25,30 Le pain de proposition devant moi.
Le mot "panim" est à mettre en rapport avec la préposition "léfanaï" qui suit. L'expréssion signifie ainsi, d'après Ibn Ezra et Nahmanide, le pain (venant) de la face divine. Le pain quotidien dispensé à toutes les créatures est un don émanant de la grâce éternelle du Seigneur: PS 136,25 25 Il donne du pain à toute créature, car sa grâce est éternelle et Rachi souligne, à l'occasion de la manne tombé dans le désert tous les matins, que le pain quotidien est un témoignage de la <<face lumineuse, de l'Eternel. La table avec les pains de proposition était placé au côté nord du sanctuaire (EX 26,35). Or ce côté est caractérisé par ailleurs, comme étant situé " à la face de l'Eternel <<On
l'immolera au côté nord de l'autel, devant le Seigneur; et les fils
d'Aaron, les pontifes, aspergeront de son sang le tour de l'autel LEV 1,11 >>. Il l'est en ce sens que les richesses de ce monde sont censées "venir du nord" <<Si l'or vient du septentrion, Dieu, lui, demeure couvert d'une redoutable majesté.JOB37,22>> et ces richesses sont l'émanation de la bénédiction céleste (C'est la bénédiction de l'Eternel qui enrichit, et nos efforts n'y ajoutent rien PROV 10,22) La table sacrée garnie de l'abondante et constante provision des pains de proposition reflète le côté matériel dans la structure du macrocosme. Elle nous rappelle que toute bénédiction émane de Dieu et qu'il appartient à l'homme de la mériter.
La voix de la Thora Elie MUNK