Par Spartakus

Issus des enseignements du Ari (Sha’ar ha-Pesukim et Sefer ha-Likoutim). Ce qui suit est assez obscur et fait appel tout autant au Rashi qu’à la Kabbale lourianique ainsi qu’au Zohar, le lecteur pourrait être dérouté s’il ne maîtrise pas les concepts des Partzufim.

La Parcha Terumah est issue de Exode 25, 1 – 27, 19. Elle représente la septième péricope des onze que comporte l’Exode. Cette Parcha se concentre particulièrement sur la construction du Tabernacle.

Le Tabernacle originel (Mishkan (משכן) ou tente d’assignation) est la tente qui abritait l’Arche d’Alliance à l’époque de Moïse.

Selon le Ari, dans le Tabernacle le Zeïr Anpin et la Nukva étaient dos à dos pendant la semaine. Ceci nous est expliqué par la valeur numérique du mot « tabernacle » (Mishkan – משכן) qui est 410 et qui représente les deux itérations régressives du Nom Élohim. La valeur numérique de chaque itération régressive, plus 5 pour les cinq lettres du Nom, vaut 205.

aleph aleph-lamed aleph-lamed-he aleph-lamed-he-yod aleph-lamed-he-yod-mem =

1 + (1 + 30) + (1 + 30 + 5) + (1 + 30 + 5 + 10) + (1 + 30 + 5 + 10 + 40) =

5(1) + 4(30) + 3(5) + 2(10) + 1(40) =

5 + 120 + 15 + 20 + 40 = 200

Ceci est la signification mystique du verset : « Et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb » (Exode 3, 1) : Montagne signifie Élohim, et donc Horeb (dont la racine est « destruction ») car il signifie jugement. La valeur numérique de montagne est « har » (הר) et donc 205 qui est la même valeur de l’itération régressive du Nom Élohim. Le mot « Horeb » (en hébreu chorev) signifie « destruction ». La valeur numérique de montagne (205) multipliée par deux donne la valeur numérique de « Tabernacle » (Mishkan, 410), ainsi, les deux montagnes du Tabernacle sont les deux Partzufim Zeïr Anpin et Nukva. Puisque le Nom Élohim est associé à Guebourah, on peut comprendre que le fait que ces deux Partzufim soient dos à dos signifie donc un état de jugement.

À Shiloh, le Zeïr anpin et la Nukva se tournent face à face. Selon Chaïm Vital, il semblerait que le Zeïr Anpin et la Nukva reprennent leur place dos à dos après les prières journalières. La valeur numérique de Shiloh (שילה) est identique à celle de « Moïse » (משה). Et la valeur numérique du Shin est 300 qui est la valeur numérique du Nom Élohim épelé avec la lettre Yod :

Ceci nous indique que l’état originel du Zeïr Anpin et de la Nukva était bien dos à dos, en fait le dos d’Élohim (dans son itération régressive), mais, à présent, à Shiloh, ils sont face à face comme cela nous l’est indiqué par le Nom Élohim épelé avec la lettre Yod (י). La lettre Yod est Hokhmah et chaque fois que cette lettre est utilisée afin d’épeler un Nom Divin cela indique la présence de Hokhmah.

Le Mem (מ) et le Hé (ה) font allusion au Nom Mah (מה) dont la valeur numérique est 45. Ce Nom représente le Tétragramme épelé avec la lettre Aleph (א).

Cela nous indique ainsi qu’à Shiloh, le Zeïr Anpin ne manifeste plus le Nom Élohim, mais le Nom יהוהqui, épelé, a une valeur de 45. Le Tétragramme est associé avec l’attribut de la Miséricorde et implique un état de conscience divine plus élevé que celui d’Élohim.

Mais, dans le Temple, le Zeïr Anpin et la Nukva étaient de même stature et la Nukva s’étendait afin d’inclure la mesure du Partzuf de Léah. Par conséquent, la valeur numérique du mot « Temple » (Mikdash – מכדש) est identique à celle de « mesure » (Midat – מדת), c’est-à-dire 444. Or, la Kabbale nous enseigne que « la mesure » dans Psaumes 39, 5 est identifié à Léah.

Teroumah, la résidence divine, Spartakus FreeMann

Illustration : William Blake, Eternels éclairs.