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24 juil 11

Introduction de Mathers à la Kabbalah Denudata de Knorr von Rosenroth

BlakeCette traduction ainsi que certaines notes de bas de page et adaptations sont de Spartakus FreeMann & Soror D.S.. La première version de 1999 a été entièrement revue en 2010 e.v. au nadir de Libertalia.

Avant-propos

Ce texte est l’introduction de S.L. MacGregor Mathers à sa traduction anglaise de la Kabbala Denudata de Knorr von Rosenroth[1], traduction latine, publiée en 1684[2], d’un ouvrage original hébreu, le Sepher Ha Zohar. L’ouvrage de Mathers est paru à Londres en 1887. Ce texte nous semble réellement utile aux personnes désireuses d’entrer en contact avec la Kabbale. L’exposé de la doctrine est complet, clair, parfois difficile certes, mais profond et juste, au contraire de nombre d’ouvrages aujourd’hui sur le marché.

Avant d’aller plus loin, il peut être utile de dire quelques mots sur l’auteur.

Samuel Liddel Mathers est né en janvier 1854 à Londres, en Angleterre. Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, son père, William M. Mathers, devait décéder.

Le jeune homme devint un individu excentrique, aux mœurs plutôt inhabituelles pour l’époque : Il était végétarien, un antivivisectionniste déclaré, et non-fumeur. Il était également un partisan des droits de la femme.

« Très jeune homme, il était fortement intéressé par le mysticisme et le symbolisme en général. Il étudia à la Bedford Grammar School – école spécialisée dans les études classiques. À ses moments perdus, il collectait et étudiait la tradition et le symbolisme celtiques » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de The Kabbalah Unveiled).

Il compléta plus tard son nom de famille avec le patronyme de MacGregor afin de revendiquer officiellement son héritage écossais. Ainsi que l’écrit sa femme : « son ancêtre, Ian MacGregor de Glenstrae, un ardent jacobite, arriva en France après la révolte de 1745 et il combattit à Pondichéry sous les ordres de Lally Tolendal. Il fut fait Comte de Glenstrae par Louis XV. Ce titre français fut légué à mon mari et il l’a toujours utilisé alors qu’il vivait en France » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de The Kabbalah Unveiled).

Ses centres d’intérêt majeurs devaient rester toute sa vie la magie et l’ésotérisme. Mathers fut initié à la Franc-maçonnerie le 4 octobre 1877. Le 20 janvier 1878, il fut élevé Maître Maçon et, en 1882, il fut admis à la Societas Rosicruciana in Anglia pour y devenir membre du Haut Conseil pendant quatre ans.

« Dans sa jeunesse, il entra en contact avec Kenneth Mackenzie avec qui il entretint un très fort lien occulte. Mackenzie, auteur de l’Encyclopédie de la Franc-maçonnerie, fut un grand ami de Bulwer Lytton. Après quelques années d’isolement pendant lesquelles mon mari mena une vie d’étudiant en préparation de son futur travail, il rencontra Anna Kingsford qui l’introduisit  à Madame Blavatsky. Celle-ci l’invita à collaborer avec elle à la formation de sa Société théosophique. Après mûres réflexions, en dépit de sa profonde admiration pour cette femme admirable, il finit par refuser cette invitation. Leurs idéaux n’étaient pas tout à fait en adéquation. A cette époque, il avait plus de sympathie pour les idées d’Anna Kingsford concernant le christianisme ésotérique et l’émancipation de la femme. Trois ou quatre ans plus tard, ses chefs occultes lui demandèrent de transférer son centre à Paris, où mon mari et moi-même demeurâmes jusqu’à la fin de sa vie. » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de The Kabbalah Unveiled).

En 1887, il traduisit en anglais la Kabbala denudata de Knorr von Rosenroth, sous le titre : The Kabbalah Unveiled.

En 1888, associé à William Robert Woodman et William Wynn Wescott, deux de ses frères franc-maçons de la S.R.I.A., il fonda The Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer (Ordre Hermétique de l’Aube Dorée), où il deviendra notamment le mentor d’Aleister Crowley.

« En 1888, peu après la publication de la Kabblah Unveiled, mon mari commença à œuvrer dans son école ésotérique (l’Aube Dorée). La constitution générale des enseignements, le squelette du travail, ainsi qu’une vaste quantité d’instructions orales, lui fut transmis par ses maîtres occultes… La littérature de cette école, à quelques rares exceptions, fut écrite par mon mari sous la direction de ces maîtres, à partir des anciens mystères égyptiens, chaldéens et grecs… Ce système est absolument adapté à l’occultisme occidental que tout un chacun peut suivre tout en continuant à vivre une vie d’homme ordinaire… Les docteurs Woodman et Wynn-Westcott l’aidèrent dans le travail administratif de cet école et dans les enseignements aussi » (préface de l’épouse de MacGregor Mathers à l’édition de The Kabbalah Unveiled).

Sa femme fut Moina Bergson (Moina Mathers, Mina Mathers), la sœur du philosophe Henri Bergson qu’il épousa en 1890.

Mathers savait lire et traduire nombre de langues, parmi lesquelles le français, le latin, le grec ancien, l’hébreu, le gaélique et le copte.

Il mourut le 5 ou 20 novembre 1918. La cause de son décès est inconnue, cependant Violet Firth (Dion Fortune) avança que sa mort pourrait être due à l’épidémie de grippe espagnole de 1918.

 

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[1] Paru en anglais sous le titre : The Kabbalah Unveiled, Londres 1887.

[2] Knorr von Rosenroth, Kabbala Denudata, sive Doctrina Hebræorum Transcendentalis et Metaphysica Atque Theologia (deux volumes publiés à Sulzbach en 1677-1678) seconde édition à Francfort-sur-le-Main en 1684.


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