Par Matthieu Léon

Les 22 lettres de l’Aleph-Beit ont chacune un sens indépendant des mots qu’elles composent. Pour illustrer ce principe et pour approcher leur réalité à un niveau supra-intellectuel, la Qabalah en général et le système d’Aboulafia en particulier usent abondamment et de plusieurs façons du procédé de la permutation des lettres – la Temourah.

Les permutations des lettres d’un nom peuvent être récitées, visualisées… les unes après les autres. L’effet de ce procédé saturant l’intellect pourra être une impression d’entraînement de la conscience sur une roue en action. Nous allons proposer maintenant une autre forme de méditation sur ces permutations, plus passive, basée sur la concentration sur une représentation graphique des lettres permutées par paires et équilibrées entre elles sur le plan numéral.

Un tel carré magique servira de support à la concentration et, le mot étant devenu abscons, une certaine révélation sur son essence même pourra apparaître. Ce procédé n’est pas nouveau : il est d’ordinaire appliqué à des textes ordonnés: à la vision de l’écriture se substitue un brouillage noir qui laisse ensuite place à une lettre, un mot… Voir sa description en détail dans Le Petit Philosophe, N° .14, 15, 22.

L’application de cette pratique sur les permutations des lettres par deux des noms ne sera possible que sur les noms de trois lettres ou plus. En effet, le premier carré magique possible est le carré de trois. Il n’a qu’une solution mais lignes et colonnes peuvent être elles-mêmes permutées. Il y a en revanche un très grand nombre de carrés de quatre côtés ou plus.

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