cesse la justice sur l’univers.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils m’ont établie gardienne des vignobles, c’est-à-dire gardienne du reste des nations, à cause d’Israël qui est dispersé parmi elles. Car mon vignoble, je ne l’ai pas gardé, car je ne puis le faire maintenant pour eux. (Et tu trouveras cela dans le Lévitique, ch. XII, 4.)</p>
<p style="text-align: justify;">(I, 7.) Dis-moi que l’amour est dans mon âme etc. &#8211; La Shékhinah, qui est l’assemblée d’Israël, a dit au Saint, béni soit-Il : Dis-moi, etc. Et ici on prononce deux fois le mot איכה par allusion à la destruction des deux sanctuaires, et je pleurerai sur eux par le mot : איכה &#8211; איכה, tu mangeras par allusion à la destruction du premier temple : איכה tu reposeras se rapporte à la destruction du second temple. Tu mangeras, tu reposeras, j’aurais dû dire : il mangera, il reposera, car la Shékhinah a parlé ainsi sur Israël. Pourtant la Shékhinah a parlé pour son corps en disant : איכה tu donneras à manger à ses fils à elle, Israël, quand ils seront exilés au milieu des autres nations איכה tu reposeras à l’heure de midi. Comment feras-tu tomber sur eux goutte à goutte la rosée, et les eaux d’en haut au milieu des chaleurs de midi ?</p>
<p style="text-align: justify;">Je serai errante comme l’agneau, car le reste des nations se moquera d’eux et les blasphèmera en leur disant : Quand sortirez-vous d’exil ? Pourquoi votre Dieu ne fait-il pas des miracles en votre faveur ? Et eux se vanteront disant : Ainsi Tu nous feras paitre comme aux premiers jours. Ainsi Tu reposeras dans les eaux saintes pour laver les chaleurs affaiblissant les forces des juges, et moi je suis assise comme un agneau et je ne puis venger leurs injures. Et le Saint, béni soit-Il, lui a répondu : Tu n’en sais rien, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi celle expression ? C’est parce que le Saint, béni soit-Il, dit à sa Shékhinah, bénie soit-Elle : si tu veux fortifier ton corps et venger Israël, marche sur les talons des brebis, c’est-à-dire les nourrissons de la maison des maîtres qui enseignent la Torah. Et fais paître tes chevreaux, qui sont nourris au sein et sont sans péché, et sont morts au monde, et qui montent vers les demeures supérieures du Métatron, et par conséquent ils sont au-dessus des demeures des pasteurs et non au niveau de leurs demeures.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre commentaire : Les talons des brebis sont les maisons de réunion et d’étude (Midrashim) ; Et fais paître tes chevreaux ; ce sont les nourrissons de la maison des Maîtres, qui sont sans péché. Sur les demeures des pasteurs, ce sont les éducateurs des nourrissons, et les princes des séjours. (Et tu trouveras tout cela dans les Nombres, XXIII, 9 et 10.)</p>
<p style="text-align: justify;">(l, 12.) Jusqu’au palais du Roi mon nard a répandu son parfum. Avant que le Roi, béni soit-II, fût descendu sur le Mont Sinaï pour donner la Torah à Israël, cette Torah était renfermée dans Son palais. Alors mon nard a répandu son parfum. Israël a fait monter une bonne odeur qui s’est maintenue et les a protégés dans les générations des générations, et ils dirent : Tout ce que Dieu a ordonné nous l’accomplirons et y serons fidèles, etc. (Et tu trouveras cela dans le Lévitique, XVIII, 4 et 5.)</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 2,) Comme le lis parmi les épines, telle ma bien-aimée est parmi les filles. &#8211; Israël sont comme le lis qui est parmi les épines, c’est-à-dire tels sont Israël parmi le reste les nations. Et comme le lis qui est parmi les épines n’est enlevé d’au milieu des épines que lorsqu’il commence à répandre son parfum, de même Israël ne seront enlevés, d’entre le reste des nations, que lorsqu’ils commenceront à répandre leur parfum par leurs bonnes actions. (Et tu trouveras cela dans les Nombres, XLI, 11.)</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 3.) Comme le pommier parmi les arbres sauvages, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes gens, etc. &#8211; De même que le pommier est un remède pour tout, ainsi le Saint, béni soit-II, est un médecin pour tous. De même que le pommier a de belles branches, de même le Saint, béni soit-Il, est-il dans toutes ses manifestations, qui se distinguent par leurs ramifications. Comme le pommier qui, entre tous les autres arbres, a en lui une bonne odeur, tel est le Saint, béni soit-Il, dont-il est dit : Son (palais) est adouci. Et le Saint, béni soit-II, glorifie l’assemblée d’Israël comme le lis, ainsi qu’il est dit.</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 5.) Fortifie-moi avec des flacons, etc. &#8211; Lorsque Eléazar le Grand était malade, il étudiait avec R. Akiba le sens des versets du Shir ha-Shirim, et les yeux de R. Akiba laissaient tomber des larmes, et le feu les embrasait quand il touchait au verset : Fortifiez-moi avec des flacons, etc. R. Akiba ne pouvait point supporter cela, et il élevait la voix dans le flux de ses larmes et se mettait à crier, et il ne pouvait plus parler dans le respect que lui produisait la présence de la Shékhinah. (Et tu trouveras dans la Genèse, XVIII, 3.)</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 7.) Je vous conjure, etc. Par les gazelles indique le Roi Messie qui se nomme Gazelles ; ou par les biches de la nature signifie le reste des armées et des camps d’Emfràs. N’éveillez pas et ne faites point lever la bien-aimée avant qu’il ne plaise à la Shékhinah de le demander au Saint, béni soit-Il. Et alors l’Eternel sera un et Son Nom sera un. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, cb. III, 14.)</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 14.) Ma colombe qui est dans la fente du rocher, etc. &#8211; Ma colombe c’est l’Assemblée d’Israël, dans les fentes du rocher indiquent Jérusalem. Comme le rocher est plus élevé et plus dur que tout le reste, de même Jérusalem s’élève au-dessus de tout. Dans la cachette de l’escalier se rapporte à la maison de sainteté, lieu qui est appelé Saint des Saints qui se trouve au centre du monde. Et voici pourquoi il est écrit : dans la cachette de l’escalier, parce que c’est là que se tient cachée la Shékhinah. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, XV, 13 et 14.) Autre interprétation : Ma colombe, c’est l’assemblée d’Israël qui n’abandonne pas sa compagne, qui ne s’éloigne pas du Saint, béni soit-II à jamais ! Dans les fentes du rocher, se rapporte aux disciples des sages qui ne trouvent point de repos en ce monde. Dans la cachette de l’escalier signifie les humbles qui sont parmi eux, car la Shékhinah ne s’éloigne point d’eux, et alors le Saint, béni soit-Il, lui dit : Fais-moi voir ton visage et fais-moi entendre ta voix, etc. car il n’y a pas de voix qui soit écoutée En-haut comme la voix de ceux qui s’occupent de la Torah, et leur visage est incrusté En-haut ; c’est pourquoi il est dit : Car ta voix est douce et ton visage est agréable. (Et tu trouveras cela dans le Lévitique, ch. XVI, 2.)</p>
<p style="text-align: justify;">(II, 16.) Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, etc. &#8211; Il m’a élue et je l’ai élu. Il me fait paître parmi les lis. Bien que les épines, qui sont les autres nations entourent Israël, qui sont les lis : malgré tout cela, Il les fait paître. Il fait paître parmi les lis : de même que ce lis est rouge et blanc, de même le Saint, béni soi-Il régit le monde par sa faculté de miséricorde et par sa faculté de justice, qui se manifestent par les couleurs rouge et blanche, selon qu’il est dit : Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, chap. V., qui en parle longuement.)</p>
<p style="text-align: justify;">(IV, 6.) Jusqu’à ce que le jour souffle et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens. &#8211; Ce jour est celui (de la délivrance) d’entre les nations, et alors fuiront les ombres, celles-ci, sont les princes qui les dominent. J’irai vers la montagne de la myrrhe, pour réveiller, chasser les nations de Jérusalem qui est appelée la montagne de la myrrhe selon qu’il est dit : Sur la montagne de la myrrhe qui est à Jérusalem. Et vers la colline de l’encens qui est la maison de la sainteté qui est dans Zion dont il est dit : La beauté nous réjouira toute la terre. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, chap. III, et dans le Lévitique, chap. XXIV).</p>
<p style="text-align: justify;">(III, 7.) Voici le lit de Shlomoh, soixante Ghibôrim d’entre les Ghibôrim d’Israël, etc. &#8211; C’est la Shékhinah du Roi, béni soit-II, qui est le Maître de la paix. Les soixante Ghibôrim sont les soixante myriades d’anges qui descendirent avec Yaqôb en Egypte. Parmi les Ghibôrim d’Israël signifie la force d’Israël. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, chap. 1.)</p>
<p style="text-align: justify;">(IV, 8.) Avec moi, du Liban, jeune épouse, avec moi, du Liban viens, regarde du sommet du Shenir et du Hermon, de la demeure des lions, des montagnes des léopards. &#8211; L’épouse, c’est la Shékhinah qui se pare des luminaires supérieurs comme une jeune épouse. Sors du Liban, c’est-à-dire de la Sainteté supérieure, et jamais Elle ne s’est éloignée du mur septentrional, puisqu’il est dit : La voici qui se tient contre notre mur. Regarde du sommet d’Amana signifie : répands la foi sur l’univers. Du sommet du Shenir et du Hermon, c’est-à-dire du centre d’où la Torah émane dans le monde pour protéger Israël. Des demeures des lions indiquent les autres nations. Autre version : Les demeures des lions sont les Talmidim Ha’chamin qui étudient la Torah dans les origines des sciences, et dans les maisons de réunion, et ce sont les lions et les léopards de la Torah. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, chap. III.)</p>
<p style="text-align: justify;">(VI, 10.) Quelle est celle qui apparaît comme l’aurore, qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil, formidable comme les étendards. &#8211; À l’heure où le Saint, béni soit-Il, fera sortir Israël de l’exil, Il leur ouvrira alors successivement les Luminaires supérieurs, et après cela les grandes portes, et ainsi le malade guérira petit à petit, et par là sa force reviendra, et ainsi Israël retrouveront leurs luminaires, d’abord comme l’aurore, et après cela leur clarté sera comme un soleil, et à la fin formidable comme des étendards. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, ch. XXXII, 27-28.)</p>
<p style="text-align: justify;">(VI, 11.) Je suis descendue au jardin des noyers pourvoir les fruits nouveaux de la vallée, pour voir si la vigne a poussé son fruit, si les grenadiers fleurissaient. &#8211; De même que la noix a une enveloppe qui entoure et recouvre son fruit intérieur, de même la sainteté est le fruit intérieur, et des enveloppes l’entourent, c’est pourquoi on appelle la totalité de la foi : noix. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, ch. XL, 34.) (VII, 7.) Ta tête est sur toi comme le Carmel, et les cheveux de ta tête comme la pourpre, c’est un lion enchainé dans ses tresses. &#8211; Les Remmez de ceci se rapportent à Nabûqadnetzar, dont il est dit : Ses inférieurs étaient subjugués comme des êtres créés. Et les cheveux de la tête (sont) comme la pourpre, se rapporte à Balthasar dont il est dit : Il se revêtit de pourpre. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, ch. XX, v. 3-4.)</p>
<p style="text-align: justify;">(VII, 8.) Voilà, ta stature est semblable au palmier et tes seins à des grappes. &#8211; Ainsi que le palmier ne produit que le mâle et la femelle, de même l’assemblée d’Israël ne se sépare pas du Saint, béni soit-Il.</p>
<p style="text-align: justify;">(VII, 14.) Les mandragores ont répandu leur parfum, et sur nos portes les fruits nouveaux et anciens ; mon bien-aimé, je (les ai) réservés pour toi. &#8211; Ce sont ces mandragores qu’avait trouvées Ruben, ainsi qu’il est dit (Genèse, XXX, 14) : Et trouva des mandragores dans la nature. Et les paroles car alors il y avait fraternité et la paix entre eux. Je te rencontrerais dehors, c’est-à-dire hors de la terre. Je t’embrasserais de manière à unir le souffle au souffle. Et on ne me mépriserait pourtant pas, quoique je sois hors de la terre. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, XXXVII, 1.)</p>
<p style="text-align: justify;">(VIII, 13.) Ô toi qui habites dans les jardins, les amis seront attentifs et ta voix ; fais-la moi entendre. &#8211; Quand l’homme est assis au milieu de la nuit pour s’occuper de la Torah, alors le Saint, béni sait-II, écoute sa voix, et tous les anges qui chantent en haut se taisent pour entendre les louanges de celui qui s’occupe de la Torah, et ils s’écrient : Bénissons l’Éternel, etc. (Et tu trouveras cela dans la Genèse, XII, 7.)</p>
<p style="text-align: justify;">(VIII, 14.) Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable au faon des biches, sur les montagnes des aromates. &#8211; Le désir d’Israël est comme le chevreuil ou le faon des biches, car tandis qu’il fuit, il tourne continuellement la tête en arrière vers le lieu qu’il vient de quitter. De même Israël disent au Saint, béni soit-Il : Si nous sommes cause que Tu te retires d’entre nous, que Ta volonté soit de fuir comme le chevreuil ou le faon des biches, comme il est dit (Lévit. XXVI, 44) : Même s’ils se trouvent dans le pays de leurs ennemis, je ne les mépriserai pas et ne les aurai pas en horreur, etc. (Et tu trouveras cela dans l’Exode, III, 89.)</p>
<p style="text-align: justify;">Commentaire de Rabbi Issachar Baer publié dans la Bibliothèque Rosicrucienne</p>
<p style="text-align: justify;">Notre siècle n’est plus celui du livre. Est-il encore celui des revues et des journaux ? Peut-être ; mais l’action des périodiques eux-mêmes est bien près de finir. D’une part, la multiplicité, l’infériorité des productions qui se succèdent et disparaissent ont annihilé la valeur de l’œuvre écrite, détruit toute confiance parmi les sincères qui ont pu chercher jadis dans un livre nouveau quelque clarté ou quelque consolation. L’œuvre rare, l’œuvre d’une existence, noyée au milieu du flot montant, y disparaît, et ceux-là l’ignorent qui auraient pu en profiter. D’autre part, les heures marchent et passent : le labeur est plus hâtif, plus fiévreux, et même ceux qui ne regardent pas le ciel ont entendu dire que des signes y avaient paru, présageant quelque grande chose prochaine, la fin des temps, peut-être. Et tous, croyants et positivistes sérieux, voyants et sceptiques, se hâtent d’agir, de préparer, délaissant les spéculations, les livres et les travaux d’érudition pour l’acte qui lui semble nécessaire et définitif. C’est peut-être la cause la plus importante de l’abandon des livres, la raison la meilleure expliquant leur peu d’action, je dirais presque leur inutilité aujourd’hui. Nous sommes fatigués des spéculations logiques et métaphysiques, voix du cerveau ; nous désirons revoir dans leur simplicité les gestes primitifs, les élans immodérés du cœur ; nous sommes las des comédies qu’on nous a données, tristes d’en avoir joué nous-mêmes, et nous nous efforçons de réparer le temps perdu, le mal commis, d’effacer les habitudes prises, les grimaces apprises, pour retrouver notre loyauté enfantine, notre visage sincère d’autrefois et notre regard qui ne fuyait pas devant la lumière.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’elles sont vides, les déclamations des philosophes modernes sur les notions de l’entendement, sur les états rares de conscience, sur les psychoses, sur les mathématiques de la pensée ! Qu’elle est inerte et glorieuse, cependant du petit cercle où elle tourne, la science d’aujourd’hui ! Quelle ignorance et quel sommeil dans les centres initiatiques, églises et temples ; quelles ténèbres au sein des sanctuaires où devrait briller la lumière qui ne s’éteint jamais, lampe de perpétuelle adoration, étoile flamboyante ! Aussi est-ce avec joie que l’esprit retourne vers le passé où les lueurs semblaient plus brillantes, où les œuvres plus rares, plus profondément mûries, plus sincères, éveillaient et enseignaient davantage. Le labeur d’une existence est là, dans cet in-folio ; les méditations d’un esprit supérieur d’un être illuminé parfois de la grâce divine, ont été condensées en quelques pages initiatrices qu’on peut lire, relire et développer en toute une autre vie de travail et d’oraison. C’est pour cela que tant de chercheurs, épris de vérité, viennent à l’occultisme, interrogent les vieux maîtres, que des groupements se forment qui semblent, à première vue, étranges en notre siècle, que des œuvres paraissent que l’on dirait surgies des temps passés et qui, néanmoins, sont plutôt de l’avenir que du passé. La Bibliothèque Rosicrucienne est de ce genre ; le titre effrayera les ignorants par son étrangeté et les adeptes par la lourde responsabilité qu’il entraîne avec lui. Mais ceux-ci se rassureront bientôt à la lecture des œuvres parues : la traduction du De septem secundeis, la traduction d’un commentaire au Schir haschirim, la réédition de l’Ombre idéale de la Sagesse universelle, sont des œuvres impersonnelles, des œuvres de sages du temps passé, et nulle individualité moderne, assoiffée de renom, ne s’exhibe là sournoisement. Ces ouvrages sont anonymement publiés et nous en félicitons ceux qui les ont donnés au public : s’oublier est si difficile, et le faire est la marque d’un esprit déjà bien avancé dans la connaissance des lois.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions parler ici du De septem secundeis et de Trithème, et ce serait avec d’autant plus de plaisir que nous avons passé de bien heureuses heures à lire ses lettres si rosicruciennes elles aussi, et ses traités de philosophie et d’alchimie. Sa vie même, résumée par le publicateur en tête de l’ouvrage, est utile à connaître et à méditer : un enseignement au moins égal, sinon supérieur à celui de ses écrits s’en dégage. Mais le temps à passer et le développement de la bibliothèque rosicrucienne fait que cette nouveauté a déjà été dépassée par deux autres livres, la traduction du Pirush al Schir haschirim de R. Issachar Baer, et l’Ombre idéale de la Sagesse universelle du R. P. Esprit Sabathier, livre introuvable jusqu’à présent et purement kabbalistique. Bien que la tâche que nous choisissons soit la plus difficile, c’est du Cantique des Cantiques que nous voulons surtout parler ici. Il serait plus aisé de faire un commentaire aux tableaux du Père Esprit Sabathier qui, d’abord, ne sont accompagnés d’aucune note de l’éditeur et qui, d’autre part, pour hermétiques qu’ils soient, ne sont pas enveloppés de voiles aussi mystérieux, aussi indéchirables, qu’un commentaire kabbalistique à un ouvrage de haute science comme le Schir haschirim que la tradition attribue, et à juste titre au roi Salomon. Cette tâche est encore rendue plus pénible par ce fait que celui qui publie cette traduction, fort instruit sans doute en la science traditionnelle, donne sur le livre, sur son contenu et sur les mystères du PARDÈS des explications aussi précises que nombreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">Que nous reste-t-il donc ? Ajouter quelques notes à celles si intéressantes qui accompagnent ce volume ; y montrer, au point de vue magique par exemple, les enseignements que l’auteur ne fait qu’indiquer. « N’éveillez pas et ne faites point lever la bien aimée&#8230; » (p. 45.) « Ma colombe est dans la fente du rocher et dans la cachette de l’escalier &#8230; » (p. 36) « Tes amis seront attentifs à ta voix&#8230; » (p. 53), et mille autres passages. Mais ce serait bien inutile, puisque tout lecteur qui voudra y réfléchir, suivant la route indiquée par la préface, trouvera tout cela et bien d’autres choses encore. Je voudrais seulement insister sur un point touchant à la fois la Kabbale et la Fraternité des Rose-Croix. Il est écrit (p. 36), à l’endroit où R. Issachar Baer parle de la sélection faite dans la tribu de Lévi : « Vint Salomon qui composa le livre de ces chanteurs, et y joignit la Sagesse. Dans le même temps disparut du monde le secret du serpent originel et l’univers entra dans l’ordre. » Comme l’interprétation de ces lignes touche au sens du Cantique des cantiques, à la venue du Messie et à la nature de la Fraternité des Rose-Croix, il importe d’en parler un peu. Le roi Salomon a donc amené la paix dans le monde en révélant le Schir haschirim : et cela devait être, car ce roi fut avant tout un pacifique. Le Cantique des cantiques est un livre d’harmonie, dont on doit écouter le chant dans le silence intérieur de l’âme et que les anges ont chanté dès le commencement ; tout n’est-il pas dès le commencement ? Aussi, lorsqu’il fut révélé et confié aux trente-six premiers chanteurs de la tribu préférée, tous âgés de 33 ans, pour le moins, ce ne fut en somme qu’une manifestation déjà exotérique, malgré son mystère, d’un verbe de la Sagesse éternelle prononcé dès l’origine des temps. Et voilà pourquoi il est dit que Salomon donna ce livre avec la Sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trente-six premiers chanteurs de la tribu de Lévi eurent ce livre et le gardèrent, le chantant aux jours de fête solennelle (une fois l’an). On retrouve encore les traces de ces rites dans les livres de polémique relatifs aux Rose-Croix publiés en 1610. Mais à cette époque, et dès la venue du Christ, les trente-six seconds chanteurs s’étaient levés et étaient descendus eux aussi pour venir chanter la seconde partie du cantique avec les trente-six premiers, et cela parce que Christ a dit qu’il n’était pas venu pour abolir la loi mais pour la compléter, et qu’à la fin tout serait consommé. Salomon avait inauguré l’ère de l’ordre ; il avait fait disparaître du monde le secret du serpent en ce sens que désormais il y avait une porte ouverte pour parvenir jusqu’au palais du Roi, mais il n’avait pas détruit le mal et c’est pour cela que Jésus-Christ est venu, roi de justice, et qu’il a ordonné de laisser venir à lui les petits enfants. Le monde commença par la venue de Jésus-Christ à être rétabli dans l’amour, et le mal fut détruit dans sa racine.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui le Cantique des cantiques est Je livre fondamental des soixante-douze Rose-Croix ; on dit que chacun d’eux s’efforce, en entrant dans l’ordre, d’en donner un commentaire nouveau aussi exact que possible. Les Évangiles sont pour cela le guide le plus sûr et le livre qui éclaircit le plus le texte primitif. Dans les livres de l’ancienne loi, dans Isaïe (LX II, 3) par exemple, on trouve bien des paroles pouvant aider l’esprit dans ses recherches ; mais, sur ces hautes questions, quelles lumières plus grandes peuvent être données, que celles émanées de la Lumière même. Si quelques obscurités demeurent encore dans ce merveilleux Schir haschirim, ce n’est donc pas faute d’efforts ; c’est que les derniers voiles ne peuvent être soulevés avant le temps pour nos faibles intelligences ; c’est que le saint, voilant sa face de rigueur, a voulu dans sa miséricorde que la tentation ne dépassât jamais nos forces pour que notre bonheur fût plus possible et notre route moins périlleuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le commentaire du Schir haschirim que la bibliothèque rosicrucienne permet à tous de lire et d’étudier est donc un livre très utile, il était naturel, il est heureux de le voir figurer dans une bibliothèque qui parle au nom des Rose-Croix, et les renseignements qu’il renferme n’échapperont à aucun esprit éclairé en la matière et observateur. Je crois que cet ouvrage est et restera le plus précieux de tous ceux de cette collection ; il ne saurait vieillir, il ne saurait être surpassé. Il n’est qu’un lieu et qu’un temps où le Schir haschirim ne sera plus chanté, et ce temps est trop long à venir, et ce lieu est trop inconnu encore. C’est au jour de la venue glorieuse du Messie, dans sa maison de sainteté ; car toutes les voix se fondant alors dans un verbe unique, les souffles seront unis et les chanteurs réintégreront le lieu élevé d’où ils étaient descendus, selon ce qui est écrit dans le Cantique (11, 16) : « Mon bien aimé est à moi et moi je suis à lui. »</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dr Marc Haven. L&rsquo;<em>Initiation</em>, décembre 1897. Reproduction de l’édition de Paris 1897 sans les notes de bas de page.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Illustration : <em>Le Cantique des Cantiques</em>, planche V, Marc Chagall.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Les seize axiomes kabbalistiques d’Henry More</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 14:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cabale chrétienne]]></category>
		<category><![CDATA[Henry More]]></category>
		<category><![CDATA[Serge Hutin]]></category>

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		<description><![CDATA[Henry More (1614-1687) se voulut, lui aussi, explicitement kabbaliste chrétien. Ne fut-il pas d’ailleurs l’un des correspondants du baron Christian Knorr von Rosenroth, cet érudit ami de Leibnitz ? Il s’était inlassablement plongé dans la forêt des traités des kabbalistes pour espérer y découvrir le moyen de convertir les juifs au christianisme, en leur prouvant que leur propre tradition, si l’on sait l’interpréter en profondeur, finirait par leur prouver la vérité du christianisme. À l’inverse de Fludd qui, s’il connaissait le latin et le grec, ne pouvait lire l’hébreu, Henry More avait une connaissance très poussée des œuvres des plus fameux rabbins kabbalistes. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Serge Hutin</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Henry More (1614-1687) se voulut, lui aussi, explicitement kabbaliste chrétien. Ne fut-il pas d’ailleurs l’un des correspondants du baron Christian Knorr von Rosenroth, cet érudit ami de Leibnitz ? Il s’était inlassablement plongé dans la forêt des traités des kabbalistes pour espérer y découvrir le moyen de convertir les juifs au christianisme, en leur prouvant que leur propre tradition, si l’on sait l’interpréter en profondeur, finirait par leur prouver la vérité du christianisme. À l’inverse de Fludd qui, s’il connaissait le latin et le grec, ne pouvait lire l’hébreu, Henry More avait une connaissance très poussée des œuvres des plus fameux rabbins kabbalistes. On peut noter chez lui l’influence toute spéciale d’Isaac Luria (1534-1572). C’est à ce dernier que More empruntera le contenu des seize axiomes kabbalistiques, en lesquels se trouveraient énoncés les principes fondamentaux de la Kabbale, tant juive que chrétienne.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous allons en donner la traduction française :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">1. Rien ne peut être créé à partir de rien.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">2. Et comme la matière ne peut être créée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">3. Ni exister par soi en raison de la bassesse de sa nature. Où l’on tire la déduction qui est plutôt un fondement que nulle chose vile ne peut exister par soi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">4. Il n’existe donc aucune matière dans la nature des choses.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">5. Tout ce qui est vraiment est Esprit.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">6. Mais cet esprit est incréé et éternel, intelligent, sensible, vital, se mouvant par soi, infini dans l’étendue et existant nécessairement par soi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">7. Et par conséquent, cet esprit est l’essence divine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">8. Et aucune essence autre que divine ne peut exister par soi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">9. Comme, à la vérité, il n’existe aucune essence en dehors de celle-ci dans l’univers en vertu des axiomes 1, 2, 3, 8 et qu’il est clair qu’une chose (provient) de cette essence unique, par une action de division – il est évident que l’essence divine peut se diviser.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">10. Puisque l’essence divine existe vraiment, il existe d’innombrables particules individuelles, et qui peuvent s’étendre et s’étaler en des cercles de puissance et d’étendue infinies.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">11. Et puisque les grains de sable particuliers, les petits grains des pavés et les particules de l’air, de l’éther, etc., sont des parties de cette essence divine, il est tout aussi évident que ces dernières peuvent se réunir et se resserrer en particules extrêmement ténues.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">12. De l’assemblage de ces particules est formé le monde qu’on appelle matériel bien qu’il soit en réalité spirituel, formé assurément d’esprits en particules divisées de l’essence divine, contractées et ramassées en monades ou points physiques.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">13. Cette contraction est l’état de sommeil ou d’engourdissement pour ces particules divines – leur expansion, l’état de réveil.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">14. Il y a différents degrés de réveil, à savoir : dans la vie végétative, sensitive, rationnelle&#8230; ; bien plus enfin se font le réveil et l’expansion, dans un cercle d’amplitude et de puissance infinies, jusqu’à ce que cette parcelle divine en cet esprit particulier puisse se construire un Monde formé de terre, d’eau, d’air, de ciel et des autres parties.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">15. Et, par conséquent, cet Esprit particulier peut – à partir de l’exemple de la fine poussière de marbre – devenir la plante, à partir de la plante l’animal, de l’animal l’homme, de l’homme l’ange, enfin le Dieu créateur d’une nouvelle Terre et d’un nouveau Ciel.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">16. Et on peut dire de même à propos des particules individuelles de l’essence divine, qu’il est nécessaire qu’elles soient ou bien toutes séparables sans doute, ou encore qu’elles puissent être des Dieux créateurs des terres et des cieux, ce qui est cela même qu’un enfant, par une nuit blanche dans les écoles, interrogé par moi sur le point de savoir s’il croyait à un Dieu unique, me répondit en souriant qu’il croyait à l’existence d’un grand nombre de Dieux, distincts les uns des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On voit la manière dont Henry More, résumant ainsi les principes essentiels de la Kabbale d’Isaac Luria, aboutit à une métaphysique immatérialiste et monadiste. Le plus curieux de ces axiomes kabbalistiques est assurément le dernier qui, par la différence instaurée entre l’Absolu et les Créateurs de chacun des innombrables systèmes planétaires, s’écarte singulièrement de l’orthodoxie chrétienne. Henry More met par prudence – on l’aura remarqué – dans la bouche d’un de ses étudiants à Cambridge l’exposé de cette théorie qui pourrait bien friser l’hérésie&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/09/More_Henry.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-32" title="More_Henry" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/09/More_Henry.jpg" alt="" width="371" height="261" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Serge Hutin &#8211; extrait de l’article « Note sur la création chez trois kabbalistes chrétiens » publié dans <em>Kabbalistes chrétiens</em>, cahiers de l’hermétisme, éditions Albin Michel, Paris, 1979.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Etymologie du Nom Jehovah</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 16:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Etudes Générales]]></category>
		<category><![CDATA[Lazare Lenain]]></category>

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		<description><![CDATA[« Jehovah dérive de la racine הוה havah, qui veut dire il est, il a été, il a existé ; ou bien de היה haiah, qui est la même chose que le précédent, à la réserve que le premier est plus commun chez les ChaIdéens, et le second chez les Hébreux. Il désigne Celui qui est, l’Eternel ; c’est le vrai nom propre de Dieu, par lequel il est distingué des idoles qui ne sont que des choses feintes et n’existent point. Ce nom indique l’éternité de Dieu : la première syllabe, י je, marque le temps futur ; la seconde, ה ho, le temps présent ; et la troisième, ו vah, le temps passé. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/07/vitrail_Saint_Germain.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-220" title="vitrail_Saint_Germain" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/07/vitrail_Saint_Germain.jpg" alt="" width="556" height="575" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tétragramme divin</em>, Saint Germain des Prés, Paris.</p>
<p><strong>Par Lazare Lenain</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Contenant l’étymologie du nom Jehovah, avec l’explication des 12 havioth יהוה de ce nom mystérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ayant commencé mon premier chapitre par l’alpha, je finis le dernier par l’ôméga ; c’est ainsi que tout doit commencer et finir&#8230;, sans quoi, tout est sans but et résultat&#8230; Mon intention, dans cet ouvrage, est d’instruire mes FF&#8230; de leur ouvrir la voie qui conduit à la Lumière et à la Vérité : le tout pour la Gloire de l’Éternel Géomètre et Grand Architecte de l’Univers&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Jehovah dérive de la racine הוה havah, qui veut dire il est, il a été, il a existé ; ou bien de היה haiah, qui est la même chose que le précédent, à la réserve que le premier est plus commun chez les ChaIdéens, et le second chez les Hébreux. Il désigne Celui qui est, l’Eternel ; c’est le vrai nom propre de Dieu, par lequel il est distingué des idoles qui ne sont que des choses feintes et n’existent point. Ce nom indique l’éternité de Dieu : la première syllabe, י je, marque le temps futur ; la seconde, ה ho, le temps présent ; et la troisième, ו vah, le temps passé. Ce titre est donné à J.-C., qui est, qui a été, qui sera. Il n’est aucun nom dans aucune langue des autres nations qui réponde parfaitement à celui-ci, qui exprime l’essence selon toutes les différences des temps ; car, comme a dit Aben-Ezra, sur le psaume 50, verset l, il marque l’éternité et l’immutabilité de Dieu. Ce nom est, nous le répétons, de tous ceux de Dieu, celui qui lui est le plus propre, et le seul qui désigne expressément et absolument l’essence ce de la Majesté divine. Jehovah est composé des seules lettres que les Hébreux appellent quiescentes, qui se reposent, qui n’ont point de mouvement, pour montrer que l’on ne trouve le repos qu’en Dieu et que l’on peut se reposer sur lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il est probable que les Gentils ont appris quelque chose, par ouï-dire, touchant ce nom, et que de là ils ont appelé leur Dieu Jupiter, qu’ils nomment Jovem à l’accusatif, répondant au nom Jehovah ; ainsi les Latins ont emprunté leur nom commun et ordinaire de ce Jupiter ou Jovis (C’est ainsi que Priscianus soutient qu’on le nommait autrefois des Hébreux.) Car enfin quelle différence y a-t-il entre le Jovis des Latins et le Jehovah des Hébreux, ou plutôt le Jehovih, comme il est écrit en certains endroits de la Bible ?</em> » [1]</p>
<p style="text-align: justify;">C’est par ce nom que Jésus-Christ faisait des miracles, chassait les démons, et guérissait les malades [2] ; car ce grand nom mystérieux est la parole de M.’., qui n’a jamais été perdue. Cette parole est universelle, et elle produit toutes choses ; enfin c’est le Verbe [3], par lequel Dieu créa les cieux, la terre, et tout ce qui est contenu dans l’espace de son cercle infini, et il est formé du commencement du Verbe, c’est-à-dire des premières lettres des quatre premières dictions du premier verset de la <em>Genèse</em>, chapitre II, d’après le texte hébreu.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cieux	 furent achevés	 le sixième	 jour השמים	 ויכלי	 הששי	 יום Hashamaïm Vaiekoulou	 Hashishi	 Yom</p>
<p style="text-align: justify;">Il résulte de là qu’il ne faut jamais le prononcer inutilement ; l’<em>Écriture Sainte</em> nous l’enseigne elle-même par ces paroles : Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu, etc. <em>Exode</em>, chapitre 20, verset 7.</p>
<p style="text-align: justify;">L’anagramme de ce nom en forme douze autres, appelés par les cabalistes les douze havioth הוית ; ils correspondent chacun aux 12 signes du zodiaque, aux 12 heures du jour et de la nuit, aux quatre saisons, et aux quatre éléments. Les voici chacun dans leur ordre, tels qu’ils furent gravés sur les 12 pierres du rational du grand prêtre. (Voyez à ce sujet le 28e chapitre de l’<em>Exode</em>, verset 17 et suivants.)</p>
<p style="text-align: justify;">יההו יהוה ההוי הוהי	הוהי	ויהה וההי	והיה	היוה היוה	היהו	יוהה</p>
<p style="text-align: justify;">Ces douze noms correspondent à douze versets mystérieux de la Bible.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cabalistes tirent encore de ce nom mystérieux différents noms divins ; car étant écrit en hébreu, avec des lettres ponctuées et multipliées par 12, par 42 et par 72, on en forme le nom de 12 lettres, de 42 lettres, et de 72 lettres ; et toutes les lettres qui composent ces trois grands noms correspondent chacune à un nom particulier.</p>
<p style="text-align: justify;">J’entrerai dans les plus grands détails à cet égard dans ma seconde édition, si l’on m’accorde l’avantage et la faveur d’accueillir ma première.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/07/png_lenain2-9396d.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-38" title="png_lenain2-9396d" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2009/07/png_lenain2-9396d.png" alt="" width="302" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">L’on voit sur le frontispice de ce livre la première face du talisman de Jehovah, dont l’explication est contenue dans le premier chapitre, qui correspond à l’alpha.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque j’en suis à I’Oméga, je vais donner l’explication de la seconde face de ce talisman. Tous les cabalistes s’accordent à dire que judas, surnommé le Machabéen, étant prêt à combattre contre Antiochus Eupalor [4], reçut d’un ange ce fameux signe מכב par la vertu duquel ils défirent, dans un premier combat, 14 mille de leurs ennemis, et un grand nombre d’éléphants ; et dans la seconde action, 35 mille.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces quatre caractères mystérieux מכבי sont formés des premières lettres des quatre dictions de ce verset de l’<em>Exode</em> מי כמין בעלים יהוה. Il signifie en latin quis similis libi in fortibus, Domine ; et en français, qui est semblable à vous parmi les forts, ô Seigneur ? Ces quatre lettres, réduites en nombre, donnent le nombre 72, qui est le nombre du triangle de Jehovah, et des 72 génies qui sont revêtus des 72 attributs de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces caractères mystérieux, ainsi que le nom Jehovah, doivent être contenus dans une croix, comme il suit :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/png_lenain-17790.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-36" title="png_lenain-17790" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/png_lenain-17790.png" alt="" width="128" height="144" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite renfermez le tout dans un cercle autour duquel vous écrirez le verset mystérieux indiqué ci-dessus, avec les mots suivants : <em>in hoc signo vinces</em>. Ce talisman doit être composé sous l’influence du Soleil (voyez page 141). Il sert pour opérer dans les invocations ; il a les mêmes propriétés que celui du Soleil.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>La</em> <em>Science</em> <em>Cabalistique</em>, Chapitre X, par Lazare Lenain, Paris, 1823.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">[1] Cette étymologie m’a été donnée par un savant distingué.</p>
<p style="text-align: justify;">[2] Le père Kircher donne l’invocation des intelligences qui président aux quatre parties du monde, dans son ouvrage intitulé : <em>Oedipus Aegyptiacus</em>, t. 2, p. 393, format in-folio, dans lequel il est question des miracles que Jésus-Christ faisait par ce nom. Balthasar Beller, docteur en théologie, raconte la même chose dans son ouvrage intitulé le Monde enchanté, t. l, p. 181, édit. 1884.</p>
<p style="text-align: justify;">[3] L’homme est le seul parmi les animaux qui a le pouvoir de la parole, qui est le verbe, par laquelle il peut adorer et louer Dieu dans toutes les langues possibles, et d’une manière digne de son créateur. Il résulte de là que c’est la preuve la plus sensible que nous sommes créés à son image.</p>
<p style="text-align: justify;">[4] Cornelius Agrippa, <em>Philosophie Occulte</em>, livre 3.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Explication des 72 attributs de Dieu et des 72 anges</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 14:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Spartakus FreeMann</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kabbale Pratique]]></category>
		<category><![CDATA[Anges]]></category>
		<category><![CDATA[Lazare Lenain]]></category>

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		<description><![CDATA[DIEU étant la première cause de tout ce qui existe, il est clair que toutes nos actions doivent tendre vers Lui, de même que les corps célestes tendent tous vers le centre de leurs tourbillons, et cette infinité de tourbillons tendent tous également vers un centre commun. Ainsi l’homme doit toujours tendre vers Dieu, sans jamais s’en écarter ; car sans lui tout est confusion et rentre dans le chaos, avec lui tout est dans l’ordre et participe à sa lumière... Les anciens sages furent tous pénétrés de ces grandes vérités ; c’est en suivant ces préceptes qu’ils devinrent illuminés de l’Esprit divin.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Lazare Lenain</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Qui contient l’explication des 72 attributs de Dieu et des 72 anges qui dominent l’univers, et qui environnent le trône du grand Jéhovah.</em></p>
<p style="text-align: justify;">DIEU étant la première cause de tout ce qui existe, il est clair que toutes nos actions doivent tendre vers Lui, de même que les corps célestes tendent tous vers le centre de leurs tourbillons, et cette infinité de tourbillons tendent tous également vers un centre commun.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi l’homme doit toujours tendre vers Dieu, sans jamais s’en écarter ; car sans lui tout est confusion et rentre dans le chaos, avec lui tout est dans l’ordre et participe à sa lumière&#8230; Les anciens sages furent tous pénétrés de ces grandes vérités ; c’est en suivant ces préceptes qu’ils devinrent illuminés de l’Esprit divin.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour cette raison que j’ai dit précédemment, au chapitre premier, que Son Saint Nom renferme en lui tous les mystères de la sagesse. C’est par son triangle mystique que les cabalistes nous ont révélé ses attributs et ses mystères.</p>
<h3 style="text-align: center;">י</h3>
<h3 style="text-align: center;">יה</h3>
<h3 style="text-align: center;">יהו</h3>
<h3 style="text-align: center;">יהוה</h3>
<p style="text-align: justify;">Le tétragramme Jehovah, ainsi figuré, est composé de dix lettres, dont :</p>
<p style="text-align: justify;">La première est iod י, sa valeur numérique est 10</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux lettres suivantes יה du nom iah, donnent 15</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite les trois lettres, יהו du nom iaho, donnent	21</p>
<p style="text-align: justify;">Et les quatre lettres, יהוה, du nom Jéhovah, donnent	26</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces nombres réunis forment 72</p>
<p style="text-align: justify;">De là vient le nombre de 72 attributs de Dieu, et des 72 anges qui environnent son trône.</p>
<p style="text-align: justify;">Suivant le témoignage du Zohar, c’est ici l’échelle que Jacob vit en songe, formée de 72 échelons, dont le sommet, placé sur les rayons du soleil et de la lune, allait se perdre dans l’immensité des demeures de la Divinité.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est par cette échelle que les influences de Dieu descendent et se communiquent à tous les ordres des hiérarchies célestes et à toutes les créatures de l’univers&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Le lecteur doit remarquer que les <em>Saintes-Écritures</em> renferment en elles un sens mystique et caché ; car la plus grande partie des noms divins furent extraits des principaux versets de l’Écriture, par les mages et les cabalistes.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que les noms des 72 anges sont formés des trois versets mystérieux du chapitre XIV de l’<em>Exode</em>, savoir, les 19, 20 et 21, et lesquels versets, suivant le texte hébreu, se composent chacun de 72 lettres hébraïques. La première diction du 19e verset commence par vaisa, ויסע, le 20e, par vaibo, ויבא, et le 21e, par vaiet, ויט. La manière d’extraire les 72 noms de ces trois versets fait ainsi :</p>
<p style="text-align: justify;">Écrivez d’abord séparément ces versets, formez-en trois en commençant par la gauche, ensuite prenez la première lettre du 20e verset, qui est celui du milieu, en commençant par la droite ; ces trois premières lettres forment l’attribut du génie : en suivant le même ordre jusqu’à la fin, vous avez les 72 attributs des vertus divines. Si vous ajoutez à chacun de ces noms un de ces deux grands noms divins, Iah, יה, ou El, אל, alors vous aurez les 72 noms des anges, composés de trois syllabes, dont chacun contient en lui le nom de Dieu, suivant ce verset de l’Écriture, « <em>Mon ange marchera devant vous ; observez-le, car il porte mon nom en lui</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que les cabalistes font leurs nominations ; il en est d’autres qui prennent la première lettre de chaque diction qui compose un verset ; par exemple, le nom de Jésus en hébreu, ישו, formé des trois premières lettres des trois dictons de ce verset, שילה ולי יבא, c’est-à-dire, en latin, quo usque veniat Messia ; en français, jusqu’à la venue du Messie. Il se trouve également dans le verset suivant, permanet nomen ejus, c’est-à-dire, « <em>son nom demeure toujours </em>» ; pareillement, le nom amen, אמן, est tiré de ce verset, אדני מלך נאמן , domius rex fidelis, qui signifie « <em>Seigneur-Roi fidèle</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il est encore plusieurs autres noms mystérieux, qui furent extraits de cette manière ; nous en parlerons dans un autre chapitre.</p>
<p style="text-align: justify;">Je pense que le lecteur est suffisamment éclairé sur la formation des noms divins et sur leur origine ; je vais maintenant parler des noms, des influences, et des attributs des 72 génies, et entrer dans les plus grands détails sur leurs mystères ; d’abord le chapitre suivant contient les tables cabalistiques, qui se rapportent aux 72 génies : la première contient leurs noms, avec leurs attributs ; la deuxième, les 72 parties de la sphère qui sont sous l’influence de ces génies ; la troisième indique quels sont les jours qu’ils dominent ; et la quatrième indique les jours qu’ils président.</p>
<blockquote style="text-align: justify;"><p>Chapitre III de <em>La Science Cabalistique</em> par Lazare Lenain, Paris, 1823.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_4" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/Chagall-Abraham.jpg"><img class="size-full wp-image-4" title="Chagall-Abraham" src="http://www.kabbale.eu/wp-content/uploads/2010/01/Chagall-Abraham.jpg" alt="" width="500" height="330" /></a><p class="wp-caption-text">Abraham et les Trois Anges, Marc Chagall.</p></div>
<p style="text-align: justify;">(1) Les 72 anges président aux 72 quinaires du ciel, aux 72 nations, et aux 72 parties du corps humain.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) L’Écriture-Sainte nous enseigne que Jésus-Christ avait choisi, outre les douze apôtres, 72 disciples, qui furent envoyés dans toutes les parties du monde, pour annoncer la parole de Dieu aux nations. Il y avait également 72 vieillards dans la synagogue, et autant d’interprètes de l’<em>Ancien Testament</em>.</p>
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