Par Francis Barrett

The Magus de Francis Barrett a été écrit et publié à Londres en 1801. Cet ouvrage est une des principales sources pour l’étude de la magie cérémonielle, car il contient de nombreux éléments d’Alchimie, d’Astrologie, et de Kabbale. Il est également l’une des sources majeures de l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée.

Dieu Lui-même, bien qu’Il soit Un en essence, a cependant différents Noms, qui ne décrivent pas ses diverses essences ou divinités, mais décrivent les propriétés qui découlent de Lui ; par quels Noms Il fait couler vers nous, et vers toutes ses créatures, tous ses bienfaits ; dix de ces Noms ont été décrits ci-dessus. Les Cabalistes, à partir d’un passage dans le texte de l’Exode, font dériver septante-deux Noms, des Anges et de Dieu, qu’ils appellent le Nom de Septante-deux Lettres & Shem haMephorash, c’est-à-dire, Nom Explicite. À partir de ceux-ci, ainsi que de ceux que nous avons décrits auparavant, est forgé le Nom de l’Essence Divine, Ehiah, אהיה, que Platon transcrit ὤυ d’où ils appellent Dieu τοὄν d’autres ὁων, c’est-à-dire Celui qui Est. Hou, הוא, est un autre Nom révélé par Isaïe, signifiant abysse de la divinité, que les Grecs traduisent par ταυτὸν, les Latins par « lui-même ». Esh, אש, est un autre Nom reçu de Moïse, qui est le nom du Feu et qui est le Nom de Dieu ; Na, נא, doit également être invoqués lors de perturbations et de problèmes. Il y a aussi le Nom Yah, יה, et le Nom Elyon, עליונ, et le Nom Makom, מוקם, le Nom Caphou, כפכ, et le Nom Innon, ינון, et le Nom Emeth, qui est interprété comme la « Vérité », et qui est le Sceau de Dieu ; et il y a deux autres Noms, Zur, זור, et Aben, אבנ, signifiant tous deux un ouvrage solide, et l’un deux exprimant le Père avec le Fils ; et il y a de nombreux Noms que nous avons disposés selon une échelle numérique ; et de nombreux Noms de Dieu et d’Anges qui sont tirés des Saintes Écritures par notre Cabale, et les Arts du Notariqon et de la Guématria, par lesquels de nombreux mots par retraits de certaines de leurs lettres forment d’autres Noms ; ou forment un Nom par chacune de leurs lettres. Parfois, le Nom est issu de l’initiale de chaque mot, comme le Nom Agla, אגלא, qui est tiré de ce verset des Saintes Écritures, אתה גיכר לעולמארכי, c’est-à-dire, A Lui la Puissance à Jamais. De la même manière, le Nom Yaya, יאיא, dérive de ce vers, הוהאלהינן יהוהאהר, c’est-à-dire, Dieu notre Dieu est Un ; de la même manière, le Nom Yava dérive de ce verset, יהי אור זיהיאזר, c’est-à-dire, Que la Lumière Soit et la Lumière Fut ; de la même façon, le Nom Ararita, אראריתא, dérive de ce verset, אהר ראש אהרזתז ראש ייהורו תמורהזואהר, c’est-à-dire, Un principe de son Unité, Un commencement de son Individualité, sa vicissitude est une ; et le Nom Hakaba, הקבא, est extrait de ce verset, יהקרואכברהוא, Le Saint béni soit-Il ; et ainsi est formé le Nom Jesu, ישו, que l’on trouve par les initiales de ces deux versets, יביאשלוהולו, Jusqu’à ce que le Messie advienne ; Il en est de même pour le Nom Amen, אמן, extrait de ce verset, ארנימלר נאטן, Le Seigneur est un Roi fidèle. Parfois, ces Noms sont extraits de la fin des mots ; mais les lettres sont transposées, ainsi, par les lettres finales de ce verset, לימה אמזמח, on trouve le Tétragramme ; dans tous ces exemples, une lettre est l’initiale d’un mot, et une lettre est extraite d’un mot, soit au commencement, soit à la fin soit au milieu ; et parfois, ces Noms sont extraits de toutes les lettres, une par une, comme celles du Nom de Septante-deux Lettres sont extraites des trois lettres des versets de l’Exode, en commençant par ces trois mots, יזסעו ידאו יט, le premier et le dernier verset étant écrits de droite à gauche ; mais celui du milieu dans le sens inverse, de gauche à droite, comme nous le verrons par la suite ; et ainsi, parfois, un mot est extrait d’un mot, ou un Nom d’un Nom, par la transposition des lettres, comme le Messie, משיה, à partir d’Ismah, ישמה, et Michaël de Malachi, מלאכי, mais parfois aussi en changeant l’alphabet, ce que les Cabalistes appellent Tserouf, צירוף, ainsi à partir du Nom Tétragrammaton, יהוה, sont tirés Maz-Paz, מצפצ, et Kuzou. Parfois, pour des raisons d’égalité des nombres, des Noms sont changés, comme Métatron, מטטרון, et Shaddaï, שדי, pour que tous deux fassent un total de 314 ; ainsi, Yaï, ייאי, et El, אל, se valent par leur nombre, qui est 31 ; et voici les secrets cachés au sujet desquels il est difficile de juger, ou de délivrer une science exacte ; ils ne peuvent être ni compris ni enseignés par une autre langue que l’hébreu. Par conséquent, ces mots sacrés n’ont pas de pouvoir dans une opération magique par eux-mêmes, car ils ne sont que des mots, mais par la divine et occulte puissance qui oeuvre par eux dans l’esprit de ceux qui par la foi adhèrent à eux.

Nous allons vous révéler ici un sceau sacré, efficace contre toutes les maladies de l’homme, ou contre tous les maléfices quels qu’ils soient, au sein des quatre coins duquel se trouvent le Nom de Quatre Lettres de Dieu, ainsi subordonnées les uns aux autres dans un carré, afin que, du plus élevé vers le plus bas, ces très saints noms ou sceaux de la divinité adviennent, dont l’intention est inscrite dans la circonférence ; mais au dos, est inscrit le Nom de Sept Lettres Ararita, et son interprétation est écrite dans le verset dont il est issu, comme vous pouvez le voir dans la figure où A représente la première partie et B l’autre ; mais tout ceci doit être fait dans l’or le plus pur, ou sur un parchemin vierge et propre ; également, avec de l’encre faite de la fumée de cierges consacrés ou de l’encens et de l’eau sanctifiée. L’opérateur doit être purifié, avoir un espoir infaillible, une foi constante et doit avoir l’esprit élevé vers le Très Haut afin d’obtenir la puissance divine.

Sceau Magique du Magus de Barrett

À présent, contre les déprédations des esprits et des hommes maléfiques, et contre tout danger, lors d’un voyage, contre les eaux, les ennemis et les armes de la même manière comme il est dit ci-dessus, ces caractères sur un côté, כיייי, et ceux-ci sur l’autre, צפכה, qui sont le commencement et la fin des cinq versets de la Genèse, et qui sont une représentation de la création du monde ; et, par ce lien, ils disent que l’homme sera libre de tout mal, s’il croit fermement en Dieu, le Créateur de toutes choses.

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Maintenant que ces choses sont accomplies sur une plaque d’or, comme cela est décrit ci-dessus ; dont vous trouverez la description dans la figure C et D, où C montre le recto et D le verso.

Chapitre V, Livre II, du Magus de Barrett. Traduction par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, Mai 2006 e.v.