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Couleurs

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11:39
19 février 2010


Spartakus FreeMann

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Re:Couleurs2008/10/13 par Emmanuel

LES SYMBOLES DANS LA BIBLE

LE ZOHAR ET LES COULEURS

Les couleurs de la Bible

La Bible n'est pas très riche en couleurs et quand elles sont mentionnées, elles sont imprégnées d'un sens symbolique. Elles concernent essentiellement la nourriture (soupe de lentilles par exemple), les vêtements du Grand Prêtre et l'ameublement de la Tente du Rendez-Vous dans le désert (trois couleurs groupées, le bleu-azur, le pourpre et l'écarlate), le corps humain (peau, lèvres, yeux, cheveux…), la robe des chevaux.

Pour éviter que ses propos ne soient représentés par des objets, bases de l'idolâtrie, l'Ecriture ne cherche pas à frapper l'imagination des lecteurs par la couleur. Ainsi dans l'arc-en-ciel elle suggère que la diffraction de la lumière est liée à l'immanence du divin, selon une interprétation mystique.

Les couleurs les plus citées sont le blanc (lavane) et le rouge (adom, tsaroq)), puis viennent des couleurs souvent groupées: bleu "tékhelet", pourpre "argamane" et écarlate "tolaa't shani". On rencontre plus rarement l'or (zahav), le noir (shah'or), les bruns (h'oum, amouts, kédar), le bleu foncé (kah'ol), le jaune soutenu (tsahov), le vert (yaroq) et le violet (sagol).

Les couleurs dont parle la Bible sont tirées de produits naturels de l'époque et il n'est pas sûr que tous ces produits existent encore. Il y a ainsi un degré d'incertitude sur le sens et les nuances des couleurs bibliques.

Etymologie, sémiologie, guématrie et analogie

Blanc

La désignation la plus courante de la couleur blanche est "lavane" (l/v/n) ou "lev noun", le cœur du poisson, des entrailles blanches. Couleur de l'habit du grand prêtre et couleur de l'expiation, lavane a la même valeur numérique que l'homme pieux ou h'assid (82). Lavane est la couleur du lait, nourriture des premiers mois de l'enfant, couleur de la miséricorde. Lié à l'œuf et à l'évolution de la vie, le blanc en ponctue les étapes: lange de la naissance, voile de l'initiation, habit du mariage et linceul du mort.

Le blanc se dit encore "tsah'or" qui connote la limpidité (tsah'), la liberté (h'or), l'aube (tsohar). Couleur de la pureté, le blanc est le mélange théorique des couleurs dont l'identité de chacune se perd dans une unité. Mais la réalité est autre, le mélange des couleurs dans ce monde-ci est un gris sale, ce qui explique le nom d'un homme peu honnête dans la Bible, Lavan, le beau père de Jacob.

Rouge

La désignation courante du rouge est le mot "adom" (aleph/d/m), lié à l'être humain (adam, contenant "dam" le sang) et à la terre (adamah), le rouge étant la couleur de la terre en Afrique noire. Le rouge est la couleur du sang contenu; versé, le sang vire au noir.

Noir

"Shah'or" en est la désignation la plus courante qui est liée à la fin de la nuit, avant le passage à l'aube, le moment le plus difficile pour l'être humain, celui du jugement céleste et de la mort. Couleur de l'obscurité, le noir connote, l'ignorance, la calamité et l'Autre Côté.

Vert

"Yaroq" est la couleur de la verdure, de la nature verdoyante, du végétal, couleur de l'équilibre naturel.

Jaune

"Tsahov" est une couleur brillante, jaune soutenu, visible comme un vent violent (pih'ah) de sable (évéq), deux mots de même valeur numérique que le jaune (103). Ce nom est lié à la colère et à l'hostilité

Bleu-noir

"Kah'ol" est la poudre d'antimoine qui sert de fard aux yeux; ce mot signifie "comme le sable". Dans l'antiquité il était d'usage de clore les yeux d'un défunt avec du sable et cette mission était dévolue à celui qui allait recevoir son héritage spirituel, généralement son fils. Il est possible que ce sable fut de la poudre bleu-noir. Il est probable que cette couleur soit liée au passage dans l'au-delà, des équivalents numériques sont "nouah'" le repos (éternel) et din (le jugement).

Violet

"Sagol" est en rapport avec la cérémonie, le trésor (ségoulah) et de la sélection de l'élite.

Transparent

"Safir" est une pierre précieuse et le mot est lié à la transparence, la limpidité, la clarté.

Le mot peut se lire "limpidité (safi) du début" (resh ou réshit). Sur le plan des équivalences numériques, il est lié à "qéren" (350), partie la plus élevée d'un animal et aussi rayon lumineux.

Azur-Pourpre-Ecarlate

Ces trois couleurs animales sont généralement groupées.

Tékhelet proviendrait d'un coquillage du lac Kinneret, donnant un bleu très clair ou un bleu rappelant les limites de l'horizon. Ce mot a pour sens la limite de la perfection, un objectif, une intention. Sur le plan sémiologique il porte le signe (taw) du tout (kol). Il s'agirait d'une couleur-limite non définie qui comprendrait toutes les nuances et tous les tons.

Argamane est la pourpre issue du murex, coquillage apparaissant à Césarée dans l'Antiquité. Sur le plan sémiologique il s'agit de "tisser le quoi, la question", couleur par conséquent problématique, rouge incluant un peu de bleu. Sur le plan numérique, on peut la rapprocher de l'impureté de "théréfah" et de la rébellion de "nemrod" (294).

Tolaa't shani est l'écarlate issu de la cochenille, mot qui connote une métamorphose. Sur le plan sémiologique cette couleur peut se lire "signe (taw) pour une époque (léé't)

seconde ou ultérieure (shéni), l'écarlate serait-elle la couleur du désordre précédant les temps messianiques?

Les couleurs du Zohar

Le Zohar a des couleurs privilégiées, le blanc et le bleu, le noir, le rouge et le vert qui correspondent sur l'Arbre de Vie à des attributs divins (séfirot). Ces couleurs sont déployées dans le feu et la lumière à propos de la Création (tohou wa bohou, lumière du 1er Jour et luminaires du 4ème jour), du Déluge (arc en ciel), de la sortie d'Egypte des Hébreux (colonnes de nuée et de feu), du buisson ardent, des tables de la loi, de la tente du rendez-Vous, du monde intermédiaire (âmes et archanges), des rêves, de la physionomie de l'être humain (yeux, cheveux, peau), du sens des fêtes juives….

Lumière et feu de la Création (Introduction au Zohar, I-50b, I-51a/b)

Genèse 1/1-2: "Au commencement, D. avait créé le ciel et la terre Or la Terre n'était que chaos (tohou) et solitude (bohou)…"

Tohou est un lieu dépourvu de couleur et de forme, un chaos informe. Bohou est une irrégularité dans le Tohou qui a un aspect et une forme.

Genèse 1/ 2: "…des ténèbres couvraient la surface de l'abîme et le souffle de D. planait sur la surface des eaux".

L'obscurité des ténèbres (h'oshekh) est un feu noir de couleur dense comprenant un feu rouge de grande visibilité, un feu jaune-orangé ayant un ton soutenu, un feu blanc dont la couleur englobe les autres. Ce feu n'est pas obscurité en lui-même, sauf quand il envahissait le "tohou".

L'obscurité assimilée à la couleur "noire" est l'image de l'ignorance, de l'aveuglement et de pulsion au mal. Mais la couleur "noire" de l'obscurité contient en elle la démesure de la passion (rouge) aveuglante, de la colère contenue ou non (jaune) pouvant mener au mal et au meurtre; mais aussi le blanc de la miséricorde et de la grâce, espoir que l'ignorance peut quelque part céder la place à un début de connaissance (daa't). De l'obscurité naît la Lumière…

Genèse 1/ 3 à 5 & 14/15: "D. dit que la lumière soit! Et la lumière fut. D. considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres. D. appela la lumière, Jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut un soir, il fut un matin, Un Jour"

D. dit "que des corps lumineux apparaissent dans les cieux, pour distinguer entre le jour et la nuit; ils serviront de signes pour les saisons, pour les jours, pour les années; et ils serviront de luminaires, dans l'espace céleste pour éclairer la terre…"

La lumière du début, du 1er jour est une transparence de saphir, une clarté sans couleur définie qui se différentie de l'obscurité. Cette lumière ne peut s'éteindre, car elle est infinie ("ayn sof", le "sans fin", de même valeur numérique que "awr", la lumière de valeur 207). La lumière du 4ème jour est autre, c'est déjà la différentiation des couleurs, "or"(zahav) pour le soleil, argent (kessef) pour la lune, images des luminaires créés et qui sont amenés à disparaître. Nous sommes dans la matérialité fugace du monde créé.

Ces luminaires qui sont le reflet de la vérité du début sont appelés "méorot" ou mém/aleph/waw/resh/waw/taw qui se décompose en a/w/r, la lumière et m/w/t, la mort, ce qui signifie que cette lumière créée a une fin.
Colonnes de nuée et de feu (I-2a/b)

Complémentaires ces colonnes qui ont permis aux Hébreux de se diriger dans le désert de jour comme de nuit sont une même unité. Noir le jour et blanc la nuit, ces couleurs ont permis au peuple venant d'être libéré de la noirceur de l'esclavage de discerner entre les valeurs, de réapprendre le libre arbitre, de faire des choix librement. Par ailleurs dans la colonne de nuée (a'moud a'nan), la nuée a'nan a comme équivalent numérique "péssel" idole, et dans la colonne de feu, le feu "esh" a comme équivalent numérique tsourah, image d'une idole. Ainsi ces colonnes de feu et nuée ont pour but de préparer les Hébreux à une abstraction progressive de la notion divine.

Dragon de feu (II-27b)

Le serpent qui a apparaît sur le chemin furtivement a une langue de feu rouge et noir qui consume. Il cherche à détourner les Hébreux dans leur cheminement vers la clarté du discernement et de la connaissance. La création est partie de l'unité d'en Haut vers la dualité du monde intermédiaire, puis la multiplicité du monde matériel. Le dragon-serpent du mal cherche à renverser cette situation et à ramener les Hébreux vers le soit-disant confort d'Egypte: unité en bas et multiplicité en haut, c'est à dire le polythéisme dans la foi et le totalitarisme unifiant du pharaon.

Aujourd'hui encore le débat n'est pas encore clos, la tendance à suivre le dragon du politiquement correct et de la pensée unique, du globalisme des monopoles peut ramener à la loi du pharaon. De même le supermarché de la foi, le panégyrique médiatique de l'amoralité et des déviances sexuelles sont les formes nouvelles du polythéisme.

Mais il y a heureusement un autre feu qui brûle et dévore le feu du dragon; comme pour éteindre le feu d'un puits de pétrole en flammes, on utilise un feu encore plus puissant, celui de l'explosif.

Le feu qui brûle mais ne se consume pas (Deut 4/4-24 & Zohar I-50a)

Une flamme ne peut s'élever que d'une matière qui brûle. Cette flamme a deux lumières, l'une sombre, bleue ou noire, l'autre lumineuse et blanche. Celle-ci est au-dessus de l'autre et s'élève cers le haut, la lumière bleue ou noire lui servant de piédestal.

Les deux lumières sont liées, l'une étant le support de l'autre. De même que la lumière bleue ou noire n'existe que si une matière se consume et lui sert de support.

La lumière blanche est immuable, la lumière sombre est changeante, tantôt noire, tantôt bleue, tantôt rouge, lien intermédiaire entre la matière qui se détruit et la lumière blanche qui est pérenne.

Cette description se ramène à l'Arbre de Vie où la couleur blanche est l'image des séfirot supérieures (Hokhmah, la sagesse, Binah, le Discernement et Daa't, la Connaissance) et les couleurs bleue-noire-rouge image des séfirot inférieures et du risque de "traverser" vers l'Autre Côté (le mal étant assimilé à la couleur noire, couleur de la mort et de la destruction).

Cette description est aussi une allusion au sacrifice dont le but est de blanchir le mal du péché.

L'arc en ciel (I-18b, I-71b,I-136b)

Les goûts et les couleurs diffèrent selon les individus. Que cela soit Shimon Bar Yohay ou Moïse de Léon, auteurs présumés du Zohar, dans ce texte, l'arc en ciel n'a pas les 6 couleurs scolaires, les couleurs de base, bleu, rouge, jaune et leurs complémentaires, vert, orange et violet. On parle de blanc, rouge, vert, bleu-noir, soit 4 couleurs. Pourtant "le six" apparaît comme le symbole numérique de l'arc, puisqu'il est fait allusion aux 6 mots de la profession de foi "shémaa' yisrael, adonay elohenou, adonay eh'ad" (écoutes Israël, yhwh est notre D., yhwh est un"). En fait peu importent les couleurs qui n'en font qu'une, l'apparition de l'arc en ciel est l'image du dévoilement de la splendeur de la shékhinah, la Présence divine; et tout homme pieux énonce sa profession de foi à l'apparition et à la vue de l'arc en ciel, sur lequel son regard ne doit pas se fixer.

Les taches noires du soleil (III-15a)

Selon le prophète Amos "Ainsi le Seigneur D. n'accomplit rien qu'il n'ait révélé son dessein à ses serviteurs, les prophètes" (Amos 3/7). Ainsi si l'humanité est perverse, un décret est établi contre elle. Des "taches noires" apparaissent alors sur le soleil jaune or, taches qui pourront s'étendre jusqu'à son extinction. Mais ce décret est suspendu pendant 30 jours, le temps de le faire connaître aux Justes de ce monde. Par leurs bonnes actions, les Justes pourront sauver le monde de la destruction. Ayant relevé sa tête du fait de la propagation de la perversité et de la corruption, à ce moment le serpent voit sa tête enterrée dans un trou grâce au comportement des Justes. Parallèlement, le serpent d'en Haut rentre aussi dans les profondeurs abyssales. La force du Mal est ainsi neutralisée par l'action d'un ou plusieurs Justes. Et le soleil brille à nouveau et le monde est sauvé.

Le don de la Torah (II-84a)

La Torah s'est manifestée dans un feu noir qui s'est impressionné sur un feu blanc, ce qui signifie que grâce à la Torah la droite rejoint la gauche à l'unisson.

Quand la fumée se dégagea du Mont Sinaï, elle venait d'un feu dont les flammes étaient bleues et s'élevaient dans le ciel. Cette fumée avait tous les parfums du Paradis, aux couleurs blanche, rouge et noire, "au parfum de myrrhe, d'encens et de poudres du marchand" (Cantique des Cantiques 3/6). La Présence Divine ou Shékhinah s'est manifestée ainsi lors du don de la Torah dans la désolation du Sinaï.

Les lettres inscrites sur les Tables de la Loi étaient visibles des deux côtés, car les tablettes étaient faites de pierre de saphir (lapis lazuli transparent) et les lettres formées de feu blanc couvert de feu noir. Les lettres flottaient en dansant; elles étaient visibles dans les deux couleurs, comme si les tablettes étaient gravées des deux côtés. Blanc et noir pour montrer l'union de la Droite avec la Gauche dont la rigueur est alors tempérée par la Miséricorde.

Les âmes et les archanges (I-83 a/b, II-139a, 147b, 149b,152a/b, 226b)

L'âme humaine a plusieurs désignations dans la Bible. Selon la Qabalah, il s'agit de la même âme dans ses différents aspects. On compte généralement 3 aspects communs et 2 aspects plus éthérés (voir le texte sur l'âme humaine).

L'aspect primaire, partagé avec les animaux, est appelé "néfesh"; il correspond à l'âme qui permet de respirer et de vivre; elle est de couleur bleu-noir et elle est nocturne, en ce sens que le jugement concernant sa disparition a lieu la nuit.

L'aspect esprit s'appelle "rouah'" de couleur blanche et diurne, car cet aspect permet à l'âme de voir et de comprendre.

L'aspect supérieur de l'âme s'appelle "néshamah" qui permet à l'âme de s'élever spirituellement et d'accéder au divin. Nous sommes ici dans la transparence.

Le monde intermédiaire est celui des âmes, mais aussi celui des anges. Dans le Zohar les archanges qui portent le "trône divin" ont des couleurs, qui correspondent aux séfirot de l'Arbre de Vie. Dans le sens Est-Ouest, Michaël est couleur argent comme la miséricorde, Gabriel est couleur or comme la rigueur. Dans le sens Nord-Sud, Raphaël est dans la blancheur des séfirot supérieures et Ouriel dans la couleur bleu-rouge.

Le trône divin change de couleur selon l'heure du jour et prend les couleurs violettes, la nuit (pourpre ou jacinthe).

Les rêves (I-51b, II-27a/b, II-149b)

Toutes les couleurs dans un rêve sont de bonne augure, sauf la couleur jacinthe (excès de bleu-noir par rapport au rouge), car cette couleur signifie que l'âme du rêveur qui erre dans les hauteurs du monde intermédiaire risque de ne pouvoir rejoindre son corps qui est en danger de mort. Ainsi une prière particulière aux rêves doit être récitée avant de dormir, afin de neutraliser de mauvaises augures.

La couleur jacinthe est celle du trône de Jugement et aussi celle des eaux qui se séparent au second jour de la création; elle est ainsi liée au mal qui s'est immiscé dans cette séparation.

La couleur jacinthe contient le rouge du Jugement et de la Rigueur, mais aussi un excès de bleu-noir, couleur du Mal, qu'on doit neutraliser par la prière.

Les yeux ( I-192b, II-72b, 73a/b)

L'œil est l'image des couleurs de l'univers créé: le blanc de l'œil est l'image de l'univers

sidéral, l'iris est celle de la terre des hommes, la pupille celle de l'individu. On peut faire la même analogie avec la triade Israël-Jérusalem-Sion.

Le Zohar s'intéresse aux nuances du bleu de l'iris qui vont du plus clair au noir profond.

D'une façon générale, un œil bleu est l'image d'un tempérament agréable, mais égocentrique.

S'il n'y a pas de taches noires, l'iris bleu est le signe de désirs non dirigés vers le Mal. Mais l'individu peut y succomber quand il s'en rapproche. On peut lui faire confiance dans son domaine, mais pas ailleurs. Il sait garder un secret aussi longtemps que celui-ci n'est pas dévoilé par ailleurs.

L'iris bleu aux nuances de jaune est le signe d'une folie, mégalomanie et grandiloquence

Dans le discours et les manières. Si l'individu a de plus des rides sur le front, il ne mérite pas qu'on lui enseigne les mystères de la Torah.

L'iris bleu pâle aux nuances de vert est le signe d'irascibilité mais aussi d'un grand cœur. En colère, l'individu peut devenir cruel. On ne doit pas lui confier un secret.

L'iris bleu clair et franc avec des taches noires signifie que l'individu peut recevoir un secret. Sur le plan des affaires il prospère et ses ennemis ne peuvent l'atteindre et lui généralement subordonnés.

L'iris noir ou sombre (brun) est le signe d'un individu direct et libre, joyeux, ayant de bonnes intentions, terre à terre mais capable de spiritualité.

Les cheveux ( II-71 a/b)

Si la couleur est noire et brillante, l'individu réussit seul ce qu'il fait dans les affaires commerciales. Il a un tempérament généreux, mais il n'a pas besoin d'associés.

Si la couleur est noire mais terne, l'individu ne réussit pas toujours dans les affaires, mais on peut s'associer avec lui. De nature dépendante, il peut garder un secret pendant un certain temps.

Si l'individu est chauve il réussit bien dans les affaires mais il n'est pas fiable; si la calvitie est précoce, il est de plus hypocrite.

Les fêtes (II-135a)

Le Nouvel An est couleur "or", car c'est le jour du Jugement. Le jour de l'expiation et du Grand Pardon (kipour) est couleur "argent", car les péchés sont blanchis et purifiés. La fête des Tentes ou Soukot est de couleur aux nuances vert/jaune du cuivre comme le toit de la Soukah, comme les 4 espèces qu'on agite. La fête de la Pâque est liée à la spiritualité et la liberté reconquises après l'esclavage d'Egypte et sa couleur est le bleu "tekhelet". La Pentecôte est liée aux Tables de la loi qui ont les deux facettes de la pourpre bleu et rouge, avec un excès de rouge, lié aux commandements. Après le deuil et le noir du 9 Av (destruction des Temples), on trouve le rouge écarlate de la joie du 15 Av, jour de fête où les filles d'Israël sortent en dansant….

Les sacrifices (II-20b)

Le sacrifice d'un animal est l'offrande du rouge (sang) et du blanc (graisse) qui s'élèvent dans une même fumée odoriférante. Le jeûne a remplacé le sacrifice animal, comme si le rouge et le blanc se consumaient ensemble à l'intérieur de l'individu. Le jeûne est ainsi un autel d'expiation, remplaçant l'autel du sacrifice. De la même manière, la prière qui exhale de la bouche est comme la fumée du sacrifice qui s'élève. Et la prière n'est acceptée que si elle a la même intention que le sacrifice, un don de soi.

Élever le rouge/blanc c'est passer de l'équilibre du cœur miséricorde/rigueur vers un autre équilibre, celui de la connaissance (daa't), synthèse de la Sagesse et du Discernement.

Le rouge écarlate ou tolaa't shani (I-238b, 241b, 242a)

Le rouge vif ou écarlate a un rôle protecteur: ainsi le feu de la cheminée protège des la neige blanche et des grands froids venant du Nord. D. "se vêt" de sa tenue écarlate pour punir l'idolâtrie dans le monde. À l'entrée de Josué à Jéricho, la courtisane Rah'ab cherche à protéger sa maison et sa famille de l'invasion prévue: un fil écarlate à sa fenêtre lui permettra de sauvegarder les siens…

Le lys rouge dont le jus est blanc, est l'image du Saint Béni Soit-il qui mène son monde de l'attribut de Justice vers celui de la Miséricorde: les péchés sont blanchis et le parfum du lys est comme l'âme, elle ne s'évapore pas.

Albert Soued – 15 septembre 2005

11:38
19 février 2010


Spartakus FreeMann

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Re:Couleurs2008/10/13 par Emmanuel


PARDES RIMONIM de RABBI MOSHE CORDOVERO (Ramak)

Portail 9 : Porte des couleurs

Traduction Virya

Dans beaucoup de textes kabbalistiques ainsi que dans le Zohar, nous trouvons différentes couleurs en parallèle avec les Sephiroth. On doit être très attentif et ne pas se figurer que ceci est à prendre au sens littéral. La couleur est quelque chose de physique, décrivant le monde physique, et les Sephiroth, qui sont spirituelles ne doivent pas être décrites avec des propriétés physiques. Si une personne pense que celles-ci sont véritablement les couleurs des Sephiroth, elle détruit le système entier et outrepasse les limites fixées par les anciens. Celui qui creuse dans ceci doit par conséquent être très prudent et ne pas supposer que quelque chose de physique est impliqué. Mais effectivement, ces couleurs font allusion aux perceptions reçues depuis les plus hautes Sources. Ainsi, par exemple, Gvourah (Rigueur) est responsable de la victoire dans une guerre. La guerre implique l'effusion de sang, or le sang est rouge, il s'associe parfaitement à la couleur rouge de cette Sefirah. La couleur rouge exprime également la haine, la colère et la rage. Ceci est évident. Nous attribuons par conséquent la couleur rouge pour le Jugement. En outre, tout ce qui est rouge est tiré de la puissance de cette Racine. Ceci a été examiné en détail dans la «Porte d'Essence et Fonction.» De même, la couleur blanche indique la pitié et la paix. Ceci parce que les gens avec des cheveux blancs sont habituellement miséricordieux. Par exemple, les anciens et les âgés ne combattent généralement pas dans les armées. Donc, si vous souhaitez représenter la paix et la Sefirah H'essed, vous devez vous la représenter avec la couleur blanche. Il n'est pas à douter que les choses qui sont blanches émanent du pouvoir de cette Racine. Mais tout cela a déjà été expliqué dans le Portail mentionné plus haut. Ceci, est alors l'interprétation adéquate de la relation entre les couleurs et les Sephiroth. Les couleurs sont utilisées sous forme d'allégories et font allusion à leurs fonctions et ce qui en résulte. Les Sephiroth n'existent pas dans un espace donné, par conséquent il est impossible de les différencier excepté à travers l'allégorie. Ceci peut être fait seulement quand nous utilisons des couleurs dont l'allégorie représente les Sephiroth. Nous pouvons concevoir ainsi les Sephiroth comme étant différenciées, en élévation ou en croissance, d'après la relation existant entre une couleur et une autre. Les dynamiques des Sephiroth peuvent être imaginées entièrement à travers l'interaction des couleurs. Tout ceci est pour «faciliter l'oreille physique,» en permettant l'expression verbale de ces concepts. Il est certain que les couleurs peuvent servir alors de support aux animations des Sephiroth. Elles sont aussi utiles pour transmettre l'influx d'une Sephirah donnée. Ainsi, si vous souhaitez transmettre l'influx de clémence de la Sephirah H'essed, méditez sur la couleur associée avec cette Sephirah. Représentez la couleur de l'attribut que vous désirez. Si vous souhaitez la clémence pure, alors cette couleur sera d'un blanc pur. Si votre demande implique un petit degré de clémence, représentez une blancheur plus douce, comme celle du «mortier du Temple». Nous examinerons ceci plus loin dans la «Porte de la Kawanah.» Si un individu souhaite accomplir quelque chose à travers l'influx du Jugement, il doit faire usage d'un vêtement de cérémonie rouge. Il méditera ensuite sur le Tetragramme, représenté dans des lettres rouges. De même, dans une activité orientée vers la Clémence, et désirant diffuser la puissance de H'essed, il doit porter des vêtements de cérémonie blancs. Ceci est clairement montré chez les Cohanim (prêtres). Leur fonction était de diffuser l'influx à partir du côté de la H'essed. Ils portaient donc des vêtements de cérémonie blancs, qui indiquent la paix. Au Yom Kippour (le Jour d'Expiation), le Grand-Prêtre retirait également ses vêtements sacerdotaux d'ors et portait du blanc. Le service entier de ce jour était exécuté dans des vêtements de cérémonies blancs, et la raison donnée à cela est que «un accusateur ne devient pas un défenseur,» puisque l'or indique le Jugement. La blancheur, cependant indique la pitié que le Grand-Prêtre recherchait. Le même principe est vrai pour les amulettes. Quand on fait une amulette (Qaméâ) pour transmettre le flux de H'essed, il faut dessiner le Nom nécessaire en lettres blanches lumineuses. Ceci accroît l'efficacité du Nom. De même, quand on recherche le Jugement, il faut dessiner le Nom associé avec le Jugement en rouge. Le sang de chèvre est souvent utilisé dans ce but, puisqu'il fait allusion au Jugement, à la fois par sa couleur et sa source. Ces choses sont bien connues et sont évidentes chez ceux qui écrivent des amulettes, même si nous n'avons pas de penchant pour ces pratiques. Il est donc connu que quand les Noms sont dessinés sur des amulettes, ceux qui impliquent le Jugement sont dessinés en rouge, ceux qui impliquent l'Amour, en blanc, et ceux qui concernent la Pitié en vert. Cela est entièrement connu grâce aux Maguidim, qui ont appris les méthodes d'écriture des amulettes. Tout ceci apprend que les couleurs peuvent servir comme un canal pour les forces qui sont transmises à partir du haut. C'est aussi à mettre en parallèle aux rites de certains idolâtres. Quand ils offrent l'encens, ils savent influencer la puissance d'un signe particulier du Zodiaque. En pratiquant ces rites, ils useraient de vêtements de cérémonie dont la couleur est associée avec leurs actes. Il est évident que cette façon de faire peut être retrouvée dans le pectoral du Grand-Prêtre. Celui-ci contenait douze pierres précieuses, chacune avait une couleur différente, en allusion à la transmission de l'influx de la source spirituelle de chacune des Douze Tribus. Ne refusez pas ce concept. Les alchimistes apprennent que, quand une personne regarde de l'eau courante, la Bile Blanche (ou l'Humeur Blanche) est éveillée en elle. Donc, quand quelqu'un a de l'insomnie et ne peut pas dormir, ils placent des tuyaux avec de l'eau courante devant lui afin de, stimuler la Bile Blanche. Ceci accroît l'humidité dans son corps, et il est capable de dormir. La même chose est vraie dans notre cas. Quand un initié effectue un vol avec son esprit, il constate que ceci est inestimable. Les couleurs qui sont visibles à l'oeil, ou qui sont représentées en esprit, peuvent avoir un effet sur le spirituel, quoique les couleurs elles-mêmes soient physiques. La Nefesh (âme inférieure) peut inciter la Roua'h (esprit intermédiaire), et la Roua'h à son tour incite la Neshamah (âme supérieure). La Neshamah monte alors d'une essence vers la suivante, jusqu'à ce qu'elle atteigne sa source. Elle peut être motivée alors par ce qu'on imagine. Ces pensées sont comme un miroir tourné vers la Face Divine, à travers les pensées qui sont diffusées vers la Source de la Neshamah. La Face peut être visualisée en rouge. Elle diffuse alors un influx associé avec la couleur rouge en arrière de cette Source. Il peut en être de même pour la couleur blanche. Ceci est expliqué dans la «Porte des canaux.» Chapitre 1. Toute influence sur la Face inférieure est le résultat d'une action humaine, comme cela est expliqué dans la «Porte d'Essence et Fonction,» Chapitre 18.


11:37
19 février 2010


Spartakus FreeMann

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Re:Couleurs2008/10/13 par Emmanuel

Le secret des couleurs selon leurs catÈgories

Traduction Virya

KÈter Eliyon est le secret de la véritable blancheur, qui n'est mêlée à aucune autre couleur, mais entièrement blanche, d'un blanc dénudé. Le blanc n'étant pas mêlé, elle est appelée véritable. Ainsi, en ce lieu, il n'y a pas Din, ni fléau et ni destruction en ce monde, parce que du côté de KÈter ne se trouvent que des phénomènes sans énergie de croissance, sans destruction, sans jugement, sans fléau, sans maladie. C'est la blancheur véritable immuable. C'est la raison pour laquelle Salomon a dit : "En tout temps porte des habits blancs et que le parfum ne manque pas sur ta tête" (Eccl. 9:8), c'est la bonne onction sur la tête. Lorsque que l'homme accomplit les prescriptions de la Torah et les commandements, il se rattache à la Blancheur céleste, secret de KÈter, qui est l'ésotérique de l'existence, de la vie et la continuité. Par contre, lorsque l'homme pêche, cela cause sa perte et sa ruine, le renvoyant à sa déchéance et en l'expulsant de la vérité de KÈter.

Il est écrit : " Ton iniquité resterait marquée devant moi" (JÈrÈmie 2:22), c'est pourquoi "En tout temps porte des habits blancs", ainsi tu existeras et tu vivras véritablement. Mais si, Dieu nous préserve, tu pêches, alors tu t'en écarteras au risque d'être anéanti. Le Temple fut appelé "Lebanon", car il vient du Liban qui donne la blancheur des couronnes d'Israël et les régénère par KÈter Eliyon qui les maintient. C'est la raison pour laquelle l'office de Yom Kippour s'accomplit dans des vêtements blancs, si bien que : "Quand vos péchés seraient comme l'écarlate, comme neige ils blanchiront" (Isaïe 1:18).

Sache que la blancheur au bas de KÈter n'est la Blancheur véritable, transparente et étincelante. Car la blancheur en Hokhmah contint du blanc devant et de la ténèbres derrière. Elle contient Ègalement la destruction selon le secret de OnÈg (plaisir) et NÈg‚ (peste) (voir S. Yetsirah 2:4), cela va de Hokhmah vers le bas. C'est pourquoi il est dit qu'en haut, dans KÈter, il níy a qu'un oeil unique : "l'oeil dans l'oeil, tu apparais Yhwh" (Nombres 14:14). Il est Ècrit : " Car ils ont vu l'oeil dans l'oeil, Yhwh qui revient à Tsion" (Isaïe 52:8, et encore : " Voici, l'oeil de YahvÈ est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent son amour" (Psaumes 33:18). Un oeil, une couleur, une vision.

Toutefois, Hokhmah, secret de l'avant et de l'arrière, à deux yeux, au sujet desquels il est dit : " Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d'eau" (Cantiques 5:12), telles des colombes : "Nul ne lèse sa compagne" (LÈvitique 25:17). Parfois ils sont fertiles et bons, dans le secret de l'avant et de l'OnÈg, parfois ils brisent et anéantissent par le secret de l'arrière et de NÈg‚ . Mais lorsque l'oeil unique se manifeste sur les yeux appelés colombes, alors tous deviennent Miséricorde et existence. Les créatures se trouvent alors dans une Èpoque propice, par la grace de l'oeil unique. Alors les deux colombes deviennent soeurs dans l'oeil unique, fondement de la blancheur céleste. Il est dit : " Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d'eau se baignant dans le lait, habitent en plénitude" (Cantique 5:12). Sur la plénitude littéralement. "Se baignant dans le lait", sous-entend "dans la blancheur. C'est pour cela que dans la Blancheur unique, il n'y a que blancheur et que Salomon a dit : "Le bon oeil sera béni, car il donne de son pain au pauvre" (Proverbes 22:9), Ècrit sans le Vav.

Il est Ècrit : " Voici, l'oeil de Yhwh est sur ceux qui le craignent, sur ceux qui espèrent son amour" (Psaumes 33:18). L'oeil unique ne change jamais et reste Èternellement immuable, tout subsiste par lui, vie et existence. Il est Ècrit : " Vois, il ne dort ni ne sommeille, le gardien d'Israël", car l'oeil reste unique, comme la teinte de la blancheur. Mais l‡ o˘ il y a deux yeux, il y a le sommeil : " LËve-toi, pourquoi dors-tu, AdonaÔ" (Psaumes 44:24). C'est-à-dire que dans un lieu o˘ il y a avant et arrière, il y a la veille et le sommeil. Comprends bien cela.

Tu dois savoir que la couleur céleste, dans l'Unique, est la Blancheur rayonnante et pure, c'est : " Les cheveux de sa tête" (Daniel 7:9). Cependant le rouge de Hokhmah n'est pas essentiel, c'est la blancheur qui est le secret de son existence et de sa vérité. Pour elle le rouge est additionnel, car du côté postÈrieur. Le blanc est la substance de Hokhmah, qui est Miséricorde du côté de la Blancheur et une part de Din et d'anéantissement du côté de Binah rouge. Par contre, au sujet de Binah, secret de l'arrière, sa substance est rouge, et le blanc est auxiliaire pour elle. Cíest la raison pour laquelle, à partir de Hokhmah, l'attribut Rah'amim (MisÈricorde) se déverse du côté droit, qui est Abraham. Il est tressé de Bleu azur, secret de Malkouth dans son apparence la plus subtile, et de la Ténèbres, dans ses parties postérieures. Lorsqu'il est tressé, du côté de Hokhmah, avec un peu de rouge et beaucoup de bleu azur (tékelèth), alors du vert (yaroq) est produit du côté d'Abraham. C'est la création de toute chose du côté de Hessèd : " Car tu as dit : L'amour est bâti à jamais" (Psaumes 89:3). C'est la raison pour laquelle tu peux voir que tout ce qui recouvre la terre et les arbres est entièrement revêtu de vert. Quand Yhwh, bénis soit-Il, veut engendrer dans le monde, il déploie le vert et les fruits apparaissent. C'est le secret de l'engendrement des créatures : " Tu envoies ton souffle, ils sont créés, tu renouvelles la face de la terre." (Psaumes 104:30). Mais lorsque l'attribut Hessèd se dissimule et s'élève, alors toutes les créatures qui en dépendent se dissimulent et dépérissent. Tu peux ainsi constater que les arbres et la végétation meurent durant le mois de Tishri, à cause de la suspension des canaux. Dès lors les feuilles se fanent et les plantes flétrissent. Toutefois, en haut, l'abondance n'est pas véritablement interrompue car la rosée ne disparaît jamais et la rosée se répand toujours à partir de la Blancheur céleste.

Sache qu'il y a des canaux qui ne s'interrompent jamais, permettant qu'il y ait des arbres : " et jamais son feuillage ne sèche" (Psaumes 1:3), car ils sont " plantés auprès des cours d'eau" (Ibid.). Par contre les autres arrosages s'arrêtent et par leur cessation, la vigueur qui en est issue s'estompe. Les différentes sortes de végétaux, de feuilles et de fruits sur les arbres flétrissent et périssent. C'est le secret de : " Tu caches ta face, ils síÈpouvantent, tu retires leur souffle, ils expirent, ‡ leur poussière, ils retournent" (Psaumes 104:29). Cependant, il y a des fruits qui restent sur les arbres à chaque époque : "Les fruits de l'arbre majestueux" (LÈvitique 23:40). C'est ainsi que les espèces vertes relèvent du secret de l'attribut Hessèd, du côté de Hokhmah et de l'avant. Toutefois, ils contiennent un peu du contraire, car ils ne sont pas blancs.

Lorsque l'homme pêche, il est jugé du côté de Gvourah, mystère des véritables arrières du côté gauche. Gvourah puise Din (Jugement), du côté de Binah, par líassociation de la puissance rouge de Binah, qui une radiance pure, et du Grand brasier, appelé Ténèbre, du côté de Gvourah. Ainsi le rouge absolu, très foncé, se produit par le côté gauche. C'est la raison pour laquelle Esav¸ est roux et s'associe à Isaac, et que l'anéantissement et la destruction, demeure dans Din, du côté gauche, qui est rouge. Il est dit : " Quand vos pÈchÈs seraient comme l'écarlate, comme neige ils blanchiront ; quand ils seraient rouges comme la pourpre, comme laine ils deviendront. Si vous voulez bien obéir, vous mangerez les produits du terroir. Mais si vous refusez et vous rebellez, c'est l'épée qui vous mangera !í (IsaÔe 1:18-20). C'est le mystère de: "Je leur cacherai ma face. Ils seront dévorés" (deutéronome 31:17).

Maintenant que tu sais ceci, sache que cela concerne la parole : " Comme un boeuf broute l'herbe des champs" (Nombres 22:4), il est Ègalement dit: " Mieux vaut une portion de légumes avec l'affection qu'un boeuf gras avec la haine." (Proverbes 15:17). Ainsi tout subsiste par le vert.

Sache que Nom central, appelé TifÈrÈth, est le secret de toutes les couleurs selon leurs catÈgories, dans le secret du pourpre (argaman). Car le pourpre dÈtient le secret de toutes les couleurs : blanc, noir, bleu azur, vert, verdâtre et rouge. Ces couleurs sont mêlées par l'intermédiaire de Nets'ah, Hod et Yessod. L'attribut Yessod réunit toutes les couleurs : "Comme l'aspect de l'arc qui apparaÓt dans les nuages, les jours de pluie. C'était quelque chose qui ressemblait à la gloire de Yhwh" (EzÈckiel 1:28).

Sache encore que la couleur du secret du bleu azur est le mystËre de la communautÈ d'Israël, c'est-à-dire le secret de Malkouth. "Ses pieds descendent à la mort, ses démarches gagnent le shÈol" (Proverbes 5:5), le noir est le secret de toutes les parties postérieures les plus extérieures, ne contenant aucune lumière. Ce lieu est appelé Obscurité ténébreuse, car il y a une autre ténèbres, qui est une grande lumière, qu'aucun n'a la capacité d'affronter, selon le secret de : "Puis j'écarterai ma main et tu verras mon dos ; mais ma face, on ne peut la voir" (Exode 33:23). Cette lumière étant rayonnante et pure, tes yeux seront aveugles et tu ne pourras la contempler.

Que signifie la parole des sages : "Tu ne pourras voir ma face" ? c'est le secret de : " Il fit de la ténèbres son voile" (Psaumes 18:12). C'est pourquoi il est Ècrit : "Elohim sépara la lumière de la ténèbres" (GenËse 1:4). Il y a de grandes distinctions dans les séparations saintes, imbriquées les unes dans les autres, parfois, certaines sont considérées comme profanes, au regard d'autres plus intérieures. Qu'est ce qui sépare deux lieux de sainteté ?, il est écrit : " Tu mettras le rideau sous les agrafes, tu introduiras là, derrière le rideau, l'arche du témoignage, et le rideau marquera pour vous la séparation entre le Saint et le Saint des Saints" (Exode 26:33). Il existe un espace médiateur, appelé Grande lumière, que les yeux n'ont pas la capacité de voir. C'est ce que mentionne le verset : "Il fit de la ténèbres son voile" (Psaumes 18:12). Il est aussi écrit : "Il vous parla du milieu du feu, dans la nuée et la ténèbres, d'une voix forte" (deutÈronome 5:22). Il est écrit : "Ciel obscurci de nuages ténébreux" (deutÈronome 4:11).

Connais le grand secret. Les distinctions entre les diverses sortes de luminaires sont appelées "Ténèbres", car elles sont les limites de toutes les parties postérieures. En fait, ce sont des lumières que nul ne peut contempler, secret des versets : "Il fit de la ténèbres son voile" (Psaumes 18:12), "Il vous parla du milieu du feu, dans la nuée et la ténèbres, d'une voix forte" (DeutÈronome 5:22), "ciel obscurci de nuages ténébreux" (deutÈronome 4:11), "Il fit de la ténèbres son voile" (Psaumes 18:12). Cíest pourquoi il est dit [des fÈlons] "Sans savoir, sans comprendre, ils vont par la ténèbres" (Psaumes 82:5), c'est-à-dire qu'ils affaiblissent la lueur de leurs yeux, se rendant incapables de comprendre la lumiËre rayonnante : "Les fÈlons périront dans la ténèbres" (I Samuel 2:9). Sache que lorsque l'homme a atteint le lieu de la ténèbres, il y apporte sa maladie et sa faiblesse. C'est le secret de l'ouverture des yeux : "Yhwh ouvrit les yeux du serviteur" et le secret de "Mon coeur a vu beaucoup de Daath et de Hokhmah" (Eccl. 1:16).

Maintenant que nous t'avons appris ces concepts sur les couleurs, chaque fois que tu trouveras dans la Torah, ces diffÈrentes catégories de teintes et de couleurs, tu devras comprendre à quelle Séfirah cela fait référence. Lorsque deux couleurs seront mêlées, tu considéreras que la Séfirah est mêlée à malkouth.

Apprends qu'il existe un blanc nommé "Blanc aramÈen" (Laban haArami), qu'il faut distinguer de la Blancheur céleste, appelée Lumière rayonnante pure et simple, sans aucun mélange, mystère de la vie, de la continuité, du vêtement et de la restauration. Sache que lorsque les différentes catégories se permutent, selon la méthode de la roue qui recule, elles se déshabillent et retournent au néant. Cet anéantissement s'appelle "Blanc aramÈen".

Joseph Gikatilla

11:35
19 février 2010


Spartakus FreeMann

administrateur

messages 594

2007/06/22 par Emmanuel

Voici un texte très intéressant sur les couleurs et en particulier celles des sephiroth, pour ceux qui seraient intéressés par la couleur je sais qu"il y a sur ce site (je ne les aient pas retrouvés) l"incontournable 9e porte de couleurs de Moïse Cordovero et la symbolique des couleurs de Gikatillia.

Entretiens #11 et #12 sur le Zohar

En ce qui concerne notre aptitude à lier chaque voie avec En-Sof, j"ai trouvé un passage intéressant dans la «Sagesse du Zohar». Dans le chapitre intitulé, «Atika Kadisha et Zéir Anpin» (où Atika Kadisha est «l"étendue cachée d"Ein-Sof et de Kéter") il est écrit : "Et [Atika Kadisha] n"est pas dans le nombre, ou dans la pensée ou dans le calcul, mais dans la dévotion du coeur.» (P. 335) Dans la note du mot «coeur» il est écrit: «Il n"est pas possible d"approcher En-Sof uniquement par la dévotion du coeur, mais aussi par la perception intellectuelle ou par les mots des prières. Quelqu"un qui prie l"Ein-Sof commet un péché, et c"est la signification de "Que je ne pèche pas avec ma langue." Ceci représente pour moi une personne habilitée à établir une relation avec l"Ein-Sof. Nous pouvons avoir un certain sens de l"Infini. Nous ne pouvons pas le percevoir avec nos facultés intellectuelles ni même avec nos spirituelles (tout au moins par les conventions de la prière habituelle) mais nous pouvons en ressentir la Présence. Nous pouvons toucher ses confins extérieurs de restriction. Il est frappant de constater la façon dont il nous permet de réaliser que nous pouvons saisir/sentir le mystérieux tremendum, l"Immuable Unité Ineffable du Tout.

Pour cet entretien, je demande que nous regardions au chapitre «Couleurs et Lumières» dans le volume I. Il peut être trouvé dans Zohar II, 23a-23b : Rabbi Siméon se trouvait un jour en compagnie de Rabbi Éléazar, son fils, et de Rabbi Abba. Rabbi Eléazar dit à son père: Pourquoi l"Ecriture dit-elle: « J"ai apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob sous le nom de El Shaddaï au lieu de: «J"ai parlé à Abraham, Etc». (Exode 6:3) ? Rabbi Siméon lui répondit: Eléazar, mon fils, ces paroles cachent un mystère suprême. Remarquez qu"il y a des couleurs visibles et des couleurs imperceptibles; les unes et les autres sont l"emblème du mystère suprême de la Foi, alors que les hommes ne le savent ni ne l"examinent. Si les hommes ont été juges dignes d"apercevoir les couleurs visibles, c"est grâce aux patriarches. C"est pourquoi l"Ecriture dit: «….J"ai apparu à Abraham, etc», ce qui veut dire: Dieu daigna leur montrer le degré céleste désigné sous le nom de Shaddaï; mais nul homme, excepté Moise, n"a jamais pu parvenir à contempler les couleurs imperceptibles. C"est pourquoi l"Ecriture dit: « … Mais je ne me suis point fait connaître à eux sous le nom de Yhwh »

De ce passage, nous pouvons apprendre l"importance des couleurs en tant que symboles des Séphiroth. Cette connaissance ésotérique des couleurs est assez ancienne et connue probablement autrefois uniquement d"adeptes de la Kabbalah. Une excellente discussion de cet important sujet kabbalistique peut être trouvée sur les pages 290-292 du volume I. En voici le texte : «Le symbole fondamental et le plus communément employé dans le Zohar est, comme son nom l"indique, celui de la lumière et de la splendeur…. Chaque maillon dans la chaîne des Séfiroth est dépeint comme un nouveau jaillissement de lumière; la descente de l"influence divine est un torrent de lumière; et la totalité du monde de l"émanation est une mer de splendeur brillante …. La différenciation entre les lumières de l"émanation se produit par leur coloration par le kav ha-middah (la mesure standard), qui agit dans le domaine de la première Séphirah …

Les couleurs que l"on trouve couramment dans le Zohar sont celles de Hessed, Gvourah et Tiféréth – blanche, rouge, et jaune.» Les couleurs des Séphiroth sont plus que des symboles, elles assument le rôle de portes du Divin et établissent un lien avec le Divin. Il y a une bonne présentation de l"usage kabbalistique des couleurs dans le livre d"Aryeh Kaplan, "Méditation and Kabbalah". Il y écrit : «Bien qu"on puisse simplement méditer sur les Noms tels qu"ils sont écrits dans un livre, cette technique est nettement améliorée quand les couleurs sont employées. Lorsque chaque Nom est coloré avec une nuance appropriée à la Séphiirah, on peut s"attacher d"autant plus intimement à la Séphirah. Le système des couleurs est longuement exposé par Rabbi Joseph Tzayach, et par le Ramak (Moïse Cordovero) qui était apparemment conscient de ces écrits. Mais, tandis que Tzayach ne fait aucune tentative pour lier son système à celui du Zohar, le Ramak montre que les deux appartiennent à une tradition identique». (p. 179)

En citant l"ouvrage de Cordovero, Pardès Rimonim, la neuvième Porte, Kaplan énumère les Séphiroth et leurs couleurs comme suit : Kéter (Couronne) – blanc invisible ; Hokhmah (Sagesse) – une couleur qui inclut toutes couleurs; Binah (Compréhension) – jaune et vert; Hessed (Bonté) – blanc et argent ; Gvourah (Force) – rouge et or ; Tiféréth (Beauté) – jaune et violette ; Netsa"h (Victoire) – rose clair; Hod (Splendeur) – rose sombre; Yessod (Fondation) – orange ; Malkhout (Royaume) – Bleu.

Ce qui me pousse à étudier la Kabbalah est qu"elle représente non seulement un défi intellectuel mais qu"elle nous offre des manières d"accroître notre pratique religieuse. Utilisez les couleurs et leurs Séfiroth dans vos méditations. Pour cet entretien, les Séfiroth peuvent être employées comme une méditation quotidienne car chaque Séphirah gouverne un jour de la semaine. Dimanche: Hessed ; Lundi: Gvourah ; Mardi : Tiféréth ; Mercredi: Netsah ; Jeudi : Hod; Vendredi : Yessod; et Shabbat : Malkhout. Le tableau suivant (le tableau se placé ici plus tard) des bénédictions est tiré du rituel du Ari (Issac Louria de Safed). Avec chaque bénédiction, les lettres du Nom de Dieu (YHWH) reçoivent des voyelles différentes. Chaque ensemble de voyelles est associé avec une Séphirah différente. Je ne suis pas certain de savoir si les kabbalistes lisaient seulement ces changements de voyelle ou s"il les prononçaient. Dans ma propre pratique (en priant), je les prononce à haute voix et les utilise comme sorte de mantra de méditation. La voyelle spécifique est placée sous chacune des lettres y h v. J"associe aussi les couleurs de chaque Séphirah comme une visualisation méditative. Cela sera plus significatif pour ceux qui sont familiers avec la téfilah (prière d"Amidah, 18 bénédictions).

Rabbin Steven Moss -

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