Je
poste ici un texte de Jean Bendor, qui ne traite pas à proprement parler de la
Kabbale, et qui trouve donc sa place dans cette partie du forum. Merci à lui
pour sa contribution
Bientôt
Noël et l’origine de l’étoile de Bethléem va encore se poser, comme elle se
pose chaque année. Je vous soumet ici ma réflexion.
L’étoile
de Bethléem indiquât aux rois mages, le chemin de la crèche. Dans la tradition,
les mages sont au nombre de trois, Melchior le vieillard, Gaspard le jeune
asiatique et Balthasar l'Éthiopien. Du fait que l'homme veut absolument tout
expliquer par le rationnel, les astronomes ont recherché dans les archives
d’époque, les phénomènes susceptibles d’expliquer l’apparition soudaine de
l’étonnante étoile. Les archives antiques n’ont à priori rien révélé de
significatif, ni nova, ni supernova, ni comète. Certains en sont même venus à
l’idée, que la naissance du Christ aurait pu se produire quelques années plus
tôt, de manière à faire coïncider la naissance du Messie avec une conjonction
Jupiter-Saturne qui se serait effectivement produite peu de temps auparavant.
De ce fait, on admettrait plus facilement une erreur de calendrier qu'une
intervention miraculeuse. Ces recherches visent à nier la naissance miraculeuse
du Christ, en banalisant la nativité pour en faire un événement naturel, que le
hasard aurait lié à une quelconque configuration du ciel. Mais celui qui croit
en une nativité miraculeuse, d'un Messie né d'une Vierge, croit aussi en
l’étoile divine : « car la toute puissance du Seigneur est sans limite » et
l’étoile est assurément son oeuvre. Ce qui est dit surnaturel aujourd'hui,
n'est jamais qu'un fait inconnu du présent. L’hypothèse selon laquelle l’étoile
de Bethléem résulterait d’une conjonction ou de tout autre phénomène céleste
naturel ne tient pas. Si les mages avaient, par définition de bonnes
connaissances en astronomie, on ne peut pas demander aux bergers d’en savoir
autant. A chacun sa spécialité ! Entre autres contraintes, l’étoile devait être
visible de jour car, dans le cas contraire, ils auraient dû faire route de nuit
et contraints au repos dès le lever du soleil mais qu’à cela ne tienne !
Imaginons que mages, rois et bergers avaient tous une bonne connaissance du
ciel et qu’ils marchaient de nuit. Il leur était de toutes manières impossible
de retrouver un lieu aussi exigu à partir d’une étoile, aussi brillante
soit-elle. En effet, même en admettant que l’astre reste fixe, comme l’étoile
polaire, nul ne serait capable de retrouver une étable ou un igloo sur ce seul
critère. Le point précis du pôle nord n’a pu être fixé qu’à partir de calculs
très élaborés. Dans le cas de l’étoile de Bethléem et par effet d’optique dû à
la rotation de la terre, les étoiles bougent constamment. Dans ces conditions,
il est clair qu’une étoile ne peut en aucun cas indiquer un point aussi infime
qu’une crèche, mais seulement une direction sommaire et dans des conditions
déjà difficiles. Pour se faire une idée de la difficulté, imaginons que
monsieur Untel recherche un lieu, pas plus grand qu’une maison, avec le soleil
pour unique repère, en ne disposant bien entendu ni de montre, ni de boussole.
Si le hasard ne lui vient pas en aide, il ne sera jamais capable de retrouver
ce lieu ? Le fait est qu’il faut nécessairement des instruments déjà élaborés.
Supposons maintenant une conjonction Jupiter-Saturne ou toute autre conjonction
de planètes. Sous la latitude d’Israël et même lorsqu’elles sont au plus haut
du ciel, il n’en reste pas moins que les planètes sont toujours situées au sud.
Restons pragmatiques et reprenons les termes exacts de la Bible : Matthieu 2 :
9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient
vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu
où était le petit enfant, elle s’arrêta. Le prophète précise : « l’étoile
marchait (ou avançait selon les Bibles) devant eux. » cette corrélation exclu
d’emblée toute erreur de traduction. Dans l’hypothèse d’une conjonction
Jupiter-Saturne, nous en arrivons donc à cette situation pour le moins
étonnante : étant donné que pour se rendre d’Éthiopie en Israël il faut marcher
vers le nord, l’Éthiopien Balthasar suivait une étoile qui était constamment
derrière lui. « L’étoile marchait devant eux », c’est là tout le secret de la
divine étoile ! Elle marchait ! En clair : l’étoile les conduisit jusqu’à la
crèche au dessus de laquelle elle s’arrêta. Pour suivre une étoile, il fallait
qu’elle soit assez basse, à quelques centaines ou tout au plus, quelques
kilomètres de notre sol et le fait qu’elle s’arrête juste au bon endroit,
prouve qu’elle était commandée. En conclusion, je ne vois pas d’autre
hypothèse, que celle d’un objet obéissant à des instructions précises. Ne
perdons pas de vue que quelques mois auparavant, la Vierge Marie avait été
visitée par des anges, venus tout exprès pour lui annoncer la future naissance.
Je suis surpris que nul n’ait jamais avancé l’hypothèse d’un objet intelligent
et probablement plus brillant qu’une étoile. En ce qui me concerne et compte
tenu des termes de la prophétie, je ne vois pas d’autre explication. Cette
hypothèse n’est encore qu’une timide approche d’une probable vérité, elle
demanderait d’être étoffée. En effet, le problème se complique quand on sait
que les mages et les bergers arrivaient de directions différentes. Néanmoins,
c’est déjà une bonne avancée vers la résolution de l’énigme, que pose depuis
maintenant 2000 ans l’étoile de Bethléem.
Jean Bendor
Commentaire posté par Guizel en 2003, sur l'ancien forum :
"L'étoile
de Bethléem" cache à mon sens plusieurs symboles :
le
mot hébreu כ
ו
כ
ב
( Caph – Vau- Caph – Beth) "étoile" nous rappelle le passage des
Nombres : " Une étoile sortira de Jacob, un grand roi / ou : une bonne
étoile ( bonheur) se lèvera dans Jacob."
Il y
a aussi l'autre sens du mot étoile "destin" : ג ו
ר
ל
( Guimel- Vau- Resh- Lamed ) qui fait référence au sort réservé à celui qui est
destiné à être immolé ( Lév. 16.9)
Quand
on crée des combinaisons entre les lettres de ces deux mots en hébreu on trouve
: ב
ר
l'Elu, le pur, le Fils ; de même la racine de sagesse : ( ' ) נ
ו
ג
Et
aussi : ב
ק
ע
( lettres permutables avec celles des premiers mots) : ici au sens de :"
percé" ; et la combinaison ו ו pluriel de "clous"
Par
changement de sens de lecture on trouve : ( ב ג ל ל
ainsi
que : ב
ג
ו
racine de Juda, et l'adjectif " perfide" avec l'idée d'une trahison ;
par ailleurs, on trouve : ' ל ו prêtres , et ג
ר
ה
( en ) colère
Quant
à Bethléem : ב ' ת la maison , la demeure et
dans la combinaison des lettres restantes : מ ה ל : pardonner et la citation du
Sender et Trenel : " un roi qui pardonne et absout"
La
symbolique du nom de l'étoile contiendrait ainsi le destin du Christ : Un grand
roi sortira de la lignée de Jacob, un être pur, plein de sagesse, roi qui
pardonne et absout. mais il sera livré par la trahison d'un frères et de
prêtres en colère, et immolé dans les clous .
Il y
a sûrement aussi à approfondir la connaissance de la symbolique des mages de
l'époque : représentatifs des différents continents et races, et de leurs
pouvoirs : rois, hommes de médecine, de sciences et astrologues… !
Guizel