Du Serpent selon Fabre d’Olivet. Issu de « Cosmogonie de Moyse », Sepher Bereshith, chapitre 3.

Or l’Ardeur cupide (l’intérêt, l’envie, l’égoïsme) était une passion générale (un principe aveugle) parmi toute l’animalité de la Nature élémentaire laquelle avait faite avant IOAH LUI les DIEUX : et elle dit (cette passion) à Aïshah (la faculté volitive d’Adam) à cause de quoi déclara LUI les DIEUX, non pas vous vous alimentez de toute substance de l’enceinte organique ? שחנהו, Or l’Ardeur cupide… On sait assez que les héllénistes, et Saint Jérôme, sur leurs traces, n’ont vu ici qu’une couleuvre, un serpent proprement dit : à la vérité, selon les premiers, un serpent très prudent, οφις φρονιμωτατος, et selon le second, un serpent très fin et très adroit, « serpent callidor ». Cette misérable interprétation paraît remonter jusqu’à l’époque de la captivité de Babylone, et coïncider avec la perte totale de la langue hébraïque : du moins est-il vrai que le paraphraste chaldaïque l’a suivie. Il dit םיכח איוח, une couleuvre des plus captieuses. Je ne sais même si l’on peut tout à fait disculper l’auteur de la version samaritaine…

Du Serpent selon Fabre d’Olivet
Portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo, vers 1480.

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Image by Graham Hobster from Pixabay

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