Par Moïse Cordovéro

Rabbi Moshé ben Yaakov Cordovero (1522 – 1570), également connu sous le surnom de ‘Ramaq’ est l’un des plus grands Kabbalistes du Judaïsme. Son ouvrage le plus connu, Le Palmier de Débora, propose une méthode en dix étapes renvoyant aux dix sephiroth, destinée à aider le croyant dans son Imitation de Dieu. Ce court traité est souvent rangé par les textes “éthiques” du judaïsme, mais il expose également plusieurs principes fondamentaux de pensée kabbalistique.

Sommaire de l’ouvrage

Chapitre I : Les treize attributs de la Miséricorde

Chapitre II : Secret de la Couronne Supernelle

Chapitre III : Comment posséder la Sagesse ?

Chapitre IV : Comment acquérir la Compréhension ?

Chapitre V : Comment acquérir la Bonté ?

Chapitre VI : Comment acquérir la Puissance ?

Chapitre VII : Comment acquérir la Beauté ?

Chapitre VIII : Comment acquérir l’Endurance ?

Chapitre IX : Comment acquérir la Souveraineté ?

Chapitre X : Arpenter l’arbre

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Chapitre 1 : Les treize attributs de la Miséricorde

Il est approprié pour l’homme d’imiter son Créateur, de Lui ressembler en semblance et en image, selon le secret de la Forme Supernelle. Parce que l’image Supernelle et la semblance sont dans les actes, une ressemblance humaine confinée à l’apparence du corps et non dans les actes avilit cette Forme. De l’homme qui ressemble à cette Forme de corps seulement, il est dit : « Une belle forme dont les actes sont laids. » Car quelle valeur peut-il y avoir dans la ressemblance des membres corporels d’un homme à la Forme Supernelle si ses actes n’ont pas de ressemblances avec ceux de son Créateur ? Par conséquent, il est approprié pour l’homme d’imiter les actes de la Couronne Supernelle, qui sont les treize plus hauts attributs de la miséricorde auxquels font allusions les versets :

Qui est tel un Dieu comme Toi, qui porte l’iniquité

Et passe par la transgression des restes de Son héritage ?

Il ne retient pas Sa colère pour toujours, parce qu’il se réjouit dans la miséricorde.

Il aura à nouveau de la compassion pour nous ;

Il adoucira nos iniquités :

Et Tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer.

Tu montreras de la loyauté pour Jacob, de la miséricorde pour Abraham

Tel que Tu as juré à nos pères des jours anciens.

Ainsi, il est approprié que ces treize attributs, que nous allons maintenant exposer, soient trouvés dans l’homme.

I. Qui est tel un Dieu comme Toi ?

Ceci se réfère au Saint, Béni soit-Il, comme un Roi patient qui supporte l’affront d’une manière au-delà de la compréhension humaine. Car vois, sans aucun doute, qu’il n’y a rien qui soit caché à Sa providence. De plus, il n’y a pas de moments où l’homme n’est pas nourri et n’existe pas par vertu de la puissance divine qui s’écoule en lui. Il s’ensuit qu’aucun homme ne pèche jamais contre Dieu sans que l’affluence divine ne s’écoule en lui à cet instant précis, lui permettant d’exister et de bouger ses membres. Malgré le fait qu’il l’utilise pour le péché, cette puissance ne lui est retirée d’aucune façon. Mais le Saint, Béni soit-Il, supporte cet affront et continue à lui donner le pouvoir de bouger ses membres, même s’il utilise la puissance à cet instant pour le péché et la perversité offensant le Saint, Béni soit-Il, qui, pourtant, le tolère. Tu ne dois pas non plus dire qu’Il ne peut retenir ce bien, Dieu nous en garde, car il est en Son pouvoir, le temps qu’il faut pour dire le mot ‘moment’, de faner la main ou le pied du pécheur, ainsi qu’il fit à Jeroboam. Et bien qu’il soit en Son pouvoir d’arrêter le flot divin – et Il aurait pu avoir dit : ‘Si tu pèches contre Moi, fais-le avec ta propre puissance, pas la Mienne’ – Il ne retire pas, pour cela, Sa bonté de l’homme, soutenant l’affront, déversant Sa puissance et allouant Sa bonté. Cela est être insulté et soutenu l’affront, au-delà des mots. C’est pourquoi les anges réfèrent au Saint, Béni soit-Il, comme ‘le Roi patient.’ Et c’est la signification des mots du prophète : « Qui est tel un Dieu comme Toi ? » Il signifie : ‘Toi, le bon et miséricordieux, est Dieu, avec le pouvoir de venger et de réclamer Ta dette, bien que tu sois patient et supporte l’affront jusqu’à ce que l’homme se repente ;’ Contemple cette vertu que l’homme devrait faire sienne, c’est-à-dire, être patient et permettre d’être offensé jusqu’à ce point, et pourtant, ne pas refuser sa bonté aux destinataires.

II. Qui porte l’iniquité

Ceci est plus grand que la qualité précédente. Car un ange destructeur est créé chaque fois qu’un homme pèche, ainsi qu’il nous est enseigné : ‘Celui qui commet un péché se gagne un persécuteur pour lui-même,’ qui se tient devant le Saint, Béni soit-Il, disant :’Ceci-cela me créa.’ Comme aucune créature ne peut exister sans le flot de puissance divine, comment l’ange destructeur peut exister et se tenir devant Lui ? Cela serait exact uniquement si le Saint, Béni soit-Il, disait : ‘Je ne nourrirai pas cet ange destructeur, qu’il aille à celui qui l’a fait pour se sustenter.’ S’il disait cela, le destructeur descendrait immédiatement se saisir de l’âme du pécheur ou l’ôter, ou le pécheur serait obligé d’expier son affront en créant le destructeur par une punition adéquate jusqu’à ce que celui-ci soit réduit au néant. Le Saint, Béni soit-Il, ne se comporte pas ainsi. Il supporte le péché et l’endure. Il nourrit le destructeur et le sustente comme Il fait pour le monde entier, jusqu’à ce qu’une de ces trois choses se produise ; soit le pécheur se repent et met fin à l’ange destructeur par la sévérité de la pénitence qu’il s’inflige. Ou le Juge juste réduit le destructeur à néant en amenant la souffrance ou la mort sur le pécheur. Ou le pécheur descend en Enfer pour payer sa dette.

Ceci est la signification de la complainte de Caïn : ‘Mes péchés sont trop grands pour être portés,’ interprétés par nos Rabbins de mémoire bénie par : ‘Tu portes (c’est-à-dire, tu nourris et sustente) le monde entier ; est-ce que mon péché est si lourd que Tu ne puisses le porter (c’est-à-dire, le sustenter jusqu’à ce que je me repente) ?

Ceci est la plus grande qualité de tolérance, qu’Il nourrisse et sustente la créature mauvaise enfantée, par laquelle un homme devrait apprendre jusqu’à ce qu’il se repente. De laquelle un homme devrait apprendre le degré de la patience en supportant le joug de son voisin, et les maux accomplis par son voisin, même lorsque ces maux existent toujours. Pour que même lorsque son voisin l’offense, il le supporte jusqu’à ce que l’incorrect soit corrigé, ou jusqu’à ce qu’il disparaisse de son propre accord et ainsi de suite.

III. Et passe par la transgression

Ceci est une grande qualité. Car le pardon du péché n’est pas accordé par un député, mais par la main du Saint, Béni soit-Il, lui-même. Ainsi qu’il est écrit : ‘Car en Toi est le pardon.’ Le pardon étant qu’il lave le péché. Ainsi qu’il est écrit : ‘Lorsque le Seigneur pourra avoir lavé le fiel des filles de Sion.’ Et il est aussi écrit : ‘Et j’aspergerai de l’eau claire sur toi.’ C’est la signification de ‘Et passe par la transgression’ : Il verse de l’eau claire pour laver les péchés. L’homme doit également se comporter comme tel. Il ne devrait pas dire : ‘Devrai-je redresser ce qu’un autre a perverti ou qui est le résultat de son péché ? ‘ Il ne devrait pas parler ainsi. Car lorsque l’homme pèche, le Saint, Béni soit-Il, lui-même (et pas par un député) redresse le péché et en lave la tache. Par cela, on peut apprendre la profonde honte du péché, car le Roi est obligé de laver les vêtements sales.

IV. Des restes de Son héritage

Vois comment le Saint, Béni soit-Il, se comporte envers Israël : Il dit : ‘Que puis-je faire à Israël puisqu’ils sont Mes proches avec lesquels j’ai une relation dans la chair ?’ Car ils (la communauté d’Israël) sont l’épouse du Saint, Béni soit-Il. Il l’appelle ‘Ma fille,’’Ma sœur,’’Ma mère,’ comme nos Rabbins de mémoire bénie ont expliqué. Il est écrit : ‘ Israël, le peuple proche de Lui’ (littéralement : apparenté à Lui) car ils sont Ses enfants. C’est pourquoi le verset dit ‘She’erith de Son héritage’ – du terme ‘she’er basar (relation de la chair). Car quoi qu’il advienne, ils sont Son héritage. Dieu dit : ‘Que puis-Je faire pour les punir, puisque leur douleur sera Mienne ?’ Comme il est écrit : ‘ Dans tous leurs chagrins, Il était affligé.’ Le mot Lo (‘Il’) est écrit avec un Aleph (pour signifier non). Car leurs souffrances s’étendent à la Plus haute Merveille, et combien plus aux Deux Visages où la Providence divine est concentrée. Et le mot LO est lu avec un Vav (pour signifier ‘Il’). Il est écrit : ‘Et Son âme était chagrinée par la misère d’Israël.’ Car Il ne peut supporter leur douleur et leur disgrâce car ils sont she’erith de Son héritage.

Il en est ainsi avec les voisins. Tout Israël est relié l’un à l’autre, car leurs âmes sont unies et dans chaque âme est une portion de toutes les autres. C’est la raison pour laquelle une multitude exécutant les commandements divins ne peut pas se comparer avec le peu qui les font, car la multitude possède la force combinée. C’est également la raison pour l’explication du Rabbi, que ceux comptés dans les dix premiers à la synagogue reçoivent un dû égal à ceux qui viennent plus tard, même si les retardataires sont une centaine. Le nombre ‘une centaine’ est signifié littéralement, car les âmes des dix premiers sont unies dans sa propre âme. Pour cette raison, tout Israël est la sûreté l’un de l’autre, puisque chacun possède littéralement une portion de tous les autres ; et lorsque qu’un Israélite pèche, il agit non seulement contre sa propre âme, mais contre la portion que tous les autres possèdent en lui. De cela, il découle que son voisin est une sûreté pour cette portion.

Et puisque tous les Israélites sont liés l’un à l’autre, il est juste qu’un homme désire le bien-être de son voisin, qu’il regarde avec bienveillance la bonne fortune de son voisin, et que l’honneur de son voisin lui soit aussi cher que le sien ; car lui et son voisin sont un. C’est pourquoi nous sommes commandés d’aimer nos voisins comme nous-mêmes. Il est approprié qu’un homme désire le bien-être de son voisin, et ne dise pas de mal de lui, ou ne désire qu’un mal ne lui arrive. Tout comme le Saint, Béni soit-Il, ne désire ni notre disgrâce, ni notre souffrance, parce que nous sommes Ses proches, un homme ne devrait pas désirer voir le mal s’abattre sur son voisin ni voir son voisin souffrir ou être disgracié. Et ces choses devraient lui causer la même douleur que s’il en était la victime. Cela s’applique également à la bonne fortune de son voisin.

V. Il ne retient pas sa colère pour toujours

C’est une autre qualité divine, que, même lorsque l’homme persiste à pécher contre Lui, le Saint, Béni soit-Il, ne persiste pas en retenant Sa colère, et même lorsqu’Il ne le fait pas pour toujours, Il permet à Sa colère de s’apaiser même lorsque l’homme ne se repend pas ; comme nous le trouvons dans les jours de Jeroboam, fils de Joash, que le Saint, Béni soit-Il, restaura la frontière d’Israël. Bien qu’ils soient des adorateurs de veaux sans repentir, Il eut pitié d’eux. Pourquoi a-t-Il eu pitié d’eux ? À cause de cette qualité de ne pas retenir Sa colère pour toujours. Au contraire, Il permet à Sa colère de perdre de sa force et bien que le péché subsiste toujours, Il ne punit pas mais attends toujours, avec compassion, le repentir de l’homme. Ainsi, il est écrit : ‘Car je ne souffrirai cela pour toujours, pas plus que je ne garderai rancune ;’ Car le Saint, béni soit-Il, montre à la fois de la sévérité et de la tendresse à Israël, pour leur profit.

Ceci est la qualité qu’un homme devrait faire sienne en ayant affaire avec son voisin ou ses propres enfants, et il ne devrait pas persister dans sa réprimande ni s’attarder dans sa colère, mais y mettre un terme et ne pas retenir son courroux pour toujours. Cela s’applique même quand la colère est permisse : par exemple, dans le cas exposé par les Rabbins dans le verset : ‘ Lorsque tu vois l’âne de ton ennemi…,’ ils expliquent que cette inimité se réfère à l’homme qui voit son voisin commettre un péché, mais lorsqu’il n’y a pas d’autres personnes présentes, de sorte que cela ne puisse être prouvé devant une Court de Loi. Dans ce cas, il est permis de haïr le pécheur pour cette offense qu’il a commis mais, néanmoins, la Torah dit : ‘AZOBH TA’AZOBH ‘IMMO (‘Tu peux sûrement l’aider’), expliqué par les rabbins : ‘Tu peux laisser de coté ce qui est dans ton cœur.’ C’est un devoir religieux de l’encourager avec amour, et, peut-être que cette façon de faire avec lui réussira. C’est la qualité même de laquelle il est dit : ‘Il ne retient pas Sa colère pour toujours.’

VI. Parce qu’Il se réjouit dans la Miséricorde

Vois, j’ai expliqué ailleurs qu’il y a des anges dans un certain palais céleste dont la fonction est de recevoir la gentillesse faite par l’homme, et lorsque la qualité divine de justice déplaît à Israël, ces anges amènent immédiatement cette gentillesse devant le Saint, Béni soit-Il, Qui a pitié d’Israël, car Il se réjouit dans la miséricorde. Même lorsqu’ils sont coupables, Il a pitié d’eux s’ils sont gentils l’un envers l’autre. Comme il en était au temps de la destruction du Temple, lorsqu’il fut dit à Gabriel : ‘ Va entre les rouages.’ Car Gabriel est le prince de la justice et de la puissance, et la permission lui fut donnée de recevoir le pouvoir de la justice d’entre les rouages, de sous les chérubins, du feu de l’autel – à savoir, le jugement de la puissance de la Souveraineté – de sorte que la force de jugement devienne si forte qu’elle cherche uniquement à détruire, à exterminer le germe d’Israël, car ils méritaient l’annihilation. Mais il est écrit : ‘Et là apparut dans le chérubin la forme d’une main d’homme sous leurs ailes.’ Le Saint, béni soit-Il, dit à Gabriel : ‘ Ils se font des gentillesses l’un à l’autre, alors même s’ils sont coupables, ils peuvent être épargnés et avoir un délai.’ La raison en est qu’Il se réjouit dans la miséricorde. Il se réjouit dans la miséricorde qu’Israël se fait l’un à l’autre, et se souvient de cet aspect même quand ils sont coupables d’un autre point de vue. Il convient donc que l’homme fasse sienne cette qualité. Même lorsqu’il est offensé ou provoqué, si l’offensant a ses bons points, qu’il est gentil envers les autres ou qu’il possède une autre bonne qualité, cela devrait être suffisant pour adoucir sa colère, de sorte que son cœur soit satisfait de lui, et qu’il se réjouisse de la gentillesse qu’il fait. Et il devrait dire : ‘Il me suffit qu’il possède cette bonne qualité.’ Encore plus avec les épouses, comme le Rabbi dit : ‘Il est assez qu’elles élèvent nos enfants et nous sauvent du péché.’ Donc, il devrait dire avec respect à tous les hommes : ‘Il me suffit qu’il ait montré une gentillesse, à moi ou un autre homme, ou qu’il possède cette bonne qualité.’ Et il devrait se réjouir dans la miséricorde.

VII. Il aura à nouveau de la compassion pour nous

Le Saint, béni soit-Il, ne se comporte pas comme un être humain se comporte. Lorsque ce dernier a été provoqué, il ne peut aimer celui qui l’a provoqué comme avant, même lorsqu’il a été apaisé. Mais au regard de Dieu, le pécheur repentant a un statut plus haut que l’homme qui n’a jamais péché. C’est la signification de l’enseignement rabbinique qui dit que dans l’endroit où le pénitent se tient, le parfaitement juste ne peut se tenir. La raison en a été exposée par les Rabbis dans le chapitre ‘Celui qui construit’, où il est dit que la lettre Hé a la forme d’une exèdre, de sorte que chacun voulant s’égarer le puisse. C’est-à-dire, le monde a été créé au moyen de la lettre Hé, et le Saint, béni soit-Il, créa le monde ouvert en direction du péché et du mal. Comme l’exèdre, le monde n’est pas entièrement fermé, mais ouvert en direction du mal. En conséquence, celui qui désire s’égarer n’a pas besoin de se tourner vers ces directions où il n’y a pas de péché et d’iniquité par où entrer dans la province de Ceux Extérieurs. Mais le Hé est ouvert dans le coin supérieur gauche de sorte que si le pécheur se repent, il peut à nouveau y être reçu. Sur quoi le Talmud demande : ‘Et pourquoi ne pourrait-il entrer par le même chemin que celui par lequel il est sorti ?’ et la réponse est : ‘Cela n’aura pas d’effet,’ signifiant que le pécheur repentant ne peut se contenter d’être clôturé du péché comme le sont les parfaitement justes. Car une petite palissade est suffisante pour agir en tant que barrière contre le péché pour ceux qui n’ont pas péché. Mais une telle barrière ne serait pas suffisante pour le pénitent. Il requiert de nouvelles et difficiles barrières. Car la petite palissade a été traversée et s’il essaie de se rapprocher de cette direction, son inclinaison mauvaise le trouvera facile à tenter. Il a besoin d’être fort éloigné du péché. En conséquence, il ne peut entrer par l’ouverture de l’exèdre où elle est ouverte. Il doit monter pour entrer à travers l’ouverture étroite, se tourmentant et se mortifiant jusqu’à ce que les brèches aient été guéries. C’est pourquoi les justes ne peuvent se tenir au même endroit que les pénitents. Car ces derniers ne sont pas entrés par la porte des justes, mais ils se sont tourmentés, montant à travers la porte supérieure. Ils se sont plus profondément mortifiés et séparés du péché que ne l’ont été les justes. Ils sont donc montés jusqu’à se tenir dans le degré spirituel de Hé – c’est-à-dire, le cinquième palais dans le Jardin d’Éden, qui est le toit de Hé, tandis que les justes sont entrés par l’ouverture du Hé à l’entrée de l’exèdre.

En conséquence, lorsqu’un homme se repent – et cela signifie qu’il restaure le Hé dans sa place appropriée – il ne revient pas seulement à l’amour de Dieu, mais cet amour s’est accru de plus en plus. C’est la signification de : Il aura à nouveau de la compassion pour nous : qu’Il accroîtra Ses miséricordes pour Israël et les parfaire et les amener près de Lui.

C’est ainsi qu’un homme devrait se comporter envers son voisin. Il ne devrait pas nourrir de haine de sa colère passée, mais lorsqu’il voit que son voisin veut l’aimer, il devrait lui montrer un plus grand degré de gentillesse et d’amour qu’auparavant. Il devrait dire : ‘Vois, il est comparé aux pénitents dans les places desquelles les parfaitement justes ne peuvent se tenir.’ Et il devrait l’encourage beaucoup plus que ceux qui sont parfaitement justes, à savoir, ceux qui ne l’ont pas offensé.

VIII. Il adoucira nos iniquités

Vois, le Complet, Béni soit-Il, se comporte de cette façon envers Israël. Car, vois, les divins préceptes sont ‘comme si elles bourgeonnaient, ses pousses s’élancent,’ fusant sans limites pour entrer en Sa Présence bénie. Les péchés, cependant, n’ont pas d’entrée là, Dieu nous en garde, mais il les adoucit de sorte qu’ils ne puissent entrer. Comme il est écrit : ‘Le mal ne peut pas séjourner avec Toi’ – le mal ne peut demeurer dans Ta demeure. S’il en est ainsi, alors le péché ne peut pas entrer la profonde Présence. C’est pourquoi il n’y a pas de récompenses dans ce monde pour l’accomplissement d’un acte bon, car les actes bons sont en Sa Présence et comment peut-Il donner la récompense spirituelle, qui est Sa Présence, dans un monde matériel ? Vois, le monde entier n’est pas digne d’un seul acte bon et de sa félicité spirituelle.

Pour cette raison également, Il n’accepte pas que les actes bons soient soudoyés. Par exemple, le Saint, Béni soit-Il, ne dit pas : ‘Il a fait quarante actes bons et commis dix péchés. Dix s’annulent mutuellement et laissent trente actes bons,’ Dieu nous en garde. Mais même l’homme parfaitement juste qui commet un simple péché est vu dans les yeux de Dieu comme celui qui brûle la totalité de la Torah, jusqu’à ce que sa dette soit payée, après quoi il recevra la récompense de ses actes bons. C’est une grande gentillesse que le Saint, Béni soit-Il, donne aux justes : qu’Il ne réduise pas les actes bons, car ils sont très précieux, montant à Sa Présence bénie. Comment alors peut-Il les déduire à cause des péchés qu’un homme commet ? Car le désert des péchés est une partie de l’Enfer, de ce qui est méprisable. Et la récompense des actes bons est de la gloire estimée de la Shekhinah. Comment ceux-là peuvent-ils être déduits de ceux-ci ? Mais le Saint, béni soit-Il, réclame la dette des péchés et donne récompense pour toutes les bonnes actions. C’est la signification de : Il adoucira nos iniquités, que nos péchés ne prévalent pas en Sa Présence comme les actes bons prévalent, mais Il les adoucit afin qu’ils ne montent pas et ne puissent entrer. Bien que Sa Providence s’étende à toutes les voies de l’homme, bonnes et mauvaises, Il n’en adoucit pas moins le bien, mais il fleurit et l’acte bon est ajouté à l’acte bon jusqu’à ce qu’un édifice soit bâti par eux ainsi qu’une robe honorable. Mais les péchés ne possèdent pas cette propriété ; mais Il les adoucit, de sorte qu’ils n’aient jamais ce succès ni l’entrée dans sa Présence profonde.

Cette qualité également, l’homme devrait la faire sienne ; ne pas adoucir le bien que son voisin a fait, et se souvenir du mal qui a été fait. Au contraire, il devrait adoucir le mal, l’oublier et le rejeter, de sorte que le mal ne demeure pas en lui. Mais le bien que son voisin a fait devrait toujours être inculpé devant lui et il devrait se souvenir de ce bien de sorte qu’il prévale sur tous les actes que son voisin a fait. Et il ne devrait pas déduire en son cœur : ‘S’il m’a fait du bien, il s’est également mal comporté envers moi,’ de sorte que le bien soit oublié. Il ne devrait pas faire cela, mais du mal que son voisin lui a fait, il devrait se permettre d’être apaisé de toutes les façons possibles. Mais le bien ne devrait jamais être ôté de la vue et il devrait se cacher du mauvais aussi longtemps qu’il peut, tout comme le Saint, Béni soit-Il, adoucit l’iniquité, comme je l’ai expliqué.

IX. Et Tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer

C’est une bonne qualité du Saint, Béni soit-Il. Car, vois, lorsqu’Israël pécha, Il les délivra dans les mains de Pharaon. Mais lorsqu’ils se repentirent, pourquoi Pharaon aurait-il du être puni ? ou Sennacharib, ou Haman, ou les autres ? Le Saint, Béni soit-Il, ne se contente pas de dire : ’Parce qu’ils se sont repentis, le mal ne leur adviendra plus, mais Haman ou Pharaon ou Sennacharib seront ôtés d’eux.’ Ceci ne suffit pas, mais la peine d’Haman retourne à sa propre tête, et il en va de même avec Pharaon et avec Sennacharib. La raison de ce type de Providence est en accord avec le secret de : ‘Et le bouc portera sur lui toutes leurs iniquités pour un pays qui est ôté.’ La signification est que le bouc porte leurs péchés. Maintenant, c’est vraiment difficile à comprendre. Le bouc pourrait porter si Israël a péché ? Mais l’idée est ici : l’homme confesse son péché, son intention étant de se purifier en se confessant. Comme David a dit : ‘Lave-moi profondément de mon iniquité.’ Donc, également, notre prière : ‘Purge le péché dans compassion persistante.’ Il prie pour que la punition soit légère afin de ne pas interférer avec l’étude de la Torah. Par conséquent, la prière continue : ‘toutefois pas par douloureuse affliction.’ C’est également l’intention lorsqu’il dit : ‘Mais Tu en juste par rapport a tout ce qui vient à moi.’ Il accueille la souffrance, de façon à trouver l’expiation ; car il y a des péchés que seul la souffrance ou la mort peuvent purger. Et ainsi est-il décrété. Le Zohar de Pekude explique que, suivant la confession, les péchés deviennent une part de Samael, comme le bouc. Quelle est cette part ? Que le Saint, Béni soit-Il, décrète la souffrance sur le pécheur repentant, sur quoi Samael apparaît immédiatement pour réclamer sa dette. De sorte qu’Israël devienne pur parce que le bouc porte leurs péchés, car le Saint, Béni soit-Il, lui donne la permission de réclamer sa dette. Béni soit-Il, lui donne la permission de réclamer sa dette. Et la raison est que le Saint, Béni soit-Il, a ainsi décrété que dans Son monde, celui qui fait ainsi perd son identité. C’est pourquoi les Écritures disent : ‘Et l’animal peut être tué.’ Alors, ainsi, en considérant la pierre avec laquelle le commandement de lapider le criminel est exécuté et l’épée avec laquelle l’exécution est accomplie. Ceux-ci doivent être enterrés pour annuler leur existence et leur pouvoir, après que justice aient été faite. De la même façon, nous devons comprendre le secret de l’image de Nebuchadnezzar. Israël a été livré entre les mains du roi babylonien – ‘Sa tête était d’or.’ Cette tête fut frappée et livrée entre les mains des Perses, qui étaient : ‘Ses seins et bras d’argent.’ Et ainsi un royaume est dépossédé par un royaume, jusqu’à ce qu’Israël soit aux pieds de l’image – ‘en partie d’acier et en partie d’argile ;’ Quel sera le bien final ? Éventuellement, le Saint, Béni soit-Il, les relèvera et exécutera Son jugement sur eux. Comme il est écrit : ‘J’épuiserai Mes flèches sur eux’ – ‘Mes flèches seront épuisées, mais Israël ne sera pas épuisé.’ ‘Ainsi étaient l’acier, l’argile, le cuivre, l’argent, et l’or.’ Vois, comme il est écrit : ‘qui frappe l’image sur ses pieds’ – rien ne fut laissé de l’image à l’exception de ses pieds, car la tête, les épaules et le ventre ont été enlevés et leur puissance détruite. Et cependant, à la fin, ‘ Ils furent réduits en pièces ensemble.’ Car le Saint, Béni soit-Il, est destiné à ressusciter Samael et les méchants qui se comporte comme il fait, et Il exécutera Ses jugements sur eux. Ceci est la signification de : et Tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer. C’est : Tu jetteras la puissance du Jugement sur ceux qui sont décrits comme ‘les profondeurs de la mer’ – ‘Mais le méchant est comme la mer trouble : car il ne peut se reposer, et ses eaux rejette de la fange et de la boue.’ Ceux là sont les méchants qui portent des jugements sur Israël et dont les agissements vont revenir sur leurs propres têtes. La raison en est que lorsque Israël est puni, le Saint, Béni soit-Il, repent pour ce qui s’est passé avant, et Il fait des demandes au nom de leur honte. Et pas seulement cela, mais : ‘ Je n’étais qu’un petit courroux et il aidèrent pour le mal.’

Cette qualité, un homme devrait la faire sienne. Même si son voisin est écrasé par la souffrance en résultat de ses péchés, il ne devrait pas être haï, car ‘après qu’il ait été disgracié, il est comme ton frère.’ Il devrait accueillir ceux qui souffrent et sont punis, et avoir pitié d’eux. Au contraire, il devrait les sauver de leurs ennemis et ne devrait pas dire : ‘Ses souffrances sont le résultat de ses péchés’ mais il devrait avoir de la compassion pour lui, selon cette qualité comme expliqué.

X. Tu montreras la vérité à Jacob

Cette qualité signifie que le nom Israël se réfère à une excellence spéciale. Mais les personnes moyennes qui ne vont pas au-delà de la lettre de la loi sont appelées Jacob, car ils se comportent seulement en accord avec la vérité. Le Saint, Béni soit-Il, possède la qualité de vérité qui s’accorde avec la stricte justice et la droiture. Car ceux qui se comportent selon la vérité, le Saint, Béni soit-Il, a compassion dans la vérité et la droiture.

Un homme, également, devrait se comporter avec vérité et droiture envers son voisin, sans pervertir la justice. Il devrait avoir de la compassion envers son voisin en vérité tout comme le Saint, Béni soit-Il, a de la compassion pour Ses créatures qui ne sont pas plus que moyennes, pour les parfaire en accord avec la qualité de vérité.

XI. De la pitié pour Abraham

Ceux-là sont ceux qui vont au-delà de la lettre de la loi comme le fit Abraham, notre père. Le Saint, Béni soit-Il, aussi, se comporte envers eux au-delà de la lettre de la loi. Il n’invoque pas le pouvoir de la justice, et ne se comporte pas non plus envers eux avec seulement de la stricte droiture, mais Il va au-delà de la lettre de la loi, comme eux. Ceci est la pitié pour Abraham. Le Saint, Béni soit-Il, se comporte avec la qualité de miséricorde envers ceux qui se comportent comme le fit Abraham.

Cette qualité, un homme devrait la faire sienne. Bien qu’il devrait se conduire avec rigueur, justice et droiture envers tous les hommes, il devrait aller au-delà de la lettre de la loi lorsqu’ils à affaire aux bons et saints. S’il est seulement un peu patient avec les autres hommes, il devrait être excessivement patient envers les bons et saints, et montrer de la compassion pour eux, en allant au-delà de la lettre de la loi qu’il suit pour les autres hommes. Ceux-là devraient être particulièrement importants pour lui, et excessivement aimés, et ils devraient être ses amis.

XII. Tel que Tu as juré à nos pères

Il y en a qui sont indignes, et pourtant, le Saint, Béni soit-Il, a pitié d’eux. La Guémara explique ce verset : ‘ Je serai gracieux envers ceux qui sont gracieux’ comme le Saint, Béni soit-Il, dit : ‘Cet entrepôt est pour ceux qui sont indignes.’ Il y a un entrepôt de grâce duquel le Saint, Béni soit-Il, leur donne un cadeau qu’ils n’ont pas gagné. Car le Saint, Béni soit-Il, dit : ‘Vois, ils possèdent le mérite des pères. J’ai fait un serment aux Patriarches, par conséquent, même s’ils ne sont pas dignes, ils recevront leur récompense parce qu’ils sont la semence des Patriarches auxquels j’ai juré. Je les guiderai, donc, et les dirige jusqu’à ce qu’ils s’améliorent.’

Ainsi un homme devrait se comporter. Même lorsqu’il rencontre les méchants, il ne devrait pas se comporter cruellement envers eux, ou les insulter, mais avoir pitié d’eux en disant : ‘Même ainsi, ils sont les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. S’ils ne sont pas dignes, leurs pères furent dignes et juste, et celui qui apporte la disgrâce sur les enfants apporte la disgrâce sur les pères, et je ne désire pas que les pères soient méprisés par mon biais.’ Et il devrait cacher leur honte et les faire tout ce qui est en son pouvoir pour les améliorer.

XIII. Des jours anciens

C’est une qualité que le Saint, Béni soit-Il, possède pour Israël. Lorsque, par exemple, le mérite des pères est arrivé à une fin et qu’ils sont indignes en eux-mêmes, que fait-Il ? Il est écrit : ‘Je me souviens pour toi de l’affection de ta jeunesse, l’amour de tes épousailles.’ Le Saint, Béni soit-Il, se souvient de toutes les bonnes actions qui ont été commises depuis le jour de leur naissance, et de toutes les bonnes qualités avec lesquelles le Saint, Béni soit-Il, contrôle le monde. De tout cela, Il créé une propriété spéciale avec laquelle avoir de la pitié pour eux. Cette qualité embrasse toutes les autres comme l’Idra explique. Un homme devrait aussi se comporter ainsi. Même lorsqu’il ne peut découvrir aucune excuse telle que celles mentionnées, il devrait dire : ‘Vois, il fut un temps durant lequel ils n’ont pas péché. Et en ce temps ou dans des jours anciens, ils étaient dignes.’ Et il devrait se souvenir du bien qu’ils ont fait dans leur jeunesse et se souvenir de l’amour de ‘ceux qui sont sevrés du lait, ceux qui sont retirés du sein.’ Dans ce sevrage, nul homme ne sera trouvé récipient indigne de la bonté, ni indigne d’être prié pour, et de se voir montré de la pitié.

Jusqu’ici, nous avons exposé les treize qualités par lesquelles l’homme ressemble à son Créateur. Ce sont les qualités de miséricorde supérieure, et leur propriété spéciale est que la façon dont l’homme se conduit ici bas montrera s’il est digne d’ouvrir cette haute qualité de là-haut. L’affluence d’au-dessus sera comme la façon dont il se comporte, et il fera briller cette qualité sur terre. Ainsi, ne laisse pas ces treize qualités s’éloigner des yeux de l’esprit et ne laisse pas le verset s’éloigner de la bouche, de sorte qu’il soit un rappel constant. Et où il y a opportunité d’exercer l’une de ces qualités, il se rappellera, se disant à lui-même : ‘Vois, ceci dépend de cette qualité particulière. Je ne m’éloignerai pas d’elle, de sorte que cette qualité ne soit pas cachée et quitte le monde.’

Chapitre II : Secret de la Couronne Supernelle

Pour qu’un homme ressemble à son Créateur selon le secret de la Couronne Supernelle, il doit posséder également beaucoup des principales qualités de la providence divine.

1 ) La qualité d’humilité inclut toutes les qualités, car elle appartient à la Couronne, qui est l’attribut le plus élevé. Elle ne s’élève ni se s’exalte elle-même ; au contraire, elle descend pour regarder vers le bas à tout moment. Il y a deux raisons à cela. La première est qu’elle est honteuse de regarder vers sa source, mais la Cause de son émanation la regarde continuellement pour lui donner la bonté pendant qu’elle regarde ceux en dessous. Ainsi, l’homme devrait aussi être honteux de regarder fièrement vers le haut, mais devrait toujours regarder vers le bas, de façon à s’abaisser autant que possible.

Cette qualité dépend surtout de la tête, car l’homme fier lève sa tête pendant que l’homme pauvre l’abaisse. Vois, nul n’est plus patient ou humble que notre Dieu dans Sa qualité de Couronne. Car là se trouve la miséricorde parfaite, devant laquelle ne peut être aucun défaut, péché, jugement ou quelque autre qualité qui pourrait l’empêcher de sustenter et de couler avec bonté en tout temps. Alors un homme devrait se comporter de façon à ce qu’aucune cause ne puisse l’empêcher de faire du bien aux autres, et le moindre péché ou erreur de personnes non méritantes ne devrait pouvoir entrer et l’empêcher de faire le bien pour tous ceux qui en ont besoin à tout moment, et en chaque instant.

Tout comme Il sustente la couvée de vermine à partir du buffalo cornu, sans mépriser aucune créature (car s’Il en venait à mépriser Ses créatures à cause de leur insignifiance, elles ne pourraient exister un seul instant), en montrant de la bonté à toutes, l’homme devrait être bon envers toutes les créatures, n’en mépriser aucune, de sorte que même la plus insignifiante soit importante à ses yeux, et qu’il en soit concerné. Et il devrait faire le bien pour tout ce qui est en besoin de sa bonté. Cette qualité dépend de la Couronne selon le secret de la tête dans son entièreté.

2 ) Ses pensées devraient ressembler aux pensées de la Couronne. Toute comme la sagesse ne cesse jamais de penser de bonnes pensées, sans permettre au mal de rentrer, car c’est miséricorde parfaite et il n’y a ni jugement ni rien de sévère là. De cette même façon, l’esprit de l’homme devrait être libre de toute chose laide. Et tout comme il s’accord avec le secret de la Sagesse Supernelle, la Torah pré existante, et aucun secret de la Torah ne manque là, de la même façon l’homme ne devrait détourner son esprit vers une pensée autre que celles de la Torah et la contemplation de la majesté et bonté de Dieu, et les façons des faire le bien et ainsi de suite. En bref : rien d’étrange ou négatif ne devrait être présent dans ses pensées. Tel était le niveau élevé de Rabbi Simeon et son groupe. Vois comment Rabbi Simeon réprimanda Rabbi Jose (Zohar, section Vayakhel) lorsque ce dernier sépara une parcelle de ses pensées de la Torah.

3 ) Son front ne devrait avoir aucune dureté d’aucune sorte, mais devrait ressembler en tout temps au front de la Volonté, et il devrait être satisfait d’accepter tout le monde. Même lorsqu’il rencontre les provocateurs, il devrait les apaiser et les calmer avec bonne volonté. Car le front de la Volonté accepte constamment et apaise les puissances divines et les parfait. De la même façon, l’homme devrait apaiser ceux chez qui la colère prévaut, et devrait les guider avec bonne volonté, puisant dans la grande sagesse pour affaiblir leur colère, de sorte qu’elle ne dépasse pas ses contraintes et ne cause du tort, Dieu nous en garde.

Il devrait se comporter comme la Volonté Supernelle, qui procède de la merveilleuse sagesse dans le front de l’Ancien qui accepte toutes créatures. Il devrait dériver également le pouvoir d’être agréable avec toutes créatures. Car si d’une quelconque façon il se montre rude envers les hommes, il ne réussira pas dans la qualité d’acceptation. C’est la raison pour l’enseignement de la Mishnah que celui dans l’esprit de quoi ses suivants trouvent plaisir, l’esprit du Tout-Présent trouve plaisir.

4 ) Que ses oreilles soient toujours ouvertes pour entendre le bien, mais qu’un rapport mauvais ou laid soit interdit d’y entrer, selon le secret de l’Ecoute Supernelle ; car aucun cri de jugement ou défaut de mauvais parler n’est autorisé à y entrer. De la même façon, il ne devrait écouter que les choses bonnes et utiles ; et les autres choses qui font prévaloir la colère ne devraient recevoir aucune écoute. Tout comme le serpent, ses mots et ses paroles n’ont aucune entrée au-dessus donc aucune chose laide ne devrait être autorisée à entrer dans les oreilles d’un homme. Celles-là ne devraient en aucune façon entrer dans son oreille, qui ne devrait écouter que les bonnes choses.

5 ) Ses yeux ne devraient contempler aucune chose laide. Il devrait toutefois être toujours ouvert pour remarquer les souffreteux et leur montrer de la miséricorde. Il ne devrait en aucune façon fermer ses yeux lorsqu’il voit les souffrances des pauvres mais donner autant de considération à leur situation qu’il peut, et éveiller la pitié des Cieux et des hommes sur eux. Il devrait être fort éloigné de remarquer le mal, tout comme l’œil Supernel est toujours ouvert pour regarder immédiatement le bien.

6 ) Comme pour son nez, il ne devrait pas y avoir de colère en plus non plus. Mais il devrait y avoir à tout moment de la vitalité, de la bonne volonté et une grande patience, même envers ceux qui ne sont pas méritants. Il devrait désirer à tout instant d’accomplir les désirs de quiconque, accorder toutes les requêtes, et raviver chaque souffreteux. De son nez, il devrait donner le pardon du péché et le pardon de l’iniquité. Il ne devrait pas être coléreux envers ceux qui l’offensent mais il devrait être constamment désireux d’être apaisé et désirer plaire à tout le monde en montrant de la gentillesse.

7 ) Son visage devrait briller constamment, de façon à accueillir tous les hommes avec une bonne expression. Car en vertu de la Couronne Supernelle, il est dit : « Dans la lumière de l’expression du roi est la vie. » Ni la rougeur ni le jugement n’entrent là. Alors, la lumière du visage devrait également ne trouver là que joie et bonne humeur, et aucune cause ne devrait pouvoir perturber cela.

8 ) Sa bouche ne devrait produire que du bien, ses mots devraient être constamment Torah et accomplissement de bonne volonté. Il ne devrait jamais permettre une chose laide, ni une malédiction, ni la colère, ni une conversation frivole, de sortir de sa bouche. La sienne devrait ressembler à la Bouche Supernelle qui n’est jamais fermée, et parle du bien en tout temps. Il devrait donc parler en bien de tout et constamment faire de ses mots bonté et bénédiction.

Vois, voici huit bonnes qualités, toutes sous la bannière de l’humilité, qui sont toutes dans les mondes supérieurs dans la Couronne parmi les Membres Supernels. Lorsqu’un homme souhaite se rapprocher de ces mondes supérieurs pour Lui ressembler et ouvrir les sources paradisiaques de bénédiction sur ceux en dessous, il lui est nécessaire d’être bien versé dans ces deux chapitres.

Bien entendu, nous savons qu’il est impossible de se comporter continuellement en obéissant à ces qualités, car il y a d’autres qualités dans lesquelles un homme doit être bien versé, à savoir les qualités inférieures de Puissance, comme nous l’expliquerons. Mais il y a des jours durant lesquels les Puissances ne fonctionnent pas et lorsque les hommes n’ont pas besoin d’elles, en ces jours, la Couronne règne, ou c’est un temps où la Couronne est requise. Alors, il est nécessaire de recourir à toutes les qualités que nous avons mentionnées. Les autres qualités, cependant, bien que requises pour le service divin en temps opportun, ne sont pas nécessaires, car elles sont annulées dans la lumière de la Couronne. Alors, un homme ne devrait également pas avoir recours à ces rudes qualités. L’une le Sabbath, par exemple, lorsque le monde est adouci, en accord avec le secret du plaisir, et que les cours ne s’assoient pas en jugement dans le Shabbath, alors il devrait utiliser ces qualités de façon à ouvrir les Hautes Sources.

Car si pendant ses prières, un homme dirige ses pensées vers la lumière de la Couronne en se comportant contrairement à elles dans ses actions, comment la Source de la Couronne peut s’ouvrir puisqu’il la repousse par ses actions ? Si la Couronne ne peut se reposer les Sephiroth Supernels des puissances du jugement saint et la colère sainte, comment la Couronne pourrait répondre sa lumière sur l’homme qui s’active en colère extérieure, même si c’est pour le salut des cieux ? Et tout particulièrement s’il cherche à l’activer parmi les Qualités Supérieures, qui dira : « Comme celui-là est présomptueux ! La lumière de la Couronne n’est pas révélée en nous à cause de notre jugement saint et pur, pourtant il demande sa révélation à travers sa colère et en accomplissant de laides actions. » En conséquence, un homme devrait fixer ses pensées sur toutes ces qualités durant les fêtes, Shabbath, le jour de l’expiation, et en priant et en étudiant la Torah, car ce ne sont pas des périodes de puissances divines, mais des instants pour révéler la Volonté Supérieure. En d’autres temps, il devrait recourir à d’autres qualités au service du Seigneur, mais pas les indignes, car il n’existe pas de moments où celles-ci devraient contrôler l’homme, excepté pour son mal, comme nous l’expliquerons. Alors, s’il recourt à ces qualités, il sera confiant et sûr que les Sources Supérieures seront ouvertes. Il est donc nécessaire pour chaque homme de s’accoutumer à ces qualités petit à petit. La qualité maîtresse qu’il devrait faire sienne est celle de l’humilité, car c’est la clef pour toutes les autres, car elle est maîtresse entre toutes, le premier aspect de la Couronne, en dessous de laquelle toutes sont contenues.

Vois, l’humilité signifie principalement que l’homme ne trouve rien de valable en lui mais se considère comme néant. Comme l’humble dit : « Que sommes-nous que tu plains contre nous ? » jusqu’à ses propres yeux, il est la plus basse des créatures et excessivement méprisable et dégoûtante. Alors lorsqu’il s’efforce constamment d’acquérir cette qualité, toutes les autres bonnes qualités suivront. Car la première qualité de la Couronne est de se considérer comme néant devant Celui dont il émane. Alors un homme devrait aussi se considérer comme n’étant rien et la non-existence comme bien mieux que l’existence. En résultat de cela, il se comportera envers ceux qui l’offensent comme s’ils avaient raison et comme s’il était le fautif. Et ceci sera la cause de l’acquisition des bonnes qualités.

Maintenant que j’ai trouvé un remède par lequel un homme peut s’accoutumer à ces choses petit à petit, de sorte qu’il puisse être guéri du mal de l’orgueil et entrer dans les portes de l’humilité. Cette onction est faite de trois baumes. Le premier est de s’habituer à fuir l’honneur autant que possible, car s’il autorise que des honneurs lui soient rendus il deviendra habitué à ces affaires d’orgueil et sa nature y trouvera de la satisfaction et il trouvera cela difficile à guérir. Le second est qu’il devrait entraîner ses pensées à évaluer sa propre valeur, disant : « Qu’importe si les gens ne savent pas à quel point je suis méprisable, ne sais-je pas moi-même que je suis méprisable en toutes choses ? » Soit en manque de connaissance, en manque de puissance, la disgrâce de manger et d’exécrer, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il devienne méprisable à ses propres yeux. Le troisième est qu’il pense constamment à ses péchés, désirant la pureté et la réprimande et la souffrance. Et il devrait dire : « Quelles sont les meilleures souffrances au monde, qui ne me détourneront pas du service de Dieu ? » Il n’y en a pas de meilleures que d’être insulté, méprisé et raillé. Car celles-ci ne lui retireront pas sa force et il ne sera pas malade. Pas plus que sa nourriture, ses vêtements ne lui seront ôtés, ni sa vie ni la vie de ses fils. S’il les désire, disant : « Pourquoi devrais-je jeûner et m’affliger avec de la toile et la flagellation qui affaiblit ma force au service de Dieu ? Il est beaucoup mieux de souffrir le dédain et les insultes des hommes, ma force ne me quitte pas ni l’est affaiblie. » De cette façon, lorsque les insultes lui sont jetées, il se réjouira d’elles et, au contraire, les désirera. De ces trois ingrédients, il devrait composer une onction pour le cœur et s’accoutumer à cela tous ses jours.

J’ai de plus trouvé un bon médicament, bien que moins efficace que l’autre. C’est que l’homme devrait s’entraîner à faire deux choses : premièrement, honorer toutes les créatures, dans lesquelles il reconnaît la nature exaltée du Créateur qui dans sa sagesse créa l’homme. Et il en va de même pour toutes les créatures, quel la sagesse du Créateur soient en elles. Il devrait voir pour lui-même qu’elles doivent ainsi être honorées pour le Créateur de tout, le Sage exalté qui s’est occupé avec elles, et si, Dieu nous en garde, l’homme les méprise, il touche à l’honneur de leur Créateur. Ceci est semblable à un sage artificier qui créé un récipient avec grande adresse et le montre aux hommes, l’un desquels en parle légèrement et la tourne en dérision. O combien courroucé sera le sage pour ce mépris du travail de ses mains, par lequel sa sagesse est méprisée. Il est également mauvais aux yeux du Saint, Béni soit-Il, de mépriser n’importe laquelle de Ses créatures. Il est ainsi écrit : « Tes œuvres sont multiples », et pas « Grandes » mais rabbu, de l’expression rabh betho, à savoir très importantes. Tu les as toutes faites en sagesse et parce que Ta sagesse est attachée à elles, importantes et grandes sont Tes œuvres. Il est approprié qu’un homme voit en elles la sagesse, pas des causes d’être méprisées. Deuxièmement, d’apporter l’amour de ses semblables dans son cœur, et même d’aimer les méchants comme s’ils étaient des frères et plus, jusqu’à ce que l’amour de ses semblables soit fermement ancré dans son cœur. Il devrait aimer même les méchants dans son cœur, disant : « S’ils étaient justes, revenant en repentir, ils seraient de grands hommes, acceptables pour l’Omniprésent ; comme le juste amant de tout Israël dit « Si tous les hommes du Seigneur étaient prophètes. » Comment peut-il les aimer ? En se rappelant les bonnes qualités qu’ils possèdent, en couvrant leurs défauts et en refusant de regarder leurs fautes et seulement leurs bonnes qualités. Il devait se dire : « Si ce mendiant dégoûtant était riche, ô combien je me réjouirais en sa compagnie, comme je me réjouis de la compagnie d’autres. Mais s’il portait les ornements d’autres, y aurait-il une différence entre lui et son supérieur, pourquoi donc son honneur devrait-il être moindre à mes yeux ? Vois, au regard de Dieu, il est supérieur à moi car il est condamné par la souffrance et la pauvreté et lavé du péché, pourquoi devrais haïr celui que le Saint, Béni soit-Il, aime ? » De cette façon, le cœur d’un homme se tourne vers le bien et il s’habituera à réfléchir à toutes les bonnes qualités que nous avons mentionnées.

Traduit de l’anglais par Gabri-el

Lire la suite de cet article : Le Palmier de Déborah [2].