Par Samy

Sept mots hébreux sont employés dans la Bible pour décrire ce que nous appelons la louange ou Action de grâce.

– 1 – Psaume 63/5 « Je te bénirai donc ma vie durant, J’élèverai mes mains – Khapaï (כפי) – en ton nom ».

« Khaph » se traduit littéralement par « Paume » et veut indiquer par là, la main ouverte.

« Khapaï » est employé pour décrire l’action d’élever les mains ouvertes avec joie.

Élever les mains ouvertes avec joie, est le signe universel de la soumission. Nous ne sommes pas habitués à démontrer publiquement notre adoration par des gestes, à se courber, à s’agenouiller et à se prosterner devant Dieu. En fait, louer le Seigneur en élevant les mains est formidable, autant que le geste demeure authentique.

– 2 – Psaume 150/1 « Halélouyah ! (Halélou-El = Louez Dieu) dans son sanctuaire ! – Halélouhou = Louez-le dans le firmament de sa force ».

« Halélouyah », « Halélou », « Halélouhou » ont pour racine le mot « Hilel » = Louer, Glorifier, Faire l’éloge – qui peut aussi se lire « Halal » = Luire, Briller, Resplendir.

Dans la Bible, un bel exemple de l’emploi de ce mot est dans II Chroniques 5/13 « Et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient à l’unisson les louanges (Léhalél) et les actions de grâce à l’Éternel, lorsque retentirent les trompettes, les clairons, les cymbales et autres instruments de musique, célébrèrent le chant ; Gloire (Ouvéhalel) à l’Éternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à jamais. La maison, le temple de l’Éternel fut remplie d’une nuée » – 5/14 – « Les prêtres ne purent faire leur service, à cause de la nuée ; car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de Dieu ».

– 3 – Psaume 22/4 « Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des « Louanges » (Théhiloth) d’Israël ».

Le singulier de « Théhiloth » est « Théhilah » (תהלה) – qui signifie Gloire, Louanges. Chanter un hymne de gloire se dit « Chir Théhilah ».

« Théhilah » fait référence directement au cœur. On ne peut louer Dieu avec un cœur qui lui appartient seulement à moitié. Pourriez-vous aimer vos enfants avec l’idée d’un retour d’affection ? Bien sûr que non. C’est un amour totalement gratuit qui vient du plus profond de vous même et qui ne demande rien. Au niveau de la louange, c’est la même chose. Les louanges sont chantées à Dieu, non pas par situation est glorieuse, mais parce qu’il en est digne.

– 4 – Psaume 47/2 – « Vous tous, peuples, battez des mains ! Poussez vers Dieu des cris de joie (Rinah – רנה) ».

« Rinah », c’est des cris de joie, un chant d’allégresse que l’on fait « Résonner » ou que l’on fait « Retentir » = Ranah – (avec la même orthographe).

Nous retrouvons encore ce mot au Psaume 30/6 « Le soir domine les pleurs, au matin viendront les cris de joie » – Encore au psaume 42/5 « Avec chants d’allégresse et actions de grâce d’une foule en fête ».

– 5 – Psaume 57/9-10 « Réveille-toi mon âme ! Réveillez-vous ma harpe et ma lyre ! Je réveillerai l’aurore. Je te louerai parmi les nations, Seigneur ! Je te chanterai (Zamer) parmi les peuples ».

« Zamar » (זמר) est la traduction littérale de louange, c’est-à-dire chanter avec des instruments d’accompagnement.

Au ciel, il n’y a pas que des voix, il y a aussi des instruments pour les accompagner. Ezéchiel nous le dit au verset 28/13 « Tu étais dans l’Éden le jardin de Dieu, tu possédais des tambourins et des flûtes – Dieu avait mis à son service des tambourins et des flûtes pour accompagner chants et louanges ».

– 6 – Psaume 50/14 « En guise de sacrifice, offre à Dieu des Actions de grâces (Thodah) et accomplis tes vœux envers le Très Haut ».

« Thodah » (תודה) = Remerciement, Reconnaissance. « ZevaHh Thodah » (Action de grâces) est une déclaration ouverte, libre et sans réserve.

Un bel exemple de son utilisation est dans le Psaume 100/4 « Entrez dans ses portes avec des Actions de grâce (Béthodah) dans ses parvis avec des louanges (Bithehilah) ».

– 7 – Psaume 95/6 « Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou (« Nivrékhah ») devant l’Éternel, notre créateur ».

« Nivrékhah » a pour racine le mot « Barakh » (ברך) qui se traduit aussi bien par s’agenouiller que par « Bénir », Saluer, Féliciter.

Utilisé pour décrire l’attitude de soumission et de confiance. Soit, celle de se prosterner avec adoration. – Barak – nous décrit l’adoration à genoux.

Daniel 6/11 « Or Daniel, dès qu’il apprit que l’édit avait été rédigé, rentra chez lui. Il avait dans sa chambre supérieure des fenêtres ouvertes dans la direction de Jérusalem, et trois fois par jour il se mettait à genoux, priant et louant Dieu tout comme il avait fait auparavant ».